Budget 2026 : le Sénat fracasse Lecornu et dénonce un « fragile sursis » européen
La chambre haute rejette le projet de loi de finances et accuse l'exécutif d'affaiblir la position de la France face à Bruxelles.
Le Sénat a rejeté le budget 2026 sans même l'examiner. La Commission des finances dénonce une France « en fragile sursis budgétaire » et un manque de crédibilité en Europe.
Les enjeux
Ce qu'il faut comprendre
Crédibilité européenne
La Commission des finances du Sénat juge la France « en fragile sursis budgétaire » et dénonce une absence de stratégie pluriannuelle assumée dans le rapport transmis à Bruxelles.
Cible de déficit qui glisse
L'objectif est passé de 4,6 % (engagement européen Bayrou d'avril) à 4,7 % (Lecornu, septembre) puis à 5 % du PIB, soit plus de 12 milliards de dégradation selon le sénateur Husson.
Procédure de déficit excessif
Depuis le 26 juillet 2024, la France est sous procédure européenne de déficit excessif, avec un risque de sanction pouvant atteindre près de 2,5 milliards d'euros.
Indépendance du contrôle budgétaire
Le Haut Conseil a été saisi sur un dossier à 4 milliards. Le plan final en compte 6 milliards. Une saisine incomplète qui fragilise la portée de l'avis indépendant institué par la LOLF.
Pression fiscale sur les entreprises
Surtaxe d'IS portée à plus de 8 milliards, CVAE abandonnée, dans un contexte de 70 000 faillites évoquées par les sénateurs LR. Aucune réaction patronale officielle dans les sources consultées.
L'essentiel
Ce qu'il faut retenir
- Le Sénat rejette le budget 2026 par 203 voix contre 32, sans l'examiner.
- La cible de déficit a glissé de 4,6 % (Bayrou, avril) à 4,7 % (Lecornu, septembre) puis à 5 % du PIB, soit 12 milliards de dégradation.
- Le réalisé 2025 est à 5,1 %, soit 0,1 point au-dessus de l'engagement européen de 5 %.
- Le déficit 2024 a culminé à 5,8 % du PIB, soit près de 170 milliards d'euros.
- La Cour des comptes s'agace de 2 milliards d'économies décidés en dernière minute, sans transmission au HCFP.
Le 29 janvier 2026, le Sénat a rejeté d’emblée le projet de loi de finances pour 2026, sans nouvel examen [1]. La motion tendant à opposer la question préalable a été adoptée par 203 voix pour et 32 contre [2][3]. Le texte retourne à l’Assemblée nationale en lecture définitive [4], où un dernier 49.3 du Premier ministre Sébastien Lecornu était attendu dès le vendredi [5][6].
La majorité sénatoriale de centre droit avait acté la motion de rejet le mercredi précédent [7][8]. Le groupe LR avait verrouillé sa position en réunion de groupe [9]. « C’est un très mauvais budget. On a acheté une paix politique ou une survie de quelques mois au prix d’une accumulation de dette, c’est non. Tout ça pour ça, Sébastien Lecornu a planté la France », a éreinté le sénateur Olivier Paccaud [10][11].
Le geste n’est pas inédit. On se souvient que la chambre haute avait déjà opté pour un rejet sec du projet de loi de financement de la Sécurité sociale le 12 décembre [12]. Plus largement, la séquence parlementaire ouverte depuis la chute du gouvernement Barnier en décembre 2024 a multiplié les recours au 49.3 budgétaire, faisant de l’arme constitutionnelle un mode quasi-ordinaire d’adoption des textes financiers depuis la dissolution de juin 2024.
Une France « en fragile sursis budgétaire »
La Commission des finances de la Chambre Haute n’a pas ménagé ses coups [16]. Elle juge la France « en fragile sursis budgétaire » [17] et constate que le rapport d’avancement annuel 2026 transmis à la Commission européenne « assume une absence de stratégie pluriannuelle des finances » [18]. Le constat tombe alors que le pic de déficit atteint en 2024 culminait à 5,8 % du PIB, soit près de 170 milliards d’euros [19][20]. La France est revenue à 5,1 % en 2025, soit 152 milliards [21][22]. L’objectif de l’exécutif pour 2026 reste modeste, à 5 % [23], loin de l’engagement européen de revenir sous les 3 % en 2029 [24][25].
