Budget 2026 : actualité, enjeux et dossier permanent
Budget 2026 : Lecornu gèle 6 milliards, croissance abaissée à 0,9%, Cour des comptes agacée. Tout sur les arbitrages, acteurs et enjeux du budget français.
Les chiffres du dossier
Synthèse
Un budget sous haute tension dès le départ
Le budget 2026 s’est construit dans un contexte économique et politique particulièrement difficile. Dès la présentation des grandes lignes, le gouvernement Lecornu a dû composer avec une croissance en berne, une inflation persistante et des tensions géopolitiques qui pèsent lourd sur les finances publiques. Bercy a officiellement abaissé sa prévision de croissance pour 2026 à 0,9%, contre une hypothèse plus optimiste retenue lors des premières discussions budgétaires, et a relevé simultanément sa prévision d’inflation à 1,9%. Ces révisions ne sont pas anodines : elles signifient des recettes fiscales moindres et des dépenses sociales plus élevées, ce qui rend l’exercice d’équilibre encore plus périlleux.
Le conflit en Iran a pesé directement sur les comptes. Selon les estimations citées par Bercy, la crise au Moyen-Orient a déjà coûté entre 4 et 6 milliards d’euros aux finances publiques françaises, via la hausse des prix de l’énergie, le ralentissement des exportations et les surcoûts liés à la sécurisation des approvisionnements. Les PME françaises, en première ligne, ont subi une pression inédite sur leurs marges, fragilisant les recettes de TVA et d’impôt sur les sociétés attendues par le gouvernement.
La méthode Lecornu et ses limites
Sébastien Lecornu avait affiché dès sa prise de fonctions une volonté de gouverner par le compromis, promettant de ne pas recourir à l’article 49 alinéa 3 de la Constitution. Trois mois plus tard, il l’activait à deux reprises pour faire passer le budget. Cette contradiction a alimenté la défiance des oppositions et fragilisé la crédibilité de sa méthode de dialogue.
Le premier usage du 49.3 a permis d’adopter la première partie du budget, mais le Sénat, dominé par les groupes LR, a rejeté le texte en bloc, tandis que la gauche déposait une motion de censure. Le compromis tant vanté par Lecornu s’est révélé être une construction fragile, maintenue sous perfusion parlementaire plutôt que soutenue par une majorité solide.
Le 21 avril 2026, Lecornu a adressé une lettre à l’ensemble des ministres pour exiger 4 milliards d’euros d’économies supplémentaires, répartis entre les différents portefeuilles. Onze jours plus tard, ce chiffre avait déjà été porté à 6 milliards, sans que le Haut Conseil des finances publiques n’en ait été informé au préalable. Cette séquence a suscité l’irritation publique de Carine Camby, présidente de la première chambre de la Cour des comptes, qui a regretté ce manque de transparence et de concertation institutionnelle.
Le gel des 6 milliards : modalités et controverses
Le gel de 6 milliards d’euros constitue la pièce centrale du dispositif d’ajustement budgétaire 2026. Concrètement, ces crédits sont mis en réserve et ne peuvent être engagés par les ministères sans autorisation explicite de Bercy. Il ne s’agit pas, en théorie, d’une annulation définitive de dépenses, mais dans la pratique, les crédits gelés en cours d’exercice sont rarement dégelés intégralement.
Les ministères les plus exposés sont ceux de l’Éducation nationale, des Solidarités et de la Transition écologique. Des signaux concrets apparaissent sur le terrain : dans le département de la Manche, 56 suppressions de classes étaient prévues pour la rentrée prochaine, et dans la Côte-d’Or, 33 postes d’enseignants sont menacés, provoquant des grèves dans les écoles d’Auxonne dès début avril. Ces tensions locales sont directement liées aux arbitrages budgétaires nationaux.
La Cour des comptes, par la voix de Carine Camby, a également souligné un problème de méthode : augmenter le plan d’économies de 4 à 6 milliards en onze jours, sans passer par le circuit normal de consultation du Haut Conseil des finances publiques, contourne les garde-fous institutionnels mis en place précisément pour garantir la sincérité des prévisions budgétaires.
Les enjeux économiques et sociaux pour les territoires
Au-delà des chiffres nationaux, le budget 2026 produit des effets très concrets dans les territoires. Les retraités sont parmi les premiers touchés : des manifestants de Barneville-Carteret et de la Manche ont bravé les rues de Saint-Lô le 2 avril 2026 pour dénoncer l’érosion de leur pouvoir d’achat, pris en étau entre des pensions quasi gelées et une hausse des loyers. La question du gel des retraites, intimement liée aux arbitrages budgétaires, est au coeur de nombreuses tensions sociales dans les zones rurales.
