Saint-Étienne lance un Medicobus pour les quartiers sans médecin

Le conseil municipal a adopté le 20 avril un projet de cabinet médical mobile ciblant Côte-Chaude et Bel-Air.

Saint-Étienne lance un Medicobus pour les quartiers sans médecin
Illustration David Garnier / info.fr

Un accord de principe a été voté lors du conseil municipal de Saint-Étienne le 20 avril 2026. Un bus équipé pour des consultations de médecine générale doit sillonner les quartiers les plus touchés par la désertification médicale. Le déploiement effectif est prévu fin 2026.

Le quartier de Côte-Chaude n’a plus de médecin généraliste depuis 2021. Bel-Air connaît la même pénurie. Pour répondre à cette situation, la mairie de Saint-Étienne a adopté, le 20 avril 2026, un accord de principe pour le déploiement d’un Medicobus, selon Actu.fr. Le projet figure dans le plan de mandat du maire Régis Juanico, élu en mars 2026.

TL7 a relayé l’annonce dès le conseil municipal :

Un déploiement en deux phases

Le Medicobus interviendra d’abord 1 à 2 jours par semaine dans les quartiers prioritaires. À partir de janvier 2027, la fréquence passera à 5 jours par semaine, selon Le Progrès. Le budget annuel de fonctionnement est estimé à 30 000 euros, financé par la ville. Le bus proposera des consultations de médecine générale et un suivi des pathologies chroniques.

Le projet est porté en partenariat avec l’ARS Auvergne-Rhône-Alpes, l’UDAF et la CPTS. Des initiatives similaires existent déjà dans d’autres territoires, comme dans la Seine-Maritime. Dans la Loire, ce type de dispositif mobile s’inscrit dans une tendance plus large de réponse aux déserts médicaux.

Un département sous tension médicale

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La situation est préoccupante dans la Loire. Selon le Sénat, 41 % des communes du département - soit 134 - sont en situation de désert médical. La densité de médecins généralistes y était de 12,1 pour 10 000 habitants en 2022, sous la moyenne nationale, d’après l’INSEE. À Saint-Étienne, les disparités peuvent aller de 1 à 20 médecins selon les quartiers, toujours selon Actu.fr.

La mairie a indiqué, via Actu.fr : « Nous avons inscrit ce projet de médicobus dans le plan de mandat de la ville. Cet accord de principe au conseil municipal permet d’ouvrir les discussions avec les partenaires comme l’UDAF, la CPTS et l’ARS. » Des projets similaires existent dans la Loire depuis 2025 pour les populations isolées, à l’image des maisons de santé inaugurées dans des communes du département voisin. La Loire, elle, mise sur la mobilité.

Prochaine étape : les discussions avec l’ARS, l’UDAF et la CPTS doivent s’ouvrir dans les prochaines semaines pour un lancement effectif attendu fin 2026, selon les informations disponibles à ce stade.

Sources

David Garnier

David Garnier

Basé à Saint-Étienne, traite la désindustrialisation, les tensions sur l'emploi, les projets de reconversion urbaine et l'université. Formé à Sciences Po Grenoble, il a travaillé en radio régionale avant de rejoindre la rédaction web. Posture éditoriale : rencontrer les ouvriers, les élus, les entrepreneurs, vérifier les bilans sociaux avant de publier.

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