Sécheresse : le Territoire de Belfort et le Doubs placés en niveau crise
Le préfet impose des restrictions strictes pour deux mois interdiction d'arroser pelouses et fleurs, de laver les véhicules à domicile
Le préfet du Territoire de Belfort a placé le Grand Belfort et les Vosges du Sud en niveau crise ce 17 juillet. Le Doubs bascule intégralement au niveau maximal. Les restrictions s'appliquent immédiatement pour deux mois minimum.
L'essentiel
Ce qu'il faut retenir
- Le préfet du Territoire de Belfort a placé le Grand Belfort et les Vosges du Sud en niveau crise sécheresse le 17 juillet 2026.
- Le Doubs bascule intégralement en niveau crise le même jour, selon un arrêté du préfet Rémi Bastille.
- Les restrictions s'appliquent immédiatement pour deux mois minimum interdiction d'arroser pelouses et fleurs, de laver les véhicules à domicile.
- L'arrosage des potagers est interdit de 8h à 20h, le remplissage des piscines de plus de 1 m³ est proscrit.
- Le Sud Territoire reste en alerte renforcée et n'est pas concerné par le niveau crise.
Le préfet du Territoire de Belfort, Alain Charrier, a signé le 17 juillet un arrêté préfectoral plaçant le Grand Belfort et la Communauté de communes des Vosges du Sud au niveau maximal de sécheresse : le niveau crise. Cette décision intervient alors que le département voisin du Doubs bascule lui aussi intégralement en niveau crise, selon un arrêté du préfet Rémi Bastille publié le même jour.
Des restrictions immédiates pour deux mois
Les restrictions s’appliquent dès la publication de l’arrêté pour une durée minimale de deux mois, selon la Préfecture du Territoire de Belfort. L’arrosage des pelouses, massifs de fleurs, arbres et arbustes est totalement interdit, sauf avec de l’eau de pluie collectée uniquement entre 20h et 8h. Le lavage des véhicules à domicile est proscrit. Le remplissage des piscines privées de plus de 1 m³ est interdit.
L’arrosage des jardins potagers reste autorisé mais uniquement de 20h à 8h, selon les mairies du Territoire de Belfort. En journée, de 8h à 20h, tout arrosage est formellement interdit. Le prélèvement d’eau directement en rivière ou dans les nappes d’accompagnement est interdit, hors usages liés à l’eau potable et à l’abreuvement du bétail.
Le Sud Territoire épargné, reste en alerte renforcée
Les communes de la Communauté de communes du Sud Territoire ne sont pas concernées par le niveau crise. Elles restent placées sous le niveau d’alerte renforcée, selon les mairies du Territoire de Belfort. Cette zone bénéficie donc de restrictions moins strictes, autorisant notamment l’arrosage des potagers de 18h à 8h et le maintien de certains usages de loisirs.
Un appel au civisme des habitants
Le préfet Alain Charrier a appelé à la vigilance et au civisme des citoyens pour faire face à la rareté de la ressource en eau, selon la Préfecture du Territoire de Belfort. Les services de l’État vont contrôler le respect des interdictions. Les contrevenants s’exposent à des amendes.
La situation hydrologique s’est dégradée ces dernières semaines dans l’est de la région. D’autres départements français font face à des restrictions liées à la sécheresse, avec des fermetures de massifs forestiers dans le Var et les Alpes-Maritimes.
Contexte dans le Territoire de Belfort
Le Territoire de Belfort compte 140 000 habitants répartis sur 102 communes. Le Grand Belfort regroupe 53 communes et près de 105 000 habitants. La Communauté de communes des Vosges du Sud compte 22 communes pour environ 20 000 habitants. Le département partage 106 kilomètres de frontière avec la Suisse et borde le Doubs à l’ouest.
Le climat du Territoire de Belfort est semi-continental avec des influences océaniques. Les précipitations annuelles moyennes atteignent 1 100 mm, mais la répartition est irrégulière. Le risque sécheresse touche plusieurs départements cette année, du sud au nord-est de la France.
Coordination avec le Doubs
Le passage en niveau crise du Doubs concerne l’ensemble des zones d’alerte du département, selon la Préfecture du Doubs. Cette coordination entre les deux départements voisins permet d’harmoniser les restrictions sur le bassin hydrographique de la Savoureuse et du Doubs. Les deux préfectures travaillent avec les agences de l’eau pour suivre l’évolution de la situation.
Les prochaines semaines seront déterminantes. Les services de l’État réévalueront la situation à la fin août pour décider d’un maintien ou d’un assouplissement des restrictions.
