Lecornu change d’échelle : Bercy gèle 6 milliards face au choc moyen-oriental
Plus de deux mois après le déclenchement du conflit, le Premier ministre annonce un élargissement des aides sectorielles tout en gelant 6 milliards de dépenses pour tenir le déficit à 5 % du PIB.
Lecornu promet « ampleur et échelle » sur les aides économiques face à la guerre au Moyen-Orient. Bercy gèle 6 milliards pour tenir le déficit à 5 % du PIB.
Les enjeux
Ce qu'il faut comprendre
6 milliards de dépenses gelées en 2026
Bercy active des gels et annulations ciblés de crédits pour tenir le déficit à 5 % du PIB.
Croissance révisée à 0,9 %, inflation à 1,9 %
Le gouvernement s'aligne sur les prévisions plus pessimistes de la Banque de France et du FMI.
Le bras de fer avec TotalEnergies
Lecornu recule sur la taxation des superprofits après l'avertissement de Patrick Pouyanné sur le plafonnement à la pompe.
Un paquet d'aides sectorielles élargi
Pêcheurs, agriculteurs, BTP, VTC déjà aidés ; les filières industrielles et de services énergivores ciblées pour juin.
Calendrier européen sous pression
La France doit transmettre sa trajectoire budgétaire actualisée à la Commission européenne ce mois-ci, sous procédure pour déficit excessif.
L'essentiel
Ce qu'il faut retenir
- Lecornu acte un changement « d'ampleur et d'échelle » dans les aides économiques face à la guerre au Moyen-Orient.
- Bercy gèle 6 milliards d'euros de dépenses en 2026 4 milliards sur l'État, 2 milliards sur la Sécurité sociale.
- La croissance 2026 est révisée à 0,9 % contre 1 %, l'inflation grimpe à 1,9 % contre 1,3 % prévu.
- TotalEnergies a réalisé 4,96 milliards de bénéfices au premier trimestre, en hausse de 51 %.
- L'indemnité de 50 euros pour 3 millions de travailleurs modestes ne sera accessible qu'à partir du 27 mai.
« Désormais, il va falloir changer d’ampleur et d’échelle » [1]. À l’Assemblée nationale, mardi 5 mai [2], Sébastien Lecornu [3] a acté ce que Bercy refusait d’admettre depuis le déclenchement de la guerre d’Iran le 28 février [4]: la crise n’est plus passagère, et les ménages comme les entreprises françaises vont en payer la facture sur la durée.
Le Premier ministre [3] a promis un « prochain paquet d’aides » [5] pour les filières les plus touchées, dont les contours seront précisés « en début de semaine prochaine » [6]. Premiers concernés: les pêcheurs, agriculteurs et chauffeurs de VTC, dont les dispositifs existants seront élargis [7]. Le gouvernement vise désormais les filières industrielles et de services « particulièrement gourmands en énergie » [8], avec une entrée en vigueur attendue dès le début juin [9].
L’arithmétique budgétaire: à l’euro près
Le 21 avril [10], lors d’un comité d’alerte des finances publiques, le ministre de l’Action et des Comptes publics David Amiel [11] avait posé le cadre: « 6 milliards d’euros de dépenses pourraient être stoppées » [12] en 2026 pour tenir l’objectif de déficit à 5 % du PIB [13]. La répartition est connue: 4 milliards d’euros [14] sur les dépenses de l’État, sous forme de gels voire d’annulations ciblées de crédits ministériels [15], et 2 milliards [16] de mises en réserve sur la Sécurité sociale.
Amiel l’a dit sans détour: « toute dépense publique nouvelle qui pourrait être rendue nécessaire par la crise » entraînera « une annulation d’une dépense qui était prévue, à l’euro près » [17]. Lecornu [3] a confirmé en demandant à ses ministres des « mesures supplémentaires de freinage de la dépense » [18] sur les budgets ministériels et les administrations de sécurité sociale.