La précarité alimentaire s’intensifie dans plusieurs villes. À Granville, l’Épicerie sociale a soutenu 382 familles en 2025, et les distributions se poursuivent en 2026. À Montauban, les centres sociaux élargissent leurs actions dans un département où 16,7% de la population vit sous le seuil de pauvreté. À Oyonnax, les travailleurs sociaux se sont mobilisés le 2 avril pour alerter sur leurs conditions de travail, face à une augmentation des besoins et à des budgets qui ne suivent pas.
Les communes elles-mêmes sont sous pression. Les Mureaux, classée dernière des Yvelines dans l’Argus des communes 2026 avec plus de 62 millions d’euros de dette, ont enclenché un plan de redressement sous l’égide de leur nouveau maire Damien Vignier. À l’inverse, Esternay dans la Marne a voté un budget primitif 2026 excédentaire de plus d’un million d’euros, montrant que la gestion locale reste très hétérogène selon les territoires.
Le Haut Conseil des finances publiques et la Cour des comptes en première ligne
Le rôle des institutions indépendantes de contrôle budgétaire est au coeur des débats en 2026. Le Haut Conseil des finances publiques, chargé d’évaluer le réalisme des prévisions macroéconomiques du gouvernement, n’a pas été consulté lorsque Lecornu a porté son plan d’économies de 4 à 6 milliards. Cette séquence illustre une tension récurrente entre l’urgence politique et la rigueur institutionnelle.
La Cour des comptes, dont la présidente de la première chambre Carine Camby a pris publiquement la parole pour exprimer ses regrets, joue un rôle de vigie. Son irritation n’est pas anodine : elle signale que les mécanismes de transparence budgétaire, renforcés depuis la loi organique relative aux lois de finances, sont contournés dès que la pression politique s’intensifie. Ce précédent pourrait affaiblir la crédibilité des engagements budgétaires français auprès des institutions européennes et des marchés financiers.
Le contexte politique : 49.3, Sénat LR et gauche en embuscade
La situation parlementaire rend toute manoeuvre budgétaire périlleuse. Le Sénat, dominé par les groupes LR, a rejeté le budget, exprimant à la fois des critiques sur le niveau des dépenses et sur les hausses fiscales envisagées. La gauche, rassemblée dans le Nouveau Front Populaire qui a réalisé un grand chelem aux législatives de juillet 2024 dans certaines grandes villes comme Lyon, a déposé une motion de censure et maintient une pression constante sur le gouvernement.
Le recours au 49.3 a permis d’adopter le texte, mais au prix d’une crispation politique durable. Le débat législatif à Vire, le 15 avril 2026, sur les priorités des candidats aux prochaines législatives dans la 5e circonscription du Calvados, a montré que les questions budgétaires, notamment l’accès aux services publics en zone rurale et le soutien à l’agriculture, restent des enjeux électoraux de premier ordre.
Ramifications internationales et contraintes européennes
La France ne construit pas son budget dans un vide. Les règles budgétaires européennes, révisées en 2024, imposent une trajectoire de réduction du déficit public. Avec une croissance abaissée à 0,9% et des dépenses imprévues liées au conflit au Moyen-Orient, la France risque de s’écarter de sa trajectoire et de s’exposer à une procédure de déficit excessif de la part de la Commission européenne.
Les tensions géopolitiques, notamment autour du détroit d’Ormuz, constituent un angle mort du plan d’économies de Lecornu. Plusieurs analystes soulignent que les 4 à 6 milliards d’euros de surcoût liés au conflit en Iran pourraient augmenter si la situation s’aggrave, rendant caduques les hypothèses budgétaires actuelles avant même la fin de l’exercice.
Ce qu’il faut surveiller dans les prochaines semaines
Plusieurs échéances et indicateurs méritent une attention particulière. Le vote du budget de Bastia, attendu fin avril 2026, illustre comment les tensions nationales se répercutent sur les collectivités locales, notamment sur les arbitrages entre transition écologique et transports. Les données de croissance du deuxième trimestre 2026, qui seront publiées cet été, permettront de mesurer si la prévision de Bercy à 0,9% se tient ou si de nouveaux ajustements s’imposent.
