Mercenaires de Poutine : 27 000 étrangers de 130 pays jetés au front ukrainien
Un rapport inédit documente la machine mondiale de recrutement bâtie par Moscou pour éviter une nouvelle mobilisation
La Russie a recruté au moins 27 000 ressortissants étrangers issus de 130 pays depuis février 2022. Au moins 3 388 d'entre eux sont déjà tombés au front.
- 27 000 étrangers de 130 pays recrutés par la Russie depuis février 2022, selon FIDH, Truth Hounds et KIBHR.
- Au moins 3 388 combattants étrangers déjà tués au front (estimations ukrainiennes).
- Plus de 10 000 recrues d'Asie centrale, jusqu'à 4 000 d'Afrique, jusqu'à 8 000 d'Amérique latine (fourchette la plus incertaine).
- L'Ukraine prévoit 18 500 recrues étrangères supplémentaires en 2026.
- Trois cadres juridiques (Palerme, Protocole I de Genève, Code pénal russe art. 359) applicables - aucun activé.
Le 29 avril 2026 [1], trois ONG - la FIDH [2], Truth Hounds [3] et le KIBHR [4] - publient la première étude mondiale consacrée au recrutement de combattants étrangers par la Russie. Le chiffre est massif: au moins 27 000 ressortissants étrangers issus de plus de 130 pays [5] [6] depuis le début de l’invasion à grande échelle de l’Ukraine en février 2022 [7]. À ce contingent s’ajoutent environ 14 000 combattants nord-coréens, déployés dans le cadre d’un accord institutionnel entre Moscou et Pyongyang [8] [9].
Le rapport, fondé sur neuf mois de recherche [10], porte un titre sans euphémisme: « Combattants, mercenaires ou victimes de la traite des êtres humains? L’exploitation des combattants étrangers par la Russie dans sa guerre contre l’Ukraine » [11]. La conclusion est juridique avant d’être politique: il s’agit d’une violation du droit international [12], et le recrutement remplit les critères constitutifs de la traite des êtres humains tels que définis par le Protocole de Palerme [13].
Pourquoi maintenant: le refus de mobiliser
Vladimir Poutine [14] s’est refusé à ordonner une nouvelle mobilisation de masse, après celle de l’automne 2022, qui avait créé un vent de panique parmi la population [15]. Le Kremlin doit pourtant continuer de recruter chaque mois entre 30 000 et 35 000 hommes pour compenser les pertes sur le front [16]. La Russie utilise sa manne pétrolière afin de payer grassement ceux qui s’engagent [17]. Le Kremlin peine à attirer suffisamment de volontaires, malgré l’appât de primes élevées et la promesse d’ascension sociale [18]. D’où la stratégie d’externalisation: aller chercher la chair à canon ailleurs.
On se souvient que ce système n’est pas tout à fait inédit. Le groupe Wagner avait, dès l’été 2022, recruté massivement dans les colonies pénitentiaires russes, proposant la liberté contre quelques mois au front. Après la mort d’Evgueni Prigojine en août 2023, selon plusieurs sources, et l’absorption de Wagner par le ministère de la Défense, le modèle a été étendu, étatisé et internationalisé. Le rapport FIDH décrit la version industrielle, mondialisée et légalisée de ce que Wagner expérimentait artisanalement.
Maria Tomak, chercheuse associée et experte en plaidoyer de Truth Hounds [19], souligne que les autorités ukrainiennes prévoient qu’en 2026, la Russie engagera plus de 18 500 ressortissants étrangers [20] supplémentaires. La machine ne ralentit pas. Elle accélère.
La géographie du désespoir
Plus de 10 000 recrues originaires d’Asie centrale [21], environ 1 800 d’Asie du Sud [22], entre 1 700 et 4 000 d’Afrique [23], entre 1 000 et 8 000 d’Amérique latine [24]: la cartographie du recrutement épouse celle de la pauvreté mondiale. Alexis Deswaef, président de la FIDH [25], résume la mécanique: « La Russie a bâti un système mondial de recrutement qui cible délibérément les populations les plus vulnérables » [26]. Et de préciser: « Migrants sans papiers, détenus, travailleurs précaires, étudiants étrangers: des dizaines de pays d’Asie, d’Afrique et d’Amérique latine sont concernés » [27].
Une zone d’ombre persiste, qu’il faut signaler. Aucune des sources consultées ne fournit de témoignage direct vérifié en provenance d’Amérique latine, ce qui explique l’amplitude exceptionnelle de la fourchette retenue par le rapport pour cette région: entre 1 000 et 8 000 recrues, soit un facteur huit d’incertitude - la plus large de toutes les zones documentées. Cuba est explicitement cité parmi les pays ciblés [28], mais le grain fin manque. Les ONG promettent une mise à jour méthodologique courant 2026.
En Russie, des migrants originaires d’États d’Asie centrale comme le Kazakhstan se sont vu proposer des contrats militaires en lieu et place d’une détention ou d’une expulsion [29]. En Afrique subsaharienne, au Népal, à Cuba et au Yémen, des intermédiaires ont promis des emplois civils bien rémunérés dans la construction, la sécurité ou le nettoyage, ainsi que la nationalité russe [30]. La Russie a élargi par la loi l’éligibilité des étrangers au service militaire sous contrat [31] et créé des voies accélérées vers la citoyenneté [32]. Le Service fédéral de sécurité (FSB), les missions diplomatiques et les « Maisons russes » sont documentés comme acteurs du recrutement à l’étranger [33] [34], y compris par la délivrance de visas touristiques utilisés à des fins militaires [35].
Le cas égyptien: 361 noms vérifiés
Selon un rapport de l’ONG suisse Investigations With Impact (Inpact), publié en février [36] [37], l’Égypte constitue le principal contingent africain parmi les recrues dont les noms ont pu être vérifiés: 361 hommes, sur un total de 1 417 [38] [39]. Au Caire, à proximité du Centre culturel russe, des publicités d’agences de voyages promettent de faciliter les démarches pour aller étudier en Russie [40]. Les salaires proposés, entre 2 000 et 3 000 dollars mensuels (environ 1 700 à 2 500 euros) [41] [42], sont bien plus élevés que le revenu moyen égyptien, autour de 200 dollars [43].
En février 2025 [44], le youtubeur ukrainien Dmytro Karpenko [45] filme Mohammed Al-Senoussi, un homme de 22 ans originaire du gouvernorat de Louxor, capturé alors qu’il combattait au sein des forces russes en Ukraine [46] [47]. « Pourquoi as-tu fait cela? », lui demande sa mère, sidérée [48]. Le jeune Égyptien affirme avoir été arrêté pour un supposé trafic de drogue [49], puis contraint de choisir: purger une peine de prison - sept ans dans son cas - ou partir se battre en échange d’un salaire et de la citoyenneté russe [50] [51].