Le coût direct du conflit pour les finances publiques est déjà chiffré par Bercy [19]: 3,6 milliards d’euros [20] au titre du renchérissement du service de la dette [21], les taux d’intérêt étant aujourd’hui « 5 fois supérieurs à ce qu’ils étaient au moment du déclenchement de la guerre en Ukraine » [22]. À cela s’ajoutent plus d’un milliard d’euros supplémentaires [23] pour les opérations extérieures des armées en 2026, et 150 millions d’euros [24] de dépenses de soutien déjà engagées. Soit 4,75 milliards d’euros de facture directe avant même que les gels n’entrent en vigueur.
Bruxelles en embuscade: la trajectoire à transmettre
L’arithmétique de Bercy n’est pas qu’une affaire intérieure. La France doit transmettre à la Commission européenne sa trajectoire budgétaire actualisée ce mois-ci [25]. On se souvient que le Pacte de stabilité et de croissance révisé, entré en vigueur en 2024, impose désormais aux États membres une trajectoire pluriannuelle de dépenses nettes, négociée avec Bruxelles, dont tout dérapage déclenche des étapes graduées: observations, recommandations, puis procédure pour déficit excessif - dont la France fait déjà l’objet depuis 2024.
Avec un déficit qui resterait à 5 % du PIB en 2026 - soit deux points au-dessus du plafond de 3 % du traité - et une croissance révisée à la baisse, la marge de négociation s’amenuise. Les 6 milliards de gels ne sont pas un choix politique, ils sont la condition pour que la copie française reste recevable à Bruxelles. C’est cette contrainte européenne, jamais nommée par l’exécutif, qui explique la rigueur de la formule d’Amiel: « à l’euro près » [17].
La croissance amputée, l’inflation accélérée
Le ministère de l’Économie [26] a abaissé sa prévision de croissance pour 2026 à 0,9 % [27], contre 1 % auparavant [28]. Le gouvernement s’aligne sur la Banque de France [29] et le FMI [30]. Avant le conflit, en février, la Banque de France [31] tablait « aux alentours de 1 % » [32]. La prévision d’inflation, elle, est relevée à 1,9 % [33] en moyenne pour cette année, contre 1,3 % auparavant [34].
Sur le terrain, l’Insee [35] a dévoilé le 30 avril [36] une croissance nulle au premier trimestre [37] - le basculement politique [38]. L’institut, dirigé sur la conjoncture par Dorian Roucher [39], retient l’hypothèse d’un baril autour de 100 dollars [40] jusqu’en juin [41], contre un peu plus de 60 dollars [42] avant le conflit. Conséquence projetée: l’inflation au-delà de 3 % d’ici juin dans la zone euro et aux États-Unis [43], autour de 2 % en France au printemps [44]. « Ce sont les ménages qui paieraient à court terme la facture » [45], a tranché Roucher [39]. La consommation des ménages ralentit déjà nettement: + 0,1 % au premier trimestre 2026 [46] après + 0,4 % [47].
0,9 %, 0,2 %, 1 %: trois chiffres, trois périmètres
La cohabitation des prévisions mérite arbitrage. Le 0,9 % retenu par Bercy [27] est une prévision de croissance annuelle 2026, qui suppose mécaniquement un rebond au second semestre. Le 0,2 % de l’Insee [48] est une croissance trimestrielle anticipée pour les premier et deuxième trimestres: projeté en année pleine à ce rythme, il donnerait une croissance annuelle de l’ordre de 0,8 %, donc proche de la cible gouvernementale - mais seulement si l’on suppose que le second semestre maintient le même rythme atone, ce qui contredit la trajectoire de rebond implicite chez Bercy. Le 1 % de la Banque de France de février [32], lui, est antérieur au conflit et n’est plus à jour. Les sources consultées ne précisent pas l’hypothèse de second semestre retenue par le gouvernement pour atterrir à 0,9 %, ce qui maintient la divergence méthodologique non élucidée.
