Saint-Pierre-d’Albigny : les habitants mesurent eux-mêmes la qualité de l’air

Dans le cadre du Plan Climat de Cœur de Savoie, les citoyens contribuent à identifier les sources de pollution atmosphérique locale.

Saint-Pierre-d'Albigny : les habitants mesurent eux-mêmes la qualité de l'air
Illustration Aurélie Blanc / info.fr

À Saint-Pierre-d'Albigny, la communauté de communes Cœur de Savoie associe les habitants à un diagnostic de la qualité de l'air. Trafic, chauffage au bois, émissions industrielles : les données collectées doivent orienter des actions concrètes d'ici fin 2026.

La commune fait partie de la Communauté de Communes Cœur de Savoie, qui a adopté son Plan Climat-Air-Énergie (PCAET) le 10 décembre 2020. Ce plan, qui court jusqu’en 2026, intègre un volet participatif : les habitants sont invités à contribuer au diagnostic des émissions de polluants atmosphériques sur le territoire.

Concrètement, le diagnostic s’appuie sur les données de l’Observatoire Régional Climat Air Energie. Il recense les sources d’émission - trafic routier, chauffage au bois, activités agricoles - et sert de base à des actions correctives. Selon Cœur de Savoie, la participation citoyenne passe notamment par la promotion des modes de déplacements actifs ou collectifs pour réduire les émissions locales.

Un bilan mi-parcours qui pointe des lacunes

En décembre 2023, le bilan à mi-parcours du PCAET a identifié le besoin de nouvelles investigations sur la qualité de l’air. Un diagnostic de vulnérabilité climatique a été lancé entre mai 2025 et mars 2026, selon les informations publiées par Cœur de Savoie. Rémy Saint Germain, vice-président en charge de la transition écologique, a souligné « les démarches d’évaluation et d’amélioration continue apportées par le label ».

L’actualité récente renforce l’urgence du sujet. En mars 2026, un épisode de pollution aux particules fines PM10 a conduit la préfecture de Savoie à déclencher un niveau d’alerte jaune, selon la CCI Savoie. Le chauffage au bois figure parmi les sources identifiées lors de ces pics hivernaux.

La Captothèque, un outil régional disponible en Savoie

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Pour affiner les diagnostics locaux, les habitants peuvent s’appuyer sur la Captothèque d’Atmo Auvergne-Rhône-Alpes, reconduite en 2026. Ce dispositif gratuit prête des micro-capteurs mesurant les particules fines (PM10, PM2.5, PM1). Depuis 2020, il a impliqué près de 3 000 citoyens à l’échelle régionale, selon Lyon Entreprises. Le financement est assuré par l’ADEME et la Région Auvergne-Rhône-Alpes.

En 2026, Atmo fête par ailleurs ses 50 ans de surveillance de la qualité de l’air en Auvergne-Rhône-Alpes, avec un renforcement des initiatives participatives pour anticiper les normes européennes de 2030, indique l’organisme.

Prochaine étape

Le PCAET prévoit pour la fin 2026 un renforcement des actions sur la mobilité et les énergies renouvelables, avec une association accrue des habitants, selon Cœur de Savoie. Le calendrier exact des prochaines réunions ou consultations citoyennes à Saint-Pierre-d’Albigny n’a pas été précisé à ce stade.

Sources

Aurélie Blanc

Aurélie Blanc

Correspondante à Chambéry, elle suit les stations de ski, les tensions sur l'eau, l'industrie et les débats sur la ligne Lyon-Turin. Issue de Sciences Po Grenoble, elle a commencé en presse écrite. Méthode : interroger les élus, les syndicalistes, les associations environnementales, croiser les rapports d'étude avant de conclure.

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