Bercy rétrograde la croissance 2026 à 0,9% : les PME françaises paient déjà la guerre au Moyen-Orient
Le gouvernement révise ses prévisions à la baisse tandis que l'inflation repart et que Hermès perd 13% en Bourse
Bercy abaisse sa prévision de croissance 2026 à 0,9% et relève l'inflation à 1,9%. Le conflit en Iran a déjà coûté entre 4 et 6 milliards d'euros aux finances publiques.
Les enjeux
Ce qu'il faut comprendre
Budget sous tension
Bercy maintient un déficit à 5% malgré un choc pétrolier chiffré entre 4 et 6 milliards d'euros
Inflation qui repart
Hausse révisée à 1,9% en moyenne annuelle, avec +0,6 point de révision en un trimestre
PME exposées à Ormuz
Doublement des coûts de fret maritime et perturbations pour les exportateurs français
Luxe français en recul
Hermès perd 13% en Bourse, signal d'alerte pour un secteur qui représente 30% des dépenses de luxe mondiales
Défaillances industrielles
Bond de 75% des procédures collectives dans l'industrie de plus de 50 salariés entre 2024 et 2025, concentrées sur la sous-traitance auto, la métallurgie et la chimie
L'essentiel
Ce qu'il faut retenir
- La croissance 2026 est abaissée de 1% à 0,9%, l'inflation relevée de 1,3% à 1,9%
- Le conflit au Moyen-Orient a coûté entre 4 et 6 milliards d'euros aux finances publiques
- Hermès perd 13% en Bourse avec sa plus faible croissance depuis le Covid (5,6% vs 7,1% attendus)
- BPCE projette 69 000 défaillances d'entreprises en 2026, au-dessus du record de 2025
- La Banque de France, la Commission européenne et le FMI convergent tous sur 0,9% de croissance
Le ministère de l’Économie a officialisé ce qu’il refusait d’admettre il y a trois mois. La croissance française pour 2026 est désormais estimée à 0,9% [1], contre 1% [2] prévu initialement. L’inflation, elle, bondit de 1,3% [3] à 1,9% [4] en moyenne annuelle, soit une révision de +0,6 point [5]. Le ministre de l’Économie Roland Lescure [6] évalue à 6 milliards d’euros [7] la facture du conflit au Moyen-Orient pour les finances publiques, avec une fourchette de 4 à 6 milliards [8] selon ses propres estimations.
Les chiffres disent le contraire du discours officiel. Quand David Amiel [9], ministre des Comptes publics, défend devant les sénateurs un plan de 4 milliards d’euros d’économies [10], Bercy maintient en parallèle son objectif de déficit à 5% [11] du PIB pour 2026. Le Trésor reconnaît pourtant un impact significatif sur la dette. Deux chiffres circulent à ce sujet, et ils ne recouvrent pas la même réalité: la seule hausse des coûts d’emprunt de l’État, mesurée par Bercy sur les nouvelles émissions de dette, atteint 3,6 milliards d’euros [12]. Le renchérissement global du service de la dette lié à la crise, qui intègre l’ensemble des flux d’intérêts payés en 2026 et non plus seulement les émissions nouvelles, est évalué pour sa part à 4 milliards d’euros [13]. L’écart ne tient donc pas à une contradiction, mais à un périmètre plus large dans le second cas.
Un consensus institutionnel qui valide le diagnostic
Sur la croissance, les institutions convergent toutes autour de 0,9%. La Banque de France [14] table sur ce même chiffre. La Commission européenne [15] aboutit au même résultat. L’OFCE [16] se montre légèrement plus pessimiste à 0,8% [17] dans son scénario central, avec un déficit public attendu à 4,8% [18] du PIB, soit 0,2 point sous l’estimation gouvernementale. Le FMI, de son côté, a révisé à la hausse sa prévision de déficit français à 4,9% [19] pour 2026 et 4,8% [20] pour 2027. Ces chiffres restent très inférieurs aux projections de l’automne dernier, qui tablaient sur 5,8% [21] et 6,2% [22] respectivement.
Le paradoxe est là. Le FMI offre un répit relatif au gouvernement de Sébastien Lecornu [23], qui hérite d’un déficit 2025 atterri à 5,1% [24] du PIB au lieu des 5,4% [25] initialement prévus sous François Bayrou [26]. Mais la trajectoire de 3% [27] de déficit promise pour 2029 implique une baisse de 2 points [28] sur trois ans. À raison de 0,1 point [29] de réduction entre 2025 et 2026, le calcul est simple: l’essentiel de l’effort est reporté après 2027.