La question de la sincérité budgétaire sera également au coeur du rapport annuel de la Cour des comptes prévu à l’automne. Carine Camby a d’ores et déjà signalé que les conditions de révision du plan d’économies feront l’objet d’un examen attentif. Enfin, la rentrée scolaire 2026 constituera un test grandeur nature de la mise en oeuvre des coupes dans l’Éducation nationale, avec les suppressions de postes et de classes déjà annoncées dans plusieurs départements.
Les acteurs
Sébastien Lecornu est le chef d'orchestre du budget 2026. Il avait promis de ne pas recourir au 49.3 mais l'a activé deux fois en trois mois pour faire adopter le texte budgétaire. Le 21 avril 2026, il a adressé une lettre à ses ministres exigeant 4 milliards d'euros d'économies supplémentaires, un chiffre porté à 6 milliards onze jours plus tard sans concertation préalable avec le Haut Conseil des finances publiques. Cette séquence a fragilisé sa méthode dite du compromis.
Carine Camby a publiquement exprimé ses regrets face à la manière dont le gouvernement a rehaussé son plan d'économies de 4 à 6 milliards sans en informer le Haut Conseil des finances publiques. Son intervention illustre la tension entre urgence politique et exigences institutionnelles de transparence budgétaire. La Cour des comptes dont elle est membre devrait examiner les conditions de cette révision dans son rapport annuel d'automne.
Le Haut Conseil des finances publiques est chargé d'évaluer le réalisme des prévisions macroéconomiques du gouvernement avant toute présentation officielle. Il n'a pas été consulté lorsque Lecornu a porté son plan d'économies de 4 à 6 milliards en onze jours. Ce contournement a été directement pointé par la Cour des comptes comme un problème de méthode susceptible de nuire à la crédibilité des engagements budgétaires français.
Bercy a officiellement abaissé la prévision de croissance 2026 à 0,9% et relevé l'inflation à 1,9%, deux révisions qui compliquent l'exercice budgétaire en réduisant les recettes attendues et en augmentant mécaniquement certaines dépenses. Le ministère a également chiffré entre 4 et 6 milliards d'euros le surcoût lié au conflit en Iran pour les finances publiques françaises. Ces chiffres constituent le socle des arbitrages gouvernementaux.
Le Sénat, dominé par les groupes Les Républicains, a rejeté le budget 2026 en bloc, exprimant des critiques sur le niveau des dépenses et les hausses fiscales envisagées. Ce rejet a contraint Lecornu à utiliser le 49.3 pour faire adopter le texte. Le Sénat LR constitue l'un des deux principaux obstacles parlementaires au budget, l'autre étant la gauche réunie au sein du Nouveau Front Populaire.
Le NFP, qui a réalisé un grand chelem lors des législatives anticipées de juillet 2024 dans plusieurs grandes villes dont Lyon, a déposé une motion de censure contre le gouvernement Lecornu lors des débats budgétaires. La coalition maintient une pression constante sur le gouvernement et s'oppose à la fois aux coupes dans les services publics et à la méthode du 49.3. Le NFP pourrait peser lourd lors des prochaines législatives.
Élu fin mars 2026, Damien Vignier hérite d'une commune classée dernière des Yvelines dans l'Argus des communes 2026, avec une dette dépassant 62 millions d'euros. Il a d'emblée enclenché un plan de redressement financier pour redresser les comptes de la ville. Son cas illustre comment les contraintes budgétaires nationales se conjuguent à des situations locales critiques pour mettre les élus sous pression.
Martine Joly a annoncé en janvier 2025 la fin du festival RenaissanceS de Bar-le-Duc, après 26 éditions. Cette décision, qui illustre les arbitrages culturels imposés par les contraintes budgétaires locales, a été mal vécue par une partie de la population. Un festival d'humour doit prendre le relais, dans un contexte où les dotations de l'État aux collectivités sont sous pression.
Contribuables Associés publie chaque année l'Argus des communes, un classement évaluant la gestion financière des municipalités françaises. L'édition 2026, publiée le 11 mars, a attribué la mention très mauvais à plusieurs communes dont Les Mureaux. Ce rapport sert de référence aux médias et aux élus locaux pour mesurer l'état des finances municipales dans un contexte de tension budgétaire nationale.
Jérôme Blino a été élu maire de Nivillac le 20 mars 2026, après que Guy David, en poste depuis 12 ans, a annoncé ne pas se représenter. Sa liste Un nouvel élan pour Nivillac a remporté 61,14% des voix dès le premier tour. Son arrivée illustre le renouvellement politique en cours dans plusieurs communes rurales, souvent confrontées à des arbitrages budgétaires serrés entre investissements et maintien des services de proximité.
