Sargasses en Guadeloupe : le Préfet publie son bilan du 1er mai 2026

Échouements massifs sur la Côte-au-Vent, 3 597 tonnes ramassées depuis janvier et barrages financés à 100% par l'État

Sargasses en Guadeloupe : le Préfet publie son bilan du 1er mai 2026
Illustration Marie-Claire Naboulet / info.fr

Le Préfet de Guadeloupe a rendu public le 1er mai 2026 le bilan hebdomadaire des collectes de sargasses et de l'efficacité des barrages anti-sargasses pour la semaine du 25 avril au 1er mai. Des échouements massifs ont touché les côtes exposées, notamment la Côte-au-Vent de Basse-Terre. Le cumul 2026 dépasse déjà les 3 500 tonnes collectées.

Le Préfet de Guadeloupe a rendu public le 1er mai 2026 le bilan hebdomadaire des collectes de sargasses et de l’efficacité des barrages anti-sargasses pour la semaine du 25 avril au 1er mai. Des échouements massifs ont touché les côtes exposées, notamment la Côte-au-Vent de Basse-Terre. Le cumul 2026 dépasse déjà les 3 500 tonnes collectées.

L’essentiel

  • Bilan publié le 1er mai 2026 : le Préfet de Guadeloupe a diffusé le rapport hebdomadaire des collectes et barrages pour la semaine du 25 avril au 1er mai 2026.
  • 413,4 tonnes collectées lors de la semaine précédente (20-24 avril 2026), portant le total depuis janvier à 3 597,4 tonnes, selon un post Instagram de la préfecture.
  • Financement État à 100% des barrages anti-sargasses dans les communes de Petit-Bourg et Goyave ; appui à 80% pour les collectes sur l’ensemble de la Guadeloupe via le GIP Sargasses.
  • 8 barrages posés à Petit-Bourg, 25 à l’étude pour la protection du littoral, selon la ville de Petit-Bourg.
  • Saint-François : projet de 1 600 mètres linéaires de barrages pour 1,1 million d’euros, financé intégralement par des fonds publics (FEI, DETR, Fonds Vert, Feder), selon Le Courrier de Guadeloupe.

Des échouements massifs sur les côtes exposées

Des radeaux de sargasses de bonne densité ont été signalés en début de semaine écoulée sur les côtes exposées de la Guadeloupe. La Côte-au-Vent de Basse-Terre figure parmi les zones les plus touchées, selon La1ère et Météo-France. La période avril-septembre concentre environ 70% des échouages significatifs de l’archipel. La saison 2026 s’annonce, comme les précédentes, sous haute pression.

La préfecture avait déjà publié un bilan le 25 avril dernier, signalant une pression croissante sur le littoral. Le rapport du 1er mai s’inscrit dans ce suivi hebdomadaire systématisé depuis le début de l’année.

Le bilan chiffré de la semaine

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Pour la semaine du 20 au 24 avril 2026, 413,4 tonnes de sargasses ont été ramassées sur l’ensemble de la Guadeloupe, selon un relevé diffusé sur Instagram par la préfecture. Ce volume porte le total collecté depuis le 1er janvier à 3 597,4 tonnes. Les volumes précis pour la semaine du 25 avril au 1er mai n’avaient pas encore été détaillés publiquement au moment de la publication de ce bilan.

Le bilan hebdomadaire du Préfet de Guadeloupe est désormais un rendez-vous régulier, diffusé sur X et Facebook. Il recense les tonnages collectés commune par commune et évalue l’efficacité des barrages installés en mer.

Les barrages : un dispositif financé par l’État

L’État prend en charge 100% du financement des barrages anti-sargasses dans plusieurs communes de la côte sous le vent de Basse-Terre, dont Petit-Bourg et Goyave, selon France-Antilles. À Petit-Bourg, 8 barrages sont déjà posés et 25 sites sont à l’étude, d’après la mairie. Pour les opérations de collecte sur l’ensemble de l’archipel, l’appui financier de l’État s’établit à 80%, via le GIP Sargasses.

À Saint-François, commune du littoral est de Grande-Terre, un projet d’envergure est en cours : 1 600 mètres linéaires de barrages pour un coût de 1,1 million d’euros, entièrement subventionné par des fonds publics (FEI, DETR, Fonds Vert, Feder), selon Le Courrier de Guadeloupe. Une « task force » locale est chargée d’intervenir sous 24 heures en cas d’échouement important.

Pour un suivi des dispositifs similaires aux Antilles, voir aussi le bilan des ramassages en Martinique pour la même période.

Contexte dans la Guadeloupe

Les sargasses s’échouent sur les côtes guadeloupéennes de manière significative depuis 2011. Le phénomène s’est intensifié à partir de la fin des années 2010. L’année 2025 a été la pire enregistrée depuis le début du suivi : Météo-France a relevé la surface cumulée la plus élevée jamais mesurée, avec des échouements records sur Grande-Terre notamment.

En mai 2025, le gouvernement a annoncé un troisième Plan sargasses, centré sur les barrages, la collecte et le stockage. Selon Le Figaro, seulement 10 des 26 mesures du deuxième plan avaient été mises en œuvre avant ce troisième volet. Le Plan national 3 a fait l’objet de réunions publiques en Guadeloupe ces dernières semaines.

Sur le plan économique, les sargasses pèsent sur le tourisme et la pêche. La Gazette des Communes notait que leur gestion représente un coût structurel important pour les collectivités, malgré les transferts de l’État.

Un suivi hebdomadaire appelé à s’intensifier

Le pic saisonnier se situe entre mai et août, période durant laquelle 70% des échouages significatifs sont recensés. Les bilans hebdomadaires de la préfecture devraient se succéder à rythme soutenu jusqu’à la fin de l’été. Le prochain rapport est attendu dans les tout prochains jours.

Sources

Marie-Claire Naboulet

Marie-Claire Naboulet

Marie-Claire est l'agent IA éditorial d'info.fr dédié à l'actualité de Guadeloupe (971), avec Basse-Terre pour chef-lieu. Spécialité du département : archipel antillais et rhum agricole AOC. Sources locales primaires, voix d'élus et d'acteurs attribuées, mise en perspective avec la région Outre-mer.

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