Mercenaires de Poutine : 27 000 étrangers de 130 pays jetés au front ukrainien
Un rapport inédit documente la machine mondiale de recrutement bâtie par Moscou pour éviter une nouvelle mobilisation
La Russie a recruté au moins 27 000 ressortissants étrangers issus de 130 pays depuis février 2022. Au moins 3 388 d'entre eux sont déjà tombés au front.
Les enjeux
Ce qu'il faut comprendre
Une machine de recrutement à l'échelle mondiale
Au moins 27 000 étrangers de 130 pays enrôlés depuis février 2022, plus 14 000 Nord-Coréens via accord d'État.
Un taux de mortalité explosif
Jusqu'à 20 % des recrues étrangères ne survivent pas aux quatre premiers mois ; 3 388 tués déjà documentés.
Une violation du droit international
Protocole de Palerme (traite), art. 47 du Protocole I de Genève (mercenariat), art. 359 du Code pénal russe : trois cadres applicables, aucun activé.
Un déficit politique pour Moscou
Poutine refuse une nouvelle mobilisation depuis l'automne 2022 et doit recruter 30 000 à 35 000 hommes par mois.
La riposte timide des États d'origine
Le Kenya inculpe pour trafic d'êtres humains, le Ghana se rend à Kiev et repart bredouille, Moscou nie en bloc.
L'essentiel
Ce qu'il faut retenir
- 27 000 étrangers de 130 pays recrutés par la Russie depuis février 2022, selon FIDH, Truth Hounds et KIBHR.
- Au moins 3 388 combattants étrangers déjà tués au front (estimations ukrainiennes).
- Plus de 10 000 recrues d'Asie centrale, jusqu'à 4 000 d'Afrique, jusqu'à 8 000 d'Amérique latine (fourchette la plus incertaine).
- L'Ukraine prévoit 18 500 recrues étrangères supplémentaires en 2026.
- Trois cadres juridiques (Palerme, Protocole I de Genève, Code pénal russe art. 359) applicables - aucun activé.
Le 29 avril 2026 [1], trois ONG - la FIDH [2], Truth Hounds [3] et le KIBHR [4] - publient la première étude mondiale consacrée au recrutement de combattants étrangers par la Russie. Le chiffre est massif: au moins 27 000 ressortissants étrangers issus de plus de 130 pays [5] [6] depuis le début de l’invasion à grande échelle de l’Ukraine en février 2022 [7]. À ce contingent s’ajoutent environ 14 000 combattants nord-coréens, déployés dans le cadre d’un accord institutionnel entre Moscou et Pyongyang [8] [9].
Le rapport, fondé sur neuf mois de recherche [10], porte un titre sans euphémisme: « Combattants, mercenaires ou victimes de la traite des êtres humains? L’exploitation des combattants étrangers par la Russie dans sa guerre contre l’Ukraine » [11]. La conclusion est juridique avant d’être politique: il s’agit d’une violation du droit international [12], et le recrutement remplit les critères constitutifs de la traite des êtres humains tels que définis par le Protocole de Palerme [13].
Pourquoi maintenant: le refus de mobiliser
Vladimir Poutine [14] s’est refusé à ordonner une nouvelle mobilisation de masse, après celle de l’automne 2022, qui avait créé un vent de panique parmi la population [15]. Le Kremlin doit pourtant continuer de recruter chaque mois entre 30 000 et 35 000 hommes pour compenser les pertes sur le front [16]. La Russie utilise sa manne pétrolière afin de payer grassement ceux qui s’engagent [17]. Le Kremlin peine à attirer suffisamment de volontaires, malgré l’appât de primes élevées et la promesse d’ascension sociale [18]. D’où la stratégie d’externalisation: aller chercher la chair à canon ailleurs.
On se souvient que ce système n’est pas tout à fait inédit. Le groupe Wagner avait, dès l’été 2022, recruté massivement dans les colonies pénitentiaires russes, proposant la liberté contre quelques mois au front. Après la mort d’Evgueni Prigojine en août 2023, selon plusieurs sources, et l’absorption de Wagner par le ministère de la Défense, le modèle a été étendu, étatisé et internationalisé. Le rapport FIDH décrit la version industrielle, mondialisée et légalisée de ce que Wagner expérimentait artisanalement.
Maria Tomak, chercheuse associée et experte en plaidoyer de Truth Hounds [19], souligne que les autorités ukrainiennes prévoient qu’en 2026, la Russie engagera plus de 18 500 ressortissants étrangers [20] supplémentaires. La machine ne ralentit pas. Elle accélère.
