Santé mentale, levier de performance : la France méthodise sa génération vers Los Angeles 2028
Entre détresse psychologique massive révélée après Paris 2024 et plan d'action institutionnel inédit, la France fait du mental un pilier de sa stratégie olympique.
Un jeune sportif français sur cinq exprime un mal-être. Face à ce constat, l'État déploie un plan pluriannuel et adosse à sa stratégie Ambition Bleue 2025-2032 une doctrine inédite soigner le mental pour gagner…
Les enjeux
Ce qu'il faut comprendre
Détresse psychologique massive
1 jeune sportif sur 5 exprime un mal-être, 24% souffrent de troubles anxieux généralisés selon l'étude Harris Interactive auprès de 1 885 athlètes.
Plan d'action institutionnel inédit
CNOSF, CPSF, ANS et INSEP ont lancé le 10 octobre 2025 un plan pluriannuel pour la santé mentale des athlètes.
Investissement scientifique multiplié
Le PPR Sport de Très Haute Performance a été doté de 20 millions d'euros, soit dix fois plus qu'avant les JO.
Cap sur Los Angeles 2028
La stratégie Ambition Bleue 2025-2032 pose Milan 2026, Los Angeles 2028 et les Alpes 2030 comme nouveau cycle.
Le retard structurel à combler
Bilan psychologique obligatoire depuis 2006, mais loin du modèle australien : 20 ans plus tard, le mal-être reste massif.
L'essentiel
Ce qu'il faut retenir
- Un jeune sportif français sur cinq exprime un mal-être, selon l'étude Harris Interactive 2024.
- Plan pluriannuel lancé le 10 octobre 2025 par CNOSF, CPSF, ANS et INSEP.
- Cinq séances de psy remboursées par an, plafonnées à 70 euros, pour les athlètes éligibles.
- Stratégie Ambition Bleue 2025-2032 cap sur Milan 2026, Los Angeles 2028, Alpes 2030.
- Loïs Boisson, 361e mondiale, demi-finaliste à Roland-Garros 2025 symbole de la résilience.
Le 10 octobre 2025 [1], jour de la Journée mondiale de la santé mentale, le Comité national olympique et sportif français [2], le Comité paralympique [3], l’Agence nationale du Sport [4] et l’INSEP [5] ont lancé sous l’égide du ministère des Sports [6] un plan d’actions conjoint pluriannuel pour la santé mentale des athlètes [7]. L’annonce, technique en apparence, marque un basculement: la France assume désormais que la performance se construit dans la tête autant que dans les jambes - et qu’elle se mesurera, pour partie, en médailles à Los Angeles 2028 [8].
Les chiffres qui ont déclenché l’alerte sont sortis de l’enquête menée par Harris Interactive [9] pour la Fondation FondaMental [10] du 25 mars au 12 avril 2024 [11], auprès de 1 885 sportifs de haut niveau [12] âgés de 16 à 25 ans [13]. Verdict: un jeune sportif sur cinq [14] exprime un mal-être, 17% [15] présentent des risques de dépression modérée à sévère, 24% [16] des troubles anxieux généralisés, 44% [17] des troubles du sommeil. Après Paris 2024, 21% [18] des athlètes se déclaraient en difficulté ou grande difficulté psychologique.
Le grand écart: 95% en demandent, 37% en bénéficient
Le paradoxe saute aux yeux: 95% [19] des athlètes jugent le travail psychologique « important ou indispensable », mais seulement 37% [20] en bénéficient réellement. Le plan répond par le portefeuille: l’Agence nationale du Sport finance déjà 41 athlètes [21] pour des consultations psychologiques, avec l’objectif de rembourser environ cinq séances par an [22], plafonnées à 70 euros [23]. La présidente du CNOSF Amélie Oudéa-Castéra [24] a tranché auprès de l’AFP: « il ne faut pas, dans la haute performance, penser gagner à n’importe quel prix » [25].
Ce dispositif s’appuie sur une enveloppe inhabituelle: l’excédent généré par les Jeux de Paris, soit 76 millions d’euros [26]. La présidente du CPSF Marie-Amélie Le Fur [27] reconnaît que la santé mentale reste « encore mal connue par le champ sportif et souvent appréhendée par le prisme de la préparation mentale » [28]. La nuance est essentielle: on ne parle plus de muscler le mental pour gagner, mais de soigner pour durer.
