Saint-Michel-en-Grève : interdiction de baignade levée après 48 heures
La mairie a pris un arrêté préventif le 15 juillet pour des raisons météorologiques. Les activités nautiques ont repris le 17 juillet.
La commune de Saint-Michel-en-Grève a interdit la baignade, le surf et le kitesurf pendant 48 heures à partir du 15 juillet. L'arrêté municipal, motivé par des conditions météorologiques, a pris fin le 17 juillet. Cette mesure préventive intervient malgré une qualité d'eau classée bonne par l'ARS en juin.
L'essentiel
Ce qu'il faut retenir
- Un arrêté municipal a interdit la baignade, le surf et le kitesurf à Saint-Michel-en-Grève du 15 au 17 juillet 2026
- La décision a été prise pour des raisons météorologiques à titre de mesure sanitaire préventive
- La plage avait déjà fait l'objet d'interdictions similaires en août 2024 et août 2025
- Des travaux sur la station d'épuration réalisés au printemps 2024 ont contribué à améliorer la qualité de l'eau
- L'ARS a classé les eaux de baignade en bonne qualité en juin 2026
La mairie de Saint-Michel-en-Grève a pris un arrêté interdisant la baignade et les sports nautiques sur sa plage pour une durée de 48 heures à compter du 15 juillet 2026. Selon le site officiel de la commune, la décision a été motivée par des conditions météorologiques spécifiques, à titre de mesure sanitaire préventive.
Les restrictions ont pris fin le 17 juillet après expiration du délai réglementaire. La baignade, le surf et le kitesurf sont de nouveau autorisés sur la plage.
Une mesure préventive liée à la météo
L’arrêté municipal n’a pas précisé la nature exacte des conditions météorologiques en cause. Ce type de décision relève du pouvoir du maire, qui peut interdire ou limiter la baignade par arrêté en cas de danger ou de contamination des eaux, selon le ministère chargé de la santé.
L’Agence Régionale de Santé (ARS) assure un suivi continu de la qualité de l’eau de cette plage. En juin 2026, l’ARS avait classé les eaux de baignade de Saint-Michel-en-Grève en « bonne qualité », selon la commune.
Des interdictions récurrentes depuis 2024
La plage de Saint-Michel-en-Grève fait régulièrement l’objet d’arrêtés d’interdiction temporaire. En août 2024, la baignade avait été interdite en raison d’une pollution bactériologique. Un nouvel arrêté avait été pris en août 2025 pour raisons sanitaires, selon le site municipal.
Ces interdictions à répétition s’inscrivent dans un contexte de vigilance accrue sur la qualité des eaux littorales bretonnes. Le Finistère voisin est d’ailleurs en alerte renforcée sécheresse depuis le 16 juillet, avec des restrictions d’eau qui impactent l’ensemble du territoire.
Le problème persistant des algues vertes
La plage de Saint-Michel-en-Grève est confrontée à un problème environnemental chronique : la prolifération d’algues vertes. Selon le magazine Femme Actuelle, qui la classe parmi les plages les plus polluées de France, la décomposition de ces algues génère du sulfure d’hydrogène, un gaz toxique.
Ce phénomène récurrent affecte plusieurs plages du littoral breton. Les algues vertes se développent en raison de l’enrichissement excessif des eaux côtières en nitrates, provenant principalement de l’agriculture intensive.
Des travaux pour améliorer la qualité de l’eau
La commune a entrepris des travaux sur la station d’épuration et le réseau d’eaux usées au printemps 2024. Selon la mairie, ces aménagements ont contribué à l’amélioration observée de la qualité des eaux de baignade en 2026.
Ces investissements dans les infrastructures d’assainissement visent à réduire les sources de pollution locale et à limiter la fréquence des interdictions de baignade. Les résultats des analyses de l’ARS en juin 2026 témoignent d’une évolution favorable.
Contexte dans les Côtes-d’Armor
Saint-Michel-en-Grève est une petite commune littorale du nord des Côtes-d’Armor, située dans la baie de Lannion. Le département compte plusieurs dizaines de sites de baignade surveillés, dont la qualité fait l’objet d’un suivi régulier par l’ARS.
La question de la qualité des eaux de baignade représente un enjeu majeur pour l’économie touristique du littoral costarmoricain. Les communes côtières dépendent fortement de l’attractivité de leurs plages pendant la saison estivale.
La surveillance sanitaire des eaux de baignade s’intensifie chaque été, période de forte affluence touristique. Les arrêtés municipaux d’interdiction constituent un outil de prévention face aux risques sanitaires.
La commune informe le public via son site internet et des panneaux d’affichage sur place. Les usagers sont invités à consulter régulièrement ces supports avant de se baigner.
