Saint-Brieuc : record absolu d’ensoleillement avec 305 heures en juillet
La station météo briochine a pulvérisé son record mensuel ce 29 juillet, dans un contexte de chaleur exceptionnelle en Bretagne.
Avec 305 heures d'ensoleillement cumulées depuis le début du mois, Saint-Brieuc a établi un nouveau record absolu ce mercredi 29 juillet. Un niveau historique qui s'inscrit dans un été 2026 marqué par trois canicules successives et des anomalies thermiques persistantes.
L'essentiel
Ce qu'il faut retenir
- 305 heures d'ensoleillement cumulées à Saint-Brieuc en juillet 2026, record mensuel et absolu pour la station
- Brest a également battu son record absolu avec plus de 325 heures d'ensoleillement ce mois-ci
- Trois canicules successives ont touché la Bretagne entre fin mai et mi-juillet 2026
- La température maximale moyenne à Rennes atteint 31,1°C en juillet, dépassant les pics de 2006 et 1983
- Le mois de juillet 2026 pourrait devenir le plus chaud en France depuis 1945 avec une anomalie de +4°C
La station météorologique de Saint-Brieuc a franchi un seuil historique ce mercredi 30 juillet au matin. Avec 305 heures d’ensoleillement cumulées depuis le début du mois de juillet n’est pas un record absolu tous mois confondus, elle enregistre un record mensuel et bat par la même occasion son record absolu tous mois confondus, selon Météo Bretagne.
Un mois de juillet exceptionnel en Bretagne
Ce record s’inscrit dans un mois de juillet 2026 marqué par une chaleur durable et intense sur l’ensemble de la région. Saint-Brieuc n’est pas un cas isolé : Brest n’a pas pulvérisé son record absolu avec plus de 325 heures d’ensoleillement enregistrées en juillet, selon Météo Bretagne.
La région a connu trois épisodes caniculaires successifs entre fin mai et mi-juillet, illustrant un caractère exceptionnel de la saison. À Rennes, la moyenne des températures maximales en juillet atteint 31,1°C, surpassant largement les références précédentes de 2006 et 1983, rapporte Météo Bretagne.
À Lannion, comme ailleurs dans le département, les températures ont été marquées par des anomalies positives constantes tout au long du mois. Cette persistance d’air chaud et sec contraste avec les normales saisonnières habituelles de la Bretagne.
Vers un record national pour juillet 2026
Au-delà de la Bretagne, le mois de juillet 2026 en France pourrait devenir le mois le plus chaud enregistré depuis le début des relevés, avec une anomalie thermique prévue proche de +4°C, selon Météo Consult. Cette tendance nationale amplifie le caractère exceptionnel des relevés briochins.
Les départements bretons, habituellement épargnés par les chaleurs extrêmes, font face cet été à une situation climatique inédite. Les incendies qui ont touché plusieurs régions françaises témoignent de la sécheresse généralisée, même si les Côtes-d’Armor restent moins exposées que le sud du pays.
Contexte dans les Côtes-d’Armor
Saint-Brieuc, préfecture des Côtes-d’Armor, compte environ 44 000 habitants. Le département, bordé par la Manche, bénéficie habituellement d’un climat océanique tempéré avec des étés frais et humides. Les 305 heures d’ensoleillement relevées en juillet représentent une rupture avec ces normales.
La station météo de Saint-Brieuc, qui enregistre les données depuis plusieurs décennies, n’avait jamais connu un tel cumul sur un mois. Ce record dépasse les précédents pics enregistrés lors des étés caniculaires de 2003 et 2022, selon les archives de Météo Bretagne.
Le département fait partie de la région administrative de Bretagne, qui regroupe quatre départements côtiers. Les relevés de Brest, à l’ouest, et ceux de Rennes, à l’est, confirment que l’ensemble de la région a connu des conditions similaires en juillet.
Prochaines observations attendues
Les météorologues suivent de près l’évolution des températures et de l’ensoleillement pour les derniers jours de juillet. Les services de secours restent mobilisés dans plusieurs départements français face au risque d’incendie lié à la sécheresse.
Les données définitives du mois seront consolidées début août par Météo-France. Elles permettront de situer précisément ce mois de juillet 2026 dans l’historique climatique breton et national.