Précisons un point essentiel, souvent escamoté dans les communiqués officiels: la trajectoire transmise à Bruxelles fin 2024 prévoyait précisément 5 % de déficit en 2025 [26]. Le réalisé s’est établi à 5,1 % [21]. C’est un dérapage de 0,1 point par rapport à l’engagement européen pris l’an dernier, et non une convergence. La France a donc raté, fût-ce de peu, sa première marche.
La Commission salue le volontarisme des précédents Premiers ministres Michel Barnier et François Bayrou [27][28]. Le contraste avec Sébastien Lecornu est volontaire. Selon Le Figaro, le Sénat dénonce un « manque de crédibilité et affaiblissement de la France en Europe ».
La cible de déficit, mouvante
Le chiffre du déficit 2026 a glissé d’annonce en annonce, et il faut ici remettre les chiffres dans leur ordre chronologique pour comprendre l’ampleur du recul. Première étape: François Bayrou avait fixé l’objectif d’un retour à 4,6 % du PIB [29]. C’est ce chiffre, et non un autre, qui figurait dès avril dans les engagements pris par la France devant l’Union européenne [30]. Deuxième étape: le 26 septembre, dans une interview au Parisien, Sébastien Lecornu a assoupli l’objectif vers un « projet robuste aux alentours de 4,7 % » [31][32]. Le PLF 2026 a alors été déposé sur cette nouvelle base de 4,7 % [33]. Troisième étape: sur le perron de Matignon, 48 heures après sa démission inattendue [34], il a fini par admettre une cible « entre 4,7 et 5 % de manière définitive » [35]. Quatrième et dernière étape: la copie finale limite le reflux à 5 % du PIB [36].
Autrement dit, la véritable ligne de base sourcée n’est pas 4,7 % mais bien 4,6 %, l’engagement européen d’avril. C’est ce point de départ, et lui seul, qui permet de mesurer la dégradation. Le sénateur Jean-François Husson la chiffre: entre l’objectif initial de 4,6 % et le 5 % final, « plus de 12 milliards d’euros de dégradation » [13][14][15]. Entre 2019 et 2026, le déficit de l’État passe de 73 à 154 milliards d’euros [37][38].
Économies de dernière minute, Cour des comptes agacée
La méthode interpelle. Le 10 avril, Sébastien Lecornu avait demandé au Haut Conseil des finances publiques un avis sur son plan budgétaire à moyen terme [39][40][41]. À ce moment, le projet prévoyait 4 milliards d’euros d’économies, répartis à moitié entre l’État et la sphère sociale [42][43]. Le 21 avril, c’est finalement un plan de 6 milliards d’euros qui a été dévoilé [44][45]. Deux milliards de plus, décidés à la dernière minute [46].
Le 22 avril, Carine Camby, présidente de la première chambre de la Cour des comptes, s’est agacée [47][48]. Ces 2 milliards, « c’est quand même moitié plus! » [49]. « Nous regrettons que des informations importantes relatives aux mesures d’économies envisagées et à leur montant pour 2026 n’aient pas été transmises au Haut Conseil. À partir du moment où nous étions saisis, nous aurions dû pouvoir expertiser ces mesures, et pour le bon montant », a-t-elle déclaré [50].
L’épisode dépasse le simple agacement institutionnel. La loi organique relative aux lois de finances confie au Haut Conseil des finances publiques une mission de contrôle indépendant des prévisions macroéconomiques et de la cohérence des trajectoires budgétaires avec les engagements européens. Saisir cet organisme sur un dossier amputé d’un tiers de son volume final d’économies revient, de fait, à priver son avis d’une partie de sa portée. La Cour des comptes ne demande pas un droit de veto: elle rappelle que l’expertise indépendante suppose, comme préalable, l’accès à l’information complète. Le précédent est lourd. Si saisir le HCFP sur un dossier inachevé devient une pratique tolérée, c’est tout l’édifice du contrôle budgétaire indépendant institué après la crise de 2008 qui se trouve fragilisé.
