Protoxyde d’azote en Sarthe : la préfecture frappe fort face au « fléau qui tue »
Le préfet relaie la campagne nationale « Proto, on passe vite du rire aux drames » alors que les intoxications graves ont quadruplé en un an.
Paralysie, incontinence, accidents au volant : le préfet de la Sarthe relaie depuis le 14 avril 2026 la campagne nationale contre le protoxyde d'azote, un gaz devenu mortel.
Les enjeux
Ce qu'il faut comprendre
Un phénomène en explosion
Cas graves multipliés par quatre entre 2022 et 2023 selon l'ANSM, 80 % avec troubles neurologiques.
Danger au volant sous-estimé
Effets persistants 40 minutes après une inhalation d'une minute, et un jeune consommateur sur deux a conduit sous emprise.
Cadre légal en durcissement
Le projet Ripost complète la loi Bournazel de 2021 en créant trois délits, jusqu'à 3 ans de prison.
Une stratégie contestée par les associations d'addictologie
La Fédération Addiction, qui fédère les CSAPA et CJC, alerte : la pénalisation éloignera les jeunes du soin.
Séquelles neurologiques irréversibles
Paralysie des jambes, incontinence, troubles cognitifs : quand les nerfs sont détruits, aucun traitement ne les fait repousser.
L'essentiel
Ce qu'il faut retenir
- La préfecture de la Sarthe relaie depuis le 14 avril 2026 la campagne nationale contre le protoxyde d'azote.
- Les cas graves d'intoxication ont été multipliés par quatre entre 2022 et 2023 selon l'ANSM.
- Le projet de loi Ripost complète la loi Bournazel de 2021 et prévoit jusqu'à 3 ans de prison pour conduite sous emprise.
- Les Pays-Bas ont interdit le protoxyde d'azote récréatif en janvier 2023, premier précédent européen.
- La Fédération Addiction estime que la pénalisation éloignera les jeunes du soin.
- Drogues info service reste joignable au 0 800 23 13 13, 7 jours sur 7.
La préfecture de la Sarthe [1] a publié le 14 avril 2026 [2] un message de prévention sans équivoque: « Paralysie, incontinence, absences au volant… les conséquences sont bien réelles » [3]. Le post relaie la campagne nationale Proto: on passe vite du rire aux drames [4], lancée par le gouvernement une semaine plus tôt. Objectif: rappeler que la détention et la consommation de protoxyde d’azote à des fins récréatives sont interdites [5] et que les séquelles peuvent être irréversibles [6].
Le calendrier n’est pas un hasard. Le 7 avril 2026 [7], Marie-Pierre Vedrenne [8], ministre déléguée chargée de la Citoyenneté [9], a lancé la campagne nationale diffusée sur les réseaux sociaux [10] puis à la télévision à partir du 12 avril [11]. « Ce n’est pas un gaz hilarant, c’est un fléau qui tue » [12], a-t-elle tranché. Le spot, cru, montre ce que les autorités n’avaient jamais osé afficher: la banalisation d’une drogue qui paralyse.
Des chiffres qui justifient l’alerte
Les données de l’ANSM [13], publiées dans son rapport d’addictovigilance 2025 [14], sont formelles. Entre 2022 et 2023, les signalements d’intoxications liés au protoxyde d’azote ont été multipliés par trois [15], les cas graves par quatre [16]. Plus de 80 % de ces signalements font état de troubles neurologiques [17]. Dans un signalement sur deux [18], le produit était consommé quotidiennement. Et 10 % concernent des mineurs [19].
Pour donner une échelle: les 18-24 ans sont les plus touchés [20], et un jeune de moins de 35 ans sur dix affirme avoir déjà consommé [21]. Parmi eux, un sur deux en a pris en conduisant [22]. Plus largement, 7 % des Français de moins de 35 ans [23] déclarent avoir été passagers d’une voiture dont le conducteur avait inhalé - soit près d’un jeune sur quatorze. La mobilisation des communes et de l’État en Val-d’Oise confirme que le phénomène dépasse largement la Sarthe.
Ce que dit la médecine: la moelle épinière attaquée
Le mécanisme est connu. Le protoxyde d’azote inactive de façon irréversible la vitamine B12 [24]. Cette inactivation réduit progressivement le stock hépatique et entraîne une démyélinisation de la moelle épinière [25]. Pour le dire simplement: les nerfs perdent leur gaine protectrice, les signaux ne passent plus, le corps se paralyse.