Ambition Bleue 2025-2032: la machine olympique en ordre de marche
Le plan santé mentale s’inscrit dans une stratégie plus large, Ambition Bleue 2025-2032 [29], présentée à Roland-Garros par la ministre des Sports Marina Ferrari [30], Marie-Amélie Le Fur, présidente de l’Agence nationale du Sport et du Comité paralympique et sportif français [31], et Yann Cucherat, Manager Général de la Haute Performance [32]. Les échéances sont posées: Milan 2026 [33], Los Angeles 2028 [8], Alpes françaises 2030 [34]. Cucherat a posé le cadre: « Paris 2024 n’était pas un aboutissement, mais bien un point de départ » [35]. Et d’ajouter: « La Haute Performance ne se décrète pas, elle se construit patiemment, avec ambition, exigence et méthode » [36].
La doctrine est explicite: « inscrire durablement la France au plus haut niveau, tout en donnant aux athlètes les moyens de s’épanouir pleinement dans leur parcours de vie » [37]. Le Pôle Haute Performance de l’ANS [38] pilote le dispositif, qui s’appuie sur les 23 fédérations [39] et les 130 athlètes [40] déjà ciblés par l’effort scientifique post-Paris. Marina Ferrari a synthétisé: « la performance ne se construit pas au détriment du bien-être des sportifs » [41]. La promesse implicite: que la santé mentale devienne un actif compétitif, et non un coût caché.
La science change d’échelle
En parallèle, la recherche scientifique a changé de braquet. Le Programme prioritaire de recherche Sport de Très Haute Performance, créé en 2019 [42], a été doté de 20 millions d’euros [43], soit dix fois plus [44] que les sommes habituellement allouées avant les JOP. Douze projets lauréats [45], 23 fédérations [39], 130 athlètes [40], 8 organismes nationaux [46] et 37 laboratoires [47] ont été mobilisés. Selon le CNRS, on a observé une hausse de 12% [48] des médailles dans les disciplines ciblées par le PPR. Le triathlète paralympique Alexis Hanquinquant [49] et le nageur Maxime Grousset [50] figurent parmi les bénéficiaires directs.
Les visages de la nouvelle génération
Le Parisien décrit une cohorte qui « travaille beaucoup, est bien entourée et protégée depuis l’enfance » [51] et a pris conscience très tôt de ce qui l’attendrait [52]. Victor Wembanyama et Léon Marchand [53][54] sont déjà cités comme les meilleurs du monde dans leurs disciplines. Louis Bielle-Biarrey [55] et Paul Seixas [56] s’en approchent. Ces noms ne sont pas anecdotiques: ils incarnent les disciplines (basket, natation, rugby, cyclisme) sur lesquelles Ambition Bleue [29] mise une part substantielle de ses ambitions de médailles à Los Angeles 2028 [8].
L’illustration la plus frappante de la doctrine reste Loïs Boisson. À 22 ans [57], classée 361e mondiale [58], la Savoyarde formée au TC Beaulieu de Chambéry [59] puis à la All In Tennis Academy de Lyon [60] a éliminé Elise Mertens (24e) [61] puis battu l’Américaine Jessica Pegula, 3e mondiale, en trois sets 3-6, 6-4, 6-4 [62] à Roland-Garros 2025 [63]. Avant cela, en 2024 [64], une grave blessure au genou gauche [65]. Elle a fait tatouer le mot « résilience » [66] sous son épaule. Le récit, à lui seul, condense la doctrine.
Jean-Paul Martinet, l’ancien handballeur devenu coach mental
Côté méthode, le portrait dressé par Midi Libre de Jean-Paul Martinet [67] est éclairant. Ancien entraîneur de l’Usam Nîmes de 1987 à 1994 [68], quatre titres de champion de France [69], il est devenu accompagnateur de la performance et a été sollicité par l’INSEP dans les années 2000 [70] à la demande de Bernard Laporte, alors secrétaire d’État aux Sports [71]. Contacté fin 2023 [72], il accompagne aujourd’hui le tennisman Arthur Cazaux [73] et les pongistes Félix et Alexis Lebrun [74]. Sa philosophie: « Mon métier ce n’est pas de conseiller les gens, c’est de leur permettre d’y voir clair pour qu’ils trouvent leurs propres solutions » [75]. Et: « L’axe principal c’est de rendre les gens autonomes » [76].