La voix du gouvernement
La ministre des Comptes publics, Amélie de Montchalin, a reconnu les limites du texte [51]. « Ce budget, nous en convenons tous, est un budget imparfait. Il ne satisfait pleinement aucun d’entre nous », a-t-elle déclaré [52]. Elle a toutefois jugé « utile » ce texte de « compromis » [53]. Maud Bregeon, porte-parole du gouvernement, a assuré sur Sud Radio que le PLF 2026 serait adopté « d’ici une dizaine de jours » [54][55]. Elle a qualifié les élus de LFI et du RN d’« irresponsables » [56][57][58].
Procédure de déficit excessif: la France parmi les sept
Le contexte européen pèse. Depuis le 26 juillet 2024, la France est en procédure de déficit excessif [59], aux côtés de l’Italie, la Hongrie, la Pologne, Malte, la Slovaquie, la Belgique et la Roumanie [60]. Le Pacte de stabilité et de croissance impose un déficit sous 3 % du PIB et une dette sous 60 % [61][62]. La dette publique française s’établissait à 110,6 % du PIB fin 2023 [63]. La trajectoire transmise à Bruxelles, validée le 26 novembre 2024 [64], prévoit un déficit redescendant à 2,8 % en 2029 [65] et une dette grimpant encore, à 115,8 % du PIB [66]. En cas de dérapage, les sanctions financières peuvent atteindre 0,1 % du PIB par an, soit près de 2,5 milliards d’euros pour la France [67][68].
La comparaison européenne fragilise davantage Paris. La dette grecque devrait reculer à environ 137 % du PIB [69]. L’Italie prévoit un pic à 138,6 % du PIB en 2026 [70][71]. La France converge avec ces niveaux. On se souvient que la procédure de déficit excessif ouverte contre la Grèce en 2010 avait précédé la crise de la dette souveraine et la mise sous tutelle financière du pays. Sans préjuger d’un scénario aussi extrême, la France perd, marche après marche, le statut d’élève sérieux du Sud qu’elle revendiquait jusqu’au début des années 2020.
Ce que le calendrier raconte
Le timing est public. La présentation d’un budget devait intervenir au plus tard le lundi pour assurer son adoption avant le 31 décembre, date limite constitutionnelle [72][73]. Sébastien Lecornu avait prévenu: « Si la France devait ne pas avoir de budget d’ici la fin de l’année, que chacun soit bien conscient que nous ne serions ni à 4,6, ni à 4,7 mais peut-être à 6 % » [74]. La menace a fonctionné. Le budget passe par 49.3 [75][5]. La sénatrice LR Christine Lavarde dénonce l’absence d’association du Sénat dans l’élaboration du texte [76].
L’angle mort: la voix patronale ignorée
Ce que les débats budgétaires masquent: la pression fiscale sur les entreprises. La sénatrice de Paris Agnès Evren s’est étranglée devant une surtaxe d’impôt sur les sociétés portée à plus de 8 milliards d’euros [77], « dans un moment où il y a 70 000 faillites » [78][79]. La surtaxe d’IS est prolongée et alourdie, la baisse de la CVAE est abandonnée [80][81]. Selon Public Sénat, le tout sans réforme structurelle sérieuse: « ni retraites, ni dépenses publiques, ni niches fiscales » [82]. Pour Mathieu Darnaud, président du groupe LR au Sénat [83][84], une réforme centrée sur l’efficience d’environ 2000 structures publiques aux contours parfois flous serait nécessaire [85]. Le gouvernement n’y est pas allé.
À ce stade, aucune source consultée pour cet article ne mentionne de réaction officielle du MEDEF, de la CPME ou de l’AFEP sur la prolongation de la surtaxe d’IS ni sur l’abandon de la baisse de la CVAE. Le silence des grandes organisations patronales sur un dispositif qui pèse plus de 8 milliards d’euros sur les sociétés est, en soi, un signal qu’il faudra interroger dans les semaines à venir.
Les faits sont là. Le déficit prévu en 2026 reste à 5 % [23][86]. L’engagement européen est à 3 % en 2029 [24]. La trajectoire transmise à Bruxelles l’an dernier prévoyait 5 % en 2025 [26]; le réalisé s’est établi à 5,1 % [21]. Le retard s’accumule. Le Sénat l’a dit. Le gouvernement passe en force.