La géographie du désespoir
Plus de 10 000 recrues originaires d’Asie centrale [21], environ 1 800 d’Asie du Sud [22], entre 1 700 et 4 000 d’Afrique [23], entre 1 000 et 8 000 d’Amérique latine [24]: la cartographie du recrutement épouse celle de la pauvreté mondiale. Alexis Deswaef, président de la FIDH [25], résume la mécanique: « La Russie a bâti un système mondial de recrutement qui cible délibérément les populations les plus vulnérables » [26]. Et de préciser: « Migrants sans papiers, détenus, travailleurs précaires, étudiants étrangers: des dizaines de pays d’Asie, d’Afrique et d’Amérique latine sont concernés » [27].
Une zone d’ombre persiste, qu’il faut signaler. Aucune des sources consultées ne fournit de témoignage direct vérifié en provenance d’Amérique latine, ce qui explique l’amplitude exceptionnelle de la fourchette retenue par le rapport pour cette région: entre 1 000 et 8 000 recrues, soit un facteur huit d’incertitude - la plus large de toutes les zones documentées. Cuba est explicitement cité parmi les pays ciblés [28], mais le grain fin manque. Les ONG promettent une mise à jour méthodologique courant 2026.
En Russie, des migrants originaires d’États d’Asie centrale comme le Kazakhstan se sont vu proposer des contrats militaires en lieu et place d’une détention ou d’une expulsion [29]. En Afrique subsaharienne, au Népal, à Cuba et au Yémen, des intermédiaires ont promis des emplois civils bien rémunérés dans la construction, la sécurité ou le nettoyage, ainsi que la nationalité russe [30]. La Russie a élargi par la loi l’éligibilité des étrangers au service militaire sous contrat [31] et créé des voies accélérées vers la citoyenneté [32]. Le Service fédéral de sécurité (FSB), les missions diplomatiques et les « Maisons russes » sont documentés comme acteurs du recrutement à l’étranger [33] [34], y compris par la délivrance de visas touristiques utilisés à des fins militaires [35].
Le cas égyptien: 361 noms vérifiés
Selon un rapport de l’ONG suisse Investigations With Impact (Inpact), publié en février [36] [37], l’Égypte constitue le principal contingent africain parmi les recrues dont les noms ont pu être vérifiés: 361 hommes, sur un total de 1 417 [38] [39]. Au Caire, à proximité du Centre culturel russe, des publicités d’agences de voyages promettent de faciliter les démarches pour aller étudier en Russie [40]. Les salaires proposés, entre 2 000 et 3 000 dollars mensuels (environ 1 700 à 2 500 euros) [41] [42], sont bien plus élevés que le revenu moyen égyptien, autour de 200 dollars [43].
En février 2025 [44], le youtubeur ukrainien Dmytro Karpenko [45] filme Mohammed Al-Senoussi, un homme de 22 ans originaire du gouvernorat de Louxor, capturé alors qu’il combattait au sein des forces russes en Ukraine [46] [47]. « Pourquoi as-tu fait cela? », lui demande sa mère, sidérée [48]. Le jeune Égyptien affirme avoir été arrêté pour un supposé trafic de drogue [49], puis contraint de choisir: purger une peine de prison - sept ans dans son cas - ou partir se battre en échange d’un salaire et de la citoyenneté russe [50] [51].
Le piège kényan
Victor, 28 ans [52], devait être vendeur. Erik, 37 ans, croyait qu’il deviendrait sportif de haut niveau [53]. Mark et Moses, respectivement 32 et 27 ans [54] [55], ont raconté à l’AFP la tromperie qui les a conduits à se battre contre l’Ukraine [56]. Tous devaient être payés entre 920 et 2 400 euros mensuels [57] - une fortune quand de nombreux Kényans gagnent au mieux 100 euros par mois [58].
Les quatre hommes sont partis via une agence de recrutement kényane, Global Face Human Resources [59]. L’un de ses employés, Edward Gituku [60], est poursuivi pour « trafic d’êtres humains », après une descente policière en septembre dans un appartement qu’il louait en périphérie de Nairobi [60] [61]. Le raid avait permis de libérer 21 jeunes hommes devant s’envoler instamment pour la Russie [62]. Le précédent avocat de Gituku, Dunston Omari [63], a affirmé fin septembre à la chaîne Citizen TV que l’agence avait envoyé « plus de 1 000 personnes » en Russie [64]. Un Kényan a été inculpé de « trafic d’êtres humains » par la justice de son pays le 26 février 2026 [65] [66].
Cadre juridique: trois lois, trois angles morts
Trois corpus juridiques convergent vers la qualification pénale du système russe, sans qu’aucun n’ait pu, à ce jour, en stopper le fonctionnement.
L’article 47 du Protocole additionnel I aux Conventions de Genève de 1949 définit, selon plusieurs sources, le mercenaire comme un combattant recruté à l’étranger, motivé par le gain matériel, et qui n’est ni ressortissant d’une partie au conflit ni membre régulier de ses forces armées. Conséquence cardinale: le mercenaire « n’a pas droit au statut de combattant ou de prisonnier de guerre ». Concrètement, les Kényans, Égyptiens ou Cubains capturés par les forces ukrainiennes peuvent être jugés pour leur seule participation aux hostilités, sans bénéficier de la protection accordée aux soldats russes réguliers.
