Sécheresse en Creuse : la préfecture interdit temporairement la pêche
Le préfet a suspendu la pêche en eau douce dans plusieurs rivières, alors que quatre bassins versants sont classés en crise sécheresse.
Le préfet de la Creuse a signé le 8 juillet un arrêté suspendant temporairement la pêche en eau douce sur une partie du réseau hydrographique. Les bassins de la Creuse, du Cher et de la Vienne amont sont désormais classés en niveau de crise.
L’essentiel
- Décision : le préfet de la Creuse, Jean-Philippe Legueult, a signé un arrêté le 8 juillet 2026 suspendant temporairement la pêche en eau douce.
- Périmètre : l’interdiction vise tous les cours d’eau de 1ère catégorie du département, plus la Tarde, la Voueize et leurs affluents pour le bassin du Cher (2e catégorie).
- Classement : les bassins de la Creuse amont, Creuse aval, Cher et Vienne amont passent au niveau ‘crise’, le maximum de l’échelle préfectorale.
- Dordogne : ce bassin est reclassé en ‘alerte renforcée’, un niveau en dessous.
- Alternative : les pêcheurs sont invités à se reporter sur les grands plans d’eau, comme Vassivière ou Lavaud-Gelade.
Un arrêté pour protéger les rivières à sec
C’est un arrêté signé le 8 juillet par le préfet de la Creuse, Jean-Philippe Legueult, qui suspend temporairement l’exercice de la pêche en eau douce dans le département. Le texte, consulté via la plateforme Panneau Pocket, découle du passage en niveau de crise de plusieurs bassins versants du territoire.
Concrètement, l’interdiction s’applique à l’ensemble des cours d’eau classés en première catégorie piscicole. Elle touche aussi les rivières de deuxième catégorie situées dans le bassin versant du Cher, à savoir la Tarde et la Voueize, ainsi que tous leurs affluents directs et indirects, selon les informations publiées par la préfecture de la Creuse.
Quatre bassins en niveau maximal
La mesure s’inscrit dans le dispositif départemental de gestion de la sécheresse. Les bassins versants de la Creuse amont, de la Creuse aval, du Cher et de la Vienne amont ont été placés au niveau ‘crise’, l’échelon le plus sévère prévu par l’arrêté-cadre préfectoral. Le bassin de la Dordogne, moins dégradé, est classé en ‘alerte renforcée’, selon la préfecture.
Le club de médias régionaux ici Creuse a relayé l’information dès la publication de l’arrêté :
Selon le site spécialisé Chasse Passion, la décision fait suite à un déficit pluviométrique marqué depuis le début de l’année 2026, qui a entraîné une chute critique des débits sur plusieurs cours d’eau du département.
Baignade et traversée à pied aussi déconseillées
Au-delà de la pêche, les autorités locales déconseillent d’autres pratiques dans les lits de rivière. La baignade dans les trous d’eau résiduels et la traversée à pied des zones asséchées sont notamment pointées, ces activités pouvant aggraver le stress subi par une faune aquatique déjà fragilisée par le manque d’eau, selon Chasse Passion.
Pour ne pas priver totalement les pêcheurs de sortie, le préfet les invite à se reporter vers les grands plans d’eau du département, moins exposés à l’assèchement, comme le lac de Vassivière ou celui de Lavaud-Gelade.
Contexte dans la Creuse
La Creuse, département rural du Limousin historique, compte un réseau hydrographique dense fait de petites rivières de tête de bassin, particulièrement sensibles aux variations de débit. Ce type de cours d’eau, souvent peu profond, atteint plus vite des seuils critiques en période de déficit pluviométrique que les grands fleuves. La pêche y est une activité de loisir importante, portée par les associations agréées de pêche et de protection du milieu aquatique locales. Le classement en crise de trois bassins versants sur cinq dans le département traduit l’ampleur de la sécheresse précoce constatée depuis le début de l’année 2026. Ce type de restriction s’observe aussi cet été dans d’autres départements confrontés à la canicule et à ses arrêtés préfectoraux, contrairement aux Hauts-de-Seine, ou encore à travers les mesures prises pour adapter les espaces publics à la vigilance rouge.
La préfecture n’a pas communiqué à ce stade de date de réexamen de la situation. Le niveau des bassins versants sera suivi dans les prochaines semaines pour déterminer si les restrictions doivent être maintenues, allégées ou renforcées.