Le piège kényan
Victor, 28 ans [52], devait être vendeur. Erik, 37 ans, croyait qu’il deviendrait sportif de haut niveau [53]. Mark et Moses, respectivement 32 et 27 ans [54] [55], ont raconté à l’AFP la tromperie qui les a conduits à se battre contre l’Ukraine [56]. Tous devaient être payés entre 920 et 2 400 euros mensuels [57] - une fortune quand de nombreux Kényans gagnent au mieux 100 euros par mois [58].
Les quatre hommes sont partis via une agence de recrutement kényane, Global Face Human Resources [59]. L’un de ses employés, Edward Gituku [60], est poursuivi pour « trafic d’êtres humains », après une descente policière en septembre dans un appartement qu’il louait en périphérie de Nairobi [60] [61]. Le raid avait permis de libérer 21 jeunes hommes devant s’envoler instamment pour la Russie [62]. Le précédent avocat de Gituku, Dunston Omari [63], a affirmé fin septembre à la chaîne Citizen TV que l’agence avait envoyé « plus de 1 000 personnes » en Russie [64]. Un Kényan a été inculpé de « trafic d’êtres humains » par la justice de son pays le 26 février 2026 [65] [66].
Cadre juridique: trois lois, trois angles morts
Trois corpus juridiques convergent vers la qualification pénale du système russe, sans qu’aucun n’ait pu, à ce jour, en stopper le fonctionnement.
L’article 47 du Protocole additionnel I aux Conventions de Genève de 1949 définit, selon plusieurs sources, le mercenaire comme un combattant recruté à l’étranger, motivé par le gain matériel, et qui n’est ni ressortissant d’une partie au conflit ni membre régulier de ses forces armées. Conséquence cardinale: le mercenaire « n’a pas droit au statut de combattant ou de prisonnier de guerre ». Concrètement, les Kényans, Égyptiens ou Cubains capturés par les forces ukrainiennes peuvent être jugés pour leur seule participation aux hostilités, sans bénéficier de la protection accordée aux soldats russes réguliers.
Le Protocole de Palerme [13] - Protocole additionnel à la Convention des Nations unies contre la criminalité transnationale organisée - définit la traite des êtres humains comme « le recrutement, le transport, le transfert, l’hébergement ou l’accueil de personnes » par la menace, la contrainte, la tromperie ou l’abus d’une situation de vulnérabilité, à des fins d’exploitation. Il oblige les États parties à criminaliser ces actes. C’est précisément ce cadre que les trois ONG mobilisent pour qualifier le système.
Au Kenya enfin, une législation nationale punit le trafic d’êtres humains de lourdes peines de prison. C’est sur ce fondement qu’Edward Gituku [60] est poursuivi. Du côté russe, le Code pénal réprime, selon plusieurs sources, le mercenariat - recrutement, formation, financement et participation. La disposition existe. Elle n’a, à notre connaissance, jamais été appliquée aux organisateurs documentés du recrutement décrit par la FIDH.
Le processus: trois semaines de la signature au front
Vincent Gaudio, membre du collectif All Eyes On Wagner [67], décrit le tapis roulant: « Les candidats arrivent en Russie. On leur présente un contrat d’engagement qui est rédigé en langue russe et ils sont directement envoyés dans des camps d’entraînement » [68]. Globalement, il faut entre 15 jours et trois semaines avant d’être envoyé au front [69] - chiffre que Gaudio documente principalement à partir des cas africains. Le rapport FIDH, qui couvre l’ensemble des nationalités, parle pour sa part de « quelques semaines d’entraînement » [70] avant le déploiement. Les deux estimations convergent vers un constat unique: un entraînement minimal, inférieur à un mois dans tous les cas documentés, quelles que soient la nationalité de la recrue et la zone d’envoi.
Dancan Chege, ancienne recrue [71], a témoigné auprès de France Info: un recruteur lui avait promis un emploi de chauffeur en Russie [72]. « Quand on m’a envoyé combattre, j’ai dit à mon commandant: ‘ce n’est pas le travail pour lequel je suis venu ici. Je suis venu ici pour être chauffeur’. Il m’a dit que je devais le faire. (.) Mais le commandant m’a dit que si je refusais, il me tuerait » [73]. Chege a réussi à s’échapper en trouvant refuge auprès de son ambassade [74]. La plupart sont tuées rapidement [75].
Chair à canon: la doctrine de l’attrition
Ces combattants sont en grande partie affectés à des « assauts à forte attrition », contribuant à l’occupation accrue du territoire ukrainien par la Russie [76]. Jusqu’à 20 % de ces combattants ne survivaient pas aux quatre premiers mois de déploiement [77] [78] [79]. Au moins 3 388 combattants étrangers ont été tués au combat selon les estimations ukrainiennes [80]. Les survivants ont signalé avoir été victimes de menaces, de violences physiques et d’autres formes de harcèlement et de mauvais traitements durant leur déploiement [81].
Thierry Vircoulon, chercheur associé à l’Ifri [82], expose la logique économique: « Les soldats russes coûtent assez cher puisque Moscou a revalorisé les salaires dans l’armée russe pour rendre le recrutement, évidemment, attractif. Le but, c’est d’avoir des mercenaires amateurs à bas prix qui sont utilisés dans des unités qui sont les plus exposées et les plus risquées » [83]. Yurii Tokar, ambassadeur ukrainien au Kenya [84], le résume autrement: la Russie « cherche de la chair à canon partout où c’est possible » [84].
Le coût diplomatique pour Moscou
Le système a un prix politique - mesuré, mais réel. Vsevolod Tkachenko, ambassadeur de Russie à Nairobi [85], a publiquement défendu son gouvernement de toute implication dans les départs kényans. Moscou continue de nier en bloc ses méthodes de recrutement [86]. Cette ligne du déni absolu est la première fragilité: elle contredit ouvertement la documentation produite par les ONG, mais aussi les modifications législatives russes - élargissement de l’éligibilité au contrat militaire [31], voies accélérées vers la citoyenneté [32] - qui sont, elles, publiques et vérifiables.
La seconde fragilité tient aux relations avec les pays d’Asie centrale, traditionnellement dans l’orbite russe. Le ciblage des migrants kazakhs en situation administrative précaire [29] crée un froid bilatéral mesurable: c’est précisément le KIBHR, ONG kazakhe, qui co-signe le rapport - rare désaveu par la société civile d’un État membre de l’Organisation du traité de sécurité collective. La troisième fragilité est multilatérale. Le rapport adresse ses recommandations aux Nations unies [87], à l’Union européenne [88], à l’OSCE [89] et au CICR [90]. Aucune de ces enceintes n’a, pour l’heure, ouvert d’enquête formelle. Mais la documentation existe désormais, juridiquement utilisable - et c’est un actif que Moscou ne peut pas effacer.
