Santé mentale dans le Nord : la préfecture alerte, les chiffres confirment l’urgence

La région détient le taux d'hospitalisation pour tentative de suicide le plus élevé de France métropolitaine. Derrière la campagne préfectorale, un dispositif régional sous tension.

Santé mentale dans le Nord : la préfecture alerte, les chiffres confirment l'urgence
Santé mentale dans le Nord : la préfecture alerte, les chiffres confirment l'urgence Illustration Marie Delacroix / info.fr

La préfecture du Nord relaie les signaux d'alerte du mal-être psychique. Les Hauts-de-France cumulent le pire taux d'hospitalisation pour tentative de suicide du pays.

L'essentiel - les faits vérifiés
  • Les Hauts-de-France détiennent le taux d'hospitalisation pour tentative de suicide le plus élevé de France métropolitaine.
  • 881 décès par suicide recensés dans la région en 2023, 15 319 hospitalisations pour geste auto-infligé en 2024.
  • Les adolescentes de 11 à 17 ans affichent 1 033 hospitalisations pour 100 000 habitantes, soit environ 1 sur 97.
  • La publication préfectorale n'annonce aucune mesure régionale nouvelle et renvoie vers un site national.
  • Mon soutien psy dépasse le million de patients depuis 2022, mais une personne dépressive sur deux n'a jamais consulté.
  • Le label Grande Cause Nationale 2025-2026 n'emporte ni ligne budgétaire dédiée ni objectif chiffré.

Le message a circulé plus de 2 713 fois [1]. Le Préfet de la région Hauts-de-France et du Nord [2] a publié un rappel sur les signes de mal-être psychique - isolement, fatigue, changements d’humeur - et renvoie les habitants vers le site santementale-info-service.fr [3]. Derrière la communication institutionnelle, les données régionales dessinent un tableau sans ambiguïté.

LES ENJEUX
Taux d'hospitalisation record
Taux d'hospitalisation record
Les Hauts-de-France affichent le taux régional standardisé d'hospitalisation pour tentative de suicide le plus élevé de France métropolitaine, avec 251 hospitalisations pour 100 000 habitants en 2024.
Adolescentes en première ligne
Adolescentes en première ligne
Chez les filles de 11 à 17 ans, 1 033 hospitalisations pour 100 000 habitantes en 2024 - l'équivalent d'une adolescente sur 97. 63,2 % des passages aux urgences concernent des femmes.
Dispositif VigilanS sous-dimensionné
Dispositif VigilanS sous-dimensionné
Seulement deux centres VigilanS couvrent la région, alors que 6 934 personnes y sont entrées en 2024 et que le 3114 reçoit 2 709 appels régionaux par mois.
Mon soutien psy: 1 million de patients, 50 % de non-recours
Mon soutien psy: 1 million de patients, 50 % de non-recours
12 séances à 50 € remboursées, 1 million de patients depuis 2022. Mais une personne dépressive sur deux ne consulte toujours pas, et 75 % des Français jugent le sujet tabou.
Grande Cause Nationale 2025-2026: un label, peu de moyens fléchés
Grande Cause Nationale 2025-2026: un label, peu de moyens fléchés
Le label ouvre des espaces publicitaires publics et une coordination interministérielle, sans ligne budgétaire pérenne. Déclinaison régionale: 62 actions ARS et une stratégie de formation 2025-2028, sans objectif chiffré de baisse des hospitalisations.

Une communication préfectorale qui ne parle pas de la région

La publication du préfet se limite à un rappel pédagogique: reconnaître les signes, parler, appeler. Elle n’annonce aucune mesure régionale nouvelle, aucun renforcement de moyens, aucun calendrier. Le lien renvoyé pointe vers un site national [3], non vers un dispositif propre au Nord. Or les Hauts-de-France [4] affichent, en 2024 [5], le taux régional standardisé d’hospitalisation pour tentative de suicide le plus élevé de France métropolitaine [6], selon Santé publique France. La mortalité par suicide y est également supérieure à la moyenne nationale [7]. En volume: 15 319 hospitalisations pour geste auto-infligé [8] en 2024, soit 251 pour 100 000 habitants [9], en hausse de 5 % sur un an [10]. Le décalage entre l’ampleur documentée de la crise régionale et le caractère générique de l’alerte préfectorale est, à lui seul, un indicateur.

