Saint-Angel : réunion tendue sur le projet de parc éolien d’Auzelon
Environ 70 personnes, majoritairement opposées au projet porté par Boralex, ont assisté à la réunion publique du 16 juillet au centre socioculturel.
La première réunion publique sur le projet de parc éolien d'Auzelon s'est tenue le 16 juillet 2026 à Saint-Angel. Face aux représentants de Boralex, les riverains ont exprimé de vives inquiétudes sur les nuisances et l'impact environnemental. La consultation publique court jusqu'au 2 octobre.
L'essentiel
Ce qu'il faut retenir
- Environ 70 personnes ont assisté à la réunion publique du 16 juillet 2026 à Saint-Angel, majoritairement des opposants au projet.
- Le projet prévoit l'installation de sept éoliennes de 200 mètres de hauteur sur Saint-Angel et Saint-Victor.
- La consultation publique court du 2 juillet au 2 octobre 2026 sur le site de la préfecture de l'Allier.
- Boralex annonce 400 000 euros de retombées économiques annuelles et une capacité d'alimentation pour 35 000 habitants.
- Le Conseil Départemental de l'Allier a voté le 19 juin 2026 une motion demandant la suspension de l'instruction des projets éoliens industriels.
Environ 70 personnes se sont réunies au centre socioculturel de Saint-Angel le 16 juillet 2026 pour la réunion d’ouverture de la consultation publique sur le projet éolien d’Auzelon, selon RJFM.net. Le climat était tendu, la salle étant principalement composée d’opposants au projet.
Sept éoliennes de 200 mètres prévues
Le projet porté par Boralex prévoit l’installation de sept aérogénérateurs de 200 mètres de hauteur sur les communes de Saint-Angel et Saint-Victor, comme l’indique le dossier d’autorisation environnementale. Charlotte Verdier, cheffe de projet pour Boralex Auzelon, a présenté le dispositif face à un public majoritairement hostile.
Les échanges entre les riverains et les représentants de l’entreprise ont été parfois vifs. Les habitants présents ont exprimé leurs préoccupations sur les nuisances visuelles et sonores, les impacts sur la santé, la dénaturation des paysages, les conséquences pour la biodiversité et la dépréciation des biens immobiliers.
Une consultation publique jusqu’au 2 octobre
La consultation publique par voie électronique a débuté le 2 juillet 2026 et se poursuivra jusqu’au 2 octobre, selon la préfecture de l’Allier. Cette procédure permet aux citoyens de formuler leurs observations sur la demande d’autorisation environnementale du projet.
Charlotte Verdier a reconnu que l’opposition était particulièrement mobilisée lors de ce type de format public, rapporte RJFM.net. Boralex met en avant que le projet, initié en 2020 par les élus locaux, repose sur des études de faisabilité indépendantes et une concertation continue via des comités de pilotage et de suivi.
400 000 euros de retombées économiques annoncées
Le porteur de projet estime que le parc éolien générera environ 400 000 euros de retombées économiques annuelles pour le territoire et permettra d’alimenter environ 35 000 habitants par an, selon les éléments fournis par Boralex. Ces arguments économiques n’ont toutefois pas suffi à apaiser les inquiétudes des riverains présents.
Contexte dans l’Allier
Le projet d’Auzelon s’inscrit dans un contexte départemental marqué par une opposition croissante aux installations éoliennes industrielles. Le Conseil Départemental de l’Allier a adopté une motion le 19 juin 2025 demandant la suspension immédiate de l’instruction des projets éoliens industriels tant qu’un cadre de régulation respectueux du territoire ne sera pas établi.
Cette position du département illustre les tensions locales autour de la transition énergétique et de l’implantation d’infrastructures de production d’énergie renouvelable. Saint-Angel et Saint-Victor, deux communes rurales du nord-est de l’Allier, se trouvent au cœur de ce débat qui oppose développement des énergies vertes et préservation du cadre de vie.
Prochaine étape
Les habitants et acteurs locaux ont jusqu’au 2 octobre pour déposer leurs observations sur le registre dématérialisé de la consultation. L’issue de cette procédure déterminera la suite donnée à la demande d’autorisation environnementale déposée par Boralex.