Le ministre de l’Économie Roland Lescure [49] a reconnu devant la commission des Finances que « l’hypothèse d’une crise passagère, dont les conséquences économiques s’effaceraient avec la fin des bombardements, n’est malheureusement désormais plus d’actualité » [50]. C’est un aveu. Deux mois plus tôt, le même ministre parlait d’« un effet très modéré » [51] sur la croissance, « préservée » par la « plus forte indépendance énergétique » française. Le discours a changé d’échelle.
Le contentieux TotalEnergies: six jours de recul
L’angle mort du dispositif Lecornu se trouve à La Défense. TotalEnergies [52] a enregistré 4,96 milliards d’euros de résultat net au premier trimestre [53], soit 51 % de plus que l’an passé [54]. Le groupe est distributeur dans 70 pays [55] mais ne pratique le plafonnement des prix que dans un seul: la France [56], avec 1,99 euro le litre [57] pour l’essence et 2,25 euros [58] pour le diesel.
Au Sénat le 29 avril [59], Lecornu [3] avait suggéré une redistribution: « S’il y a des résultats exceptionnels, ça pose la question d’une redistribution » [60]. Dans les heures qui suivent, le PDG Patrick Pouyanné [61] répond par un avertissement public: « En cas de surtaxe sur nos raffineries, qui sont souvent déficitaires, dans ce cas nous ne pourrons pas maintenir le plafonnement [des prix] dans nos stations en France » [62]. L’argument est simple: le plafonnement est un geste volontaire, conditionnel, et révocable.
Six jours plus tard, devant l’Assemblée [63], le Premier ministre [64] reformule en répondant à Marc Fesneau, chef de file du groupe MoDem [65]: « On peut avoir un débat sur la redistribution des richesses de TotalEnergies sans tomber dans un Total-bashing » [66]. Les sources consultées ne documentent pas, entre le 29 avril et le 5 mai, d’échange formel entre Matignon et la direction de TotalEnergies, ni de prise de position publique des syndicats du raffinage. Le revirement reste, à ce stade, une lecture politique: la menace de Pouyanné de lever le plafonnement à la pompe à six semaines de l’élargissement des aides a, de fait, structuré la position gouvernementale. Reste à savoir si ce recul est tactique - le temps que les aides sectorielles entrent en vigueur en juin - ou définitif. L’Humanité rappelle que Total a payé deux milliards d’euros d’impôts en France en 2025 [67][68].
Le débat n’est pas inédit. On se souvient de la windfall tax britannique instaurée en 2022 par le gouvernement de Rishi Sunak, qui avait porté le taux d’imposition sur les bénéfices exceptionnels de BP et Shell à 65 %, puis 75 %, rapportant plusieurs milliards de livres au Trésor de Sa Majesté. L’Italie de Mario Draghi avait adopté la même année un prélèvement de 25 % sur les superprofits énergétiques. La France, en 2022, avait choisi une autre voie: un plafonnement volontaire négocié avec TotalEnergies en échange d’une exemption de surtaxe. C’est exactement ce schéma de 2022 que Pouyanné rappelle implicitement aujourd’hui à Lecornu.
L’angle mort des autres distributeurs
Le débat public se cristallise sur TotalEnergies, mais la firme ne représente qu’une fraction du réseau français. Aucune des sources consultées ne mentionne la position des autres grands distributeurs - Leclerc, Intermarché, BP-Esso, Avia - face aux injonctions gouvernementales, alors qu’ils représentent la majorité du réseau national et qu’ils ne pratiquent, eux, aucun plafonnement public à 1,99 euro. Ni les marges réalisées par la grande distribution sur le carburant, ni les éventuelles discussions de Bercy avec ces enseignes, ne figurent dans les communiqués des derniers jours. C’est un angle mort du dispositif autant que TotalEnergies.