La riposte timide des États d’origine
Du côté des pays fournisseurs, les réactions existent - elles restent dispersées, défensives et largement symboliques. Au Kenya, l’inculpation de Gituku le 26 février 2026 [65] [66], l’expulsion d’un citoyen russe vers Moscou et la libération de 21 candidats au départ lors d’une descente à Nairobi [62] constituent l’effort judiciaire le plus tangible documenté à ce jour. Au Ghana, le ministre des Affaires étrangères Samuel Okudzeto Ablakwa [91] s’est rendu à Kiev le 25 février 2026 [92] pour obtenir la libération de deux ressortissants ghanéens. Il s’est entretenu avec le président Volodymyr Zelensky [93], assurant que les deux hommes avaient été « victimes de manipulation, de désinformation » de la part « de réseaux criminels de trafiquants » qui leur promettaient « un travail décent » en Russie [94]. Le diplomate est reparti de Kiev sans ses compatriotes [95]. De Nairobi à Accra [96] [97], la mobilisation est réelle; les autorités de Kiev avancent le chiffre de 1 780 ressortissants en provenance de 36 pays africains [98] [99].
Pourquoi parler de riposte « timide »? Trois raisons structurelles. D’abord, l’absence de cadre multilatéral commun: aucune des organisations africaines (Union africaine, CEDEAO) n’a saisi l’OSCE ou l’ONU sur la question. Ensuite, la dépendance économique de plusieurs États d’origine vis-à-vis de Moscou - céréales, hydrocarbures, coopération militaire - dissuade les déclarations frontales. Enfin, l’enjeu domestique: reconnaître publiquement que des centaines de citoyens partent se faire tuer pour un belligérant étranger, c’est admettre un défaut de protection et de débouchés économiques que peu de gouvernements ont intérêt à formuler. La machine peut donc continuer de tourner.
L’angle mort: le coût humain
Ce que les communiqués officiels ne disent pas, les chiffres l’écrivent. La guerre russo-ukrainienne, déclenchée le 24 février 2022 [100], a fait de 500 000 à 600 000 morts, militaires et civils confondus [101], selon les calculs du Center for Strategic and International Studies [102]. Si l’on ajoute les invalides de guerre, le total approche les deux millions d’individus [103]. Il s’agit du pire bain de sang sur le continent européen depuis la seconde guerre mondiale [104]. L’Ukraine et la Russie ont classifié leurs pertes militaires [105] - le secret est aussi une arme.
Un rapport des Nations unies daté de la mi-février évalue à 53 006 le nombre de victimes civiles ukrainiennes prouvées et identifiées depuis le 24 février 2022, dont 15 954 morts [106] [107] [108]. Les dernières estimations des services occidentaux de renseignement font état de plus de 1,2 million de tués et blessés côté russe [109], deux fois plus que du côté ukrainien [110]. C’est cette hémorragie que le recrutement étranger doit colmater - sans réveiller la société russe.
Ce que personne ne dit
Le paradoxe est simple. Plus la Russie recrute loin, moins elle paie politiquement chez elle. Iouri, 42 ans, père de famille à Iekaterinbourg [111], le formule mieux qu’un analyste: « En Russie, on peut vivre loin de la guerre, plongé dans son quotidien, en pleine apathie. Avec, en bruit de fond, les reportages en boucle des télévisions du Kremlin sur nos ‘héros’. Seul vrai retour à la réalité de la guerre: les recrutements d’hommes » [112]. La sous-traitance du combat à des Kényans, des Égyptiens, des Cubains, des Népalais permet à Poutine de maintenir l’apathie intérieure. Tant qu’aucune mère russe ne pleure, l’« opération spéciale » continue.
Le rapport FIDH adresse ses recommandations aux Nations unies, à l’Union européenne, à l’OSCE et au CICR [87] [88] [89] [90]. Aucune n’a, à ce jour, le pouvoir de stopper la chaîne d’approvisionnement humaine qui alimente le front. La machine tourne. 18 500 recrues étrangères supplémentaires sont attendues en 2026 [20]. Le silence des grandes capitales, lui, est éloquent.
Sources
Voir le détail de chaque fait sourcé (112)
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29 avril 2026 - Date de publication du rapport sur le recrutement de combattants étrangers par la Russie
« La Fédération internationale pour les droits humains (FIDH), Truth Hounds et le Bureau international du Kazakhstan pour les droits de l’Homme et l’État de droit (KIBHR) publient ce 29 avril la première étude mondiale consacrée au recrutement massif et prédateur de combattants étrangers par la Russie dans sa guerre contre l’Ukraine. »
lignesdedefense.ouest-france.fr ↗ ↩ -
Fédération internationale pour les droits humains (FIDH), organisation de défense des droits humains - Organisation co-autrice du rapport sur le recrutement de combattants étrangers par la Russie
« La Fédération internationale pour les droits humains (FIDH), Truth Hounds et le Bureau international du Kazakhstan pour les droits de l’Homme et l’État de droit (KIBHR) publient ce 29 avril la première étude mondiale consacrée au recrutement massif et prédateur de combattants étrangers par la Russie dans sa guerre contre l’Ukraine. »
lignesdedefense.ouest-france.fr ↗ ↩ -
Truth Hounds, organisation de défense des droits humains - Organisation co-autrice du rapport sur le recrutement de combattants étrangers par la Russie
« La Fédération internationale pour les droits humains (FIDH), Truth Hounds et le Bureau international du Kazakhstan pour les droits de l’Homme et l’État de droit (KIBHR) publient ce 29 avril la première étude mondiale consacrée au recrutement massif et prédateur de combattants étrangers par la Russie dans sa guerre contre l’Ukraine. »
lignesdedefense.ouest-france.fr ↗ ↩ -
Bureau international du Kazakhstan pour les droits de l’Homme et l’État de droit (KIBHR), organisation de défense des droits humains - Organisation co-autrice du rapport sur le recrutement de combattants étrangers par la Russie
« La Fédération internationale pour les droits humains (FIDH), Truth Hounds et le Bureau international du Kazakhstan pour les droits de l’Homme et l’État de droit (KIBHR) publient ce 29 avril la première étude mondiale consacrée au recrutement massif et prédateur de combattants étrangers par la Russie dans sa guerre contre l’Ukraine. »
lignesdedefense.ouest-france.fr ↗ ↩ -
27 000 - Nombre minimal de ressortissants étrangers recrutés par la Russie depuis février 2022
« la Russie a recruté au moins 27 000 ressortissants étrangers issus de plus de 130 pays pour participer à sa guerre d’agression »
lignesdedefense.ouest-france.fr ↗ ↩ -
plus de 130 - Nombre de pays d’origine des ressortissants étrangers recrutés par la Russie
« 27 000 ressortissants étrangers issus de plus de 130 pays »
lignesdedefense.ouest-france.fr ↗ ↩ -
février 2022 - Début de l’invasion à grande échelle de l’Ukraine par la Russie
« depuis le début de l’invasion à grande échelle de l’Ukraine en février 2022 »
lignesdedefense.ouest-france.fr ↗ ↩ -
14 000 - Nombre de combattants nord-coréens déployés aux côtés de la Russie
« A ces contingents s’ajoutent environ 14 000 combattants nord-coréens »
lignesdedefense.ouest-france.fr ↗ ↩ -
La Russie a déployé environ 14 000 combattants nord-coréens dans le cadre d’un accord institutionnel - Déploiement de combattants nord-coréens en Ukraine par la Russie
« environ 14 000 combattants nord-coréens, déployés dans le cadre d’un accord institutionnel avec la Russie »
lignesdedefense.ouest-france.fr ↗ ↩ -
neuf mois - Durée de la recherche sur laquelle est fondé le rapport des ONG.