Chronologie
- 2024-07-01 Élections législatives anticipées : le Nouveau Front Populaire réalise un grand chelem dans les quatre circonscriptions lyonnaises et progresse sur l'ensemble du territoire.
- 2025-01-01 Martine Joly, maire de Bar-le-Duc, annonce la fin du festival RenaissanceS après 26 éditions, invoquant notamment des contraintes financières.
- 2025-12-31 Lancement d'une pétition à Valognes contre la nouvelle politique de gestion des déchets de la Communauté d'agglomération du Cotentin, contestant la redevance appliquée depuis janvier 2026.
- 2026-01-01 Entrée en vigueur de la nouvelle politique de gestion des déchets dans la Communauté d'agglomération du Cotentin, provoquant des tensions dans la population de Valognes.
- 2026-03-06 Début de la saison 2026 du festival Le Jazz bat la Campagne à Coulonges-sur-l'Autize, en Gâtine deux-sévrienne.
- 2026-03-11 Publication de l'Argus des communes 2026 par Contribuables Associés : Les Mureaux, avec plus de 62 millions d'euros de dette, reçoit à nouveau la mention très mauvais.
- 2026-03-20 Élection de Jérôme Blino comme maire de Nivillac avec 61,14% des voix au premier tour, succédant à Guy David après 12 ans de mandat.
- 2026-03-31 Élection de Damien Vignier comme nouveau maire des Mureaux, qui enclenche immédiatement un plan de redressement financier.
- 2026-04-01 Manifestation d'une centaine d'habitants du quartier des Tourelles à Cergy contre la hausse des loyers, réclamant l'application rapide de l'encadrement des prix.
- 2026-04-02 Manifestation de retraités de Barneville-Carteret et de la Manche devant la préfecture de Saint-Lô contre l'érosion du pouvoir d'achat, entre pensions quasi gelées et hausse des loyers.
- 2026-04-02 Mobilisation des travailleurs sociaux à Oyonnax pour alerter sur leurs conditions de travail et l'insuffisance des moyens face à la hausse des besoins.
- 2026-04-03 Lancement à Anglet d'une concertation publique du Conseil départemental des Pyrénées-Atlantiques sur l'isolement des seniors ruraux, avec plus de 500 témoignages attendus.
- 2026-04-12 Débat public à Mortain-Bocage sur les transports scolaires et l'accès à l'éducation en milieu rural, dans un contexte de 56 suppressions de classes prévues dans la Manche.
- 2026-04-14 Ouverture du Printemps de Bourges pour sa 50e édition, réunissant 130 artistes et 250 000 festivaliers sur six jours, malgré des finances sous tension.
- 2026-04-15 Débat à Vire sur les priorités des candidats aux législatives dans la 5e circonscription du Calvados, centré sur l'agriculture durable et l'accès aux services ruraux.
- 2026-04-16 Publication par l'Insee d'une note sur la redistribution française, soulignant les limites de l'ascenseur social pour les enfants d'ouvriers dans les grandes écoles.
- 2026-04-21 Lecornu adresse une lettre à ses ministres exigeant 4 milliards d'euros d'économies supplémentaires, sans consulter le Haut Conseil des finances publiques.
- 2026-04-21 Publication de l'article révélant que Lecornu a gelé 6 milliards d'euros pour tenir la trajectoire budgétaire 2026, après deux recours au 49.3.
- 2026-04-22 Bercy abaisse officiellement la prévision de croissance 2026 à 0,9% et relève l'inflation à 1,9%, chiffrant entre 4 et 6 milliards le surcoût lié au conflit en Iran.
- 2026-04-22 Carine Camby, présidente de la première chambre de la Cour des comptes, exprime publiquement ses regrets face au rehaussement du plan d'économies de 4 à 6 milliards sans information préalable du Haut Conseil.
Questions fréquentes
Pourquoi Lecornu a gelé 6 milliards d'euros dans le budget 2026 ?
Sébastien Lecornu a décidé de geler 6 milliards d'euros de crédits pour tenir la trajectoire budgétaire 2026. Cette décision fait suite à une lettre envoyée le 21 avril à ses ministres pour exiger 4 milliards d'euros d'économies supplémentaires. Le plan d'économies initial de 4 milliards a ainsi été porté à 6 milliards en onze jours seulement. La Cour des comptes, par la voix de Carine Camby, présidente de la première chambre, a regretté que le Haut Conseil n'ait pas été prévenu de cet ajout de 2 milliards.
Combien de milliards Lecornu réclame en économies supplémentaires en 2026 ?