Le neurologue Guillaume Fargeot [26], qui prend en charge ces patients à l’hôpital du Kremlin-Bicêtre [27], est catégorique: « Certaines séquelles sont irréversibles, surtout en cas de dégénérescence des nerfs » [28]. Il plaide pour des messages de prévention dès le lycée [29]. La Mildeca [30] parle, elle, de séquelles « très loin d’être drôles » [31].
Paralysie, sphincters, cognition: ce que recouvrent les « séquelles irréversibles »
Derrière le mot-valise de « séquelles » se cachent trois tableaux cliniques bien distincts, documentés par la littérature neurologique. Le premier, le plus fréquent dans les signalements de l’ANSM - plus de 80 % relèvent de troubles neurologiques [17] -, est la paralysie des membres inférieurs. Elle commence par des fourmillements, une démarche instable, puis peut évoluer vers une perte partielle ou totale de la motricité des jambes. C’est cette atteinte qu’a développée Thomas [32].
Le second registre, moins médiatisé, concerne les troubles sphinctériens: incontinence urinaire et fécale, dysfonctions sexuelles. La préfecture de la Sarthe [1] en fait d’ailleurs l’un de ses trois axes de communication [3]. Le troisième volet est cognitif: troubles de la mémoire, de la concentration, parfois troubles psychiatriques. Guillaume Fargeot [26] prévient que « certaines séquelles sont irréversibles, surtout en cas de dégénérescence des nerfs » [28]. En pratique clinique, la récupération dépend du stade au moment de la prise en charge: détectée tôt, une démyélinisation débutante peut régresser sous supplémentation en vitamine B12; détectée tard, l’atteinte axonale - la destruction même du nerf - devient définitive. Les traitements actuels ne savent pas faire repousser un nerf mort.
Le cas Thomas: une trajectoire d’escalade
Le cas de Thomas, 22 ans [33], illustre la mécanique. Première inhalation en novembre 2021 [34], trois cartouches par soirée au départ [35]. Puis les cartouches de 8 grammes laissent place aux bonbonnes de 600 grammes [36] et aux tanks de deux kilos [37]. À l’été 2023, il consomme deux à trois bonbonnes par jour [38], jusqu’à dix en une soirée [39]. Accident au volant [40], atteinte de la moelle épinière [32]. « J’aurais pu y rester, j’ai tellement honte » [41].
Le volant, angle mort de l’épidémie
Les effets euphorisants durent une minute [42]. Mais les troubles, eux, peuvent persister 40 minutes après la prise [43]. Julien Leclaire [44], ambassadeur de la Fondation Vinci Autoroutes, détaille: « Des troubles du comportement, des troubles visuels, des trous noir… qui peuvent s’avérer dramatiques avec une perte de contrôle du véhicule » [45]. En 2025, le protoxyde d’azote a été mis en cause dans de nombreux accidents routiers [46]. À Nanterre [47], un conducteur sous emprise a percuté deux véhicules à un feu rouge, tuant une personne et blessant plusieurs autres [48].
La Fondation Vinci Autoroutes a déployé le 24 octobre 2025 [49] un dispositif de sensibilisation sur sept aires de son réseau [50], en collaboration avec l’association Protoside [51]. Parallèlement, la Gironde a décrété la tolérance zéro après une série d’accidents mortels, et le Nord a multiplié les contrôles routiers.
Le cadre légal: de l’interdiction de vente aux mineurs au projet Ripost
La vente de protoxyde d’azote aux mineurs est interdite depuis 2021 [52]. Ce cadre interdisait la vente aux mineurs et la cession à des fins de consommation détournée, mais laissait un vide: l’inhalation elle-même, par un majeur, n’était pas pénalisée, pas plus que la conduite sous emprise du gaz.
C’est ce vide que le projet de loi Ripost [53], présenté en Conseil des ministres le 25 mars 2026 [54] par le ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez [55], entend combler en créant trois délits [56]: l’inhalation hors cadre médical, le transport sans motif légitime, la conduite sous emprise [57].
L’inhalation hors cadre médical deviendrait passible d’un an de prison et 3 750 euros d’amende [58]. La conduite sous emprise: trois ans et 9 000 euros [59]. La revente illégale: six mois et 7 500 euros [60]. À ce stade, aucune source consultée ne précise le calendrier d’examen parlementaire du texte ni la position des groupes politiques à l’Assemblée nationale et au Sénat.