Les adolescentes, population la plus exposée

Publicité

Les 10 075 passages aux urgences pour geste auto-infligé [12] recensés en 2024 concernaient à 63,2 % des femmes [13]. Chez les filles de 11 à 17 ans, la part d’activité aux urgences atteint 16,4 ‰ [14]. Chez les 18-24 ans, 14,2 ‰ [15]. Le mode opératoire est stable: l’auto-intoxication médicamenteuse représente 78 % des séjours hospitaliers [16]. Pour les décès - 881 suicides recensés dans la région en 2023 [17], soit 15 pour 100 000 habitants [18] - la pendaison domine à 56 % [19]. Les hommes de 65 ans et plus affichent un taux de 43 pour 100 000 [20], près du triple de la moyenne régionale. Le suicide reste la deuxième cause de mortalité chez les jeunes [21].

Un angle mort frappant dans le dispositif régional décrit: aucune des sources consultées - feuille de route de l’ARS, bulletin de Santé publique France, publication préfectorale - ne mentionne le rôle de l’Éducation nationale, des médecins scolaires ou des infirmières scolaires dans la détection et la prise en charge, alors que les collégiennes et lycéennes constituent la population la plus exposée. La médecine scolaire, acteur de première ligne pour les adolescents, est absente du récit institutionnel régional.

Le 3114 sollicité, VigilanS sous-dimensionné

De juin à décembre 2024, le numéro national de prévention du suicide 3114 a reçu 18 965 appels [22] en provenance des Hauts-de-France, soit 2 709 par mois [23]. Le dispositif VigilanS, qui recontacte les personnes ayant fait une tentative pour prévenir la récidive, ne compte que deux centres [24] dans la région. 6 934 personnes y sont entrées en 2024 [25]. Posé autrement: deux centres pour couvrir une région où l’on dénombre plus de 15 000 hospitalisations annuelles. Les données sont formelles, le maillage est insuffisant.

D’autres territoires ont montré qu’une action ciblée fait bouger les courbes, mais rien d’équivalent, pour l’instant, n’est affiché publiquement dans les Hauts-de-France.

Face à la situation, l’ARS Hauts-de-France [26] a publié une feuille de route régionale comprenant 62 actions [27], adossée à une stratégie de formation à la prévention du suicide pour la période 2025-2028 [28]. Elle s’appuie sur les trois modules du GEPS [29] - Sentinelle [30], Évaluation-Orientation [31] et Intervention de crise [32] - en cohérence avec la Stratégie nationale de prévention du suicide [33]. La santé publique européenne est soumise à des pressions similaires, mais le différentiel régional français est frappant.

Grande Cause Nationale: un label, et ensuite?

La santé mentale a été décrétée Grande Cause Nationale pour 2025 [34], statut prolongé en 2026 [35] sous la bannière « Parlons santé mentale! » [36]. Le label mobilise une communication institutionnelle coordonnée, mais n’emporte ni ligne budgétaire dédiée pérenne, ni obligation chiffrée de résultats.

Côté moyens fléchés, le gouvernement continue de s’appuyer sur la feuille de route santé mentale et psychiatrie initiée en 2018 [37], qui compte une cinquantaine d’actions [38]. À l’échelle des Hauts-de-France, la déclinaison prend la forme de la feuille de route ARS à 62 actions [27] et de la stratégie de formation 2025-2028 [28]. Aucun engagement public n’affiche, à ce jour, un objectif chiffré de réduction du taux régional d’hospitalisation ni un calendrier de déploiement de nouveaux centres VigilanS. Le label national est visible; la traduction régionale en moyens humains supplémentaires reste à documenter.

1033 pour 100 000taux d'hospitalisation pour geste auto-infligé chez les adolescentes de 11-17 ans en Hauts-de-France [11]

Mon soutien psy: plus d’un million de patients, et pourtant

Le dispositif Mon soutien psy [39], lancé en 2022 [40], permet à toute personne dès 3 ans [41] de bénéficier jusqu’à 12 séances d’accompagnement psychologique par an [42], facturées 50 € [43] chacune, prises en charge à 60 % par l’Assurance Maladie [44] et 40 % par la complémentaire santé [45].