Le Protocole de Palerme [13] - Protocole additionnel à la Convention des Nations unies contre la criminalité transnationale organisée - définit la traite des êtres humains comme « le recrutement, le transport, le transfert, l’hébergement ou l’accueil de personnes » par la menace, la contrainte, la tromperie ou l’abus d’une situation de vulnérabilité, à des fins d’exploitation. Il oblige les États parties à criminaliser ces actes. C’est précisément ce cadre que les trois ONG mobilisent pour qualifier le système.
Au Kenya enfin, une législation nationale punit le trafic d’êtres humains de lourdes peines de prison. C’est sur ce fondement qu’Edward Gituku [60] est poursuivi. Du côté russe, le Code pénal réprime, selon plusieurs sources, le mercenariat - recrutement, formation, financement et participation. La disposition existe. Elle n’a, à notre connaissance, jamais été appliquée aux organisateurs documentés du recrutement décrit par la FIDH.
Le processus: trois semaines de la signature au front
Vincent Gaudio, membre du collectif All Eyes On Wagner [67], décrit le tapis roulant: « Les candidats arrivent en Russie. On leur présente un contrat d’engagement qui est rédigé en langue russe et ils sont directement envoyés dans des camps d’entraînement » [68]. Globalement, il faut entre 15 jours et trois semaines avant d’être envoyé au front [69] - chiffre que Gaudio documente principalement à partir des cas africains. Le rapport FIDH, qui couvre l’ensemble des nationalités, parle pour sa part de « quelques semaines d’entraînement » [70] avant le déploiement. Les deux estimations convergent vers un constat unique: un entraînement minimal, inférieur à un mois dans tous les cas documentés, quelles que soient la nationalité de la recrue et la zone d’envoi.
Dancan Chege, ancienne recrue [71], a témoigné auprès de France Info: un recruteur lui avait promis un emploi de chauffeur en Russie [72]. « Quand on m’a envoyé combattre, j’ai dit à mon commandant: ‘ce n’est pas le travail pour lequel je suis venu ici. Je suis venu ici pour être chauffeur’. Il m’a dit que je devais le faire. (.) Mais le commandant m’a dit que si je refusais, il me tuerait » [73]. Chege a réussi à s’échapper en trouvant refuge auprès de son ambassade [74]. La plupart sont tuées rapidement [75].
Chair à canon: la doctrine de l’attrition
Ces combattants sont en grande partie affectés à des « assauts à forte attrition », contribuant à l’occupation accrue du territoire ukrainien par la Russie [76]. Jusqu’à 20 % de ces combattants ne survivaient pas aux quatre premiers mois de déploiement [77] [78] [79]. Au moins 3 388 combattants étrangers ont été tués au combat selon les estimations ukrainiennes [80]. Les survivants ont signalé avoir été victimes de menaces, de violences physiques et d’autres formes de harcèlement et de mauvais traitements durant leur déploiement [81].
Thierry Vircoulon, chercheur associé à l’Ifri [82], expose la logique économique: « Les soldats russes coûtent assez cher puisque Moscou a revalorisé les salaires dans l’armée russe pour rendre le recrutement, évidemment, attractif. Le but, c’est d’avoir des mercenaires amateurs à bas prix qui sont utilisés dans des unités qui sont les plus exposées et les plus risquées » [83]. Yurii Tokar, ambassadeur ukrainien au Kenya [84], le résume autrement: la Russie « cherche de la chair à canon partout où c’est possible » [84].
Le coût diplomatique pour Moscou
Le système a un prix politique - mesuré, mais réel. Vsevolod Tkachenko, ambassadeur de Russie à Nairobi [85], a publiquement défendu son gouvernement de toute implication dans les départs kényans. Moscou continue de nier en bloc ses méthodes de recrutement [86]. Cette ligne du déni absolu est la première fragilité: elle contredit ouvertement la documentation produite par les ONG, mais aussi les modifications législatives russes - élargissement de l’éligibilité au contrat militaire [31], voies accélérées vers la citoyenneté [32] - qui sont, elles, publiques et vérifiables.
La seconde fragilité tient aux relations avec les pays d’Asie centrale, traditionnellement dans l’orbite russe. Le ciblage des migrants kazakhs en situation administrative précaire [29] crée un froid bilatéral mesurable: c’est précisément le KIBHR, ONG kazakhe, qui co-signe le rapport - rare désaveu par la société civile d’un État membre de l’Organisation du traité de sécurité collective. La troisième fragilité est multilatérale. Le rapport adresse ses recommandations aux Nations unies [87], à l’Union européenne [88], à l’OSCE [89] et au CICR [90]. Aucune de ces enceintes n’a, pour l’heure, ouvert d’enquête formelle. Mais la documentation existe désormais, juridiquement utilisable - et c’est un actif que Moscou ne peut pas effacer.
