Saint-Lô : 30 mois de prison pour violences conjugales et menaces de mort sur sa famille
Un habitant de Saint-Lô de 42 ans a été condamné le 5 juin par le tribunal de Coutances pour des faits commis entre 2024 et 2026.
Abdulsalam Almasri, 42 ans, domicilié à Saint-Lô, a été condamné le 5 juin 2026 par le tribunal correctionnel de Coutances à 30 mois de détention pour violences conjugales et menaces de mort sur sa femme et ses quatre enfants mineurs. Les faits se sont étalés sur près de vingt mois.
L’essentiel
- Condamnation : 30 mois de détention dont 18 avec sursis probatoire, prononcée le 5 juin 2026 par le tribunal correctionnel de Coutances.
- Victimes : la femme du prévenu et quatre enfants âgés de 5, 11, 14 et 16 ans.
- ITT : 4 jours pour la femme, 1 jour pour les enfants, selon l’Unité médico-judiciaire.
- Peines accessoires : bracelet anti-rapprochement, interdiction de domicile et abords des écoles, retrait de l’autorité parentale, inéligibilité 1 an.
- Période des faits : du 1er septembre 2024 au 7 avril 2026, à Saint-Lô et dans le Calvados.
Des faits sur près de vingt mois
Selon La Manche Libre, qui a couvert l’audience, les faits reprochés à Abdulsalam Almasri se sont déroulés entre le 1er septembre 2024 et le 7 avril 2026, principalement à Saint-Lô, avec des épisodes dans le Calvados. Plusieurs scènes précises sont décrites dans l’article du 8 juin 2026.
Le 6 avril 2024, la femme du prévenu aurait reçu des coups au visage alors qu’elle était à genoux, tenant un enfant dans les bras - une saignement à l’oreille est mentionné. Une poussée contre un radiateur aurait provoqué un saignement au nez. En mars 2026, le prévenu aurait menacé un de ses fils avec un couteau de cuisine ; c’est le fils aîné qui aurait désarmé son père. Le même article rapporte que l’enfant de 5 ans mimait des gestes d’étranglement, signe retenu par le tribunal comme menace de mort.
L’Unité médico-judiciaire (UMJ) a établi une incapacité totale de travail de 4 jours pour la mère et de 1 jour pour les enfants.
Le prévenu nie, le tribunal condamne
À l’audience, Abdulsalam Almasri a nié les faits principaux, toujours selon La Manche Libre. Il a reconnu une gifle, qu’il a présentée comme une réaction à une provocation. Il a mis en cause son épouse, l’accusant de manipulation, et estimé que les enfants avaient été influencés dans leurs déclarations.
Le tribunal n’a pas suivi cette ligne de défense. La condamnation prononcée le 5 juin 2026 porte sur 30 mois de détention : 12 mois fermes et 18 mois avec sursis probatoire assortis d’obligations de soins et de travail. Aucune citation publique du procureur ni de l’avocat de la défense n’est disponible dans les sources consultées ; La Manche Libre mentionne seulement des « réquisitions conformes ».
Des peines accessoires significatives
Au-delà de la peine d’emprisonnement, le jugement comprend plusieurs mesures de protection. Un bracelet anti-rapprochement est imposé pour interdire tout contact avec l’épouse. Le prévenu est également interdit de domicile et des abords des établissements scolaires fréquentés par ses enfants. Le tribunal a prononcé le retrait de l’autorité parentale et une inéligibilité d’un an.
Ces mesures s’inscrivent dans un arsenal judiciaire renforcé ces dernières années pour les cas de violences intrafamiliales graves, notamment lorsque des enfants mineurs sont directement impliqués comme victimes. Une affaire similaire a d’ailleurs été jugée dans d’autres juridictions ces dernières semaines, illustrant la fréquence du contentieux.
Contexte dans la Manche
Saint-Lô, préfecture de la Manche, compte environ 19 352 habitants selon les dernières données détaillées de l’INSEE (recensement 2022). Le tribunal correctionnel de Coutances, compétent pour le département, traite régulièrement ce type d’affaires. Le 8 juin 2026, une autre audience concernait un Saint-Lois de 28 ans, récidiviste, poursuivi également pour violences conjugales, selon Ouest-France.
Dans la Manche, le taux de victimes de violences conjugales enregistrées atteignait 7,9 pour 10 000 habitants en 2024, selon les données du ministère de l’Intérieur. Ce chiffre place le département dans une fourchette proche de la moyenne nationale, mais les associations locales et l’ARS Normandie soulignent que les faits non signalés restent nombreux. L’affaire jugée à Coutances le 5 juin illustre aussi la durée parfois longue avant la saisine judiciaire : près de vingt mois de faits allégués avant le renvoi en correctionnelle.
La couverture judiciaire locale, assurée principalement par La Manche Libre et Ouest-France, documente régulièrement ces procédures. Pour d’autres affaires judiciaires récentes en France, le dossier en cours à Laval rappelle la gravité potentielle de tels contextes familiaux.
Suite de la procédure
Le jugement est susceptible d’appel. Les obligations liées au sursis probatoire - soins et travail - seront suivies par le juge d’application des peines. Le respect du bracelet anti-rapprochement fera l’objet d’un contrôle continu.
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Sources
- La Manche Libre : Saint-Lô. Il frappe et menace de mort sa femme et ses enfants
- Ouest-France : Dans la Manche, prison avec sursis pour ce récidiviste de 28 ans après des violences conjugales
- INSEE : Saint-Lô – Statistiques et données locales
- Ministère de l'Intérieur : Données violences conjugales 2024 par département