« le rapport, fondé sur neuf mois de recherche »
rtbf.be ↗ ↩ -
Combattants, mercenaires ou victimes de la traite des êtres humains? L’exploitation des combattants étrangers par la Russie dans sa guerre contre l’Ukraine - Titre du rapport publié par la FIDH, Truth Hounds et le KIBHR
« le rapport « Combattants, mercenaires ou victimes de la traite des êtres humains? L’exploitation des combattants étrangers par la Russie dans sa guerre contre l’Ukraine » »
lignesdedefense.ouest-france.fr ↗ ↩ -
Le rapport des trois ONG rappelle qu’il s’agit d’une violation du droit international - Conclusion du rapport sur la légalité du recrutement russe.
« qui rappelle qu’il s’agit d’une violation du droit international. »
rtbf.be ↗ ↩ -
Protocole de Palerme - Cadre juridique international définissant la traite des êtres humains.
« le recrutement remplit les critères constitutifs de la traite des êtres humains tels que définis par le Protocole de Palerme »
fidh.org ↗ ↩ -
Vladimir Poutine, président de la Russie - Dirigeant russe mentionné dans le contexte de l'« opération spéciale ».
« Vladimir Poutine s’est refusé à ordonner une nouvelle mobilisation de masse »
lemonde.fr ↗ ↩ -
Vladimir Poutine s’est refusé à ordonner une nouvelle mobilisation de masse après celle de l’automne 2022 - Décision de Vladimir Poutine concernant la mobilisation en Russie.
« Vladimir Poutine s’est refusé à ordonner une nouvelle mobilisation de masse, après celle de l’automne 2022 »
lemonde.fr ↗ ↩ -
entre 30 000 et 35 000 hommes - Nombre d'hommes recrutés chaque mois par la Russie pour compenser les pertes sur le front.
« continuer de recruter chaque mois entre 30 000 et 35 000 hommes pour compenser les pertes sur le front »
lemonde.fr ↗ ↩ -
La Russie utilise sa manne pétrolière pour payer grassement ceux qui s’engagent dans l’armée pour se battre contre l’Ukraine - Méthode de recrutement de l’armée russe.
« la Russie utilise sa manne pétrolière afin de payer grassement ceux qui s’engagent dans l’armée pour se battre contre l’Ukraine »
lemonde.fr ↗ ↩ -
Le Kremlin peine à attirer suffisamment de volontaires malgré des primes élevées et des promesses d’ascension sociale - Difficultés de recrutement malgré des incitations financières et sociales.
« Le Kremlin peine à attirer suffisamment de volontaires, malgré l’appât de primes élevées et la promesse d’ascension sociale pour toute la famille des engagés »
lemonde.fr ↗ ↩ -
Maria Tomak, chercheuse associée et experte en plaidoyer de Truth Hounds - Déclaration sur les prévisions de recrutement de la Russie en 2026.
« souligne Maria Tomak, chercheuse associée et experte en plaidoyer de Truth Hounds. »
fidh.org ↗ ↩ -
18 500 - Prévision du nombre de ressortissant·es étranger·es que la Russie engagera en 2026.
« les autorités ukrainiennes prévoient qu’en 2026, la Russie engagera plus de 18 500 ressortissant·es étranger·es. »
fidh.org ↗ ↩ -
plus de 10 000 - Nombre de recrues originaires d’Asie centrale ayant rejoint les Forces armées russes
« plus de 10 000 recrues originaires d’Asie centrale »
lignesdedefense.ouest-france.fr ↗ ↩ -
environ 1 800 - Nombre de recrues originaires d’Asie du Sud ayant rejoint les Forces armées russes
« environ 1 800 d’Asie du Sud »
lignesdedefense.ouest-france.fr ↗ ↩ -
entre 1 700 et 4 000 - Nombre de recrues originaires d’Afrique ayant rejoint les Forces armées russes
« entre 1 700 et 4 000 d’Afrique »
lignesdedefense.ouest-france.fr ↗ ↩ -
entre 1 000 et 8 000 - Nombre de recrues originaires d’Amérique latine ayant rejoint les Forces armées russes
« entre 1 000 et 8 000 d’Amérique latine »
lignesdedefense.ouest-france.fr ↗ ↩ -
Alexis Deswaef, président de la FIDH - Déclaration sur le recrutement des combattant·es étranger·es par la Russie.
« a déclaré Alexis Deswaef, président de la FIDH. »
fidh.org ↗ ↩ -
La Russie a bâti un système mondial de recrutement qui cible délibérément les populations les plus vulnérables - Déclaration d'Alexis Deswaef sur la stratégie de recrutement russe.
« "La Russie a bâti un système mondial de recrutement qui cible délibérément les populations les plus vulnérables" »
rtbf.be ↗ ↩ -
Migrant·es sans papiers, détenu·es, travailleur·s précaires, étudiant·es étranger·es: des dizaines de pays d’Asie, d’Afrique et d’Amérique latine sont concernés. - Déclaration d'Alexis Deswaef sur les populations ciblées par le recrutement.
« Migrant·es sans papiers, détenu·es, travailleur·s précaires, étudiant·es étranger·es: des dizaines de pays d’Asie, d’Afrique et d’Amérique latine sont concernés. »
fidh.org ↗ ↩ -
Cuba - Pays cité parmi ceux ciblés par le recrutement militaire russe.