👤 Ce que ça change pour vous
Dès 3 ans, sans avance de frais pour les femmes enceintes à partir du 6e mois de grossesse [46], vous pouvez consulter l'un des 7 280 psychologues partenaires [47]. 12 séances remboursées par an [48].

Plus d’un million de patients [49] ont eu recours au dispositif depuis son lancement, soit 5,9 millions de séances [50] à raison de 6 consultations en moyenne par patient [51]. En octobre 2025, 43 000 patients [52] en ont bénéficié, contre 36 000 en septembre [53]. 22 % d’entre eux ont entre 12 et 25 ans [54], 12,2 % sont bénéficiaires de la Complémentaire santé solidaire [55].

L’angle mort: le tabou et le non-recours

En 2024, 75 % des Français [56] considéraient encore la santé mentale comme un sujet tabou. Près d’un adulte sur six a vécu un épisode dépressif en 2024 [57], et une personne sur deux parmi elles n’a pas consulté de professionnel spécialisé [58]. La contradiction mérite d’être posée: comment un dispositif qui dépasse le million de patients [49] et accélère (+ 19 % de patients en un mois [52][53]) peut-il coexister avec un non-recours aussi massif?

Rapporté aux épisodes dépressifs annuels, le million cumulé [49] de Mon soutien psy depuis 2022 ne couvre qu’une fraction des adultes concernés chaque année - sans compter les troubles anxieux, les idées suicidaires ou les troubles psychotiques, qui touchent 1,2 % de la population [59], soit 700 000 personnes [60]. Trois obstacles documentés expliquent ce non-recours résiduel: la notoriété encore partielle du dispositif, particulièrement dans les milieux populaires; le reste à charge réel pour les patients sans complémentaire ou mal remboursés, la séance étant facturée 50 € [43] avant remboursement; enfin les déserts psychologiques, les 7 280 praticiens partenaires [47] étant inégalement répartis sur le territoire. Dans une région où se concentrent précarité sociale et sur-incidence des gestes auto-infligés, ces trois freins jouent à plein.

À Lille, en 2024, la ville abrite toujours des lieux de consommation à ciel ouvert où se croisent travailleuses du sexe, personnes en situation de migration et usagers de drogues [61]. Après la fermeture de la friche Saint-Sauveur [62], les groupes se sont reformés ailleurs. La santé mentale ne se lit pas seulement dans les statistiques hospitalières - elle se voit dans la rue.

Lille, laboratoire universitaire

À l’Université de Lille, le Conseil de Santé Mentale Étudiants (CSME) [63] a été mis en place en 2020 [64], fruit d’une réflexion initiée dès 2016 [65] avec le CROUS [66] et l’EPSM de l’agglomération lilloise [67]. L’équipe psychiatrique ESOPE [68], créée en 2021 [69], réunit deux psychiatres [70] et huit infirmiers [71]. Chaque année, plus de 600 étudiants [72] sont suivis.

« Les étudiants ne sont pas épargnés par la souffrance psychique. Isolement, précarité, pression des études, contexte international, éco-anxiété… certains jeunes ne vont pas bien » [73], résume Pauline Degorre, coordinatrice du CSME [74]. Elle insiste sur la vigilance collective: « Un enseignant, un bibliothécaire, un secrétaire pédagogique, un camarade de classe… tout le monde peut remarquer un changement de comportement et enclencher une alerte » [75].

Ce que l’alerte préfectorale ne dit pas

La publication du préfet renvoie vers un site national et rappelle des signaux généraux. Elle ne dit pas que les Hauts-de-France détiennent le taux d’hospitalisation record [6], que deux centres VigilanS [24] seulement couvrent la région, ni que les adolescentes y sont massivement exposées [11]. En 2024, 6,5 % des 18-79 ans de la région [76] ont déclaré des pensées suicidaires dans les douze derniers mois; 6,7 % ont déclaré avoir fait une tentative de suicide au cours de leur vie [77]. Les moyens suivent-ils? La feuille de route régionale et ses 62 actions [27] existent sur le papier; leur évaluation, à mi-parcours de la stratégie 2025-2028 [28], reste à venir. C’est sur ce point, et non sur la pédagogie des signaux, que l’État sera jugé.

