Saint-Aubin-le-Cloud : 20 hectares de végétation ravagés par un incendie, une maison détruite
Le jeudi 25 juin 2026, un violent feu s'est déclaré au lieu-dit La Gloire, détruisant 20 hectares de végétation et une maison inhabitée. Une cinquantaine de pompiers ont été mobilisés.
Un incendie de végétation s'est déclaré jeudi 25 juin 2026 à Saint-Aubin-le-Cloud (Deux-Sèvres). Les flammes ont parcouru 20 hectares et détruit une maison inhabitée. Une cinquantaine de sapeurs-pompiers ont été engagés.
L’essentiel
- Fait 1 : Incendie déclaré le 25 juin 2026 à 18h40 au lieu-dit La Gloire, Saint-Aubin-le-Cloud.
- Fait 2 : 20 hectares de végétation détruits, une maison inhabitée entièrement brûlée.
- Fait 3 : Une cinquantaine de pompiers mobilisés, feu éteint à 21h16.
- Fait 4 : Vigilance rouge incendie dans les Deux-Sèvres en raison de la canicule.
- Fait 5 : Le préfet a restreint l’accès aux forêts du 25 au 29 juin.
Le déroulé de l’incendie
Jeudi 25 juin 2026, à 18h40, les sapeurs-pompiers des Deux-Sèvres sont appelés pour un feu de végétation au lieu-dit La Gloire, sur la commune de Saint-Aubin-le-Cloud. Sous l’effet d’un vent de sud-est soufflant en rafales jusqu’à 50 km/h et d’une sécheresse extrême, les flammes se propagent rapidement. En moins de deux heures, le sinistre parcourt 20 hectares de broussailles et de taillis, soit l’équivalent d’environ 28 terrains de football, selon le service départemental d’incendie et de secours (Sdis 79).
Les pompiers, au nombre d’une cinquantaine, sont déployés depuis les centres de secours de Secondigny, Parthenay et Bressuire, assistés de deux sections de la colonne mobile départementale. Des véhicules de lutte contre les feux de forêt (CCFM) et des camions-citernes de grande capacité sont engagés. Le feu est déclaré éteint à 21h16, après près de deux heures et demie d’intervention.
Une maison inhabitée détruite
Dans sa progression, l’incendie a atteint une maison d’habitation inoccupée située à proximité du point de départ. La bâtisse a été entièrement consumée par les flammes. Aucune victime n’est à déplorer, le logement étant vacant. Les habitations voisines ont été préservées grâce à l’action des pompiers, qui ont établi des lignes de défense et procédé à des débroussaillements d’urgence.
Selon les informations recueillies auprès du Sdis, l’origine du feu n’est pas encore déterminée. Une enquête est ouverte par la gendarmerie de Parthenay pour identifier les causes. Les investigations devront déterminer s’il s’agit d’un acte involontaire, d’une imprudence ou d’une origine naturelle.
Le compte X du journal Le Courrier de l’Ouest a relayé l’information en soirée, confirmant la destruction de la maison inhabitée.
Mobilisation des pompiers
L’intervention a nécessité l’engagement de moyens conséquents : une cinquantaine de sapeurs-pompiers, une vingtaine de véhicules dont des CCFM, un poste de commandement mobile et une cellule d’appui logistique. Le colonel Guillaume Delaunay, directeur du Sdis 79, a salué la réactivité des équipes : « Dans un contexte de canicule et de vigilance rouge, chaque minute compte. Nos personnels ont évité une propagation plus grave vers les zones habitées et les cultures voisines. »
Cet incendie s’ajoute à plusieurs départs de feu dans le département le même jour. À Loublande, 15 hectares de végétation ont également brûlé, mobilisant une quinzaine de pompiers. Une soixantaine de soldats du feu étaient ainsi opérationnels simultanément sur deux fronts dans les Deux-Sèvres.
Contexte dans les Deux-Sèvres
Les Deux-Sèvres sont placés depuis le 24 juin en vigilance rouge pour le risque incendie par Météo-France. L’indice forêt météo (IFM) atteint des valeurs records, avec un niveau de danger qualifié de « très élevé ». Les températures avoisinent les 40 °C dans le département, accompagnées d’un vent de sud-est. L’indicateur thermique national a atteint 30 °C le 25 juin, un record pour une fin juin, dans un contexte de canicule historique.
Le département, couvert de vastes espaces boisés (forêts de Parthenay, Châtillon-sur-Thouet, Argenton-les-Vallées) et agricoles, est particulièrement vulnérable aux incendies. Selon l’Office national des forêts (ONF), le niveau de danger est « exceptionnel », avec un assèchement des sols inédit pour la saison. Les précipitations des mois d’avril et mai 2026 ont été inférieures de 60 % à la normale.
D’autres incendies similaires ont été signalés dans le Limousin voisin, où une centaine de pompiers ont été mobilisés pour maîtriser plusieurs foyers.
Les mesures préfectorales
Face à la situation, le préfet des Deux-Sèvres, Simon Fetet, a pris un arrêté le 25 juin interdisant l’accès et les travaux dans les forêts de plus de 4 hectares jusqu’au 29 juin. Cette mesure concerne l’ensemble des massifs forestiers du département, y compris les forêts domaniales. Il est interdit de pénétrer dans les bois, d’y circuler en véhicule motorisé, d’y faire du feu, d’y travailler (bûcheronnage, débroussaillage) ou d’y utiliser des engins susceptibles de provoquer des étincelles.
« Dans ce contexte de danger très élevé, il est impératif de limiter tout risque de départ de feu », a rappelé la préfecture dans un communiqué. Les contrevenants s’exposent à une amende de 135 euros. Par ailleurs, le plan Orsan a été activé au niveau maximal dans plusieurs départements voisins, comme dans l’Ain, où les hôpitaux sont en gestion de crise.
Précédent et mise en garde
L’été 2026 s’annonce particulièrement propice aux incendies. En avril dernier, une mère et ses deux enfants avaient été sauvés d’un incendie nocturne à Comprégnac (Aveyron). Les services de l’État appellent à la plus grande vigilance : ne pas jeter de mégots, ne pas allumer de feu en plein air, signaler tout départ de flamme au 18 ou 112.
Les habitants de Saint-Aubin-le-Cloud, commune d’environ 1 800 habitants située entre Parthenay et Bressuire, sont invités à respecter scrupuleusement les consignes. La gendarmerie mène des patrouilles de surveillance dans les zones boisées.
Prochaine étape : l’enquête devra déterminer l’origine de l’incendie. Les résultats sont attendus dans les prochains jours.