Dans la communauté de communes Terres-de-Haute-Charente, l’accès aux services publics en zones isolées alimente les discussions. Plusieurs dispositifs existent déjà. Mais les lacunes persistent, notamment sur le plan médical.
À Bazas, petite ville de 5 000 habitants au cœur du Bazadais, un centre de santé communautaire a ouvert ses portes début avril. Une réponse concrète à la pénurie de médecins qui frappe cette frange rurale de la Gironde depuis plusieurs années.
À Quettehou, village de 1 200 âmes perché dans le Cotentin, des résidents ont lancé une pétition pour améliorer l’accès aux soins médicaux. Derrière la démarche, une réalité concrète : se rendre chez un spécialiste relève ici du parcours du combattant. Un signal parmi d’autres dans un département durement touché par les déserts médicaux.
Tous les lundis, un bus équipé en cabinet médical stationne au 49 route de Mancheville, à Eu. Derrière cette initiative, une réponse concrète à la pénurie de généralistes qui frappe la Seine-Maritime. Le médicobus continue d’étendre sa présence.
Buxerolles, banlieue de Poitiers, a perdu deux médecins généralistes en moins d’un an en 2025. Un projet de centre de santé communautaire, porté par la liste ‘Buxerolles au Cœur’, entend y répondre. L’ouverture était annoncée pour le 3 avril 2026.
Quarante communes rurales, 2 000 km² de territoire et des délais de quatre semaines pour voir un médecin. Face à ce désert médical, la CPTS Haut Pays du Verdon & Mont d’Azur a mis un cabinet sur roues. Le bus santé est officiellement inauguré ce jeudi à Castellane.
Le 6 avril 2026, une manifestation à Valdahon a mis en lumière les difficultés d’accès aux soins dans les communes rurales du Doubs. La commune ne compte que cinq médecins généralistes pour plus de 4 000 habitants. Un cri d’alarme qui fait écho à une mobilisation déjà engagée à Besançon quelques jours plus tôt.
53 000 Sarthois sans médecin traitant, 60 généralistes pour 100 000 habitants : les chiffres sont connus depuis des années, mais la situation ne s’améliore pas. À Mamers comme dans d’autres communes rurales de la Sarthe, des associations passent à l’action.
À Haut-Moulin, en Haute-Marne, les résidents sont invités à prendre part à un diagnostic participatif sur l’accès aux soins. L’objectif : recenser concrètement les obstacles rencontrés au quotidien pour nourrir les décisions à venir à l’échelle départementale.
En Meurthe-et-Moselle, 29 % des habitants disposent d’une offre de soins inférieure à la moyenne nationale. Dans le bassin de Longwy, qualifié de désert médical, trouver un médecin traitant reste difficile pour de nombreux résidents. Les dispositifs d’aide à l’installation se multiplient, mais leur effet concret tarde à se faire sentir.
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