La riposte timide des États d’origine
Du côté des pays fournisseurs, les réactions existent - elles restent dispersées, défensives et largement symboliques. Au Kenya, l’inculpation de Gituku le 26 février 2026 [65] [66], l’expulsion d’un citoyen russe vers Moscou et la libération de 21 candidats au départ lors d’une descente à Nairobi [62] constituent l’effort judiciaire le plus tangible documenté à ce jour. Au Ghana, le ministre des Affaires étrangères Samuel Okudzeto Ablakwa [91] s’est rendu à Kiev le 25 février 2026 [92] pour obtenir la libération de deux ressortissants ghanéens. Il s’est entretenu avec le président Volodymyr Zelensky [93], assurant que les deux hommes avaient été « victimes de manipulation, de désinformation » de la part « de réseaux criminels de trafiquants » qui leur promettaient « un travail décent » en Russie [94]. Le diplomate est reparti de Kiev sans ses compatriotes [95]. De Nairobi à Accra [96] [97], la mobilisation est réelle; les autorités de Kiev avancent le chiffre de 1 780 ressortissants en provenance de 36 pays africains [98] [99].
Pourquoi parler de riposte « timide »? Trois raisons structurelles. D’abord, l’absence de cadre multilatéral commun: aucune des organisations africaines (Union africaine, CEDEAO) n’a saisi l’OSCE ou l’ONU sur la question. Ensuite, la dépendance économique de plusieurs États d’origine vis-à-vis de Moscou - céréales, hydrocarbures, coopération militaire - dissuade les déclarations frontales. Enfin, l’enjeu domestique: reconnaître publiquement que des centaines de citoyens partent se faire tuer pour un belligérant étranger, c’est admettre un défaut de protection et de débouchés économiques que peu de gouvernements ont intérêt à formuler. La machine peut donc continuer de tourner.
L’angle mort: le coût humain
Ce que les communiqués officiels ne disent pas, les chiffres l’écrivent. La guerre russo-ukrainienne, déclenchée le 24 février 2022 [100], a fait de 500 000 à 600 000 morts, militaires et civils confondus [101], selon les calculs du Center for Strategic and International Studies [102]. Si l’on ajoute les invalides de guerre, le total approche les deux millions d’individus [103]. Il s’agit du pire bain de sang sur le continent européen depuis la seconde guerre mondiale [104]. L’Ukraine et la Russie ont classifié leurs pertes militaires [105] - le secret est aussi une arme.
Un rapport des Nations unies daté de la mi-février évalue à 53 006 le nombre de victimes civiles ukrainiennes prouvées et identifiées depuis le 24 février 2022, dont 15 954 morts [106] [107] [108]. Les dernières estimations des services occidentaux de renseignement font état de plus de 1,2 million de tués et blessés côté russe [109], deux fois plus que du côté ukrainien [110]. C’est cette hémorragie que le recrutement étranger doit colmater - sans réveiller la société russe.
Ce que personne ne dit
Le paradoxe est simple. Plus la Russie recrute loin, moins elle paie politiquement chez elle. Iouri, 42 ans, père de famille à Iekaterinbourg [111], le formule mieux qu’un analyste: « En Russie, on peut vivre loin de la guerre, plongé dans son quotidien, en pleine apathie. Avec, en bruit de fond, les reportages en boucle des télévisions du Kremlin sur nos ‘héros’. Seul vrai retour à la réalité de la guerre: les recrutements d’hommes » [112]. La sous-traitance du combat à des Kényans, des Égyptiens, des Cubains, des Népalais permet à Poutine de maintenir l’apathie intérieure. Tant qu’aucune mère russe ne pleure, l’« opération spéciale » continue.
Le rapport FIDH adresse ses recommandations aux Nations unies, à l’Union européenne, à l’OSCE et au CICR [87] [88] [89] [90]. Aucune n’a, à ce jour, le pouvoir de stopper la chaîne d’approvisionnement humaine qui alimente le front. La machine tourne. 18 500 recrues étrangères supplémentaires sont attendues en 2026 [20]. Le silence des grandes capitales, lui, est éloquent.