L’opération transparence sur les taxes
Le gouvernement promet une « opération transparence » [69] avec un bilan du surplus de fiscalité publié tous les dix jours [70]. Sur la période mars-avril, le trésor public l’évalue à 190 millions d’euros [71] [72]. En face, 330 millions d’euros [73] d’aides ont été débloqués sur la même période. L’État dépense plus qu’il n’encaisse de surplus - le récit du « profiteur de crise » est désamorcé par les chiffres.
L’indemnité mensuelle de 50 euros [74] pour les trois millions de [75] « travailleurs modestes grands rouleurs » est confirmée, mais la plateforme de demande n’ouvrira pas avant le 27 mai [76]. Soit près de trois mois après le déclenchement du conflit. Sur le terrain, les automobilistes parcourant plus de 50 km par jour n’y croient plus.
Voix dissonantes: « le même flou »
Les concessions de Lecornu [77] sur le projet de Budget, dévoilées vendredi [78], ne convainquent pas. Cyrielle Chatelain [79], cheffe du groupe écologiste, dénonce « toujours pas la moindre piste sérieuse de financement » [80] et « le même flou démocratique: 49-3 ou ordonnances? » [81]. Paul Christophe, chef des députés Horizons [82], pourtant allié de la majorité, parle de « plusieurs milliards de moindres économies » [83] sans financement clair.
Marc Fesneau, président du groupe MoDem à l’Assemblée [84], attend des « clarifications, en particulier sur le respect des objectifs de réduction du déficit » [85]. Eric Coquerel, président de la commission des finances de l’Assemblée nationale (LFI) [86], dénonce sur BFMTV « des concessions qui sont très minimes » [87]. À droite de la droite, Marine Le Pen [88] et le RN proposent de baisser la TVA sur les carburants de 20 % à 5,5 % [89], une mesure que Maud Bregeon, porte-parole du gouvernement et ministre déléguée à l’énergie [90], chiffre à un « trou » de près de 20 milliards d’euros [91] dans le budget de l’État.
Ce que les chiffres ne disent pas encore
La fermeture du détroit d’Ormuz par l’Iran [92] - 21 % de la consommation mondiale de pétrole transite par ce goulet - a été levée le 16 avril avec le cessez-le-feu négocié par Donald Trump [93] entre Joseph Aoun [94] et Benyamin Netanyahou [95], prolongé sine die le 21 avril [96]. Mais le baril reste à 100 dollars. Le marché ne croit pas à la paix.
Le gouverneur de la Banque de France François Villeroy de Galhau [97] résume sobrement la nouvelle équation: « un peu plus d’inflation et un peu moins de croissance » [98]. La crise a un coût humain au Moyen-Orient - plusieurs milliers de morts et près d’un million de déplacés [99][100]. Elle a aussi un coût budgétaire en France, désormais chiffré à l’euro près. Et son calendrier politique se joue à Bruxelles autant qu’à Paris.