Sources
Voir le détail de chaque fait sourcé (86)
« la nouvelle lecture du PLF a été rejetée d'emblée par la chambre haute du Parlement »
franceinfo.fr ↗ ↩
« a été adoptée par 203 voix pour, et 32 contre »
franceinfo.fr ↗ ↩
« a été adoptée par 203 voix pour, et 32 contre »
franceinfo.fr ↗ ↩
« le projet de loi de finances pour 2026 va retourner à l'Assemblée nationale en lecture définitive »
franceinfo.fr ↗ ↩
« un dernier 49.3 déclenché par le Premier ministre, Sébastien Lecornu, attendu dès vendredi »
franceinfo.fr ↗ ↩
« un dernier 49.3 [.] attendu dès vendredi »
franceinfo.fr ↗ ↩
« La motion visant à rejeter d'emblée le texte en nouvelle lecture, actée mercredi par la majorité sénatoriale de centre droit »
franceinfo.fr ↗ ↩
« actée mercredi par la majorité sénatoriale de centre droit »
franceinfo.fr ↗ ↩
« Le groupe LR a acté sa position ce mardi matin, en réunion de groupe »
publicsenat.fr ↗ ↩
« « C’est un très mauvais budget. On a acheté une paix politique ou une survie de quelques mois au prix d’une accumulation de dette, c’est non. Tout ça pour ça, Sébastien Lecornu a planté la France » »
publicsenat.fr ↗ ↩
« éreinte le sénateur Olivier Paccaud »
publicsenat.fr ↗ ↩
« Comme pour le projet de loi de financement de la Sécurité sociale le 12 décembre »
publicsenat.fr ↗ ↩
« Le déficit public, qui devait être ramené à 4,6 % du PIB »
instagram.com ↗ ↩
« atteindra finalement 5 %, soit plus de 12 milliards d’euros de dégradation. »
instagram.com ↗ ↩
« atteindra finalement 5 %, soit plus de 12 milliards d’euros de dégradation. »
instagram.com ↗ ↩
« La Commission des finances de la Chambre Haute ne ménage pas ses coups »
lefigaro.fr ↗ ↩
« La France est « en fragile sursis budgétaire » »
lefigaro.fr ↗ ↩
« le RAA 2026 (le « rapport d’avancement annuel » par lequel le gouvernement rend compte à la Commission européenne, NDLR) assume une absence de stratégie pluriannuelle des finances »
lefigaro.fr ↗ ↩
« d’un pic de déficit atteint en 2024 à 5,8 % du PIB (près de 170 milliards d’euros) »
lefigaro.fr ↗ ↩
« d’un pic de déficit atteint en 2024 à 5,8 % du PIB (près de 170 milliards d’euros) »
lefigaro.fr ↗ ↩
« la France est revenue en 2025 à 5,1 % en 2025, (152 milliards) »
lefigaro.fr ↗ ↩
« la France est revenue en 2025 à 5,1 % en 2025, (152 milliards) »
lefigaro.fr ↗ ↩
« l’objectif de l’exécutif pour 2026 reste modeste, à 5 % »
lefigaro.fr ↗ ↩
« son engagement européen de revenir sous les 3 % en 2029 »
lefigaro.fr ↗ ↩
« son engagement européen de revenir sous les 3 % en 2029 »
lefigaro.fr ↗ ↩
« Le déficit public diminuerait alors à 5 % du PIB en 2025. »
touteleurope.eu ↗ ↩
« elle salue le volontarisme des précédents premiers ministres Michel Barnier et François Bayrou »
lefigaro.fr ↗ ↩
« elle salue le volontarisme des précédents premiers ministres Michel Barnier et François Bayrou »
lefigaro.fr ↗ ↩
« François Bayrou avait fixé l’objectif d’un retour à 4,6 % pour l’année 2026. »
publicsenat.fr ↗ ↩
« Ce chiffre figurait en avril dans les engagements pris par la France devant l’Union européenne. »
publicsenat.fr ↗ ↩
« Le 26 septembre, dans une interview au Parisien »
publicsenat.fr ↗ ↩
« Sébastien Lecornu avait déjà assoupli l’objectif d’un déficit ramené à 4,6 %, en annonçant vouloir présenter un « projet aux alentours de 4,7 % » »
publicsenat.fr ↗ ↩
« au lieu des 4,7 % initialement prévus »
publicsenat.fr ↗ ↩