La voix contradictoire: « On ne protégera pas les jeunes avec des amendes »
La Fédération Addiction [61], qui regroupe des structures médico-sociales de prise en charge des addictions en France - CSAPA [62], CJC [63], services hospitaliers d’addictologie -, tient par la voix de sa présidente Catherine Delorme [64] un discours frontalement opposé: « On n’empêchera pas les jeunes de consommer en les menaçant d’amendes ou de peines de prison. En revanche, on prend le risque de les éloigner du soin et de voir se multiplier des situations graves » [65]. La fédération parle donc bien au nom d’un réseau de soignants de terrain - addictologues, médecins, infirmiers, éducateurs -, et non comme une voix politique extérieure.
L’argument repose sur un précédent chiffré. La consommation de cannabis chez les jeunes de 17 ans est passée de 45,6 % en 2020 [66] à 29,9 % en 2022 [67], alors même que les sanctions contre le cannabis existent depuis plus de 50 ans [68]. Traduit en langage courant: la baisse ne vient pas de la peine, elle vient d’ailleurs - prévention, évolution des usages, travail en CJC [63] et en CSAPA [62]. L’article ne disposait pas, à l’heure de la publication, de réaction d’un syndicat de médecins urgentistes ni du Collège de la médecine générale sur le projet Ripost.
L’angle mort: ce que la campagne ne dit pas
La campagne choc martèle les séquelles individuelles. Elle ne dit rien, en revanche, sur l’offre. Les cartouches de 8 grammes, vendues pour la chantilly, ont muté en bonbonnes de 600 grammes [36] et tanks de 2 kilos [37] destinés à un seul usage: l’inhalation récréative. Ce glissement industriel, documenté par l’ANSM depuis plusieurs années, n’apparaît nulle part dans le spot.
Posé autrement: on alerte les consommateurs, pas les fabricants. C’est la limite de toute campagne de prévention qui parle à la demande sans toucher à l’offre. Les données manquent sur le volume exact de protoxyde d’azote détourné du circuit industriel vers l’usage récréatif en France - un chiffre que ni l’ANSM, ni la Mildeca, ni le projet Ripost ne documentent publiquement.
Le message de Thomas, lui, tient en une phrase: « Je veux alerter tout le monde sur les dangers de cette m*rde » [69]. Les données confirment qu’il a raison.
Sources
Voir le détail de chaque fait sourcé (69)
« Préfet de la Sarthe · 14/04/2026 »
alerte-rdv-prefecture.fr ↗ ↩
« Préfet de la Sarthe · 14/04/2026 »
alerte-rdv-prefecture.fr ↗ ↩
« Paralysie, incontinence, absences au volant… les conséquences sont bien réelles. »
alerte-rdv-prefecture.fr ↗ ↩
« la campagne "Proto: on passe vite du rire aux drames" »
bfmtv.com ↗ ↩
« La détention et la consommation de protoxyde d'azote à des fins récréatives sont interdites. »
alerte-rdv-prefecture.fr ↗ ↩
« Ce n'est pas un jeu: des séquelles graves, parfois irréversibles. »
alerte-rdv-prefecture.fr ↗ ↩
« Le gouvernement a lancé mardi 7 avril 2026 une campagne de sensibilisation contre l'usage détourné du protoxyde d'azote »
sciencesetavenir.fr ↗ ↩
« la ministre déléguée chargée de la Citoyenneté, Marie-Pierre Vedrenne »
sciencesetavenir.fr ↗ ↩
« Marie-Pierre Vedrenne, ministre déléguée chargée de la Citoyenneté »
interieur.gouv.fr ↗ ↩
« diffusée depuis le 7 avril sur les réseaux sociaux »
bfmtv.com ↗ ↩
« à partir du 12 avril à la télévision »
bfmtv.com ↗ ↩
« "Ce n'est pas un gaz hilarant, c'est un fléau qui tue" »
tf1info.fr ↗ ↩
« Dans son dernier rapport d'addictovigilance publié en 2025, l'ANSM indique »
france3-regions.franceinfo.fr ↗ ↩
« Dans son dernier rapport d'addictovigilance publié en 2025, l'ANSM »
france3-regions.franceinfo.fr ↗ ↩
« les signalements d'intoxications liées au protoxyde d'azote ont été multipliés par trois entre 2022 et 2023 »
sciencesetavenir.fr ↗ ↩
« les cas graves ont été multipliés par quatre sur la même période »