Le retard à combler
La France n’invente rien. On se souvient du choc Simone Biles à Tokyo 2021, lorsque la gymnaste américaine s’était retirée de plusieurs épreuves pour préserver sa santé mentale, ouvrant un débat mondial sur la prise en charge psychologique des athlètes. Selon plusieurs sources, le Comité international olympique avait publié dès 2019 un consensus de référence sur le sujet, et l’Australian Institute of Sport, créé en 1981 [77][78], pratique depuis plus d’une décennie un suivi psychologique systémique. À côté de ces modèles, le bilan psychologique annuel français, obligatoire pour les sportifs sur liste ministérielle depuis 2006 [79] et actualisé en 2016 [80], n’a manifestement pas suffi: un athlète sur cinq exprime un mal-être [14].
Les causes du retard sont structurelles. D’abord financières: seuls 41 athlètes [21] bénéficient aujourd’hui d’un financement direct des consultations, dans un système où le rôle des welfare officers [81] reste à « ancrer » [82] - donc encore largement à construire. Ensuite culturelles: la santé mentale a longtemps été « appréhendée par le prisme de la préparation mentale » [28], c’est-à-dire comme un outil de performance et non comme un soin. Enfin formationnelles: le plan prévoit « des formations régulières intégrant la dimension mentale pour les entraîneurs et encadrants » [83], aveu implicite que cette formation n’existait pas systématiquement. Seulement 20% [84] des jeunes sportifs avaient consulté un psychologue dans l’année, chiffre qui monte à 35% [85] chez ceux présentant des symptômes anxio-dépressifs.
Ce que les sources ne disent pas
L’angle mort est documenté. Selon Vidal.fr, entre 6,7% et 34% [86] des sportifs de haut niveau souffriraient de dépression, contre 12,5% [87] dans la population française adulte (Santé publique France, 2021). Une enquête britannique publiée en 2022 [88] estimait que 24% [89] des athlètes olympiques et paralympiques souffraient d’une détresse psychologique élevée, alors même que 71,7% [90] déclaraient un bien-être subjectif positif. Le paradoxe est cliniquement démontré: détresse et bien-être coexistent.
Le plan français rembourse cinq séances par an [22]. C’est un début, pas un suivi clinique. Le psychiatre Ariel Frajerman [91], membre de FondaMental, salue auprès de l’AFP « la libération de la parole » [92] des sportifs eux-mêmes. La transition post-carrière, décrite dans l’ouvrage Psychologie positive des activités physiques et sportives (Dunod, 2024) [93][94] comme une « petite mort » symbolique, n’est qu’esquissée par le plan, qui prévoit d’« intégrer la dimension mentale dans un dispositif de fin de carrière » [95] sans en préciser les contours.
Voix critique: le réel, pas la photo
L’unanimisme institutionnel autour du plan interroge. Aucune voix dissonante n’a émergé dans les sources consultées sur le quantum de remboursement, ni sur l’absence de dispositif structurant pour la reconversion. Une méta-analyse de 2024 [96] sur les programmes de pleine conscience démontre « un effet moyen à fort » sur l’anxiété compétitive - moyen à fort, pas miraculeux. La machine se met en route, mais le retard est structurel.
Reste le calendrier. L’enquête a été conduite avant les Jeux; le plan arrive quinze mois après la flamme. La France a décrété la santé mentale grande cause nationale 2025 [97]. Le timing colle. Reste à savoir si le système tiendra jusqu’à Los Angeles 2028 [8].