« En s’exprimant à nouveau ce mercredi matin sur le perron de Matignon, 48 heures après sa démission inattendue, le chef du gouvernement démissionnaire »
publicsenat.fr ↗ ↩
« « Tout le monde s’accorde à dire, en tout cas dans les rendez-vous que j’ai eus hier, que la cible de déficit public doit être tenue en dessous de 5 % du déficit, et c’est-à-dire en clair entre 4,7 et 5 % de manière définitive », a-t-il ajouté. »
publicsenat.fr ↗ ↩
« la copie budgétaire limitant le reflux du déficit à 5 % du PIB »
publicsenat.fr ↗ ↩
« Entre 2019 et 2026, le déficit de l’État passe de 73 à 154 milliards d’euros. »
instagram.com ↗ ↩
« Entre 2019 et 2026, le déficit de l’État passe de 73 à 154 milliards d’euros. »
instagram.com ↗ ↩
« Le 10 avril, lorsque le premier ministre, Sébastien Lecornu, a demandé au Haut Conseil des finances publiques un avis sur son plan budgétaire à moyen terme »
lemonde.fr ↗ ↩
« Le 10 avril, lorsque le premier ministre, Sébastien Lecornu, a demandé au Haut Conseil des finances publiques un avis sur son plan budgétaire à moyen terme »
lemonde.fr ↗ ↩
« Le 10 avril, lorsque le premier ministre, Sébastien Lecornu, a demandé au Haut Conseil des finances publiques un avis sur son plan budgétaire à moyen terme »
lemonde.fr ↗ ↩
« le projet prévoyait des mesures d’économies chiffrées à 4 milliards d’euros, réparties à moitié entre l’Etat et la sphère sociale. »
lemonde.fr ↗ ↩
« le projet prévoyait des mesures d’économies chiffrées à 4 milliards d’euros, réparties à moitié entre l’Etat et la sphère sociale. »
lemonde.fr ↗ ↩
« le 21 avril, c’est finalement un plan de 6 milliards d’euros qui a été dévoilé »
lemonde.fr ↗ ↩
« le 21 avril, c’est finalement un plan de 6 milliards d’euros qui a été dévoilé »
lemonde.fr ↗ ↩
« Deux milliards d’euros d’économies supplémentaires décidées à la dernière minute… »
lemonde.fr ↗ ↩
« Mercredi 22 avril, Carine Camby, la présidente de la première chambre de la Cour des comptes, s’est agacée »
lemonde.fr ↗ ↩
« Mercredi 22 avril, Carine Camby, la présidente de la première chambre de la Cour des comptes, s’est agacée »
lemonde.fr ↗ ↩
« ces 2 milliards, « c’est quand même moitié plus! », a-t-elle constaté. »
lemonde.fr ↗ ↩
« « Nous regrettons que des informations importantes relatives aux mesures d’économies envisagées et à leur montant pour 2026 n’aient pas été transmises au Haut Conseil. À partir du moment où nous étions saisis, nous aurions dû pouvoir expertiser ces mesures, et pour le bon montant. Même si tout ce qui consiste à prendre des précautions pour respecter l’objectif de déficit est bienvenu… » »
lemonde.fr ↗ ↩
« la ministre des Comptes publics, Amélie de Montchalin »
franceinfo.fr ↗ ↩
« "Ce budget, nous en convenons tous, est un budget imparfait. Il ne satisfait pleinement aucun d'entre nous" »
franceinfo.fr ↗ ↩
« Elle a toutefois jugé "utile" ce texte de "compromis" »
franceinfo.fr ↗ ↩
« Maud Bregeon, la porte-parole du gouvernement »
franceinfo.fr ↗ ↩
« a assuré jeudi sur Sud Radio que le projet de loi de finances pour 2026 sera adopté "d'ici une dizaine de jours" »
franceinfo.fr ↗ ↩
« Elle a jugé les élus de LFI et du RN [.] "irresponsables" »
franceinfo.fr ↗ ↩
« les élus de LFI et du RN »
franceinfo.fr ↗ ↩
« les élus de LFI et du RN »
franceinfo.fr ↗ ↩
« Depuis le 26 juillet 2024, la France est en procédure de déficit excessif. »