Le pétrole, variable qui fait basculer tous les scénarios
Le détroit d’Ormuz concentre 20% [30] du pétrole mondial. Une augmentation durable de 10 dollars [31] le baril coûte 0,1% [32] de croissance. Bercy a modélisé un scénario où les cours grimpent à 150 dollars [33] pendant trois mois avant de redescendre vers 100 dollars [34] fin 2026. Le résultat serait une baisse pouvant aller jusqu’à 0,9 point [35] de PIB. L’OFCE va plus loin: si la crise s’aggrave, la croissance tomberait à 0,3% à 0,4% [36].
Pour mesurer l’ampleur relative du choc, on se souvient que lors de l’envolée des prix de l’énergie provoquée par la guerre en Ukraine, l’inflation française avait grimpé bien au-delà de 5% en glissement annuel, avec un pic à 6,3% [37] en février 2023. La croissance avait néanmoins résisté, soutenue par le bouclier tarifaire et une forte consommation des ménages. La configuration actuelle est à la fois moins brutale sur les prix - 1,9% d’inflation attendue, contre une crise à deux chiffres en Europe en 2022 - et plus fragile sur l’activité, puisque la marge budgétaire pour déployer un nouveau bouclier n’existe plus.
Les PME paient déjà. Fermob [38], leader français du mobilier extérieur qui réalise la moitié [39] de son chiffre d’affaires à l’export, voit le coût d’un conteneur maritime passer de 2 000 dollars [40] à 4 000 dollars [41]. « Le coût a doublé, on est passé à 4 000 dollars. Ce n’est pas anormal d’avoir des variations de coût sur le fret maritime, c’est très fréquent. Mais là, la hausse est immédiate et vraiment corrélée à la situation » [42], témoigne Baptiste Reybier [43], directeur général. Le contournement de l’Afrique du Sud allonge le trajet d’une dizaine de jours [44].
Hermès, le baromètre le plus brutal
Le marché a compris avant Bercy. Le 15 avril 2026 [45], Hermès a publié des revenus trimestriels de 4,07 milliards d’euros [46], en baisse de 1,4% [47] en données publiées. La croissance organique de 5,6% [48] représente la plus faible progression depuis le deuxième trimestre 2020 [49], période Covid. Le consensus était à 7,1% [50] selon Bernstein. L’action s’est effondrée de 13% [51] à la Bourse de Paris.
Les chiffres régionaux sont impitoyables. En mars, les trois magasins opérés en direct aux Émirats arabes unis [52] ont enregistré des pertes de chiffre d’affaires de 20% à 30% [53] suivant les jours. La région « Autres » affiche -5,9% [54] en données comparables, même si elle ne pèse que 4,3% [55] du chiffre d’affaires global. En France, les revenus chutent de 2,8% [56], dans un pays où la moitié [57] des ventes sont réalisées aux touristes selon le directeur financier du groupe. L’Asie Pacifique décroche aussi, avec une croissance de 2,2% [58] au premier trimestre 2026. Éric du Halgouët [59], directeur financier, tranche: « Pour l’instant on ne va pas changer le modèle Hermès » [60].
Le signal Hermès pose une question que les sources consultées n’abordent pas: aucune donnée publique n’est fournie dans les documents disponibles sur l’évolution du tourisme entrant en France depuis le déclenchement du conflit - ni côté Atout France, ni côté Direction générale des entreprises. Or, si la moitié des ventes françaises d’un acteur comme Hermès dépend des touristes, la chute de 2,8% enregistrée sur le marché hexagonal suggère un effet bien plus large sur l’ensemble des secteurs exposés au tourisme de clientèle étrangère, en particulier celle du Golfe. Cet angle mort reste à documenter.
L’inflation repart, les ménages encaissent
Les prix à la consommation ont augmenté de 1,7% [61] sur un an en mars, après 0,9% [62] en février et 0,3% [63] en janvier. Les prix de l’énergie se sont envolés de 7,3% [64] en mars, contre -2,9% [65] en février. L’essence SP95 a pris 4% environ [66] depuis le début de la semaine. Anthony Morlet-Lavidalie, économiste à Rexecode, prévient: « On est parti pour deux-trois années probablement avec un niveau d’inflation plus élevé que ce qu’on aurait eu en l’absence de choc » [67].
