Saint-Denis : 420 bouteilles de protoxyde d’azote saisies, une personne interpellée

La police a repéré un groupe de jeunes autour d'un carton lors d'une patrouille le 19 avril 2026.

Saint-Denis : 420 bouteilles de protoxyde d'azote saisies, une personne interpellée
Illustration Fatima Benali / info.fr

Une patrouille de police a intercepté une camionnette à Saint-Denis dimanche. À l'intérieur : 420 bouteilles de protoxyde d'azote, dit « gaz hilarant ». Une personne a été interpellée.

Les agents ont repéré un groupe de jeunes autour d’un carton, rue non précisée, dans la soirée du 19 avril 2026. Une fouille de la camionnette stationnée à proximité a permis de découvrir 420 bouteilles de protoxyde d’azote. Une interpellation a suivi, selon Le Parisien.

La Préfecture de Police a annoncé la saisie le lendemain sur X :

Un trafic qui s’intensifie en Seine-Saint-Denis

Ce contrôle n’est pas isolé. Le 2 avril 2026, à Stains, une saisie record de 21 672 bouteilles avait été effectuée dans un entrepôt, avec deux interpellations, selon Actu.fr. En décembre 2025, 3 472 bouteilles avaient été confisquées dans un box à Bondy lors d’une transaction suspecte, toujours selon Le Parisien. En janvier 2026, une opération du CODAF à Épinay-sur-Seine avait par ailleurs saisi 84 bonbonnes dans plusieurs établissements, d’après le ministère de l’Économie.

Un cadre légal renforcé mais insuffisant

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La loi du 1er juin 2021 interdit déjà la vente de protoxyde d’azote aux mineurs, dans les débits de boissons et de tabac. Les contrevenants s’exposent à des amendes pouvant atteindre 15 000 €, selon la préfecture de Seine-Saint-Denis. Un arrêté préfectoral du 19 décembre 2025 avait en outre temporairement interdit la vente aux particuliers dans le département, du 20 décembre 2025 au 20 janvier 2026. Le Sénat a franchi un pas supplémentaire le 26 février 2026 en adoptant une proposition de loi visant à réserver la vente aux seuls professionnels, selon l’Assemblée nationale.

Les risques sanitaires liés à l’inhalation sont sérieux : asphyxie, troubles neurologiques, carences en vitamine B12. Le trafic dans le département est documenté depuis 2021. En avril 2024, 31 tonnes avaient déjà été saisies en Seine-Saint-Denis, selon France 3.

Sources

Fatima Benali

Fatima Benali

Basée à Bobigny, elle traite les tensions sur le logement, les débats sur la sécurité, les projets de Grand Paris Express et les inégalités scolaires. Issue de l'ESJ Lille, elle a grandi en Seine-Saint-Denis. Méthode rigoureuse : interroger les élus, les associations, les enseignants, vérifier les statistiques de la préfecture avant de publier.

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