Sarthe : l’église restaurée d’Asnières-sur-Vègre officiellement inaugurée après un chantier de 1,2 million d’euros
L'église Saint-Hilaire, à Asnières-sur-Vègre, a été inaugurée ce samedi 27 juin après d'importants travaux. Le chantier a duré plusieurs mois pour un coût de 1,2 million d'euros.
L'église Saint-Hilaire d'Asnières-sur-Vègre a été inaugurée ce samedi 27 juin 2026 en présence de Dominique Le Mèner, président du Conseil départemental de la Sarthe. Les travaux de restauration ont représenté un investissement de 1,2 million d'euros. L'édifice rouvre au public dès dimanche.
L’essentiel
- Faits : L’inauguration de l’église Saint-Hilaire d’Asnières-sur-Vègre a eu lieu le samedi 27 juin 2026, en présence de Dominique Le Mèner, président du Conseil départemental de la Sarthe.
- Budget : Le coût total du chantier s’élève à environ 1,5 million d’euros, financé par le Département, la Région, la Fondation du Patrimoine et la Mission Bern.
- Travaux : Réfection de la maçonnerie, de la toiture, des vitraux et de l’assainissement. Les fresques médiévales de la nef ont également été restaurées.
- Réouverture : L’édifice sera accessible au public à partir du dimanche 28 juin 2026.
Une inauguration en présence du président du Département
C’est un moment attendu par les habitants d’Asnières-sur-Vègre et les amateurs de patrimoine. L’église Saint-Hilaire, fermée depuis plusieurs mois pour travaux, a officiellement rouvert ses portes ce samedi 27 juin. Dominique Le Mèner, président du Conseil départemental de la Sarthe, a participé à la cérémonie d’inauguration. Le Département de la Sarthe a confirmé l’événement sur son compte X.
Un chantier de 1,2 million d’euros
Les travaux de restauration ont porté sur plusieurs corps de métier : la maçonnerie extérieure, la charpente et la couverture, les vitraux ainsi que le système d’assainissement. Selon la Fondation du Patrimoine, le montant total des opérations atteint environ 1,2 million d’euros. Le financement a été assuré par le Département de la Sarthe, la Région Pays de la Loire, la Mission Bern (Loto du patrimoine) et la Fondation du Patrimoine, qui a également lancé une souscription publique.
Les fresques médiévales de la nef, classées au titre des monuments historiques depuis 1979, ont bénéficié d’une restauration particulière. Les travaux, achevés au printemps 2026, ont permis de stabiliser les décors et de révéler de nouvelles scènes sous les badigeons de chaux. Les premières peintures murales avaient été redécouvertes dans les années 1950 par la conservatrice Madeleine Pré, rappelle la mairie.
Le chantier a également été l’occasion de fouilles archéologiques. Celles-ci ont mis au jour un caveau oublié sous la nef ainsi que des sépultures mérovingiennes datant du Ve au VIIIe siècle, selon les informations communiquées lors des Journées européennes du patrimoine.
Contexte dans la Sarthe
Asnières-sur-Vègre est une commune d’environ 417 habitants, labellisée « Petite Cité de Caractère ». Elle fait partie de la Vallée de la Sarthe, un territoire qui mise sur le tourisme patrimonial. L’église Saint-Hilaire constitue l’un des édifices romans remarquables du département, avec ses peintures murales uniques.
Le Département de la Sarthe soutient régulièrement la restauration du patrimoine religieux. Ce chantier s’inscrit dans une politique de conservation des édifices publics. Dans un contexte où d’autres territoires font face à des risques d’incendie, la commune rappelle l’importance de la préservation du bâti ancien. (À lire aussi : Incendie près de Saumur : l’élan de solidarité des habitants pour ravitailler les pompiers)
Un patrimoine remis en valeur
Outre les fresques, l’église abrite des vitraux restaurés et un mobilier liturgique préservé. L’Association du Patrimoine d’Asnières a conçu une application mobile permettant une visite virtuelle de l’édifice pendant la fermeture. Cet outil sera maintenu pour enrichir la découverte des lieux.
L’édifice sera ouvert aux visiteurs dès le dimanche 28 juin 2026. Les horaires seront précisés par l’office de tourisme de la Vallée de la Sarthe. La commune espère ainsi attirer un public régional et les amateurs d’architecture religieuse.