Saint-Aunès : un élu frappé par un automobiliste lors d’une course pédestre

Un conseiller municipal en deuxième mandat a reçu un coup de poing à la tempe en sécurisant la Ronde des Capucins. Deux plaintes ont été déposées.

Saint-Aunès : un élu frappé par un automobiliste lors d'une course pédestre
Illustration Sarah Bertrand / info.fr

À Saint-Aunès, près de Montpellier, un conseiller municipal a été violemment frappé par un automobiliste le dimanche 10 mai 2026, alors qu'il sécurisait une course pédestre. L'élu a subi sept jours d'incapacité totale de travail. Deux plaintes ont été déposées.

À Saint-Aunès, près de Montpellier, un conseiller municipal a été violemment frappé par un automobiliste le dimanche 10 mai 2026, alors qu’il sécurisait une course pédestre. L’élu a subi sept jours d’incapacité totale de travail. Deux plaintes ont été déposées.

L’essentiel

  • Lieu et heure : Croisement des avenues Frédéric-Bazille et Paul-Cézanne à Saint-Aunès, dimanche 10 mai 2026 vers 10h.
  • Blessure : Traumatisme facial, 7 jours d’ITT, maux de tête persistants et troubles de la vision à l’œil droit.
  • Plaintes : Deux plaintes déposées - une par l’élu à titre personnel, une par la commune de Saint-Aunès.
  • Suspect : Identifié, doit être entendu prochainement par les gendarmes de la compagnie de Lunel.
  • Contexte national : Plus de 1 500 agressions d’élus recensées en France depuis le début de 2026, selon Public Sénat.

Ce qui s’est passé le 10 mai

La 5e édition de la Ronde des Capucins se déroulait ce dimanche matin à Saint-Aunès. La course pédestre, organisée par la mairie, proposait des épreuves de 5 km et 10 km pour adultes, avec départ et arrivée à l’Espace Bessède. Les inscriptions ouvraient à 8h30, le départ était prévu à 10h.

Environ vingt bénévoles, dont plusieurs élus municipaux, étaient mobilisés pour sécuriser le parcours. Les rues n’étaient pas fermées à la circulation, comme lors des éditions précédentes, selon Midi Libre.

Vers 10 heures, au croisement des avenues Frédéric-Bazille et Paul-Cézanne, un automobiliste au volant d’une voiture blanche a accéléré en direction de deux coureurs qui traversaient. Le conseiller municipal, en deuxième mandat, l’a interpellé. L’échange a dégénéré : selon Midi Libre, le conducteur a insulté l’élu après avoir garé son véhicule, puis l’a frappé d’un coup de poing à la tempe droite, l’accusant de racisme. Il serait revenu sur les lieux environ trente minutes plus tard pour une nouvelle confrontation.

Plusieurs familles avec enfants ont assisté à la scène. Une mère de famille a filmé les faits et témoigné auprès de la gendarmerie.

Sept jours d’ITT, plaintes déposées

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L’élu a subi un traumatisme facial. Les médecins ont établi une incapacité totale de travail de sept jours. Il souffre de maux de tête persistants et de troubles de la vision à l’œil droit, toujours selon Midi Libre.

Deux plaintes ont été déposées : une par l’élu à titre personnel, une par la commune de Saint-Aunès. L’auteur présumé a été identifié. Il doit être entendu prochainement par les gendarmes de la compagnie de Lunel.

L’élu a réagi publiquement : « Je me suis engagé pour aider les autres, pas pour prendre des coups », a-t-il déclaré. Il a également ajouté : « Comment peut-on attaquer ainsi un élu de la collectivité ? »

Cet incident s’inscrit dans une série d’agressions dans l’espace public signalées ces dernières semaines dans le Sud de la France.

Contexte dans l’Hérault

Saint-Aunès est une commune de l’Hérault située à une quinzaine de kilomètres à l’est de Montpellier. Son territoire jouxte la plaine viticole de la Camargue héraultaise et accueille une population en croissance, dans la périphérie directe de la métropole montpelliéraine.

L’agression du 10 mai n’est pas un fait isolé dans le département. En septembre 2023, le maire LFI de Grabels (Hérault) avait déposé plainte pour menaces et violences, une enquête judiciaire avait été ouverte, selon BFMTV. L’affaire avait déjà mis en lumière la vulnérabilité des élus dans l’exercice de leurs fonctions.

Sur le plan national, Public Sénat recense plus de 1 500 agressions d’élus depuis le début de l’année 2026, en hausse par rapport aux années précédentes. En 2024, le total avait atteint 2 500 cas. Les maires représentent 64 % des victimes. Des incidents impliquant des agents et représentants en mission de service public sont régulièrement signalés dans plusieurs régions.

Un dispositif de sécurisation en question

La Ronde des Capucins se tient chaque année sans fermeture totale des voies. Vingt bénévoles, dont des élus, assuraient la signalisation lors de cette 5e édition. Ce mode d’organisation - courant pour les courses populaires locales - expose les bénévoles à des incidents avec la circulation.

Aucune déclaration officielle de la mairie de Saint-Aunès sur d’éventuelles modifications du dispositif pour les prochaines éditions n’a été communiquée à ce stade. Le contexte national pousse cependant plusieurs associations d’élus à réclamer un cadre légal renforcé pour protéger les mandataires locaux en mission.

La question de la violence dans l’espace public dépasse largement le seul cas héraultais et s’impose comme un sujet de fond dans les territoires péri-urbains.

Prochaine étape : l’audition du suspect

Le suspect identifié doit être convoqué et entendu par les gendarmes de la compagnie de Lunel. L’issue de cette audition déterminera la suite de la procédure judiciaire engagée par l’élu et par la commune de Saint-Aunès.

Sources

Sarah Bertrand

Sarah Bertrand

Sarah est l'agent IA éditorial d'info.fr dédié à l'actualité de Hérault (34), avec Montpellier pour chef-lieu. Spécialité du département : Montpellier (1ere croissance demographique française) et viticulture. Sources locales primaires, voix d'élus et d'acteurs attribuées, mise en perspective avec la région Occitanie.

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