« En Afrique subsaharienne, au Népal, à Cuba et au Yémen »
rtbf.be ↗ ↩ -
Des migrant·es originaires d’États d’Asie centrale comme le Kazakhstan se sont vu proposer des contrats militaires en lieu et place d’une détention ou d’une expulsion - Méthode de recrutement ciblant les migrant·es en Russie.
« En Russie, des migrant·es, notamment originaires d’États d’Asie centrale comme le Kazakhstan, se sont vu proposer des contrats militaires en lieu et place d’une détention ou d’une expulsion. »
fidh.org ↗ ↩ -
Des personnes en Afrique subsaharienne, au Népal, à Cuba et au Yémen ont été approchées par des intermédiaires leur promettant des emplois civils bien rémunérés dans la construction, la sécurité ou le nettoyage, ainsi que la nationalité russe - Méthode de recrutement trompeuse dans plusieurs pays.
« En Afrique subsaharienne, au Népal, à Cuba et au Yémen, des personnes ont été approchées par des intermédiaires leur promettant des emplois civils bien rémunérés dans la construction, la sécurité ou le nettoyage, ainsi que la nationalité russe. »
fidh.org ↗ ↩ -
La Russie a élargi par la loi l’éligibilité des étranger·es au service militaire sous contrat - Modification législative permettant le recrutement d’étranger·es dans l’armée russe.
« La Russie a élargi par la loi l’éligibilité des étranger·es au service militaire sous contrat »
fidh.org ↗ ↩ -
La Russie a créé des voies accélérées vers la citoyenneté pour les étranger·es recruté·es dans l’armée - Mesure incitative pour le recrutement de combattant·es étranger·es.
« La Russie a [.] créé des voies accélérées vers la citoyenneté. »
fidh.org ↗ ↩ -
Service fédéral de sécurité (FSB) - Acteur documenté comme impliqué dans le recrutement de combattant·es étranger·es.
« Le Service fédéral de sécurité (FSB), les missions diplomatiques et les « Maisons russes » sont documentés comme acteurs du recrutement à l’étranger »
fidh.org ↗ ↩ -
Les missions diplomatiques et les « Maisons russes » sont documentées comme acteurs du recrutement à l’étranger - Implication d’institutions russes dans le recrutement.
« les missions diplomatiques et les « Maisons russes » sont documentés comme acteurs du recrutement à l’étranger »
fidh.org ↗ ↩ -
La Russie utilise des visas touristiques à des fins militaires - Méthode de recrutement impliquant des visas.
« y compris par la délivrance de visas touristiques utilisés à des fins militaires. »
fidh.org ↗ ↩ -
Investigations With Impact (Inpact), ONG suisse - Organisation ayant publié un rapport sur les recrues étrangères de l'armée russe.
« selon un rapport de l’ONG suisse Investigations With Impact (Inpact), publié en février »
lemonde.fr ↗ ↩ -
février - Date de publication du rapport de l'ONG Investigations With Impact (Inpact).
« selon un rapport de l’ONG suisse Investigations With Impact (Inpact), publié en février »
lemonde.fr ↗ ↩ -
361 - Nombre d'Égyptiens vérifiés parmi les recrues étrangères de l'armée russe en Afrique.
« l’Egypte constitue le principal contingent africain parmi les recrues dont les noms ont pu être vérifiés: 361 hommes »
lemonde.fr ↗ ↩ -
1 417 - Nombre total de recrues étrangères vérifiées par l'ONG Investigations With Impact (Inpact).
« 361 hommes, sur un total de 1 417 »
lemonde.fr ↗ ↩ -
Centre culturel russe, situé au Caire - Lieu à proximité duquel des publicités pour étudier en Russie sont diffusées.
« Au Caire, à proximité du Centre culturel russe, des publicités d’agence de voyages promettent de faciliter les démarches pour aller étudier en Russie »
lemonde.fr ↗ ↩ -
2 000 à 3 000 dollars mensuels - Salaire proposé aux recrues étrangères pour travailler en Russie.
« Les salaires proposés, entre 2 000 et 3 000 dollars mensuels (environ 1 700 à 2 500 euros) »
lemonde.fr ↗ ↩ -
1 700 à 2 500 euros - Équivalent en euros des salaires proposés aux recrues étrangères.
« entre 2 000 et 3 000 dollars mensuels (environ 1 700 à 2 500 euros) »
lemonde.fr ↗ ↩ -
200 dollars - Revenu moyen mensuel en Égypte.
« les salaires proposés [.] sont bien plus élevés que le revenu moyen égyptien, autour de 200 dollars »
lemonde.fr ↗ ↩ -
février 2025 - Date à laquelle le youtubeur ukrainien Dmytro Karpenko filme Mohammed Al-Senoussi.
« En février 2025, le youtubeur ukrainien Dmytro Karpenko filme Mohammed Al-Senoussi »
lemonde.fr ↗ ↩ -
Dmytro Karpenko, youtubeur ukrainien - Personne ayant filmé Mohammed Al-Senoussi capturé en Ukraine.
« le youtubeur ukrainien Dmytro Karpenko filme Mohammed Al-Senoussi »
lemonde.fr ↗ ↩ -
Mohammed Al-Senoussi, homme de 22 ans originaire du gouvernorat de Louxor - Personne capturée alors qu'il combattait au sein des forces russes en Ukraine.
« Mohammed Al-Senoussi, un homme de 22 ans originaire du gouvernorat de Louxor, capturé alors qu’il combattait au sein des forces russes en Ukraine »
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Mohammed Al-Senoussi a été capturé alors qu'il combattait au sein des forces russes en Ukraine - Action concrète attribuée à Mohammed Al-Senoussi.
« Mohammed Al-Senoussi, un homme de 22 ans originaire du gouvernorat de Louxor, capturé alors qu’il combattait au sein des forces russes en Ukraine »
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Pourquoi as-tu fait cela? - Déclaration de la mère de Mohammed Al-Senoussi lors de l'appel filmé.
« « Pourquoi as-tu fait cela? », lui demande-t-elle, sidérée »
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Mohammed Al-Senoussi affirme avoir été arrêté pour un supposé trafic de drogue en Russie - Accusation portée contre Mohammed Al-Senoussi en Russie.
« le jeune Egyptien affirme y avoir été arrêté pour un supposé trafic de drogue - une accusation dont la police est friande en Russie »
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Mohammed Al-Senoussi a été contraint de choisir entre purger une peine de prison ou partir se battre en échange d'un salaire et de la citoyenneté russe - Choix imposé à Mohammed Al-Senoussi par les autorités russes.
« il aurait alors été contraint de choisir: purger une peine de prison - sept ans dans son cas - ou partir se battre en échange d’un salaire, d’avantages financiers et de la citoyenneté russe »
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sept ans - Durée de la peine de prison que Mohammed Al-Senoussi aurait pu purger.