Sources
Voir le détail de chaque fait sourcé (97)
« À l’occasion de la Journée mondiale de la santé mentale, ce vendredi 10 octobre »
sports.gouv.fr ↗ ↩
« le Comité national olympique et sportif français (CNOSF) »
sports.gouv.fr ↗ ↩
« le Comité paralympique et sportif français (CPSF) »
sports.gouv.fr ↗ ↩
« l’Agence nationale du Sport (ANS) »
sports.gouv.fr ↗ ↩
« l’INSEP, établissement public à caractère scientifique, culturel et professionnel (EPSCP) placé sous la tutelle du MSJVA »
sports.gouv.fr ↗ ↩
« sous l’égide du ministère des Sports, de la Jeunesse et de la Vie associative »
sports.gouv.fr ↗ ↩
« le Comité national olympique et sportif français (CNOSF), le Comité paralympique et sportif français (CPSF), l’Agence nationale du Sport (ANS) et l’INSEP lancent, sous l’égide du ministère des Sports, de la Jeunesse et de la Vie associative, leur plan d’actions conjoint pluriannuel pour la santé mentale des athlètes »
sports.gouv.fr ↗ ↩
« Les prochains rendez-vous que sont Milan 2026, Los Angeles 2028 et les Alpes françaises 2030 ouvrent un nouveau cycle. »
sports.gouv.fr ↗ ↩
« une étude menée juste avant les Jeux par Harris Interactive pour la Fondation FondaMental »
sports.gouv.fr ↗ ↩
« Harris Interactive pour la Fondation FondaMental, en partenariat avec le ministère des Sports et l’INSEP »
sports.gouv.fr ↗ ↩
« Cette étude, réalisée du 25 mars au 12 avril 2024 par Harris Interactive, s’est appuyée sur une consultation en ligne auprès de 1 885 sportifs de haut niveau »
fondation-fondamental.org ↗ ↩
« une consultation en ligne auprès de 1 885 sportifs de haut niveau âgés de 16 à 25 ans »
fondation-fondamental.org ↗ ↩
« 1 885 sportifs de haut niveau âgés de 16 à 25 ans »
fondation-fondamental.org ↗ ↩
« 1 sur 5 exprimait ressentir un mal-être »
sports.gouv.fr ↗ ↩
« des risques de dépression modérée à sévère chez 17% des jeunes sportifs »
fondation-fondamental.org ↗ ↩
« de troubles anxieux généralisés (24%) »
fondation-fondamental.org ↗ ↩
« et de troubles du sommeil (44%) »
fondation-fondamental.org ↗ ↩
« 21% s’estimaient d’ailleurs en difficulté ou grande difficulté psychologique après les JO »
sports.gouv.fr ↗ ↩
« 95% des athlètes estiment important ou indispensable le travail psychologique et/ou mental »
sports.gouv.fr ↗ ↩
« ils ne sont que 37% aujourd’hui à bénéficier d’un accompagnement sur ce sujet »
sports.gouv.fr ↗ ↩
« Aujourd’hui, on a déjà 41 athlètes qui bénéficient d’aides déployées par l’ANS »
sante.ouest-france.fr ↗ ↩
« l’idée étant de rembourser « à peu près cinq séances de psy par an, avec un plafond de 70 € » par séance »
sante.ouest-france.fr ↗ ↩
« l’idée étant de rembourser « à peu près cinq séances de psy par an, avec un plafond de 70 € » par séance »
sante.ouest-france.fr ↗ ↩
« Pour Amélie Oudéa-Castéra, présidente du CNOSF, « il ne faut pas, dans la haute performance, penser gagner à n’importe quel prix » »
sante.ouest-france.fr ↗ ↩
« « il ne faut pas, dans la haute performance, penser gagner à n’importe quel prix », résume-t-elle à l’AFP. »
sante.ouest-france.fr ↗ ↩
« l’excédent généré par les Jeux olympiques de Paris en 2024, qui avait totalisé 76 millions d’euros »
sante.ouest-france.fr ↗ ↩
« La santé mentale est « encore mal connue par le champ sportif et souvent appréhendée par le prisme de la préparation mentale », relève Marie-Amélie Le Fur, présidente du CPSF. »
sante.ouest-france.fr ↗ ↩
« La santé mentale est « encore mal connue par le champ sportif et souvent appréhendée par le prisme de la préparation mentale » »
sante.ouest-france.fr ↗ ↩