► Lire aussi: La nouvelle copie budgétaire de Sébastien Lecornu ne convainc pas
Sources
Voir le détail de chaque fait sourcé (100)
« « Désormais, il va falloir changer d’ampleur et d’échelle » pour soutenir l’économie française malmenée par la guerre au Moyen-Orient, a déclaré Sébastien Lecornu à l’Assemblée nationale, mardi 5 mai. »
lemonde.fr ↗ ↩
« a déclaré Sébastien Lecornu à l’Assemblée nationale, mardi 5 mai. »
lemonde.fr ↗ ↩
« le Premier ministre Sébastien Lecornu a promis ce mardi un changement "d’ampleur et d’échelle" dans les aides publiques. »
ladepeche.fr ↗ ↩
« La guerre d'Iran de 2026[37],[38],[39], troisième guerre du Golfe[40],[41], quatrième guerre du Golfe[42],[43],[44],[45] ou encore guerre israélo-américano-iranienne[46],[47],[48],[49] est un conflit qui débute le 28 février 2026 par une opération militaire conjointe américano-israélienne »
fr.wikipedia.org ↗ ↩
« un "prochain paquet d'aides" serait annoncé dans la journée pour les filières les plus touchées. »
bfmtv.com ↗ ↩
« Le gouvernement s’exprimera « en début de semaine prochaine », a juste promis le premier ministre. »
lemonde.fr ↗ ↩
« le premier ministre s’est contenté hier d’annoncer un renforcement du soutien aux pêcheurs et agriculteur, ainsi qu’un élargissement des aides aux chauffeurs de VTC »
humanite.fr ↗ ↩
« l’exécutif planche sur l’inclusion de nouvelles filières industrielles et de services particulièrement gourmands en énergie. »
ladepeche.fr ↗ ↩
« De nouveaux dispositifs de soutien devraient entrer en vigueur dès le début du mois de juin. »
ladepeche.fr ↗ ↩
« À l'occasion d'un comité d'alerte des finances publiques ce mardi 21 avril »
bfmtv.com ↗ ↩
« le ministre de l'Action et des Comptes publics, David Amiel, a annoncé que "6 milliards d'euros de dépenses pourraient être stoppées" »
bfmtv.com ↗ ↩
« "6 milliards d'euros de dépenses pourraient être stoppées" en 2026 pour tenir l'objectif de déficit de 5% du PIB cette année. »
bfmtv.com ↗ ↩
« tenir l'objectif de déficit de 5% du PIB cette année. »
bfmtv.com ↗ ↩
« mesures d'économies de 4 milliards d'euros sur les dépenses de l'État »
bfmtv.com ↗ ↩
« devraient prendre la forme de gels voire d'annulations ciblées de crédits ministériels »
bfmtv.com ↗ ↩
« La Sécurité sociale devrait elle contribuer à hauteur de 2 milliards de mise en réserves. »
bfmtv.com ↗ ↩
« "toute dépense publique nouvelle qui pourrait être rendue nécessaire par la crise" énergétique entraînerait "une annulation d'une dépense qui était prévue, à l'euro près" »
bfmtv.com ↗ ↩
« Sébastien Lecornu a demandé à ses ministres des "mesures supplémentaires de freinage de la dépense" sur les budgets ministériels et ceux des administrations de sécurité sociale. »
bfmtv.com ↗ ↩
« a indiqué Bercy. »
bfmtv.com ↗ ↩
« un renchérissement significatif du service de la dette", avec un coût de la crise estimé à 3,6 milliards d'euros »
bfmtv.com ↗ ↩
« Le conflit a déjà entraîné "un renchérissement du service de la dette" »
bfmtv.com ↗ ↩
« les taux d'intérêt sont aujourd'hui "5 fois supérieurs à ce qu'ils étaient au moment du déclenchement de la guerre en Ukraine" »
bfmtv.com ↗ ↩
« Les opérations extérieures des armées françaises [.] pourraient quant à elles coûter plus d’un milliard d’euros supplémentaire en 2026. »
bfmtv.com ↗ ↩
« 150 millions d'euros de dépenses de soutien face à la crise. »
bfmtv.com ↗ ↩
« La France, qui doit transmettre à la Commission européenne sa trajectoire budgétaire actualisée ce mois-ci »