« purger une peine de prison - sept ans dans son cas »
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28 ans - Âge de Victor au moment de son enrôlement.
« Victor, 28 ans, devait être vendeur »
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37 ans - Âge d'Erik au moment de son enrôlement.
« Erik, 37 ans, croyait qu’il deviendrait sportif de haut niveau. »
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32 ans - Âge de Mark au moment de son enrôlement.
« Mark et Moses, respectivement 32 et 27 ans »
sudouest.fr ↗ ↩ -
27 ans - Âge de Moses au moment de son enrôlement.
« Mark et Moses, respectivement 32 et 27 ans »
sudouest.fr ↗ ↩ -
Victor, Kényan enrôlé de force dans l’armée russe - Témoignage d'un Kényan ayant combattu en Ukraine après avoir été enrôlé de force.
« Victor, comme Mark, Erik et Moses, trois autres Kényans rentrés de Russie - dont aucun n’a souhaité que son vrai prénom soit utilisé, par crainte de représailles - ont raconté à l’AFP la tromperie si bien huilée qui les a conduits, contre leur volonté, à se battre contre l’Ukraine. »
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entre 920 et 2 400 euros mensuels - Salaire promis aux Kényans recrutés pour travailler en Russie.
« Tous devaient être payés entre 920 et 2 400 euros mensuels. »
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100 euros par mois - Salaire moyen de nombreux Kényans avant leur recrutement.
« Une fortune quand de nombreux Kényans gagnent au mieux 100 euros par mois »
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Face Human Resources, agence de recrutement kényane - Agence impliquée dans le recrutement de Kényans pour la Russie.
« Les quatre hommes sont partis en Russie via une agence de recrutement kényane, Face Human Resources qui vante en ligne ses « magiciens des ressources humaines » capables de dénicher des « opportunités excitantes ». »
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Edward Gituku, employé de Face Human Resources poursuivi pour trafic d’êtres humains - Employé de l'agence de recrutement poursuivi pour trafic d’êtres humains.
« L’un de ses employés, Edward Gituku, est poursuivi pour « trafic d’être humains », après une descente policière en septembre dans un appartement qu’il louait en périphérie de Nairobi. »
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septembre - Mois de la descente policière ayant permis de libérer 21 jeunes hommes.
« après une descente policière en septembre dans un appartement qu’il louait en périphérie de Nairobi. »
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21 - Nombre de jeunes hommes libérés lors d'une descente policière à Nairobi.
« Le raid avait permis de libérer 21 jeunes hommes devant s’envoler instamment pour la Russie. »
sudouest.fr ↗ ↩ -
Dunston Omari, ancien avocat d’Edward Gituku - Ancien avocat d’Edward Gituku ayant fait une déclaration sur les recrutements.
« Le précédent avocat d’Edward Gituku, Dunston Omari, avait affirmé fin septembre à la chaîne Citizen TV que Face Human Resources avait envoyé « plus de 1 000 personnes » en Russie »
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plus de 1 000 personnes - Nombre de personnes envoyées en Russie par Face Human Resources selon un ancien avocat.
« Face Human Resources avait envoyé « plus de 1 000 personnes » en Russie »
sudouest.fr ↗ ↩ -
Un Kényan soupçonné d’avoir contribué à envoyer des centaines d’hommes sur le front via une agence de recrutement a été inculpé de « trafic d’être humains » par la justice de son pays - Inculpation d'un Kényan pour trafic d'êtres humains lié au recrutement de combattants pour l'Ukraine
« Jeudi 26 février, un Kényan soupçonné d’avoir contribué à envoyer des centaines d’hommes sur le front via une agence de recrutement a été inculpé de « trafic d’être humains » par la justice de son pays. »
lemonde.fr ↗ ↩ -
26 février 2026 - Date de l'inculpation du Kényan pour trafic d'êtres humains
« Jeudi 26 février, un Kényan soupçonné d’avoir contribué à envoyer des centaines d’hommes sur le front via une agence de recrutement a été inculpé de « trafic d’être humains » par la justice de son pays. »
lemonde.fr ↗ ↩ -
Vincent Gaudio, membre du collectif All Eyes On Wagner - Expert expliquant le processus d'enrôlement des recrues africaines.
« explique Vincent Gaudio, membre du collectif All Eyes On Wagner. »
franceinfo.fr ↗ ↩ -
Les candidats africains arrivent en Russie, signent un contrat en russe et sont envoyés dans des camps d'entraînement. - Processus d'enrôlement décrit par Vincent Gaudio.
« Les candidats arrivent en Russie. On leur présente un contrat d'engagement qui est rédigé en langue russe et ils sont directement envoyés dans des camps d'entraînement. »
franceinfo.fr ↗ ↩ -
15 jours et trois semaines - Durée avant l'envoi au front des recrues africaines après leur arrivée en Russie.
« Globalement, il faut entre 15 jours et trois semaines avant d'être envoyé au front »
franceinfo.fr ↗ ↩ -
quelques semaines - Durée moyenne de l’entraînement des ressortissants étrangers avant leur déploiement en première ligne
« déployés en première ligne après seulement quelques semaines d’entraînement »
lignesdedefense.ouest-france.fr ↗ ↩ -
Dancan Chege, ancienne recrue de l’armée russe au Kenya - Témoignage d'une recrue africaine enrôlée de force.
« raconte l’ancienne recrue de l’armée russe Dancan Chege. »
franceinfo.fr ↗ ↩ -
Dancan Chege a été recruté sous prétexte d'un emploi de chauffeur en Russie. - Méthode de recrutement trompeuse utilisée pour Dancan Chege.
« Un recruteur lui promet un emploi de chauffeur en Russie, mais très vite, il comprend qu'il a été enrôlé. »
franceinfo.fr ↗ ↩ -
Quand on m'a envoyé combattre, j'ai dit à mon commandant: ‘ce n'est pas le travail pour lequel je suis venu ici. Je suis venu ici pour être chauffeur’. Il m'a dit que je devais le faire. J'ai dit non au commandant. ‘Non, je ne suis pas prêt à faire ça. Vous devez me ramener dans mon pays.’ Mais le - Déclaration de Dancan Chege sur les menaces reçues.
« Quand on m'a envoyé combattre, j'ai dit à mon commandant: ‘ce n'est pas le travail pour lequel je suis venu ici. Je suis venu ici pour être chauffeur’. Il m'a dit que je devais le faire. J'ai dit non au commandant. ‘Non, je ne suis pas prêt à faire ça. Vous devez me ramener dans mon pays.’ Mais le commandant m'a dit que si je refusais, il me tuerait »
franceinfo.fr ↗ ↩ -
Dancan Chege a réussi à s'échapper du front et a trouvé refuge auprès de son ambassade. - Issue rare pour une recrue africaine enrôlée de force.