« la stratégie de performance du sport français « Ambition Bleue 2025-2032 ». »
sports.gouv.fr ↗ ↩
« Marina Ferrari, Ministre des Sports, de la Jeunesse et de la Vie associative, Marie-Amélie Le Fur, Présidente de l’Agence nationale du Sport (ANS), et Yann Cucherat, Manager Général de la Haute Performance, ont présenté ce mardi à Roland-Garros, la stratégie de performance du sport français « Ambition Bleue 2025-2032 ». »
sports.gouv.fr ↗ ↩
« Marina Ferrari, Ministre des Sports, de la Jeunesse et de la Vie associative, Marie-Amélie Le Fur, Présidente de l’Agence nationale du Sport (ANS) et du Comité Paralympique et Sportif Français, Yann Cucherat, Manager Général de la Haute Performance. »
sports.gouv.fr ↗ ↩
« Marina Ferrari, Ministre des Sports, de la Jeunesse et de la Vie associative, Marie-Amélie Le Fur, Présidente de l’Agence nationale du Sport (ANS), et Yann Cucherat, Manager Général de la Haute Performance, ont présenté ce mardi à Roland-Garros. »
sports.gouv.fr ↗ ↩
« Les prochains rendez-vous que sont Milan 2026, Los Angeles 2028 et les Alpes françaises 2030 ouvrent un nouveau cycle. »
sports.gouv.fr ↗ ↩
« Les prochains rendez-vous que sont Milan 2026, Los Angeles 2028 et les Alpes françaises 2030 ouvrent un nouveau cycle. »
sports.gouv.fr ↗ ↩
« Comme je l’ai toujours affirmé: Paris 2024 n’était pas un aboutissement, mais bien un point de départ. »
sports.gouv.fr ↗ ↩
« La Haute Performance ne se décrète pas, elle se construit patiemment, avec ambition, exigence et méthode. »
sports.gouv.fr ↗ ↩
« Ambition Bleue 2025-2032 repose sur un objectif clair: inscrire la France au plus haut niveau, tout en donnant aux athlètes les moyens de s’épanouir pleinement dans leur parcours de vie. »
sports.gouv.fr ↗ ↩
« sous la conduite du Pôle Haute Performance de l’ANS, il poursuit un objectif ambitieux »
sports.gouv.fr ↗ ↩
« 23 fédérations sportives et 130 athlètes [.] ont bénéficié de l’accompagnement scientifique »
cnrs.fr ↗ ↩
« 23 fédérations sportives et 130 athlètes [.] ont bénéficié de l’accompagnement scientifique »
cnrs.fr ↗ ↩
« C’est une ambition partagée avec tout le mouvement sportif, le tout dans un cadre où la performance ne se construit pas au détriment du bien-être des sportifs. »
sports.gouv.fr ↗ ↩
« En 2019 voyait ainsi le jour le premier programme d’ampleur consacré à la recherche sur le sport élite: le programme prioritaire de recherche (PPR) Sport de Très Haute Performance. »
cnrs.fr ↗ ↩
« Doté par le Secrétariat général pour l'investissement d’un budget de 20 millions d’euros »
cnrs.fr ↗ ↩
« soit dix fois plus que la somme habituelle allouée à la recherche en amont des JOP »
cnrs.fr ↗ ↩
« douze projets lauréats avaient été retenus à l’issue de deux appels à projets »
cnrs.fr ↗ ↩
« 8 organismes nationaux de recherche et 37 laboratoires »
cnrs.fr ↗ ↩
« 8 organismes nationaux de recherche et 37 laboratoires »
cnrs.fr ↗ ↩
« on a observé une hausse de 12 % des médailles dans les disciplines ciblées par le PPR »
cnrs.fr ↗ ↩
« le triathlète Alexis Hanquinquant, médaillé d’or aux Jeux paralympiques de Paris »
cnrs.fr ↗ ↩
« le nageur Maxime Grousset, champion du monde en 100 m papillon en 2023 et 2025 »
cnrs.fr ↗ ↩
« Ils sont les plus forts parce qu’ils travaillent aussi beaucoup, sont bien entourés et protégés depuis leur enfance. »
leparisien.fr ↗ ↩
« Tous, au-delà de leur talent de sportif ont un petit truc en plus dans la tête: la prise de conscience, très tôt, de ce qui les attendrait plus tard, au moment où les regards se pencheraient sur eux. »
leparisien.fr ↗ ↩
