Casper Ruud retrouve son bourreau de 2025 à Gstaad
Le Norvégien s'impose en trois sets mais devra affronter l'Argentin qui l'avait sorti l'an dernier
Vainqueur de Jaime Faria en huitièmes, le Norvégien affrontera Juan Manuel Cerundolo en quarts, exactement comme l'an dernier. L'Argentin l'avait battu après un 3-0 dilapidé dans le dernier set.
Les enjeux
Ce qu'il faut comprendre
Revanche psychologique
Ruud retrouve Cerundolo, qui l'avait sorti l'an dernier au même stade après un 3-0 dilapidé dans le dernier set.
Fragilité mentale sur ses terres
Avec un bilan de 9-1 à Gstaad avant 2025, la défaite face à Cerundolo reste la seule ombre au tableau du Norvégien dans ce tournoi.
L'essentiel
Ce qu'il faut retenir
- Casper Ruud bat Jaime Faria 6-7(1), 6-4, 6-2 en huitièmes à Gstaad le 16 juillet 2026
- Le Norvégien affrontera Juan Manuel Cerundolo en quarts, qui l'avait éliminé au même stade l'an dernier
- Cerundolo avait battu Ruud 6-2, 1-6, 6-3 en 2025 après que le Norvégien menait 3-0 dans le dernier set
- Faria, 92e mondial, avait sorti Stan Wawrinka au tour précédent
Le court central de Gstaad, 16 juillet, 15h30. Casper Ruud, tête de série numéro 2 - serre les dents. Face à lui, Jaime Faria, 92e mondial - vient de remporter le premier set au tie-break, 7-6(1). Le Portugais, qui a sorti Stan Wawrinka deux jours plus tôt, joue sans pression. Ruud, lui, en a.
Le Norvégien redresse la barre dans le deuxième set, 6-4. Puis accélère dans le troisième, 6-2. Victoire en trois manches, qualification pour les quarts. Mais l’adversaire qui l’attend n’est pas n’importe qui.
Cerundolo, le fantôme de 2025
Juan Manuel Cerundolo. L’Argentin a éliminé Miomir Kecmanović en huitièmes, 3-6, 6-3, 7-5. Il affrontera Ruud en quarts, exactement comme l’an dernier. Le 14 juillet 2025 - sur ce même court, Cerundolo, alors 109e mondial, avait battu Ruud 6-2, 1-6, 6-3 en deux heures et neuf minutes.
Ce jour-là, Ruud était tête de série numéro 1 - avec un excellent bilan à Gstaad. Il avait mené 3-0 dans le dernier set. Puis perdu six jeux d’affilée. Un effondrement inexpliqué, une sortie par la petite porte dans un tournoi qu’il avait gagné deux fois, en 2021 et 2022.
Une revanche sous pression psychologique
Retrouver Cerundolo au même stade de la compétition n’est pas anodin. Le Norvégien sait ce qu’il s’est passé l’an dernier: une avance de trois jeux transformée en débâcle, six jeux perdus consécutivement. Ce genre de séquence laisse des traces. Soit elle sert de leçon, et Ruud arrive jeudi avec la détermination de celui qui veut effacer une humiliation. Soit elle alimente le doute, et l’Argentin peut exploiter la même faille mentale.
Cerundolo, désormais 45e mondial - n’a jamais battu Ruud ailleurs qu’ici. Mais ici, il l’a dominé quand personne ne l’attendait. Il connaît la recette: laisser le Norvégien prendre de l’avance, puis resserrer le jeu et attendre la fissure. La mémoire musculaire des échecs ne s’efface pas en un an.
Un premier titre qui se fait attendre
Ruud arrive à ce quart avec un bilan 2026 en demi-teinte. Il n’a remporté aucun titre cette saison. Il cherche encore son rythme estival.
Gstaad représente une opportunité idéale pour briser cette disette. Le tournoi suisse, disputé sur terre battue du 13 au 19 juillet - reste l’un de ses jardins préférés. Avec un bilan de 9 victoires pour 1 défaite avant 2026, soit 90 % de réussite, il connaît chaque recoin de ce court. Mais l’absence de titre commence à peser. Un joueur du calibre de Ruud ne peut pas traverser une saison entière sans lever un trophée sans que cela interroge sur sa capacité à conclure les tournois.
La fragilité mentale du favori sur ses terres
Le paradoxe de Ruud à Gstaad tient en une phrase: un excellent bilan pendant des années - vainqueur en 2021 et 2022 - puis victime d’un effondrement face à un adversaire qu’il dominait largement. Cette fragilité mentale n’est pas le fruit du hasard. Elle surgit précisément quand la pression du statut de favori sur ses terres devient insoutenable.
Face à Faria, il a été bousculé dans le premier set, passif au tie-break. Il doit batailler sur des tournois qu’il dominait. Et qui retrouve précisément l’adversaire capable de profiter de ses failles.
Cerundolo n’est pas un spécialiste de la terre. Mais il a déjà pris le scalp de Ruud ici, dans un match où le Norvégien menait largement. Rendez-vous jeudi pour savoir si Ruud exorcise son fantôme suisse ou si l’histoire bégaie.