Sources
Voir le détail de chaque fait sourcé (112)
« La Fédération internationale pour les droits humains (FIDH), Truth Hounds et le Bureau international du Kazakhstan pour les droits de l’Homme et l’État de droit (KIBHR) publient ce 29 avril la première étude mondiale consacrée au recrutement massif et prédateur de combattants étrangers par la Russie dans sa guerre contre l’Ukraine. »
lignesdedefense.ouest-france.fr ↗ ↩
« La Fédération internationale pour les droits humains (FIDH), Truth Hounds et le Bureau international du Kazakhstan pour les droits de l’Homme et l’État de droit (KIBHR) publient ce 29 avril la première étude mondiale consacrée au recrutement massif et prédateur de combattants étrangers par la Russie dans sa guerre contre l’Ukraine. »
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« La Fédération internationale pour les droits humains (FIDH), Truth Hounds et le Bureau international du Kazakhstan pour les droits de l’Homme et l’État de droit (KIBHR) publient ce 29 avril la première étude mondiale consacrée au recrutement massif et prédateur de combattants étrangers par la Russie dans sa guerre contre l’Ukraine. »
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« La Fédération internationale pour les droits humains (FIDH), Truth Hounds et le Bureau international du Kazakhstan pour les droits de l’Homme et l’État de droit (KIBHR) publient ce 29 avril la première étude mondiale consacrée au recrutement massif et prédateur de combattants étrangers par la Russie dans sa guerre contre l’Ukraine. »
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« la Russie a recruté au moins 27 000 ressortissants étrangers issus de plus de 130 pays pour participer à sa guerre d’agression »
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« 27 000 ressortissants étrangers issus de plus de 130 pays »
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« depuis le début de l’invasion à grande échelle de l’Ukraine en février 2022 »
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« A ces contingents s’ajoutent environ 14 000 combattants nord-coréens »
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« environ 14 000 combattants nord-coréens, déployés dans le cadre d’un accord institutionnel avec la Russie »
lignesdedefense.ouest-france.fr ↗ ↩
« le rapport, fondé sur neuf mois de recherche »
rtbf.be ↗ ↩
« le rapport « Combattants, mercenaires ou victimes de la traite des êtres humains? L’exploitation des combattants étrangers par la Russie dans sa guerre contre l’Ukraine » »
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« qui rappelle qu’il s’agit d’une violation du droit international. »
rtbf.be ↗ ↩
« le recrutement remplit les critères constitutifs de la traite des êtres humains tels que définis par le Protocole de Palerme »
fidh.org ↗ ↩
« Vladimir Poutine s’est refusé à ordonner une nouvelle mobilisation de masse »
lemonde.fr ↗ ↩
« Vladimir Poutine s’est refusé à ordonner une nouvelle mobilisation de masse, après celle de l’automne 2022 »
lemonde.fr ↗ ↩
« continuer de recruter chaque mois entre 30 000 et 35 000 hommes pour compenser les pertes sur le front »
lemonde.fr ↗ ↩
« la Russie utilise sa manne pétrolière afin de payer grassement ceux qui s’engagent dans l’armée pour se battre contre l’Ukraine »
lemonde.fr ↗ ↩
« Le Kremlin peine à attirer suffisamment de volontaires, malgré l’appât de primes élevées et la promesse d’ascension sociale pour toute la famille des engagés »
lemonde.fr ↗ ↩
« souligne Maria Tomak, chercheuse associée et experte en plaidoyer de Truth Hounds. »
fidh.org ↗ ↩
« les autorités ukrainiennes prévoient qu’en 2026, la Russie engagera plus de 18 500 ressortissant·es étranger·es. »
fidh.org ↗ ↩
« plus de 10 000 recrues originaires d’Asie centrale »
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« environ 1 800 d’Asie du Sud »
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« entre 1 700 et 4 000 d’Afrique »
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« entre 1 000 et 8 000 d’Amérique latine »
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« a déclaré Alexis Deswaef, président de la FIDH. »
fidh.org ↗ ↩
« "La Russie a bâti un système mondial de recrutement qui cible délibérément les populations les plus vulnérables" »
rtbf.be ↗ ↩
« Migrant·es sans papiers, détenu·es, travailleur·s précaires, étudiant·es étranger·es: des dizaines de pays d’Asie, d’Afrique et d’Amérique latine sont concernés. »
fidh.org ↗ ↩