« Certains sont déjà les meilleurs du monde comme Victor Wembanyama (basket) ou Léon Marchand (natation). »
leparisien.fr ↗ ↩
« Certains sont déjà les meilleurs du monde comme Victor Wembanyama (basket) ou Léon Marchand (natation). »
leparisien.fr ↗ ↩
« D’autres s’en approchent comme le rugbyman Louis Bielle-Biarrey ou le cycliste Paul Seixas. »
leparisien.fr ↗ ↩
« D’autres s’en approchent comme le rugbyman Louis Bielle-Biarrey ou le cycliste Paul Seixas. »
leparisien.fr ↗ ↩
« À 22 ans, la Savoyarde Loïs Boisson, classée 361e mondiale, crée la sensation en atteignant les demi-finales de Roland-Garros. »
airzen.fr ↗ ↩
« À 22 ans, la Savoyarde Loïs Boisson, classée 361e mondiale, crée la sensation en atteignant les demi-finales de Roland-Garros. »
airzen.fr ↗ ↩
« Formée au TC Beaulieu, elle a ensuite intégré la All In Tennis Academy à Lyon, peaufinant son jeu sur terre battue, sa surface de prédilection. »
airzen.fr ↗ ↩
« Formée au TC Beaulieu, elle a ensuite intégré la All In Tennis Academy à Lyon, peaufinant son jeu sur terre battue, sa surface de prédilection. »
airzen.fr ↗ ↩
« Classée 361e mondiale, elle a d’abord éliminé la 24e mondiale Elise Mertens, puis l’Ukrainienne Anhelina Kalinina. »
airzen.fr ↗ ↩
« En huitièmes de finale, elle a créé la surprise en battant l’Américaine Jessica Pegula, 3e mondiale, en trois sets (3-6, 6-4, 6-4). »
airzen.fr ↗ ↩
« Invitée par la Fédération Française de Tennis pour participer à Roland-Garros 2025, Loïs Boisson a saisi sa chance avec brio. »
airzen.fr ↗ ↩
« Après une grave blessure au genou gauche en 2024, Loïs a entamé une rééducation intensive, incluant des techniques de neuro-visualisation. »
airzen.fr ↗ ↩
« Après une grave blessure au genou gauche en 2024, Loïs a entamé une rééducation intensive, incluant des techniques de neuro-visualisation. »
airzen.fr ↗ ↩
« D’ailleurs elle a fait tatouer le mot “” sous son épaule. »
airzen.fr ↗ ↩
« Ancien entraîneur de l’Usam Nîmes, quatre fois championne de France de handball dans les années 80-90, le Montpelliérain Jean-Paul Martinet est devenu accompagnateur de la performance. »
midilibre.fr ↗ ↩
« qu’il savait décrypter sur le banc de l’Usam de 1987 à 1994. »
midilibre.fr ↗ ↩
« la silhouette réveille les souvenirs de ces quatre titres de champion de France »
midilibre.fr ↗ ↩
« L’Insep m’a demandé dans les années 2000 de faire partie d’une cellule de réflexion sur les aspects psys »
midilibre.fr ↗ ↩
« à la demande du ministre des sports de l’époque, Bernard Laporte. »
midilibre.fr ↗
⚠️ Note INFO.FR: La source Midi Libre écrit 'ministre des sports' mais Bernard Laporte n'a jamais été ministre: il a été secrétaire d'État chargé des Sports (2007-2009) sous le gouvernement Fillon, auprès de Roselyne Bachelot. ↩
« Jean-Paul Martinet est contacté fin 2023 pour apporter son aide aux frères Lebrun. »
midilibre.fr ↗ ↩
« le tennisman Arthur Cazaux »
midilibre.fr ↗ ↩
« surtout Félix et Alexis Lebrun. »
midilibre.fr ↗ ↩
« "Car mon métier ce n’est pas de conseiller les gens, c’est de leur permettre d’y voir clair pour qu’ils trouvent leurs propres solutions." »
midilibre.fr ↗ ↩
« "Je suis très patient. L’axe principal c’est de rendre les gens autonomes. Si je pars, les choses sont en place." »
midilibre.fr ↗ ↩
« C'est le cas de l'Institut australien du sport fondé en 1981 ou encore de l'Institut du sport du Royaume-Uni (UK Sport) créé en 1997. »
senat.fr ↗ ↩
« C'est le cas de l'Institut australien du sport fondé en 1981 ou encore de l'Institut du sport du Royaume-Uni (UK Sport) créé en 1997. »
senat.fr ↗ ↩