Lecornu a réclamé 4 milliards d'euros d'économies supplémentaires dans une lettre adressée à ses ministres le 21 avril 2026. En ajoutant 2 milliards sans en informer le Haut Conseil des finances publiques, son plan global a atteint 6 milliards d'euros. En parallèle, il s'apprête à geler 6 milliards de crédits pour préparer le PLF 2027. La Cour des comptes a exprimé son agacement face à cette méthode peu transparente.
Quelle est la prévision de croissance 2026 selon Bercy ?
Bercy a abaissé sa prévision de croissance pour 2026 à 0,9 %, contre une estimation antérieure plus favorable. L'inflation a dans le même temps été relevée à 1,9 %. Le conflit en Iran est cité comme l'une des causes majeures, ayant déjà coûté entre 4 et 6 milliards d'euros aux finances publiques françaises. Les PME françaises figurent parmi les premières victimes de ce ralentissement économique.
Combien coûtent les aides carburant de l'État en mai 2026 ?
Bercy chiffre à 180 millions d'euros le coût des aides carburant pour le mois de mai 2026. En avril, ce coût s'élevait à 150 millions d'euros. Ces dépenses interviennent dans un contexte où le surplus fiscal lié aux carburants n'atteignait que 270 millions d'euros en mars, loin de la facture globale estimée à 6 milliards. Le déséquilibre entre recettes et dépenses liées aux carburants pèse donc lourdement sur la trajectoire budgétaire.
Combien de fois Lecornu a utilisé le 49.3 pour le budget 2026 ?
Sébastien Lecornu, qui avait pourtant juré de ne pas recourir au 49.3, l'a finalement activé deux fois en l'espace de trois mois. Cette décision a fragilisé sa méthode du compromis, présentée comme signature de son action gouvernementale. Le Sénat LR a rejeté le budget et la gauche a tenté une censure, forçant le gouvernement à passer en force. Le budget 2026 reste ainsi sous perfusion institutionnelle.
Quel est le budget 2026 du département du Pas-de-Calais ?
Le budget primitif 2026 du Pas-de-Calais atteint 2,142 milliards d'euros, adopté le 30 mars à Arras. La grande majorité de ce budget est absorbée par les politiques sociales, avec des lignes dédiées à l'autonomie des personnes âgées et à l'insertion des jeunes. Ce département fait partie des collectivités qui ont maintenu un effort social fort malgré les tensions financières nationales.
Quel est le budget 2026 du département de Seine-et-Marne ?
Le Département de Seine-et-Marne a adopté son budget primitif 2026 lors de la séance du 14 avril à Melun. Il s'établit à 1,784 milliard d'euros, en hausse de 4,4 % par rapport à 2025. Les investissements progressent de 10 % malgré un contexte financier contraint. Ce budget a été qualifié de « budget de résistance » face aux tensions financières nationales.
Comment le budget 2026 des Bouches-du-Rhône fait face aux ponctions de l'État ?
Le Département des Bouches-du-Rhône a adopté son budget 2026 à 57 voix sur 58, malgré 170 millions d'euros de prélèvements imposés par l'État. Le total du budget atteint 3,4 milliards d'euros. Les dépenses de solidarité ont malgré tout progressé et les investissements sont restés stables. Ce vote quasi unanime traduit une volonté affichée de maintenir les services à la population.
Combien Bordeaux investit dans les transports en commun au budget 2026 ?
La Ville de Bordeaux alloue 16,5 millions d'euros à Bordeaux Métropole pour financer les infrastructures de transport en commun dans son budget primitif 2026, adopté en décembre 2025. Bordeaux Métropole dispose quant à elle d'un budget global de 2,245 milliards d'euros, voté le 30 janvier 2026, dont 320 millions d'euros dédiés aux aides sociales et à la qualité de vie. L'opposition dénonce un endettement métropolitain de 2 milliards d'euros. Ce contexte financier tendu est aggravé par la baisse des dotations étatiques.
Quel département a adopté un budget 2026 sans hausse d'impôts en Pays de la Loire ?
Le Conseil départemental de Maine-et-Loire a voté son budget primitif 2026 le 1er avril à Angers, pour un montant de 854 millions d'euros hors dette. Aucune augmentation d'impôts n'est prévue. De même, le Conseil départemental de l'Oise a voté un budget de 957,5 millions d'euros le 2 avril à Beauvais, sans hausse fiscale et avec une progression des dépenses de fonctionnement limitée à 1,5 %. Ces deux exemples illustrent une tendance des départements à absorber les contraintes nationales sans répercussion fiscale sur les habitants.
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