« En Afrique subsaharienne, au Népal, à Cuba et au Yémen »
rtbf.be ↗ ↩
« En Russie, des migrant·es, notamment originaires d’États d’Asie centrale comme le Kazakhstan, se sont vu proposer des contrats militaires en lieu et place d’une détention ou d’une expulsion. »
fidh.org ↗ ↩
« En Afrique subsaharienne, au Népal, à Cuba et au Yémen, des personnes ont été approchées par des intermédiaires leur promettant des emplois civils bien rémunérés dans la construction, la sécurité ou le nettoyage, ainsi que la nationalité russe. »
fidh.org ↗ ↩
« La Russie a élargi par la loi l’éligibilité des étranger·es au service militaire sous contrat »
fidh.org ↗ ↩
« La Russie a [.] créé des voies accélérées vers la citoyenneté. »
fidh.org ↗ ↩
« Le Service fédéral de sécurité (FSB), les missions diplomatiques et les « Maisons russes » sont documentés comme acteurs du recrutement à l’étranger »
fidh.org ↗ ↩
« les missions diplomatiques et les « Maisons russes » sont documentés comme acteurs du recrutement à l’étranger »
fidh.org ↗ ↩
« y compris par la délivrance de visas touristiques utilisés à des fins militaires. »
fidh.org ↗ ↩
« selon un rapport de l’ONG suisse Investigations With Impact (Inpact), publié en février »
lemonde.fr ↗ ↩
« selon un rapport de l’ONG suisse Investigations With Impact (Inpact), publié en février »
lemonde.fr ↗ ↩
« l’Egypte constitue le principal contingent africain parmi les recrues dont les noms ont pu être vérifiés: 361 hommes »
lemonde.fr ↗ ↩
« 361 hommes, sur un total de 1 417 »
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« Au Caire, à proximité du Centre culturel russe, des publicités d’agence de voyages promettent de faciliter les démarches pour aller étudier en Russie »
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« Les salaires proposés, entre 2 000 et 3 000 dollars mensuels (environ 1 700 à 2 500 euros) »
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« entre 2 000 et 3 000 dollars mensuels (environ 1 700 à 2 500 euros) »
lemonde.fr ↗ ↩
« les salaires proposés [.] sont bien plus élevés que le revenu moyen égyptien, autour de 200 dollars »
lemonde.fr ↗ ↩
« En février 2025, le youtubeur ukrainien Dmytro Karpenko filme Mohammed Al-Senoussi »
lemonde.fr ↗ ↩
« le youtubeur ukrainien Dmytro Karpenko filme Mohammed Al-Senoussi »
lemonde.fr ↗ ↩
« Mohammed Al-Senoussi, un homme de 22 ans originaire du gouvernorat de Louxor, capturé alors qu’il combattait au sein des forces russes en Ukraine »
lemonde.fr ↗ ↩
« Mohammed Al-Senoussi, un homme de 22 ans originaire du gouvernorat de Louxor, capturé alors qu’il combattait au sein des forces russes en Ukraine »
lemonde.fr ↗ ↩
« « Pourquoi as-tu fait cela? », lui demande-t-elle, sidérée »
lemonde.fr ↗ ↩
« le jeune Egyptien affirme y avoir été arrêté pour un supposé trafic de drogue, une accusation dont la police est friande en Russie »
lemonde.fr ↗ ↩
« il aurait alors été contraint de choisir: purger une peine de prison, sept ans dans son cas, ou partir se battre en échange d’un salaire, d’avantages financiers et de la citoyenneté russe »
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« purger une peine de prison, sept ans dans son cas »
lemonde.fr ↗ ↩
« Victor, 28 ans, devait être vendeur »
sudouest.fr ↗ ↩
« Erik, 37 ans, croyait qu’il deviendrait sportif de haut niveau. »
sudouest.fr ↗ ↩
« Mark et Moses, respectivement 32 et 27 ans »
sudouest.fr ↗ ↩
« Mark et Moses, respectivement 32 et 27 ans »
sudouest.fr ↗ ↩
« Victor, comme Mark, Erik et Moses, trois autres Kényans rentrés de Russie - dont aucun n’a souhaité que son vrai prénom soit utilisé, par crainte de représailles - ont raconté à l’AFP la tromperie si bien huilée qui les a conduits, contre leur volonté, à se battre contre l’Ukraine. »
sudouest.fr ↗ ↩
« Tous devaient être payés entre 920 et 2 400 euros mensuels. »
sudouest.fr ↗ ↩
« Une fortune quand de nombreux Kényans gagnent au mieux 100 euros par mois »
sudouest.fr ↗ ↩
« Les quatre hommes sont partis en Russie via une agence de recrutement kényane, Face Human Resources qui vante en ligne ses « magiciens des ressources humaines » capables de dénicher des « opportunités excitantes ». »
sudouest.fr ↗ ↩
« L’un de ses employés, Edward Gituku, est poursuivi pour « trafic d’être humains », après une descente policière en septembre dans un appartement qu’il louait en périphérie de Nairobi. »
sudouest.fr ↗ ↩
« après une descente policière en septembre dans un appartement qu’il louait en périphérie de Nairobi. »