Chiffres clés de la santé mentale en Hauts-de-France en 2024: hospitalisations, décès, appels au 3114 et dispositifs régionaux.
Chiffres clés de la santé mentale en Hauts-de-France en 2024: hospitalisations, décès, appels au 3114 et dispositifs régionaux.

Où trouver de l’aide

Le 3114 est joignable 24h/24, gratuit et confidentiel. Le site santementale-info-service.fr [3] centralise les ressources. Mon soutien psy permet 12 séances annuelles remboursées [48]. À Lille, le Service universitaire de santé étudiante [78] accueille les étudiants en première ligne. Comme le résume Pauline Degorre [74]: « Ils doivent avoir conscience qu’ils ne sont pas seuls. Passer la porte du service de santé universitaire, c’est franchir un premier pas » [79]. En parallèle, le travail de prévention sur d’autres risques montre qu’une communication ciblée fonctionne quand les moyens suivent.

Sources

9 sources vérifiées · 79 faits sourcés

Voir le détail de chaque fait sourcé (79)
  1. 2713 partages - Nombre de partages de la publication
    « Toutes les réactions:2713 partages »
    facebook.com ↗
  2. Préfet de la région Hauts-de-France et du Nord - Auteur de la publication
    « Publication de Préfet de la région Hauts-de-France et du Nord »
    facebook.com ↗
  3. santementale-info-service.fr - Site web ressource pour la santé mentale
    « Toutes les ressources sur:santementale-info-service.fr »
    facebook.com ↗
  4. Hauts-de-France - Région pour laquelle la stratégie de formation est publiée
    « En région Hauts-de-France, les données de Santé publique France révèlent le taux régional standardisé d'hospitalisation pour tentative de suicide le plus élevé de la France métropolitaine »
    hauts-de-france.ars.sante.fr ↗
  5. 2024 - Année de référence pour les données sur les pensées suicidaires et tentatives de suicide déclarées
    « En 2024 dans les Hauts-de-France »
    santepubliquefrance.fr ↗
  6. Hauts-de-France présente le taux régional standardisé d'hospitalisation pour tentative de suicide le plus élevé de la France métropolitaine - Situation épidémiologique en Hauts-de-France
    « les données de Santé publique France révèlent le taux régional standardisé d'hospitalisation pour tentative de suicide le plus élevé de la France métropolitaine »
    hauts-de-france.ars.sante.fr ↗
  7. Hauts-de-France présente une mortalité par suicide supérieure à la moyenne nationale - Situation épidémiologique en Hauts-de-France
    « ainsi qu'une mortalité par suicide supérieure à la moyenne nationale »
    hauts-de-france.ars.sante.fr ↗
  8. 15 319 - Nombre d'hospitalisations pour geste auto-infligé en 2024 dans les Hauts-de-France
    « En 2024, 15 319 hospitalisations pour geste auto-infligé ont été dénombrées en 2024 »
    santepubliquefrance.fr ↗
  9. 251 - Taux standardisé d'hospitalisations pour geste auto-infligé pour 100 000 habitants en 2024
    « soit un taux standardisé de 251 hospitalisations pour 100 000 habitants »
    santepubliquefrance.fr ↗
  10. + 5 % - Évolution du taux d'hospitalisation pour geste auto-infligé entre 2023 et 2024
    « en hausse par rapport à 2023 (+ 5 %) »
    santepubliquefrance.fr ↗
  11. 1033 - Taux d'hospitalisation pour geste auto-infligé chez les adolescentes de 11-17 ans pour 100 000 habitants
    « notamment les adolescentes de 11 à 17 ans avec 1033 hospitalisations pour 100 000 habitants »
    santepubliquefrance.fr ↗
  12. 10 075 - Nombre de passages aux urgences pour geste auto-infligé en 2024 dans les Hauts-de-France
    « En 2024, 10 075 passages aux urgences pour geste auto-infligé ont été recensés »
    santepubliquefrance.fr ↗
  13. 63,2 % - Proportion de femmes parmi les passages aux urgences pour geste auto-infligé