sciencesetavenir.fr ↗ ↩
« "plus de 80%" d'entre eux "font état de troubles neurologiques" »
tf1info.fr ↗ ↩
« Dans 50% des signalements, le produit a été consommé de façon quotidienne »
tf1info.fr ↗ ↩
« 10% concernent des mineurs »
sciencesetavenir.fr ↗ ↩
« Car ce sont bien les 18-24 ans les plus touchés »
france3-regions.franceinfo.fr ↗ ↩
« Un jeune de moins de 35 ans sur dix affirme avoir déjà consommé du protoxyde d'azote. »
france3-regions.franceinfo.fr ↗ ↩
« Parmi eux, un sur deux en a pris en conduisant. »
france3-regions.franceinfo.fr ↗ ↩
« 7 % des moins de 35 ans déclarent avoir déjà été passagers d'une voiture dont le conducteur avait pris du protoxyde d'azote »
france3-regions.franceinfo.fr ↗ ↩
« le protoxyde d'azote présente une toxicité neurologique. Il inactive de façon irréversible la vitamine B12 »
theconversation.com ↗ ↩
« en raison de l'inactivation de la Vitamine B12, une démyélinisation de la moelle se produit, autrement dit une altération de la myéline »
theconversation.com ↗ ↩
« le neurologue Guillaume Fargeot, habitué à prendre en charge ce type de patients dans son hôpital du Kremlin-Bicêtre (Val-de-Marne) »
leparisien.fr ↗ ↩
« son hôpital du Kremlin-Bicêtre (Val-de-Marne) »
leparisien.fr ↗ ↩
« «Certaines séquelles sont irréversibles, surtout en cas de dégénérescence des nerfs», alerte le Dr Fargeot »
leparisien.fr ↗ ↩
« qui plaide pour des messages de prévention dès le lycée contre le protoxyde d'azote »
leparisien.fr ↗ ↩
« la Mission interministérielle de lutte contre les drogues et les conduites addictives (Mildeca) »
leparisien.fr ↗ ↩
« « aux séquelles très loin d'être drôles », prévient la Mission interministérielle de lutte contre les drogues »
leparisien.fr ↗ ↩
« Thomas en a fait les frais l'année dernière, frappé par une atteinte de la moelle épinière »
france3-regions.franceinfo.fr ↗ ↩
« Aujourd'hui âgé de 22 ans, Thomas a dû mettre ses études supérieures entre parenthèses »
france3-regions.franceinfo.fr ↗ ↩
« Tout a commencé un soir arrosé de novembre 2021, quand le lycéen d'alors s'était essayé pour la première fois »
france3-regions.franceinfo.fr ↗ ↩
« Thomas et ses amis ne dépassant jamais les trois cartouches dans une même soirée »
france3-regions.franceinfo.fr ↗ ↩
« les cartouches de huit grammes ont laissé place aux bonbonnes de 600 grammes et aux tanks de deux kilos »
france3-regions.franceinfo.fr ↗ ↩
« les cartouches de huit grammes ont laissé place aux bonbonnes de 600 grammes et aux tanks de deux kilos »
france3-regions.franceinfo.fr ↗ ↩
« pendant l'été 2023, je prenais deux ou trois bonbonnes par jour et je pouvais aller jusqu'à dix bonbonnes dans la soirée »
france3-regions.franceinfo.fr ↗ ↩
« je prenais deux ou trois bonbonnes par jour et je pouvais aller jusqu'à dix bonbonnes dans la soirée »
france3-regions.franceinfo.fr ↗ ↩
« J'ai suivi la mode aussi du protoxyde d'azote au volant. J'ai eu un accident »
france3-regions.franceinfo.fr ↗ ↩
« Je sais que j'ai évité le pire et que j'aurais pu y rester, mais j'ai tellement honte »
france3-regions.franceinfo.fr ↗ ↩
« vous avez des effets euphorisants pendant une minute »
france3-regions.franceinfo.fr ↗ ↩
« vous pouvez avoir des effets pendant 40 minutes après cette prise »
france3-regions.franceinfo.fr ↗ ↩
« Julien Leclaire, est un ambassadeur de la Fondation Vinci Autoroute. »
france3-regions.franceinfo.fr ↗ ↩
« Lorsque vous inhalez ce gaz, vous avez des effets euphorisants pendant une minute. Mais vous pouvez avoir des effets pendant 40 minutes après cette prise. Des troubles du comportement, des troubles visuels, des trous noir. Qui peuvent s'avérer dramatiques avec une perte de contrôle du véhicule »
france3-regions.franceinfo.fr ↗ ↩
« En 2025, le protoxyde d'azote a été mis en cause dans de "trop nombreux accidents" de la route »
