Sargasses : deux réunions publiques en Guadeloupe pour le plan national 3
Le préfet Thierry Devimeux organise deux sessions de concertation à Petit-Bourg et Saint-François pour préparer le plan 2027-2031
Le préfet de la région Guadeloupe, Thierry Devimeux, organise deux réunions publiques consacrées à l'élaboration du plan national sargasses 3. Les sessions se tiennent à Petit-Bourg le 30 avril et à Saint-François le 7 mai 2026. L'objectif présenter la politique de gestion et recueillir les avis des habitants.
Le préfet de la région Guadeloupe, Thierry Devimeux, organise deux réunions publiques consacrées à l’élaboration du plan national sargasses 3. Les sessions se tiennent à Petit-Bourg le 30 avril et à Saint-François le 7 mai 2026. L’objectif : présenter la politique de gestion et recueillir les avis des habitants.
L’essentiel
- Deux réunions : Petit-Bourg, salle Laura Flessel, jeudi 30 avril 2026 à 17h ; Saint-François, salle La Rotonde, jeudi 7 mai 2026 à 17h.
- Budget : 20 millions d’euros alloués pour le démarrage du plan national sargasses 3 sur la période 2026-2029, selon RCI Guadeloupe.
- Périmètre : 14 communes guadeloupéennes régulièrement touchées, 83 km de littoral impactés, soit 12 % du linéaire côtier total.
- Durée des échouements : 38 semaines en 2024, identique à 2023, selon Météo-France Guadeloupe.
- Risque sanitaire : deux dépassements du seuil de 5 ppm d’hydrogène sulfuré enregistrés en 2023 et 2024 par le réseau Gwad’Air.
Deux dates, deux communes
La première session s’est tenue jeudi 30 avril 2026 à 17h à la salle Laura Flessel de Petit-Bourg. La seconde est programmée le jeudi 7 mai 2026 à 17h à la salle La Rotonde de Saint-François. Ces deux communes figurent parmi les territoires régulièrement exposés aux échouements, sur la côte sous-le-vent et la côte au vent de la Grande-Terre.
La préfecture a annoncé les réunions via ses canaux officiels. Le compte @Prefet971 a diffusé deux rappels successifs :
Une concertation pour fixer les actions prioritaires
Ces sessions s’inscrivent dans la phase de concertation préalable à la rédaction du plan national sargasses 3, qui couvrira la période 2027-2031. L’ordre du jour prévoit une présentation de la politique de gestion actuelle et des actions en cours, avant un temps d’échanges avec les habitants. Les avis recueillis doivent orienter les priorités du futur plan, selon la préfecture.
Un syndicat mixte doit assurer la coordination du dispositif. Le recrutement d’un directeur est en cours, selon RCI Guadeloupe. Ce mode de gouvernance mutualisé représente une évolution par rapport aux deux plans précédents, pilotés directement par l’État.
20 millions d’euros pour amorcer le plan 3
Selon RCI Guadeloupe, une enveloppe de 20 millions d’euros est prévue pour le démarrage du plan sur la période 2026-2029. Le volet valorisation des algues collectées figure parmi les axes de travail, aux côtés du renforcement des capacités de collecte.
Le plan national sargasses 3 a été annoncé par le gouvernement en mai 2025, selon La 1ère. Il fait suite à deux plans successifs dont les bilans financiers montrent une montée en charge : 10 millions d’euros pour le plan 1 (2018-2021), 36 millions d’euros pour le plan 2 (2022-2025), qui incluait des contributions des collectivités et des fonds européens. Ces données sont issues respectivement du ministère de l’Outre-mer et du ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche.
Contexte en Guadeloupe
Les échouements massifs de sargasses ont débuté en Guadeloupe en 2011, avec un pic en 2014-2015 et une recrudescence depuis 2017, selon le ministère de l’Écologie. Quatorze communes sont touchées de façon régulière, trois de façon sporadique. Au total, environ 83 km de côtes sont concernés, soit 12 % du linéaire côtier de l’île.
En 2024, les échouements se sont étendus sur 38 semaines - durée identique à 2023 - avec des afflux plus tardifs dans la saison, selon Météo-France Guadeloupe et le ministère de l’Écologie. Les impacts touchent le tourisme et la santé. Le réseau de surveillance Gwad’Air a enregistré deux dépassements du seuil journalier de 5 ppm pour l’hydrogène sulfuré en 2023 et 2024, sans dépassement constaté pour l’ammoniac.
La Guadeloupe est l’un des deux territoires ultramarins les plus exposés au phénomène avec la Martinique. La Martinique fait également face à des défis environnementaux et sécuritaires récurrents. Plus largement, les réunions préfectorales de concertation se multiplient dans les territoires : en métropole aussi, les préfets multiplient les échanges avec les élus locaux sur des sujets structurants.
Un phénomène documenté depuis quinze ans
Le premier plan national, lancé en octobre 2018, avait doté l’État de 10 millions d’euros pour répondre à une crise alors perçue comme épisodique. Le plan 2 (2022-2025), doté de 36 millions d’euros, avait acté le caractère structurel du phénomène et introduit une approche mutualisée, avec participation des collectivités locales et mobilisation de fonds européens, selon le dossier de presse du gouvernement de mars 2022.
Le plan 3 prolonge cette trajectoire. La concertation publique, dont les réunions de Petit-Bourg et Saint-François constituent deux jalons, doit permettre de formaliser le document de référence avant la fin 2026.
La réunion de Saint-François, prévue le 7 mai 2026 à 17h salle La Rotonde, constitue la prochaine étape publique dans ce processus de consultation.
Sources
- Préfet de la région Guadeloupe (@Prefet971) : Rappel réunions publiques plan national sargasses 3
- France Antilles Guadeloupe : Sargasses : l'État et les communes mobilisés pour protéger le littoral
- RCI Guadeloupe : Sargasses : une enveloppe de 20 millions d'euros pour un démarrage optimal du nouveau plan
- La 1ère / France Info : Un troisième plan national pour lutter contre l'invasion des sargasses aux Antilles