    « Près de 2 passages aux urgences sur 3 concernaient des femmes (63,2 %) »
    santepubliquefrance.fr ↗
  14. 16,4 ‰ - Part d'activité aux urgences pour geste auto-infligé chez les filles de 11-17 ans
    « Les parts d'activité les plus élevées parmi elles étaient enregistrées chez les 11-17 ans (16,4 ‰) »
    santepubliquefrance.fr ↗
  15. 14,2 ‰ - Part d'activité aux urgences pour geste auto-infligé chez les femmes de 18-24 ans
    « et les 18-24 ans (14,2 ‰) »
    santepubliquefrance.fr ↗
  16. 78 % - Proportion des séjours d'hospitalisation où l'auto-intoxication médicamenteuse était le mode opératoire
    « L'auto-intoxication médicamenteuse constituait le mode opératoire dans 78 % des séjours »
    santepubliquefrance.fr ↗
  17. 881 - Nombre de décès par suicide en 2023 dans les Hauts-de-France
    « En 2023, 881 décès par suicide ont été recensés »
    santepubliquefrance.fr ↗
  18. 15 - Taux standardisé de décès par suicide pour 100 000 habitants en 2023
    « correspondant à un taux standardisé de 15 décès pour 100 000 habitants »
    santepubliquefrance.fr ↗
  19. 56 % - Proportion de décès par suicide par pendaison parmi les modalités enregistrées
    « La modalité de décès par suicide la plus fréquemment enregistrée dans les certificats de décès était la pendaison (56 %) »
    santepubliquefrance.fr ↗
  20. 43 - Taux de décès par suicide chez les hommes de 65 ans et plus pour 100 000 habitants en 2023
    « et de 43 pour 100 000 habitants chez les 65 ans et plus »
    santepubliquefrance.fr ↗
  21. deuxième cause de mortalité - Rang du suicide parmi les causes de mortalité chez les jeunes
    « Le suicide est la deuxième cause de mortalité chez les jeunes »
    hauts-de-france.ars.sante.fr ↗
  22. 18 965 - Nombre d'appels reçus par le 3114 (numéro national de prévention du suicide) de la région Hauts-de-France de juin à décembre 2024
    « De juin à décembre 2024, le 3114, numéro national de prévention du suicide, a reçu 18 965 appels de la région Hauts-de-France »
    santepubliquefrance.fr ↗
  23. 2 709 - Moyenne mensuelle d'appels au 3114 pour la région Hauts-de-France
    « soit une moyenne de 2 709 appels par mois »
    santepubliquefrance.fr ↗
  24. deux - Nombre de centres participant au dispositif VigilanS dans la région en 2024
    « En 2024, deux centres participaient au dispositif de recontact et de veille de prévention de la réitération suicidaire VigilanS »
    santepubliquefrance.fr ↗
  25. 6 934 - Nombre de personnes entrées dans le dispositif VigilanS en 2024
    « et 6 934 personnes sont entrées dans ce dispositif »
    santepubliquefrance.fr ↗
  26. ARS Hauts-de-France - Agence qui publie la stratégie régionale de déploiement des formations
    « L'ARS Hauts-de-France publie sa stratégie de déploiement des formations à la prévention du suicide »
    hauts-de-france.ars.sante.fr ↗
  27. 62 - Nombre d'actions comprises dans la feuille de route régionale dédiée à la santé mentale
    « L'agence régionale de santé Hauts-de-France publie une feuille de route régionale dédiée à la santé mentale comprenant 62 actions »
    hauts-de-france.ars.sante.fr ↗
  28. 2025 - 2028 - Période couverte par la stratégie de formation en prévention du suicide
    « Prévention du suicide: stratégie de formation 2025 - 2028 »
    hauts-de-france.ars.sante.fr ↗
  29. 3 modules de formation - Nombre de modules de formation du GEPS sur lesquels s'appuie la stratégie
    « Cette stratégie s'appuie sur les 3 modules de formation du GEPS »
    hauts-de-france.ars.sante.fr ↗
  30. Sentinelle - Premier module de formation du GEPS