« Ce bilan, obligatoire depuis 2006 et actualisé en 2016 »
fondation-fondamental.org ↗ ↩
« obligatoire depuis 2006 et actualisé en 2016 »
fondation-fondamental.org ↗ ↩
« des psychologues diplômés qui « seront désormais systématiquement aux côtés des athlètes de la délégation et pourront être sollicités pendant toute la durée des Jeux » »
sante.ouest-france.fr ↗ ↩
« Lors des Jeux olympiques, le plan prévoit aussi d’« ancrer le rôle des welfare officiers » »
sante.ouest-france.fr ↗ ↩
« le plan veut proposer « des formations qui soient régulières, intégrant vraiment pleinement la dimension mentale dans l’entraînement de manière à améliorer la qualité relationnelle et la prévention des troubles psychologiques » »
sante.ouest-france.fr ↗ ↩
« Seulement 20 % des jeunes sportifs interrogés disaient avoir vu un psychologue pendant la dernière année »
sante.ouest-france.fr ↗ ↩
« un pourcentage qui montait à 35 % chez ceux qui présentaient des symptômes anxio-dépressifs »
sante.ouest-france.fr ↗ ↩
« 6,7 % à 34 % des sportifs de haut niveau souffriraient de dépression. »
vidal.fr ↗ ↩
« ce taux est estimé à 12,5 % pour la population française adulte (chiffre Santé publique France en 2021). »
vidal.fr ↗ ↩
« Dans une enquête britannique publiée en 2022, des chercheurs ont estimé que près de 24 % des athlètes olympiques et paralympiques souffraient d’une détresse psychologique élevée. »
vidal.fr ↗ ↩
« près de 24 % des athlètes olympiques et paralympiques souffraient d’une détresse psychologique élevée. »
vidal.fr ↗ ↩
« 71,7 % des athlètes déclaraient un bien-être subjectif positif, ce qui révèle que détresse et bien-être peuvent coexister de manière paradoxale. »
vidal.fr ↗ ↩
« souligne auprès de l’AFP le psychiatre Ariel Frajerman, membre de FondaMental »
sante.ouest-france.fr ↗ ↩
« qui met cependant en avant un « point positif »: « la libération de la parole » des sportifs eux-mêmes sur la santé mentale. »
sante.ouest-france.fr ↗ ↩
« comme nous le décrivons dans Psychologie positive des activités physiques et sportives. Corps, santé mentale et bien-être (« Univers psy », Dunod, 2024) »
vidal.fr ↗ ↩
« Psychologie positive des activités physiques et sportives. Corps, santé mentale et bien-être (« Univers psy », Dunod, 2024) »
vidal.fr ↗ ↩
« la dimension mentale sera intégrée à un dispositif actuellement en test à l’Insep, intégrant « des bilans complets, une évaluation du bien-être mental et psychologique et une proposition de suivi psychologique » »
sante.ouest-france.fr ↗ ↩
« Une méta-analyse de 2024 démontre un effet moyen à fort sur l’anxiété compétitive ainsi que des améliorations de la confiance en soi et de la régulation émotionnelle »
vidal.fr ↗ ↩
« La France a également décrété la santé mentale « grande cause nationale » pour 2025. »
sante.ouest-france.fr ↗ ↩
Sources
- « Ils sont capables de résister à la pression » : pourquoi la nouvelle génération de sportifs français n’a peur de rien
- Plan d'actions pour la santé mentale des athlètes
- Santé mentale des sportifs de haut niveau : un jeune athlète sur 5 exprime un mal
- Comment Jean-Paul Martinet, coach mental des frères Lebrun, accompagne les champions vers les sommets
- La science dans la mêlée pour une nation sportive
- Un plan d’action lancé pour mieux accompagner les athlètes au niveau de la santé mentale | Ouest
- Ambition Bleue 2025
- Les Jeux de Paris, accélérateurs des recherches sur le sport
- Loïs Boisson, la surprise de Chambéry qui électrise Roland
- Santé mentale des athlètes : le revers de la médaille après les JO