lesechos.fr ↗ ↩
« a indiqué mardi le ministère de l'Economie »
lesechos.fr ↗ ↩
« Le gouvernement a finalement abaissé sa prévision à 0,9 %, contre 1 % auparavant »
lesechos.fr ↗ ↩
« Le gouvernement a finalement abaissé sa prévision à 0,9 %, contre 1 % auparavant »
lesechos.fr ↗ ↩
« Le gouvernement s'aligne ainsi sur les prévisions de la Banque de France ou encore du FMI »
lesechos.fr ↗ ↩
« Le gouvernement s'aligne ainsi sur les prévisions de la Banque de France ou encore du FMI »
lesechos.fr ↗ ↩
« la Banque de France prévoyait aux alentours de 1% de croissance en France en 2026. »
franceinfo.fr ↗ ↩
« En février, avant le début de la guerre, la Banque de France prévoyait aux alentours de 1% de croissance en France en 2026. »
franceinfo.fr ↗ ↩
« relève en revanche nettement sa prévision d'inflation à 1,9 % en moyenne pour cette année, contre 1,3 % auparavant »
lesechos.fr ↗ ↩
« relève en revanche nettement sa prévision d'inflation à 1,9 % en moyenne pour cette année, contre 1,3 % auparavant »
lesechos.fr ↗ ↩
« La croissance nulle au premier trimestre, dévoilée le 30 avril par l’Insee. »
lemonde.fr ↗ ↩
« La croissance nulle au premier trimestre, dévoilée le 30 avril par l’Insee. »
lemonde.fr ↗ ↩
« Zéro pour cent. La croissance nulle au premier trimestre, dévoilée le 30 avril par l’Insee. »
lemonde.fr ↗ ↩
« La croissance nulle au premier trimestre, dévoilée le 30 avril par l’Insee, semble avoir provoqué, ou accéléré, un basculement politique. »
lemonde.fr ↗ ↩
« a indiqué le chef du département de conjoncture de l'Insee, Dorian Roucher, lors d'une conférence de presse »
france24.com ↗ ↩
« qui tutoient les 100 dollars contre un peu plus de 60 dollars »
france24.com ↗ ↩
« L'institut statistique, qui retient l'hypothèse d'un maintien des cours du pétrole autour de 100 dollars jusqu'en juin »
france24.com ↗ ↩
« qui tutoient les 100 dollars contre un peu plus de 60 dollars »
france24.com ↗ ↩
« propulseraient l'inflation au-delà de 3 % d'ici juin dans la zone euro comme aux États-Unis »
france24.com ↗ ↩
« et autour de 2 % en France au cours du printemps »
france24.com ↗ ↩
« "Ce sont les ménages qui paieraient à court terme la facture", a insisté Dorian Rocher »
france24.com ↗ ↩
« la consommation ralentirait nettement (+ 0,1 % après + 0,4 %) »
france24.com ↗ ↩
« la consommation ralentirait nettement (+ 0,1 % après + 0,4 %) »
france24.com ↗ ↩
« l'Insee prévoit à nouveau une hausse de 0,2 % du produit intérieur brut (PIB) aux premier et deuxième trimestres 2026 »
france24.com ↗ ↩
« le ministre de l'Économie, Roland Lescure, a assuré mardi devant l'Assemblée nationale »
france24.com ↗ ↩
« "L'hypothèse d'une crise passagère, dont les conséquences économiques s'effaceraient avec la fin des bombardements, n'est malheureusement désormais plus d'actualité", a-t-il dit devant la commission des Finances »
france24.com ↗ ↩
« « Un effet très modéré est attendu sur la croissance, qui reste préservée et portée par sa dynamique de l'an dernier et par notre meilleure protection et plus forte indépendance énergétique » »
lesechos.fr ↗ ↩
« S’il a salué le plafonnement pratiqué par TotalEnergies, il a sommé les distributeurs d’aller plus loin. »
ladepeche.fr ↗ ↩
« a enregistré 4,96 milliards d’euros de résultat net au premier trimestre »
humanite.fr ↗ ↩
« soit 51 % de plus que l’an passé »
humanite.fr ↗ ↩
« Total est distributeur dans 70 pays dans le monde »
humanite.fr ↗ ↩
