Saint-Lô : le SDIS50 rend hommage aux deux pompiers décédés en Gironde
Les personnels du service départemental d'incendie et de secours de la Manche ont observé ce vendredi matin un moment de recueillement en mémoire de leurs collègues du SDIS33 tués lors d'une intervention.
Ce vendredi 31 juillet, les sapeurs-pompiers du SDIS50 à Saint-Lô se sont recueillis en hommage aux caporaux Anthony Berthôme et Wilfried Schmitter, décédés le 21 juillet en Gironde. Les deux hommes, âgés de 34 ans, ont été piégés par les flammes lors d'un incendie de végétation près de Bordeaux-Mérignac.
L'essentiel
Ce qu'il faut retenir
- Les caporaux Anthony Berthôme et Wilfried Schmitter, 34 ans, sont décédés le 21 juillet 2026 lors d'un incendie de végétation près de Bordeaux-Mérignac.
- Les deux pompiers du SDIS33, affectés à Saint-Médard-en-Jalles, ont été piégés par les flammes dans leur véhicule d'intervention.
- Le SDIS50 a observé ce vendredi 31 juillet un moment de recueillement en leur mémoire à Saint-Lô.
- Le service départemental de la Manche emploie près de 300 professionnels et 2 000 volontaires répartis dans 61 centres.
- La France déplore en moyenne deux à trois décès de sapeurs-pompiers en service commandé chaque année.
Les pompiers de la Manche ont rendu hommage le 31 juillet 2026 à leurs collègues disparus en Gironde. Un moment de recueillement solennel s’est tenu dans les locaux du SDIS50 à Saint-Lô, en mémoire des caporaux Anthony Berthôme et Wilfried Schmitter, morts en service commandé le 21 juillet dernier.
Les deux sapeurs-pompiers professionnels du SDIS33, affectés au centre d’incendie et de secours de Saint-Médard-en-Jalles, ont perdu la vie en combattant un violent incendie de forêt à proximité de l’aéroport de Bordeaux-Mérignac, selon Linfo.re. Âgés de 34 ans, ils ont été piégés par les flammes dans leur camion d’intervention.
Un drame qui bouleverse la profession
Le décès en service de deux sapeurs-pompiers a provoqué une vive émotion dans tout le pays. La catastrophe est survenue dans des conditions particulièrement difficiles, les soldats du feu luttant contre un feu de végétation dans une zone exposée, près de l’infrastructure aéroportuaire bordelaise.
Les circonstances précises de l’accident restent à éclaircir. Les deux hommes se trouvaient dans leur véhicule d’intervention lorsque les flammes les ont encerclés. Malgré l’arrivée rapide des renforts, il n’a pas été possible de les secourir à temps.
Le drame rappelle les risques encourus par les pompiers lors des interventions sur feux de forêt, particulièrement en période estivale. La Gironde, régulièrement touchée par des incendies de grande ampleur, mobilise chaque été des moyens importants pour protéger les massifs forestiers et les zones habitées.
Une solidarité nationale entre casernes
L’hommage rendu ce matin à Saint-Lô s’inscrit dans un mouvement de solidarité observé dans de nombreux centres de secours à travers la France. Les sapeurs-pompiers, qu’ils soient professionnels ou volontaires, forment une communauté soudée face aux épreuves.
Le SDIS50 a tenu à marquer cette journée par un temps de recueillement collectif, réunissant l’ensemble des personnels présents. La direction du service départemental a exprimé son soutien aux familles des victimes et aux collègues du SDIS33, endeuillés par cette tragédie.
Ce type d’hommage témoigne des liens forts qui unissent les services d’incendie et de secours, au-delà des frontières départementales. La perte de deux des leurs rappelle à tous la dangerosité des missions accomplies quotidiennement.
Le SDIS50, acteur majeur de la sécurité civile manchoise
Le service départemental d’incendie et de secours de la Manche emploie près de 316 sapeurs-pompiers professionnels et s’appuie sur un réseau de plus de 2 000 volontaires répartis dans 49 centres de secours. Saint-Lô, préfecture du département, abrite le siège du SDIS50 et l’une des principales casernes du territoire.
La Manche, avec ses 492 627 habitants et ses 674 kilomètres de côtes, présente des particularités qui exigent une organisation spécifique des secours. Les interventions y sont variées : accidents de la route sur les axes départementaux, secours en mer, incendies d’habitation ou agricoles, sauvetages en milieu périlleux.
Le département ne connaît pas les mêmes risques d’incendies de forêt que la Gironde, mais les sapeurs-pompiers manchois participent régulièrement à des missions de renfort dans d’autres régions lors des épisodes critiques. Cette solidarité interrégionale fait partie intégrante du fonctionnement de la sécurité civile française.
Les pompiers de la Manche sont également confrontés à des défis spécifiques, notamment la vigilance face aux feux de végétation qui peuvent survenir même dans des zones moins exposées que le sud-ouest de la France.
Contexte dans la Manche
La Manche compte parmi les départements les plus étendus de Normandie, avec une superficie de 5 938 km². Saint-Lô, ville-centre de 19 370 habitants, coordonne l’action des services de secours sur l’ensemble du territoire départemental.
Le SDIS50 enregistre environ 40 000 interventions par an, un volume qui place la Manche dans la moyenne des départements français de taille comparable. Les secours à personne représentent la majorité des sorties, suivis des accidents de la circulation et des incendies.
Le département investit régulièrement dans la modernisation de ses moyens de secours. En 2025, le budget du SDIS50 s’élevait à 60,2 millions d’euros, financé par les contributions des collectivités locales et l’État. Les sapeurs-pompiers manchois bénéficient d’équipements récents et d’une formation continue adaptée aux évolutions des risques.
La mémoire des soldats du feu tombés en service
Les décès de sapeurs-pompiers en intervention restent heureusement rares, mais marquent durablement la profession. Chaque année, la France déplore en moyenne deux à trois morts en service commandé parmi les effectifs de la sécurité civile.
Les circonstances varient : accidents de la route lors des déplacements d’urgence, chutes lors de sauvetages en hauteur, malaises cardiaques pendant les efforts physiques intenses, ou encore pièges tendus par les incendies comme ce fut le cas en Gironde.
Des plaques commémoratives honorent la mémoire de ces hommes et femmes dans les casernes. Le SDIS50, comme tous les services départementaux, entretient le souvenir des agents décédés au cours de leur carrière, qu’ils aient péri en intervention ou des suites d’une maladie professionnelle.
La solidarité manifestée ce vendredi à Saint-Lô dépasse le cadre d’un simple hommage protocolaire. Elle incarne la fraternité d’armes qui unit les sapeurs-pompiers face aux risques qu’ils affrontent quotidiennement pour protéger la population.
Prochaine étape
Les obsèques des caporaux Anthony Berthôme et Wilfried Schmitter devraient se tenir dans les prochains jours en Gironde, avec la présence attendue des autorités locales et nationales. Le ministère de l’Intérieur n’a pas encore communiqué sur d’éventuelles distinctions posthumes.
Une enquête administrative est en cours pour déterminer les circonstances exactes de l’accident et identifier d’éventuelles mesures de prévention à mettre en œuvre pour limiter les risques lors des interventions sur feux de forêt.