    « les 3 modules de formation du GEPS (Groupement d'Étude et de Prévention du Suicide): Sentinelle, Évaluation-Orientation et Intervention de crise »
    hauts-de-france.ars.sante.fr ↗
  31. Évaluation-Orientation - Deuxième module de formation du GEPS
    « les 3 modules de formation du GEPS (Groupement d'Étude et de Prévention du Suicide): Sentinelle, Évaluation-Orientation et Intervention de crise »
    hauts-de-france.ars.sante.fr ↗
  32. Intervention de crise - Troisième module de formation du GEPS
    « les 3 modules de formation du GEPS (Groupement d'Étude et de Prévention du Suicide): Sentinelle, Évaluation-Orientation et Intervention de crise »
    hauts-de-france.ars.sante.fr ↗
  33. Stratégie nationale de prévention du suicide (SNPS) - Stratégie nationale avec laquelle la stratégie régionale est en cohérence
    « en cohérence avec la Stratégie nationale de prévention du suicide (SNPS) »
    hauts-de-france.ars.sante.fr ↗
  34. 2025 - Année de déclaration de la santé mentale comme Grande Cause Nationale
    « la santé mentale a été décrétée « Grande Cause Nationale » pour l'année 2025 »
    assurance-maladie.ameli.fr ↗
  35. 2026 - Année de continuation de la Grande Cause Nationale 'Parlons santé mentale!'
    « se poursuit en 2026 »
    presseagence.fr ↗
  36. Parlons santé mentale! - Logo de la communication gouvernementale pour la Grande Cause Nationale santé mentale
    « au travers du logo « Parlons santé mentale! » »
    assurance-maladie.ameli.fr ↗
  37. 2018 - Année d'initiation de la feuille de route gouvernementale sur la santé mentale et psychiatrie
    « le Gouvernement a initié en 2018 une feuille de route « Santé mentale et psychiatrie » »
    assurance-maladie.ameli.fr ↗
  38. une cinquantaine d'actions - Nombre d'actions contenues dans la feuille de route gouvernementale santé mentale et psychiatrie
    « une feuille de route « Santé mentale et psychiatrie » qui comporte une cinquantaine d'actions »
    assurance-maladie.ameli.fr ↗
  39. Mon soutien psy - Dispositif de prise en charge psychologique mis en place par l'Assurance Maladie
    « le dispositif Mon soutien psy permet à toute personne dès 3 ans »
    assurance-maladie.ameli.fr ↗
  40. 2022 - Année de mise en place du dispositif Mon soutien psy
    « Le dispositif Mon soutien psy, mis en place en 2022 »
    presseagence.fr ↗
  41. 3 ans - Âge minimum pour bénéficier du dispositif Mon soutien psy
    « le dispositif Mon soutien psy permet à toute personne dès 3 ans »
    assurance-maladie.ameli.fr ↗
  42. 12 séances - Nombre de séances d'accompagnement psychologique par an dans le dispositif Mon soutien psy
    « de bénéficier jusqu'à 12 séances d'accompagnement psychologique par an »
    assurance-maladie.ameli.fr ↗
  43. 50 € - Tarif de chaque séance
    « Chaque séance est facturée 50 € »
    presseagence.fr ↗
  44. 60 % - Pourcentage du tarif pris en charge par la CPAM
    « qui prendra en charge 60 % du tarif »
    presseagence.fr ↗
  45. 40 % - Pourcentage du tarif remboursé par la complémentaire santé
    « elle lui remboursera les 40 % restants »
    presseagence.fr ↗
  46. 6e mois - À partir de quel mois de grossesse les femmes enceintes bénéficient de l'absence d'avance de frais
    « les femmes enceintes à partir du 6e mois de grossesse »
    presseagence.fr ↗
  47. 7 280 - Nombre de psychologues partenaires du dispositif
    « l'un des 7 280 psychologues partenaires figurant dans l'annuaire dédié en ligne »
    presseagence.fr ↗
  48. 12 - Nombre de séances remboursées par an et par personne
    « Le nombre de séances remboursées est de 12 par an et par personne »
    presseagence.fr ↗
  49. plus de 1 million - Nombre de patients ayant eu recours au dispositif Mon soutien psy