« dans combien de pays pratiquent-ils le plafonnement? Un seul, la France »
humanite.fr ↗ ↩
« un prix au litre maximal de 1,99 euro pour l’essence »
humanite.fr ↗ ↩
« et de 2,25 euros pour le diesel »
humanite.fr ↗ ↩
« Alors qu’il avait suggéré une redistribution des superprofits de TotalEnergies au Sénat le 29 avril »
humanite.fr ↗ ↩
« « S’il y a des résultats exceptionnels, ça pose la question d’une redistribution », avait-il déclaré »
humanite.fr ↗ ↩
« Le PDG du groupe Patrick Pouyanné en a même fait l’argument d’un scandaleux chantage »
humanite.fr ↗ ↩
« « En cas de surtaxe sur nos raffineries, qui sont souvent déficitaires, dans ce cas nous ne pourrons pas maintenir le plafonnement [des prix] dans nos stations en France » »
humanite.fr ↗ ↩
« Interrogé lors des questions au gouvernement mardi 5 mai à l’Assemblée, Sébastien Lecornu a annoncé l’élargissement des dispositifs d’aides »
humanite.fr ↗ ↩
« le premier ministre a cette fois-ci défendu face aux députés le pétrolier »
humanite.fr ↗ ↩
« en réponse à une question du chef de file du groupe MoDem Marc Fesneau »
humanite.fr ↗ ↩
« « On peut avoir un débat sur la redistribution des richesses de TotalEnergies sans tomber dans un Total-bashing » »
humanite.fr ↗ ↩
« qui se vante d’avoir payé deux petits milliards d’euros d’impôts en France en 2025 »
humanite.fr ↗ ↩
« qui se vante d’avoir payé deux petits milliards d’euros d’impôts en France en 2025 »
humanite.fr ↗ ↩
« Le gouvernement promet une opération afin de rétablir "quelques vérités, non seulement sur l’essence mais aussi sur le gazole". »
ladepeche.fr ↗ ↩
« un bilan du "surplus de fiscalité" sera publié tous les dix jours. »
ladepeche.fr ↗ ↩
« évalué pour l’heure par le trésor public à 190 millions d’euros sur la période mars-avril »
humanite.fr ↗ ↩
« évalué pour l’heure par le trésor public à 190 millions d’euros sur la période mars-avril »
humanite.fr ↗ ↩
« Dans le même temps, 330 millions d’euros d’aides auraient été débloqués. »
ladepeche.fr ↗ ↩
« Concernant l’indemnité mensuelle de 50 euros pour les trois millions de « travailleurs modestes grands rouleurs » »
humanite.fr ↗ ↩
« Concernant l’indemnité mensuelle de 50 euros pour les trois millions de « travailleurs modestes grands rouleurs » »
humanite.fr ↗ ↩
« la plateforme pour en faire la demande ne sera pas ouverte avant le 27 mai »
humanite.fr ↗ ↩
« le Premier ministre se laisse encore deux jours de réflexion [.] Sébastien Lecornu terminée »
lesechos.fr ↗ ↩
« Après avoir dévoilé vendredi d'ultimes concessions sur son projet de Budget »
lesechos.fr ↗ ↩
« la cheffe du groupe écologiste, Cyrielle Chatelain »
lesechos.fr ↗ ↩
« « Et toujours pas la moindre piste sérieuse de financement », a taclé de son côté la cheffe du groupe écologiste, Cyrielle Chatelain. »
lesechos.fr ↗ ↩
« « Et toujours le même flou démocratique: 49-3 ou ordonnances? Le Premier ministre ne dit rien. Gouverner dans le dos du Parlement tout en parlant de dialogue, c'est affaiblir la démocratie et aggraver la crise de confiance. » »
lesechos.fr ↗ ↩
« le chef des députés Horizons Paul Christophe, s'est interrogé samedi sur le financement de ce nouveau projet »
lesechos.fr ↗ ↩
« « Les concessions annoncées hier par le Premier ministre représentent plusieurs milliards de moindres économies, en grande partie issues de la surenchère des socialistes, sans que leurs financements ne soient encore clairement établis » »
lesechos.fr ↗ ↩
« le président du groupe MoDem à l'Assemblée, Marc Fesneau »