sudouest.fr ↗ ↩
« Le raid avait permis de libérer 21 jeunes hommes devant s’envoler instamment pour la Russie. »
sudouest.fr ↗ ↩
« Le précédent avocat d’Edward Gituku, Dunston Omari, avait affirmé fin septembre à la chaîne Citizen TV que Face Human Resources avait envoyé « plus de 1 000 personnes » en Russie »
sudouest.fr ↗ ↩
« Face Human Resources avait envoyé « plus de 1 000 personnes » en Russie »
sudouest.fr ↗ ↩
« Jeudi 26 février, un Kényan soupçonné d’avoir contribué à envoyer des centaines d’hommes sur le front via une agence de recrutement a été inculpé de « trafic d’être humains » par la justice de son pays. »
lemonde.fr ↗ ↩
« Jeudi 26 février, un Kényan soupçonné d’avoir contribué à envoyer des centaines d’hommes sur le front via une agence de recrutement a été inculpé de « trafic d’être humains » par la justice de son pays. »
lemonde.fr ↗ ↩
« explique Vincent Gaudio, membre du collectif All Eyes On Wagner. »
franceinfo.fr ↗ ↩
« Les candidats arrivent en Russie. On leur présente un contrat d'engagement qui est rédigé en langue russe et ils sont directement envoyés dans des camps d'entraînement. »
franceinfo.fr ↗ ↩
« Globalement, il faut entre 15 jours et trois semaines avant d'être envoyé au front »
franceinfo.fr ↗ ↩
« déployés en première ligne après seulement quelques semaines d’entraînement »
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« raconte l’ancienne recrue de l’armée russe Dancan Chege. »
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« Un recruteur lui promet un emploi de chauffeur en Russie, mais très vite, il comprend qu'il a été enrôlé. »
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« Quand on m'a envoyé combattre, j'ai dit à mon commandant: ‘ce n'est pas le travail pour lequel je suis venu ici. Je suis venu ici pour être chauffeur’. Il m'a dit que je devais le faire. J'ai dit non au commandant. ‘Non, je ne suis pas prêt à faire ça. Vous devez me ramener dans mon pays.’ Mais le commandant m'a dit que si je refusais, il me tuerait »
franceinfo.fr ↗ ↩
« Dancan Chege fait partie des rares à avoir réussi à s'échapper du front en trouvant refuge auprès de son ambassade. »
franceinfo.fr ↗ ↩
« La plupart sont tuées rapidement. »
franceinfo.fr ↗ ↩
« Ces combattants sont en grande partie affectés à des « assauts à forte attrition », contribuant à l’occupation accrue du territoire ukrainien par la Russie. »
lignesdedefense.ouest-france.fr ↗ ↩
« Jusqu’à 20% de ces combattants ne survivent pas aux quatre premiers mois de déploiement. »
rtbf.be ↗ ↩
« Jusqu’à 20% de ces combattants ne survivent pas aux quatre premiers mois de déploiement. »
rtbf.be ↗ ↩
« Jusqu’à 20 % de ces combattant·es ne survivaient pas aux quatre premiers mois de déploiement. »
fidh.org ↗ ↩
« au moins 3 388 combattants étrangers ont été tués au combat »
lignesdedefense.ouest-france.fr ↗ ↩
« De nombreux ressortissants étrangers ont également signalé avoir été victimes de menaces, de violences physiques et d’autres formes de harcèlement et de mauvais traitements durant leur déploiement. »
lignesdedefense.ouest-france.fr ↗ ↩
« indique Thierry Vircoulon, chercheur associé à l’Ifri. »
franceinfo.fr ↗ ↩
« Les soldats russes coûtent assez cher puisque Moscou a revalorisé les salaires dans l'armée russe pour rendre le recrutement, évidemment, attractif. Le but, c'est d'avoir des mercenaires amateurs à bas prix qui sont utilisés dans des unités qui sont les plus exposées et les plus risquées »
franceinfo.fr ↗ ↩
« remarque Yurii Tokar, « elle cherche de la chair à canon partout où c’est possible » »
sudouest.fr ↗ ↩
« Si le gouvernement russe s’est défendu, par la voix de son ambassadeur à Nairobi, Vsevolod Tkachenko, de toute implication dans ces départs. »
lemonde.fr ↗ ↩
« Moscou continue de nier en bloc ses méthodes de recrutement »
franceinfo.fr ↗ ↩
« recommandations détaillées à l’intention [.] des organisations internationales - Nations unies »
fidh.org ↗ ↩
« recommandations détaillées à l’intention [.] des organisations internationales - Union européenne »
fidh.org ↗ ↩
« recommandations détaillées à l’intention [.] des organisations internationales - Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE) »
fidh.org ↗ ↩
« recommandations détaillées à l’intention [.] des organisations internationales - Comité internationale de la Croix rouge (CICR) »
fidh.org ↗ ↩
