Salins-les-Bains : une conférence pointe les écarts de salaires dans le thermalisme

L'Université ouverte a réuni des habitants autour des disparités salariales femmes-hommes dans un secteur à forte main-d'œuvre féminine.

Salins-les-Bains : une conférence pointe les écarts de salaires dans le thermalisme
Illustration Anne Perrin / info.fr

Le 8 avril 2026, une conférence organisée à Salins-les-Bains par l'Université ouverte a mis en lumière les inégalités salariales dans le secteur thermal local. Un sujet d'autant plus concret que ThermaSalina emploie une équipe majoritairement féminine.

La conférence s’est tenue le 8 avril dans le cadre d’un cycle de quatre rendez-vous proposés en avril par l’Université ouverte, selon Le Progrès. Le thème retenu : les disparités salariales entre femmes et hommes dans le thermalisme, pilier économique de la commune jurassienne.

Un secteur à visage féminin

ThermaSalina, ouvert en 2017, accueille environ 3 200 curistes par an. Ses équipes de soins sont composées en majorité de femmes, notamment dans les spécialités gynécologiques pour lesquelles l’établissement est conventionné Sécurité Sociale, selon le dossier de presse des thermes. Le salaire net mensuel moyen à Salins-les-Bains s’établit à 1 954 euros en 2023, d’après les données du Journal du Net.

À l’échelle régionale, les chiffres de l’INSEE sont sans ambiguïté : en Bourgogne-Franche-Comté, les femmes perçoivent en moyenne 26 % de moins que les hommes en revenu salarial annuel, soit un écart horaire net de 16,7 %.

Un contexte économique sous pression

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La fragilité du secteur ajoute une dimension supplémentaire. En 2025, des menaces sur le remboursement des cures thermales par l’Assurance maladie ont fait craindre une perte d’un million d’euros de chiffre d’affaires pour ThermaSalina, selon Actu.fr. Une incertitude qui pèse en priorité sur les emplois féminins du secteur.

Aucune suite concrète n’a été annoncée à l’issue de la conférence.

Sources

Anne Perrin

Anne Perrin

Basée à Lons-le-Saunier, elle traite l'industrie du jouet, les tensions sur les forêts, l'agriculture comtoise et les débats sur les services publics ruraux. Formée à l'ESJ Lille, elle a commencé en agence. Ligne éditoriale : interroger les artisans, les forestiers, les élus, croiser les rapports de l'ONF avant de publier.

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