lesechos.fr ↗ ↩
« avait déjà dit attendre de l'exécutif « des clarifications, en particulier sur le respect des objectifs de réduction du déficit » »
lesechos.fr ↗ ↩
« Le président de la commission des finances de l'Assemblée nationale, Eric Coquerel (LFI) »
lesechos.fr ↗ ↩
« a lui dénoncé sur BFMTV « des concessions qui sont très minimes » »
lesechos.fr ↗ ↩
« a rétorqué Marine Le Pen lors d'un meeting à Marseille »
lesechos.fr ↗ ↩
« baisser la TVA sur les carburants, le fioul et le gaz de 20% à 5,5% ainsi que l’accise (ex-TICPE) sur les produits pétroliers »
lefigaro.fr ↗ ↩
« a rétorqué lundi la porte-parole du gouvernement Maud Bregeon, estimant que la proposition du RN entraînerait un «trou» de près 20 milliards d’euros »
lefigaro.fr ↗ ↩
« entraînerait un «trou» de près 20 milliards d’euros dans le budget de l’État »
lefigaro.fr ↗ ↩
« La fermeture du détroit d'Ormuz par l'Iran provoque une perturbation immédiate des livraisons mondiales de gaz et de pétrole[61] »
fr.wikipedia.org ↗ ↩
« Le 16 avril 2026, le président des États-Unis, Donald Trump, annonce avoir obtenu du président libanais Joseph Aoun et du premier ministre israélien Benyamin Netanyahou un cessez-le-feu de dix jours »
fr.wikipedia.org ↗ ↩
« Le 16 avril 2026, le président des États-Unis, Donald Trump, annonce avoir obtenu du président libanais Joseph Aoun et du premier ministre israélien Benyamin Netanyahou un cessez-le-feu de dix jours »
fr.wikipedia.org ↗ ↩
« du président libanais Joseph Aoun et du premier ministre israélien Benyamin Netanyahou un cessez-le-feu de dix jours »
fr.wikipedia.org ↗ ↩
« Le cessez-le-feu est prolongé sine die par Donald Trump le 21 avril 2026[66]. »
fr.wikipedia.org ↗ ↩
« a affirmé François Villeroy de Galhau, le gouverneur de la Banque de France, mercredi 11 mars, sur RTL. »
franceinfo.fr ↗ ↩
« "Le sens de cette crise est malheureusement plus clair au fil des jours: ça signifie économiquement un peu plus d'inflation et un peu moins de croissance." »
franceinfo.fr ↗ ↩
« Le coût humain est très difficile à établir (plusieurs milliers de morts et presque un million de personnes déplacées). »
fr.wikipedia.org ↗ ↩
« Le coût humain est très difficile à établir (plusieurs milliers de morts et presque un million de personnes déplacées). »
fr.wikipedia.org ↗ ↩
Sources
- Face au coût de la guerre au Moyen-Orient pour les finances publiques, le gouvernement prévient que "6 milliards d'euros de dépenses pourraient être stoppées"
- Guerre au Moyen-Orient : le gouvernement revoit à la baisse sa prévision de croissance pour 2026, le déficit toujours prévu à 5 %
- Sébastien Lecornu se résout à envisager une hausse des aides économiques pour faire face à la prolongation de la guerre au Moyen
- Comment la guerre au Moyen
- Prix des carburants : nouvelles aides, pression sur les distributeurs, vérité sur les taxes… le plan de Sébastien Lecornu pour "protéger" l’économie
- Carburants : Sébastien Lecornu élargit les aides mais vole au secours de Total à l’Assemblée
- La guerre au Moyen-Orient entraînera "un peu plus d'inflation et un peu moins de croissance", selon le gouverneur de la Banque de France
- « Le même flou », « des mesures irresponsables »… La nouvelle copie budgétaire de Sébastien Lecornu ne convainc pas
- Baisse des taxes, blocage des prix, réserves stratégiques : les propositions de la classe politique face à la flambée du carburant
- Guerre d'Iran de 2026
