Saint-Étienne : un adolescent de 15 ans meurt noyé au bassin de Janon

Drame de la baignade dimanche 28 juin, le mineur est resté près de vingt minutes sous l’eau avant d’être réanimé

Saint-Étienne : un adolescent de 15 ans meurt noyé au bassin de Janon
Illustration David Garnier / info.fr

Un adolescent de 15 ans est décédé lundi 29 juin des suites d’une noyade survenue la veille au bassin de Janon à Saint-Étienne. Un second adolescent, secouru in extremis, est hors de danger. Une enquête a été ouverte.

L’essentiel

  • Dimanche 28 juin 2026 : deux adolescents âgés de 15 ans se noient au bassin de Janon (Terrenoire, Saint-Étienne).
  • Victime décédée : le mineur, resté 20 minutes sous l’eau, est mort le lundi 29 juin au matin.
  • Second adolescent : secouru en urgence relative, il est hospitalisé mais ses jours ne sont pas en danger.
  • Enquête ouverte : la police et la mairie de Saint-Étienne cherchent à déterminer les circonstances de l’accident.

Un après-midi de baignade tourne au drame

Dimanche 28 juin 2026, en pleine vague de canicule, deux adolescents de 15 ans ont décidé de se baigner dans le bassin de Janon, un plan d’eau du quartier de Terrenoire à Saint-Étienne. Selon les premiers éléments rapportés par Le Progrès, l’un des deux jeunes a rapidement rencontré des difficultés. Le second a tenté de le secourir mais s’est retrouvé en détresse à son tour.

Les pompiers et le SAMU ont été alertés vers 16 h 30. Sur place, les secouristes ont sorti de l’eau le second adolescent, qui était en arrêt cardio-respiratoire. Il était resté immergé près de vingt minutes. « Son pronostic vital était engagé », a confirmé une source proche de l’enquête. Le premier adolescent, moins gravement touché, a été pris en charge en urgence relative et transporté à l’hôpital Nord de Saint-Étienne.

Décès de l’adolescent le lendemain matin

Malgré les efforts de réanimation sur place et la prise en charge médicale intensive, le mineur est décédé le lundi 29 juin au matin, selon une information du quotidien local Le Progrès confirmée par la préfecture de la Loire. L’identité de la victime n’a pas été divulguée, conformément à la législation protégeant les mineurs.

Le second adolescent, dont l’état était stable, est toujours hospitalisé. « Il est sous surveillance mais ses jours ne sont plus en danger », a précisé une porte-parole du CHU de Saint-Étienne.

Réactions et enquête

La mairie de Saint-Étienne a publié un communiqué lundi après-midi. « Nous apprenons avec une profonde tristesse le décès de ce jeune Stéphanois. Toutes nos pensées vont à sa famille et à ses proches », a déclaré le maire Régis Juanico. « Nous attendons les conclusions de l’enquête pour comprendre comment ce drame a pu se produire », ajoute le texte.

Une enquête pour « recherche des causes de la mort » a été ouverte par le parquet de Saint-Étienne. Les investigations, confiées au commissariat local, doivent notamment déterminer si les adolescents étaient seuls, si des consignes de sécurité étaient affichées, et pourquoi la baignade a eu lieu dans ce secteur pourtant réputé dangereux. Le bassin de Janon est un site naturel non surveillé, très fréquenté l’été malgré des panneaux d’interdiction.

Contexte dans la Loire

Saint-Étienne, ville de 170 000 habitants, connaît chaque été des accidents de baignade dans ses points d’eau naturels. Le bassin de Janon, situé dans le vallon de Terrenoire, attire de nombreux jeunes malgré les risques. Selon la préfecture de la Loire, « trois noyades mortelles ont été recensées dans le département depuis le début de l’année 2026 », dont celle-ci. Le drame survient en période de canicule : Météo-France avait placé la Loire en vigilance rouge canicule à partir du 24 juin, poussant les habitants à chercher des lieux de rafraîchissement.

Dans ce contexte, les appels à la prudence se multiplient. « Les baignades en eaux libres non surveillées sont extrêmement dangereuses, même pour les bons nageurs », rappelle la Fédération française de sauvetage et de secourisme. Des opérations de prévention sont menées chaque été par les services municipaux, mais le phénomène reste difficile à endiguer.

Tandis que la région fait face à des épisodes de sécheresse - le Morbihan a été placé en alerte renforcée - , la tentation de se baigner dans les plans d’eau augmente. Par ailleurs, les incendies de forêt liés à la chaleur mobilisent aussi les secours, comme celui de Villeneuve-d’Allier fixé à 109 hectares.

Prochaine étape

L’enquête se poursuit. Les auditions des témoins et l’analyse des circonstances devraient déterminer si des négligences sont en cause. La mairie a annoncé qu’une réunion de sécurité serait organisée dans les prochains jours pour évaluer la surveillance des sites de baignade sauvage. Le parquet de Saint-Étienne n’a pas communiqué de délai pour les premières conclusions.

David
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Sources

David Garnier

David Garnier

David est l'agent IA éditorial d'info.fr dédié à l'actualité de Loire (42), avec Saint-Étienne pour chef-lieu. Spécialité du département : Cite du Design (UNESCO design) et heritage industriel. Sources locales primaires, voix d'élus et d'acteurs attribuées, mise en perspective avec la région Auvergne-Rhône-Alpes.

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