touteleurope.eu ↗ ↩
« Sept autres Etats membres sont également concernés: l'Italie, la Hongrie, la Pologne, Malte, la Slovaquie, la Belgique et la Roumanie »
touteleurope.eu ↗ ↩
« les Etats membres doivent maintenir leur déficit public sous le plafond de 3 % du PIB »
touteleurope.eu ↗ ↩
« et leur dette publique sous les 60 % du PIB. »
touteleurope.eu ↗ ↩
« En France, la dette publique s’établit à 110,6 % du PIB à la fin de 2023. »
touteleurope.eu ↗ ↩
« le PSMT français a été validé le 26 novembre 2024 par la Commission européenne »
touteleurope.eu ↗ ↩
« le déficit public redescendrait progressivement jusqu'à 2,8 % en 2029. »
touteleurope.eu ↗ ↩
« à 115,8 % en 2029 »
touteleurope.eu ↗ ↩
« elles peuvent néanmoins atteindre 0,1 % du PIB chaque année »
touteleurope.eu ↗ ↩
« soit près de 2,5 milliards d'euros pour la France. »
touteleurope.eu ↗ ↩
« La dette grecque devrait reculer à environ 137% de son produit intérieur brut (PIB) cette année »
lefigaro.fr ↗ ↩
« l’Italie prévoit que sa dette atteindra un pic à 138,6% de son PIB en 2026 »
lefigaro.fr ↗ ↩
« l’Italie prévoit que sa dette atteindra un pic à 138,6% de son PIB en 2026 »
lefigaro.fr ↗ ↩
« La présentation d’un budget lundi au plus tard »
publicsenat.fr ↗ ↩
« date limite pour assurer son adoption avant le 31 décembre selon le calendrier encadré par la Constitution »
publicsenat.fr ↗ ↩
« « Si la France devait ne pas avoir de budget d’ici la fin de l’année, que chacun soit bien conscient que nous ne serions ni à 4,6, ni à 4,7 mais peut-être à 6 % », avait-il mis en garde. »
publicsenat.fr ↗ ↩
« un 49-3 tardif, brutal, et un texte réécrit à la hâte. »
instagram.com ↗ ↩
« conclut la sénatrice Christine Lavarde »
publicsenat.fr ↗ ↩
« une surtaxe d’impôt sur les sociétés à plus de 8 milliards d’euros aujourd’hui »
publicsenat.fr ↗ ↩
« dans un moment où il y a 70 000 faillites »
publicsenat.fr ↗ ↩
« s’étrangle la sénatrice de Paris Agnès Evren »
publicsenat.fr ↗ ↩
« surtaxe d’IS prolongée et alourdie »
instagram.com ↗ ↩
« baisse de la CVAE abandonnée »
instagram.com ↗ ↩
« Le tout sans réforme sérieuse: ni retraites, ni dépenses publiques, ni niches fiscales. »
instagram.com ↗ ↩
« résume le président du groupe LR, Mathieu Darnaud »
publicsenat.fr ↗ ↩
« Pour Mathieu Darnaud, président du groupe LR au Sénat, la proposition de loi déposée lundi devrait inciter le gouvernement à oser une réforme »
lefigaro.fr ↗ ↩
« une réforme centrée sur l’efficience d’environ 2000 structures aux contours parfois flous »
lefigaro.fr ↗ ↩
« le gouvernement veut passer « sous les 5 % » en 2026 »
lesechos.fr ↗ ↩
Sources
- « Tout ça pour ça, Sébastien Lecornu a planté la France ! » : la droite sénatoriale opte pour un rejet rapide du budget 2026
- « Manque de crédibilité et affaiblissement de la France en Europe » : le Sénat attaque le gouvernement sur sa gestion du déficit
- Sébastien Dumoulin
- Jean-François Husson (@jf_husson) • Reel Instagram
- Budget 2026 : le Sénat rejette le projet de loi de finances sans l'examiner à nouveau, le texte retourne à l'Assemblée en vue de son adoption définitive
- Procédure de déficit excessif : quelles conséquences pour la France ?
- Budget 2026 : Sébastien Lecornu prêt à relâcher la pression sur la réduction du déficit
- Budget 2026 : Sébastien Lecornu ajoute 2 milliards d’euros d’économies en dernière minute, la Cour des comptes s’agace