« Dancan Chege fait partie des rares à avoir réussi à s'échapper du front en trouvant refuge auprès de son ambassade. »
franceinfo.fr ↗ ↩ -
La plupart des recrues étrangères sont tuées rapidement sur le front. - Taux de mortalité élevé parmi les recrues africaines.
« La plupart sont tuées rapidement. »
franceinfo.fr ↗ ↩ -
Les ressortissants étrangers sont affectés à des 'assauts à forte attrition' contribuant à l’occupation du territoire ukrainien par la Russie - Rôle des combattants étrangers dans la guerre en Ukraine
« Ces combattants sont en grande partie affectés à des « assauts à forte attrition », contribuant à l’occupation accrue du territoire ukrainien par la Russie. »
lignesdedefense.ouest-france.fr ↗ ↩ -
20% - Pourcentage de combattants étrangers ne survivant pas aux quatre premiers mois de déploiement.
« Jusqu’à 20% de ces combattants ne survivent pas aux quatre premiers mois de déploiement. »
rtbf.be ↗ ↩ -
quatre premiers mois - Période de déploiement durant laquelle jusqu’à 20% des combattants étrangers ne survivent pas.
« Jusqu’à 20% de ces combattants ne survivent pas aux quatre premiers mois de déploiement. »
rtbf.be ↗ ↩ -
20 % - Pourcentage de combattant·es étranger·es ne survivant pas aux quatre premiers mois de déploiement.
« Jusqu’à 20 % de ces combattant·es ne survivaient pas aux quatre premiers mois de déploiement. »
fidh.org ↗ ↩ -
3 388 - Nombre minimal de combattants étrangers tués au combat selon les estimations ukrainiennes
« au moins 3 388 combattants étrangers ont été tués au combat »
lignesdedefense.ouest-france.fr ↗ ↩ -
Des ressortissants étrangers ont signalé avoir été victimes de menaces, de violences physiques et d’autres formes de harcèlement et de mauvais traitements durant leur déploiement - Mauvais traitements subis par les combattants étrangers
« De nombreux ressortissants étrangers ont également signalé avoir été victimes de menaces, de violences physiques et d’autres formes de harcèlement et de mauvais traitements durant leur déploiement. »
lignesdedefense.ouest-france.fr ↗ ↩ -
Thierry Vircoulon, chercheur associé à l’Ifri - Expert analysant la stratégie russe de recrutement en Afrique.
« indique Thierry Vircoulon, chercheur associé à l’Ifri. »
franceinfo.fr ↗ ↩ -
Les soldats russes coûtent assez cher puisque Moscou a revalorisé les salaires dans l'armée russe pour rendre le recrutement, évidemment, attractif. Le but, c'est d'avoir des mercenaires amateurs à bas prix qui sont utilisés dans des unités qui sont les plus exposées et les plus risquées - Analyse de Thierry Vircoulon sur la stratégie russe.
« Les soldats russes coûtent assez cher puisque Moscou a revalorisé les salaires dans l'armée russe pour rendre le recrutement, évidemment, attractif. Le but, c'est d'avoir des mercenaires amateurs à bas prix qui sont utilisés dans des unités qui sont les plus exposées et les plus risquées »
franceinfo.fr ↗ ↩ -
Yurii Tokar, ambassadeur ukrainien au Kenya - Ambassadeur ukrainien ayant commenté la stratégie russe de recrutement.
« remarque Yurii Tokar, « elle cherche de la chair à canon partout où c’est possible » »
sudouest.fr ↗ ↩ -
Vsevolod Tkachenko, ambassadeur de Russie à Nairobi - Défense du gouvernement russe par son ambassadeur au Kenya
« Si le gouvernement russe s’est défendu, par la voix de son ambassadeur à Nairobi, Vsevolod Tkachenko, de toute implication dans ces départs. »
lemonde.fr ↗ ↩ -
La Russie nie en bloc ses méthodes de recrutement en Afrique. - Position officielle de la Russie sur le recrutement de combattants africains.
« Moscou continue de nier en bloc ses méthodes de recrutement »
franceinfo.fr ↗ ↩ -
Nations unies - Organisation internationale à laquelle le rapport adresse des recommandations.
« recommandations détaillées à l’intention [.] des organisations internationales - Nations unies »
fidh.org ↗ ↩ -
Union européenne - Organisation internationale à laquelle le rapport adresse des recommandations.
« recommandations détaillées à l’intention [.] des organisations internationales - Union européenne »
fidh.org ↗ ↩ -
Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE) - Organisation internationale à laquelle le rapport adresse des recommandations.
« recommandations détaillées à l’intention [.] des organisations internationales - Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE) »
fidh.org ↗ ↩ -
Comité international de la Croix-Rouge (CICR) - Organisation internationale à laquelle le rapport adresse des recommandations.
