Saint-Memmie fête ses asperges et fraises au marché printanier

Les producteurs locaux de la Marne mettent à l'honneur leurs récoltes de saison pour soutenir l'économie rurale.

Saint-Memmie fête ses asperges et fraises au marché printanier
Illustration Nathalie Rousselin / info.fr

À Saint-Memmie, asperges et fraises s'invitent sur les étals du marché printanier. Cette année, la récolte a démarré avec trois semaines d'avance grâce à un hiver doux, et la production de fraises affiche un surplus de 20 %.

Sur les marchés de la Marne, le vert des asperges et le rouge des gariguettes signalent chaque printemps le retour des producteurs locaux. À Saint-Memmie, plusieurs exploitations - l’EARL Debrie sur 8 hectares, les Maraîchers Janson, Philippe Gault ou encore la ferme des Dupuy - cultivent ces deux produits emblématiques en pleine terre et les vendent en direct, selon Châlons Tourisme.

Une récolte précoce et abondante

Mi-mars 2026, les premières asperges de la Marne étaient déjà disponibles, trois semaines avant la date habituelle, grâce à des conditions climatiques favorables, rapporte L’Union. Du côté des fraises, une surproduction de 20 % liée à la chaleur précoce a tiré les prix vers le bas, rendant les gariguettes plus accessibles sur les étals régionaux, selon le même journal.

Ces deux cultures occupent seulement 1 % de la surface agricole de la région Grand Est, mais représentent 15 % du chiffre d’affaires des producteurs locaux, toujours selon L’Union. À l’échelle de la Marne, de l’Aisne et des Ardennes, plus de 260 000 tonnes d’asperges et de fraises sont produites chaque année.

Un ancrage local fort

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Le maraîchage est une tradition solidement implantée à Saint-Memmie. Paniers de légumes, plants de fraisiers, vente à la ferme : les producteurs du village multiplient les circuits courts pour valoriser leurs récoltes. En 2025 déjà, les fraises de Saint-Memmie s’affichaient sur le marché de Châlons-en-Champagne dès le 19 avril, selon une publication des Casiers Maraîchers sur Facebook.

Récoltes attendues jusqu’en juin, vente directe à la ferme ou sur les marchés : l’offre locale reste le principal argument de ces producteurs face à la grande distribution.

Sources

Nathalie Roussel

Nathalie Roussel

Basée à Châlons-en-Champagne, elle traite la viticulture champenoise, les tensions sur les classements, l'agriculture céréalière et les débats sur la base militaire. Diplômée de l'IJBA Bordeaux, elle a commencé en radio. Ligne éditoriale : interroger les viticulteurs, les négociants, les militaires, croiser les chiffres de ventes avant de conclure.

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