Seine-et-Marne : un budget 2026 de 1,784 milliard d’euros adopté à Melun

Le Conseil départemental a voté le 14 avril un budget en hausse de 4,4 %, malgré une ponction de 13 millions imposée par l'État.

Seine-et-Marne : un budget 2026 de 1,784 milliard d'euros adopté à Melun
Illustration Mélanie Legrand / info.fr

Le Conseil départemental de Seine-et-Marne a adopté son budget primitif 2026 lors d'une séance publique à Melun. Il s'élève à 1,784 milliard d'euros, contre 1,709 milliard en 2025. L'exercice tente de concilier contraintes nationales et investissements locaux.

La séance s’est tenue le 14 avril 2026 à l’Hôtel du Département à Melun. Le vote avait été préparé par un débat d’orientations budgétaires le 24 mars. Résultat : un budget en hausse de 4,4 %, selon le site officiel du département.

Des investissements maintenus malgré les contraintes

La section d’investissement atteint 306,9 millions d’euros, soit une progression de 10 % par rapport à 2025. Pour financer ce niveau, le département s’appuie sur 64,1 millions d’euros de recettes propres et un emprunt de 242,2 millions d’euros, en hausse de 12,3 %, selon le communiqué de presse officiel du 14 avril.

Ces chiffres interviennent dans un contexte tendu. La loi de finances 2026 impose au département une ponction de 13 millions d’euros au titre du dispositif de lissage conjoncturel, selon Actu.fr. Les dépenses de fonctionnement progressent de leur côté de 3,7 %, à 1 398 millions d’euros.

Collèges et solidarités en tête des priorités

Publicité

Le poste solidarités capte 810,1 millions d’euros. La part consacrée à l’autonomie des personnes âgées et handicapées s’établit à 362,6 millions d’euros, en progression de 10,7 %, d’après le communiqué de presse officiel.

Côté infrastructures scolaires, deux nouveaux collèges sont inscrits au programme. Celui de Saint-Fargeau-Ponthierry doit ouvrir en septembre 2026. Le collège Anne de Kiev à Melun est attendu pour la rentrée 2027, selon Actu.fr.

Le budget 2025 s’élevait à 1,709 milliard d’euros, selon les Affiches Parisiennes. La hausse annuelle est donc constante, même si les marges de manœuvre se réduisent sous l’effet des transferts de charges nationaux.

Prochaine étape : aucune date de décision modificative n’a été communiquée à ce stade. Ces ajustements en cours d’année sont habituels dans le calendrier budgétaire départemental.

Sources

Mélanie Legrand

Mélanie Legrand

Installée à Melun, elle couvre les tensions sur le logement, les projets de RER, la logistique et les débats sur les villes nouvelles. Issue de Sciences Po Rennes, elle a commencé en radio. Méthode : interroger les élus, les bailleurs, les syndicalistes, vérifier les permis de construire avant de publier.

Publicité
Lien copié !
× Infographie agrandie