bfmtv.com ↗ ↩
« Un drame récent à Nanterre a encore illustré cette dangerosité »
bfmtv.com ↗ ↩
« un conducteur sous emprise a percuté deux véhicules à un feu rouge, causant la mort d'une personne et faisant plusieurs blessés »
bfmtv.com ↗ ↩
« la Fondation déploie également un dispositif de sensibilisation, vendredi 24 octobre 2025, sur sept aires du réseau Vinci Autoroutes »
actu.fr ↗ ↩
« la Fondation déploie également un dispositif de sensibilisation, vendredi 24 octobre 2025, sur sept aires du réseau Vinci Autoroutes »
actu.fr ↗ ↩
« en collaboration avec l'association Protoside, engagée dans la prévention, la recherche et la prise en charge des intoxications au N2O »
actu.fr ↗ ↩
« La vente de protoxyde d'azote est déjà interdite aux mineurs depuis une loi de 2021 »
tf1info.fr ↗ ↩
« Ce nouveau texte, baptisé Ripost »
tf1info.fr ↗ ↩
« présenté en Conseil des ministres le 25 mars 2026 »
info.gouv.fr ↗ ↩
« le ministre de l'Intérieur, Laurent Nuñez, a présenté en Conseil des ministres le 25 mars dernier »
interieur.gouv.fr ↗ ↩
« Son objectif est notamment de "créer trois délits" »
tf1info.fr ↗ ↩
« l'inhalation du gaz hors cadre médical, le transport sans motif (l'utilisation étant autorisée dans l'industrie ou la pâtisserie par exemple) et la conduite sous emprise de cette substance »
tf1info.fr ↗ ↩
« Le fait d'inhaler du protoxyde d'azote hors cadre médical deviendra ainsi un délit passible d'un an de prison et 3.750 euros d'amende »
bfmtv.com ↗ ↩
« La conduite sous emprise sera elle sanctionnée par 3 ans de prison et 9.000 euros d'amende »
bfmtv.com ↗ ↩
« la revente de ce gaz dans le cadre d'un commerce illégal sera passible de 6 mois d'emprisonnement et 7.500 euros d'amende »
bfmtv.com ↗ ↩
« Selon la Fédération Addiction, ces mesures pourraient au contraire éloigner les jeunes des dispositifs de prévention et d'accompagnement »
sciencesetavenir.fr ↗ ↩
« dans les CJC (consultations jeunes consommateurs), les CSAPA (centres de soins, d'accompagnement de prévention en addictologie) »
federationaddiction.fr ↗ ↩
« dans les CJC (consultations jeunes consommateurs), les CSAPA (centres de soins, d'accompagnement de prévention en addictologie) »
federationaddiction.fr ↗ ↩
« Catherine Delorme, présidente de la Fédération Addiction »
federationaddiction.fr ↗ ↩
« On n'empêchera pas les jeunes de consommer en les menaçant d'amendes ou de peines de prison. En revanche, on prend le risque de les éloigner du soin et de voir se multiplier des situations graves. La réponse doit reposer sur la confiance, la prévention et l'accompagnement. »
federationaddiction.fr ↗ ↩
« chez les jeunes de 17 ans, elle est passée de 45,6 % en 2020 à 29,9 % en 2022 »
federationaddiction.fr ↗ ↩
« chez les jeunes de 17 ans, elle est passée de 45,6 % en 2020 à 29,9 % en 2022 »
federationaddiction.fr ↗ ↩
« qui existent depuis plus de 50 ans »
federationaddiction.fr ↗ ↩
« Je veux alerter tout le monde sur les dangers de cette m*rde »
france3-regions.franceinfo.fr ↗ ↩
Sources
- TÉMOIGNAGE. "J'aurais pu y rester, j'ai tellement honte" : accident de la route, paralysie, il raconte l'enfer de l'addiction au protoxyde d'azote
- "Du rire aux drames": face au fléau du protoxyde d'azote, une première campagne choc sera diffusée à la télévision à partir du 12 avril
- "Rien d'hilarant" : Vinci Autoroute alerte sur une hausse de la consommation de protoxyde d'azote au volant
- Les dangers du protoxyde d'azote au volant : Troubles visuels, du comportement, trou noir 40 minutes après...
- La campagne choc contre le protoxyde d'azote est lancée par Marie
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- Protoxyde d’azote et projet de loi « Ripost » : on ne protégera pas les jeunes avec des amendes et des peines de prison