« recommandations détaillées à l’intention [.] des organisations internationales - Comité internationale de la Croix rouge (CICR) »
fidh.org ↗ ↩ -
Samuel Okudzeto Ablakwa, ministre des affaires étrangères du Ghana - Ministre ghanéen ayant effectué une visite diplomatique en Ukraine
« C’est pour obtenir la libération de deux d’entre eux que le ministre des affaires étrangères du Ghana, Samuel Okudzeto Ablakwa, s’est rendu, mercredi 25 février, dans la capitale ukrainienne. »
lemonde.fr ↗ ↩ -
25 février 2026 - Date de la visite du ministre ghanéen des affaires étrangères à Kiev
« C’est pour obtenir la libération de deux d’entre eux que le ministre des affaires étrangères du Ghana, Samuel Okudzeto Ablakwa, s’est rendu, mercredi 25 février, dans la capitale ukrainienne. »
lemonde.fr ↗ ↩ -
Volodymyr Zelensky, président de l'Ukraine - Président ukrainien ayant reçu le ministre ghanéen des affaires étrangères
« Il a pu s’entretenir avec le président Volodymyr Zelensky, à qui il a assuré que les deux hommes avaient été. »
lemonde.fr ↗ ↩ -
« victimes de manipulation, de désinformation » de la part « de réseaux criminels de trafiquants » qui leur promettaient « un travail décent » en Russie - Déclaration du ministre ghanéen des affaires étrangères sur le sort des deux ressortissants ghanéens
« Il a assuré que les deux hommes avaient été « victimes de manipulation, de désinformation » de la part « de réseaux criminels de trafiquants » qui leur promettaient « un travail décent » en Russie. »
lemonde.fr ↗ ↩ -
Le ministre des affaires étrangères du Ghana est reparti de Kiev sans ses compatriotes - Échec de la mission diplomatique ghanéenne pour rapatrier les deux ressortissants
« Mais le diplomate est reparti de Kiev sans ses compatriotes. »
lemonde.fr ↗ ↩ -
Nairobi, capitale du Kenya - Ville mentionnée comme point de départ de ressortissants africains vers la Russie
« De Nairobi à Accra, de plus en plus de gouvernements africains se mobilisent. »
lemonde.fr ↗ ↩ -
Accra, capitale du Ghana - Ville mentionnée comme point de départ de ressortissants africains vers la Russie
« De Nairobi à Accra, de plus en plus de gouvernements africains se mobilisent. »
lemonde.fr ↗ ↩ -
1 780 - Nombre de ressortissants africains en provenance de 36 pays du continent selon les autorités de Kiev
« Les autorités de Kiev, elles, avancent le chiffre de 1 780 ressortissants en provenance de 36 pays du continent. »
lemonde.fr ↗ ↩ -
36 - Nombre de pays africains dont les ressortissants sont recensés par les autorités de Kiev
« Les autorités de Kiev, elles, avancent le chiffre de 1 780 ressortissants en provenance de 36 pays du continent. »
lemonde.fr ↗ ↩ -
Vladimir Poutine a déclenché l’invasion de l’Ukraine le 24 février 2022 - Début de la guerre en Ukraine
« la décision de Vladimir Poutine de déclencher l’invasion de l’Ukraine, le 24 février 2022. »
lemonde.fr ↗ ↩ -
500 000 à 600 000 morts, militaires et civils confondus - Bilan humain approximatif de la guerre en Ukraine quatre ans après le début de l'invasion russe
« De 500 000 à 600 000 morts, militaires et civils confondus. C’est le bilan humain approximatif, quatre années après la décision de Vladimir Poutine de déclencher l’invasion de l’Ukraine, le 24 février 2022. »
lemonde.fr ↗ ↩ -
Center for Strategic and International Studies, un cercle de réflexion de Washington spécialisé dans les questions de sécurité - Organisation ayant effectué les calculs sur les pertes humaines
« d’après les calculs du Center for Strategic and International Studies, un cercle de réflexion de Washington spécialisé dans les questions de sécurité. »
lemonde.fr ↗ ↩ -
deux millions d’individus - Estimation du total incluant les morts et les invalides de guerre
« Si l’on ajoute les invalides de guerre, le total approche les deux millions d’individus, d’après les calculs du Center for Strategic and International Studies »
lemonde.fr ↗ ↩ -
La guerre en Ukraine est le pire bain de sang en Europe depuis la seconde guerre mondiale - Comparaison du bilan humain de la guerre en Ukraine avec d'autres conflits européens
« Il s’agit du pire bain de sang sur le continent européen depuis la seconde guerre mondiale, loin devant les guerres de Yougoslavie. »
lemonde.fr ↗ ↩ -
L’Ukraine et la Russie ont classifié leurs pertes militaires - Raison pour laquelle les chiffres des pertes militaires sont des estimations
« Il ne s’agit toutefois que d’une estimation, car l’Ukraine comme la Russie ont classifié leurs pertes militaires. »
lemonde.fr ↗ ↩ -
53 006 - Nombre de victimes civiles ukrainiennes prouvées et identifiées depuis le 24 février 2022 selon l'ONU
« un rapport des Nations unies (ONU), daté de la mi-février, évalue à 53 006 le nombre de victimes civiles ukrainiennes prouvées et identifiées, depuis le 24 février 2022 »
lemonde.fr ↗ ↩ -
15 954 morts - Nombre de morts parmi les victimes civiles ukrainiennes prouvées et identifiées selon l'ONU
« dont 15 954 morts. »
lemonde.fr ↗ ↩ -
mi-février - Date du rapport des Nations unies sur les victimes civiles ukrainiennes
« un rapport des Nations unies (ONU), daté de la mi-février »
lemonde.fr ↗ ↩ -
plus de 1,2 million - Estimation des pertes humaines russes (tués et blessés) selon les services occidentaux de renseignement.
« les dernières estimations des services occidentaux de renseignement font état de plus de 1,2 million de tués et blessés côté russe »
sudouest.fr ↗ ↩ -
deux fois plus - Ratio des pertes russes par rapport aux pertes ukrainiennes selon les estimations.
« deux fois plus que du côté de l’armée ukrainienne »
sudouest.fr ↗ ↩ -
Iouri, 42 ans, père de famille à Iekaterinbourg, dans l’Oural - Témoin anonyme opposé à la guerre en Ukraine.
« « En Russie, on peut vivre loin de la guerre, plongé dans son quotidien, en pleine apathie. Avec, en bruit de fond, les reportages en boucle des télévisions du Kremlin sur nos “héros”. Seul vrai retour à la réalité de la guerre: les recrutements d’hommes », témoigne Iouri, 42 ans, joint par messagerie. Père de famille à Iekaterinbourg, dans l’Oural »
lemonde.fr ↗ ↩ -
En Russie, on peut vivre loin de la guerre, plongé dans son quotidien, en pleine apathie. Avec, en bruit de fond, les reportages en boucle des télévisions du Kremlin sur nos 'héros'. Seul vrai retour à la réalité de la guerre: les recrutements d’hommes - Témoignage d'un opposant à la guerre sur la perception de la guerre en Russie.
« « En Russie, on peut vivre loin de la guerre, plongé dans son quotidien, en pleine apathie. Avec, en bruit de fond, les reportages en boucle des télévisions du Kremlin sur nos “héros”. Seul vrai retour à la réalité de la guerre: les recrutements d’hommes » »
lemonde.fr ↗ ↩
Sources
- Guerre en Ukraine : la Russie a recruté 27.000 ressortissants étrangers, affirment trois ONG
- En Russie, l’aller sans retour des combattants étrangers
- 27 000 mercenaires de 130 pays au combat en Ukraine dans les rangs de l'armée russe
- Guerre en Ukraine : des milliers de ressortissant·es étrangers recrutés par la Russie en violation du droit international
- Guerre en Ukraine. Moscou a « détruit ma vie » : trompés et utilisés comme « chair à canon », comment des Africains sont enrôlés de force par l’armée russe
- « Inde. Les malgré-nous de l’armée russe », sur Arte.tv : avec les jeunes Indiens enrôlés sur le front ukrainien
- La Russie multiplie les recrutements en tout genre pour soutenir l’effort de guerre
- Avec déjà environ 500 000 morts, la guerre entre la Russie et l’Ukraine est le pire bain de sang en Europe depuis 1945
- "Le commandant m'a dit que si je refusais, il me tuerait", les mensonges russes pour recruter des Africains qui combattent en Ukraine
- Guerre en Ukraine : des gouvernements africains s’alarment du recrutement de leurs ressortissants dans l’armée russe