« C’est pour obtenir la libération de deux d’entre eux que le ministre des affaires étrangères du Ghana, Samuel Okudzeto Ablakwa, s’est rendu, mercredi 25 février, dans la capitale ukrainienne. »
lemonde.fr ↗ ↩
« C’est pour obtenir la libération de deux d’entre eux que le ministre des affaires étrangères du Ghana, Samuel Okudzeto Ablakwa, s’est rendu, mercredi 25 février, dans la capitale ukrainienne. »
lemonde.fr ↗ ↩
« Il a pu s’entretenir avec le président Volodymyr Zelensky, à qui il a assuré que les deux hommes avaient été. »
lemonde.fr ↗ ↩
« Il a assuré que les deux hommes avaient été « victimes de manipulation, de désinformation » de la part « de réseaux criminels de trafiquants » qui leur promettaient « un travail décent » en Russie. »
lemonde.fr ↗ ↩
« Mais le diplomate est reparti de Kiev sans ses compatriotes. »
lemonde.fr ↗ ↩
« De Nairobi à Accra, de plus en plus de gouvernements africains se mobilisent. »
lemonde.fr ↗ ↩
« De Nairobi à Accra, de plus en plus de gouvernements africains se mobilisent. »
lemonde.fr ↗ ↩
« Les autorités de Kiev, elles, avancent le chiffre de 1 780 ressortissants en provenance de 36 pays du continent. »
lemonde.fr ↗ ↩
« Les autorités de Kiev, elles, avancent le chiffre de 1 780 ressortissants en provenance de 36 pays du continent. »
lemonde.fr ↗ ↩
« la décision de Vladimir Poutine de déclencher l’invasion de l’Ukraine, le 24 février 2022. »
lemonde.fr ↗ ↩
« De 500 000 à 600 000 morts, militaires et civils confondus. C’est le bilan humain approximatif, quatre années après la décision de Vladimir Poutine de déclencher l’invasion de l’Ukraine, le 24 février 2022. »
lemonde.fr ↗ ↩
« d’après les calculs du Center for Strategic and International Studies, un cercle de réflexion de Washington spécialisé dans les questions de sécurité. »
lemonde.fr ↗ ↩
« Si l’on ajoute les invalides de guerre, le total approche les deux millions d’individus, d’après les calculs du Center for Strategic and International Studies »
lemonde.fr ↗ ↩
« Il s’agit du pire bain de sang sur le continent européen depuis la seconde guerre mondiale, loin devant les guerres de Yougoslavie. »
lemonde.fr ↗ ↩
« Il ne s’agit toutefois que d’une estimation, car l’Ukraine comme la Russie ont classifié leurs pertes militaires. »
lemonde.fr ↗ ↩
« un rapport des Nations unies (ONU), daté de la mi-février, évalue à 53 006 le nombre de victimes civiles ukrainiennes prouvées et identifiées, depuis le 24 février 2022 »
lemonde.fr ↗ ↩
« dont 15 954 morts. »
lemonde.fr ↗ ↩
« un rapport des Nations unies (ONU), daté de la mi-février »
lemonde.fr ↗ ↩
« les dernières estimations des services occidentaux de renseignement font état de plus de 1,2 million de tués et blessés côté russe »
sudouest.fr ↗ ↩
« deux fois plus que du côté de l’armée ukrainienne »
sudouest.fr ↗ ↩
« « En Russie, on peut vivre loin de la guerre, plongé dans son quotidien, en pleine apathie. Avec, en bruit de fond, les reportages en boucle des télévisions du Kremlin sur nos “héros”. Seul vrai retour à la réalité de la guerre: les recrutements d’hommes », témoigne Iouri, 42 ans, joint par messagerie. Père de famille à Iekaterinbourg, dans l’Oural »
lemonde.fr ↗ ↩
« « En Russie, on peut vivre loin de la guerre, plongé dans son quotidien, en pleine apathie. Avec, en bruit de fond, les reportages en boucle des télévisions du Kremlin sur nos “héros”. Seul vrai retour à la réalité de la guerre: les recrutements d’hommes » »
lemonde.fr ↗ ↩
Sources
- Guerre en Ukraine : la Russie a recruté 27.000 ressortissants étrangers, affirment trois ONG
- En Russie, l’aller sans retour des combattants étrangers
- 27 000 mercenaires de 130 pays au combat en Ukraine dans les rangs de l'armée russe
- Guerre en Ukraine : des milliers de ressortissant·es étrangers recrutés par la Russie en violation du droit international
- Guerre en Ukraine. Moscou a « détruit ma vie » : trompés et utilisés comme « chair à canon », comment des Africains sont enrôlés de force par l’armée russe
- « Inde. Les malgré-nous de l’armée russe », sur Arte.tv : avec les jeunes Indiens enrôlés sur le front ukrainien
- La Russie multiplie les recrutements en tout genre pour soutenir l’effort de guerre
- Avec déjà environ 500 000 morts, la guerre entre la Russie et l’Ukraine est le pire bain de sang en Europe depuis 1945
- "Le commandant m'a dit que si je refusais, il me tuerait", les mensonges russes pour recruter des Africains qui combattent en Ukraine
- Guerre en Ukraine : des gouvernements africains s’alarment du recrutement de leurs ressortissants dans l’armée russe
