Sécheresse en Creuse : face au manque de pluie, la préfecture durcit les restrictions d’eau
Le préfet Jean-Philippe Legueult a signé un arrêté le 18 juin, plaçant le bassin du Cher en alerte renforcée et interdisant l’arrosage des potagers en journée.
Le préfet de la Creuse a renforcé les restrictions d'usage de l'eau par un arrêté signé le 18 juin 2026. En cause un déficit de précipitations persistant et des températures élevées. Le bassin versant du Cher passe en alerte renforcée, avec des interdictions d'arrosage.
L’essentiel
- Arrêté du 18 juin 2026 : le préfet Jean-Philippe Legueult renforce les restrictions d’eau dans la Creuse.
- Bassin du Cher en alerte renforcée : arrosage des potagers interdit de 8 h à 20 h, remplissage des piscines > 1 m3 prohibé.
- Creuse et Vienne passent en alerte simple ; la Dordogne reste en vigilance.
La préfecture de la Creuse a officialisé un durcissement des mesures de restrictions d’usage de l’eau face à l’aggravation de la sécheresse. Le préfet Jean-Philippe Legueult a signé l’arrêté le 18 juin 2026, qui entre en vigueur immédiatement.
Ce qui change pour les habitants
L’arrêté préfectoral classe le bassin versant du Cher au niveau d’alerte renforcée sécheresse. Dans cette zone, l’arrosage des pelouses, espaces verts publics et privés est totalement interdit. Celui des potagers est limité à la tranche horaire 20 h - 8 h. Le remplissage des piscines privées de plus d’un mètre cube est également prohibé.
Les bassins versants de la Creuse et de la Vienne sont placés en alerte sécheresse simple. Les restrictions y sont moins sévères : arrosage interdit en journée (8 h - 20 h) pour les pelouses et jardins, mais autorisé la nuit. Le bassin de la Dordogne reste pour l’instant en vigilance sécheresse, premier palier sans interdiction.
Un printemps sec et chaud
Selon la préfecture, ces mesures sont motivées par un déficit de précipitations marqué depuis le printemps. Les mois de mars et avril ont été particulièrement secs, cumulés à des températures élevées en mai et juin. Les sols sont de plus en plus asséchés, ce qui réduit le débit des cours d’eau.
« Le déficit de précipitations se poursuivant et les températures restant élevées, la préfecture de la Creuse renforce les mesures de restrictions », a indiqué sur X le média local La Montagne Creuse.
Contexte dans la Creuse
La Creuse est un département rural du Massif central, où l’agriculture et l’élevage représentent une part importante de l’économie. Les ressources en eau proviennent essentiellement des rivières et nappes phréatiques, déjà sous tension lors des sécheresses estivales récurrentes. Le département avait déjà connu des restrictions similaires en 2022 et 2023. Ce nouvel épisode rappelle la fragilité de la ressource en eau dans cette partie du Limousin.
Dans le même temps, d’autres départements français prennent des mesures comparables face à la canicule, comme dans le Jura où le préfet rappelle les consignes en vigilance rouge.
Un dispositif par paliers
Ce renforcement s’inscrit dans une escalade progressive des restrictions. Le département avait été placé en vigilance sécheresse dès le 28 mai 2026. Puis, le 5 juin, le bassin du Cher avait déjà été basculé en alerte simple, avant cette nouvelle décision moins de deux semaines plus tard.
Les autorités appellent les particuliers, les collectivités et les exploitants agricoles à respecter strictement ces consignes. Des contrôles pourront être réalisés par les services de l’État, comme le prévoit l’arrêté.
La situation sera réévaluée dans les prochaines semaines en fonction des précipitations et des températures.
Prochaine étape
La préfecture précise que les restrictions pourront être adaptées, à la hausse ou à la baisse, selon l’évolution de la sécheresse. Si le déficit de pluie persiste, d’autres bassins pourraient passer en alerte renforcée. Les prochains relevés pluviométriques sont attendus début juillet.