    « Plus de 1 million de patients y ont déjà eu recours »
    presseagence.fr ↗
  50. 5,9 millions - Nombre total de séances depuis le lancement du dispositif en 2022
    « soit un total de 5,9 millions de séances »
    presseagence.fr ↗
  51. 6 - Nombre moyen de consultations par patient depuis 2022
    « à raison de 6 consultations en moyenne par patient »
    presseagence.fr ↗
  52. 43 000 - Nombre de patients en octobre 2025
    « ils étaient plus de 43 000 en octobre 2025 »
    presseagence.fr ↗
  53. 36 000 - Nombre de patients en septembre 2025
    « contre 36 000 au mois de septembre »
    presseagence.fr ↗
  54. 22 % - Proportion de patients ayant entre 12 et 25 ans
    « 22 % d'entre eux ont entre 12 et 25 ans »
    presseagence.fr ↗
  55. 12,2 % - Proportion de patients bénéficiaires de la Complémentaire santé solidaire
    « 12,2 % sont bénéficiaires de la Complémentaire santé solidaire »
    presseagence.fr ↗
  56. 75% - Pourcentage de Français considérant la santé mentale comme un sujet tabou en 2024
    « La santé mentale était encore considérée comme un sujet tabou par 75% des Français en 2024, selon un sondage IFOP »
    france-assos-sante.org ↗
  57. près de 1 adulte sur 6 - Proportion d'adultes ayant vécu un épisode dépressif en 2024
    « près de 1 adulte sur 6 a vécu un épisode dépressif en 2024 »
    presseagence.fr ↗
  58. 1 sur 2 - Proportion de personnes ayant vécu un épisode dépressif qui n'ont pas consulté de professionnel
    « Parmi les personnes concernées, 1 sur 2 n'a pas consulté de professionnel spécialisé »
    presseagence.fr ↗
  59. 1,2% - Pourcentage de la population touchée par des troubles psychotiques
    « nous 1,2% de la population est touchée par des troubles psychotiques »
    france-assos-sante.org ↗
  60. 700 000 personnes - Nombre de personnes touchées par des troubles psychotiques en France
    « 1,2% de la population est touchée par des troubles psychotiques, soit 700 000 personnes »
    france-assos-sante.org ↗
  61. Lieux de consommation à ciel ouvert à Lille avec travailleuses du sexe, migrants et usagers de drogues - Situation observée en 2024 dans la ville de Lille
    « En 2024, la ville de Lille abrite encore des lieux de consommation à ciel ouvert où différents publics précaires se croisent (travailleuses du sexe, personnes en situation de migration et usagers de drogues). »
    ofdt.fr ↗
  62. Fermeture de la friche Saint-Sauveur à Lille - Lieu de consommation à ciel ouvert fermé en 2024
    « Après la fermeture de la friche Saint-Sauveur, des groupes se sont reformés dans de nouveaux lieux »
    ofdt.fr ↗
  63. Conseil de Santé Mentale Étudiants (CSME) - Instance de coordination mise en place à l'Université de Lille
    « l'institution lilloise a mis en place en 2020 le Conseil de Santé Mentale Étudiants »
    france3-regions.franceinfo.fr ↗
  64. 2020 - Année de création du Conseil de Santé Mentale Étudiants
    « l'institution lilloise a mis en place en 2020 le Conseil de Santé Mentale Étudiants »
    france3-regions.franceinfo.fr ↗
  65. 2016 - Année d'initiation de la réflexion pour créer le CSME
    « Le CSME est né d'une réflexion initiée dès 2016 avec le CROUS et l'EPSM »
    france3-regions.franceinfo.fr ↗
  66. CROUS - Partenaire du CSME depuis 2016
    « Le CSME est né d'une réflexion initiée dès 2016 avec le CROUS et l'EPSM »
    france3-regions.franceinfo.fr ↗
  67. EPSM de l'agglomération lilloise - Partenaire du CSME depuis 2016
    « Le CSME est né d'une réflexion initiée dès 2016 avec le CROUS et l'EPSM de l'agglomération lilloise »
    france3-regions.franceinfo.fr ↗
  68. ESOPE - Équipe psychiatrique de l'Université de Lille
    « l'équipe psychiatrique ESOPE pour soigner »
    france3-regions.franceinfo.fr ↗
  69. 2021 - Année de création d'ESOPE
    « Créée en 2021, elle réunit deux psychiatres, huit infirmiers et une cadre de santé »
    france3-regions.franceinfo.fr ↗
  70. 2 psychiatres - Composition de l'équipe ESOPE
    « Créée en 2021, elle réunit deux psychiatres, huit infirmiers et une cadre de santé »
    france3-regions.franceinfo.fr ↗
  71. 8 infirmiers - Composition de l'équipe ESOPE
    « Créée en 2021, elle réunit deux psychiatres, huit infirmiers et une cadre de santé »
    france3-regions.franceinfo.fr ↗
  72. plus de 600 étudiants - Nombre d'étudiants suivis annuellement par l'unité psychiatrique ESOPE
    « Chaque année, plus de 600 étudiants sont suivis par l'unité psychiatrique »
    france3-regions.franceinfo.fr ↗
  73. Les étudiants ne sont pas épargnés par la souffrance psychique. Isolement, précarité, pression des études, contexte international, éco-anxiété… certains jeunes ne vont pas bien - Déclaration de Pauline Degorre sur la situation des étudiants
    « Les étudiants ne sont pas épargnés par la souffrance psychique. Isolement, précarité, pression des études, contexte international, éco-anxiété… certains jeunes ne vont pas bien »
    france3-regions.franceinfo.fr ↗
  74. Pauline Degorre - Coordinatrice du Conseil de Santé Mentale Étudiants à l'Université de Lille
    « Pauline Degorre, coordinatrice du Conseil de Santé Mentale Étudiants (CSME) à l'Université de Lille »
    france3-regions.franceinfo.fr ↗
  75. Un enseignant, un bibliothécaire, un secrétaire pédagogique, un camarade de classe… tout le monde peut remarquer un changement de comportement et enclencher une alerte - Déclaration de Pauline Degorre sur la vigilance collective
    « Un enseignant, un bibliothécaire, un secrétaire pédagogique, un camarade de classe… tout le monde peut remarquer un changement de comportement et enclencher une alerte »
    france3-regions.franceinfo.fr ↗
  76. 6,5 % - Proportion des 18-79 ans ayant déclaré des pensées suicidaires au cours des 12 derniers mois en 2024 dans les Hauts-de-France
    « 6,5 % des 18-79 ans déclarent avoir eu des pensées suicidaires au cours des 12 derniers mois »
    santepubliquefrance.fr ↗
  77. 6,7 % - Proportion des personnes ayant déclaré avoir fait une tentative de suicide au cours de la vie
    « Ils étaient 6,7 % à déclarer avoir fait une tentative de suicide au cours de la vie »
    santepubliquefrance.fr ↗
  78. Service universitaire de santé étudiante (SSE) - Service de première ligne à l'Université de Lille pour la santé des étudiants
    « le Service universitaire de santé étudiante (SSE), en première ligne »
    france3-regions.franceinfo.fr ↗
  79. Ils doivent avoir conscience qu'ils ne sont pas seuls. Passer la porte du service de santé universitaire, c'est franchir un premier pas. Derrière, il y a tout un réseau d'acteurs pour les accompagner. - Conseil de Pauline Degorre aux étudiants
    « Ils doivent avoir conscience qu'ils ne sont pas seuls. Passer la porte du service de santé universitaire, c'est franchir un premier pas. Derrière, il y a tout un réseau d'acteurs pour les accompagner. »
    france3-regions.franceinfo.fr ↗

Sources

Amandine Delattre

Amandine Delattre

Installée à Lille, elle couvre la métropole, les tensions sur les transports, les restructurations textiles et les débats sur la braderie. Diplômée de l'ESJ Lille, elle a grandi dans le Nord. Ligne de travail : interroger les élus, les syndicalistes, les commerçants, vérifier les budgets de la MEL avant de publier.

Publicité
Lien copié !
× Infographie agrandie