Dominique Schelcher [68], PDG de Coopérative U, a relancé le débat en rappelant que « plus de 51% » [69] du prix à la pompe part à l’État. « Le grand gagnant dans cette affaire, c’est qui? C’est l’État » [70], a-t-il lancé. Jordan Bardella [71] a embrayé sur X: il « ne serait pas tenable que l’État s’enrichisse sur le dos des Français en profitant de la crise internationale » [72]. Bercy répond sèchement: « Un choc pétrolier n’a jamais été une bonne nouvelle pour les finances publiques » [73].
Défaillances: l’industrie décroche
Le discours rassurant sur la maîtrise du déficit occulte une réalité industrielle brutale. Près de 19 000 [74] procédures de défaillance ont été enregistrées au premier trimestre, portant le total à plus de 71 000 [75] sur douze mois glissants, soit une progression de plus de 6% [76] sur un an. Le groupe BPCE projette 69 000 [77] défaillances en 2026, au-dessus du record historique de 68 500 [78] de 2025. Plus de 75 000 [79] postes sont menacés sur le seul premier trimestre.
Le décrochage est concentré sur l’industrie. Les procédures collectives d’entreprises industrielles de plus de 50 salariés ont bondi de 75% [80] entre 2024 et 2025 - un niveau sans équivalent depuis la sortie des aides Covid. Le phénomène touche la sous-traitance automobile et la métallurgie, secteurs directement exposés au renchérissement de l’énergie et à la contraction des carnets de commandes européens. S’y ajoute la chimie, pénalisée par la hausse des prix du gaz corrélée au choc pétrolier. L’Association pour la gestion du régime de garantie des créances des salariés (AGS) a déjà versé 1,7 milliard d’euros [81] depuis le début de 2025 pour garantir les salaires des entreprises défaillantes, en hausse de 5,7% [82] sur un an - signal direct de l’exposition de l’emploi industriel.
José Bardaji [83], directeur des études et de la prospective du groupe BPCE, résume: « La croissance va être mesurée en 2026, proche de son potentiel de 1%. On arrive sur les derniers mois de remboursement de la dette Covid. Il reste énormément d’aléas liés aux incertitudes géopolitiques » [84]. L’article L.631-1 du Code de commerce, qui ouvre la procédure de redressement judiciaire dès l’état de cessation des paiements, devient ainsi le mécanisme le plus sollicité par les PME industrielles prises en tenaille entre coûts énergétiques et carnets qui se vident.
L’angle mort: le calendrier européen
Ce que les sources ne disent pas explicitement: la trajectoire budgétaire actualisée doit être transmise à la Commission européenne [85]. Bercy ne pouvait plus maintenir une prévision à 1% [86] quand la Banque de France, la Commission elle-même et le FMI convergent à 0,9%. La révision n’est pas un choix politique, c’est une contrainte. L’ajustement sur l’inflation, en revanche, est plus: +0,6 point [5] d’un coup, passant d’une prévision initiale à une moyenne annuelle de 1,9%. En clair, le pouvoir d’achat des ménages va être rogné sur douze mois pendant que Bercy gèle de 4 à 6 milliards [87] de dépenses publiques supplémentaires.
Le verdict est chiffré. Bercy vise un déficit à 5% [11] avec une croissance à 0,9%, une inflation à 1,9% et 19 000 défaillances par trimestre. L’équation ne tient que si le pétrole reste sous les 100 dollars [88], si le détroit d’Ormuz reste ouvert, et si les ménages acceptent l’érosion. Trois conditions, aucune sous contrôle français.
Sources
Voir le détail de chaque fait sourcé (88)
« le gouvernement révise sa prévision, la dégradant de 1 % à 0,9 % pour 2026 »
lefigaro.fr ↗ ↩
« le gouvernement révise sa prévision, la dégradant de 1 % à 0,9 % pour 2026 »
lefigaro.fr ↗ ↩
« relève en revanche nettement sa prévision d'inflation à 1,9 % en moyenne pour cette année, contre 1,3 % auparavant »
lesechos.fr ↗ ↩
« relève en revanche nettement sa prévision d'inflation à 1,9 % en moyenne pour cette année »
lesechos.fr ↗ ↩
« La révision à la hausse de l'inflation est plus significative, en revanche: « de +0,6 point à +1,9 % en moyenne annuelle pour 2026 » »
lefigaro.fr ↗ ↩
« se félicite le ministre de l'Économie, Roland Lescure »
lefigaro.fr ↗ ↩
« le gouvernement évalue à 6 milliards d'euros la facture pour la France »
lesechos.fr ↗ ↩
« le ministre de l'Économie Roland Lescure a estimé que la crise a déjà coûté entre 4 et 6 milliards d'euros aux finances publiques »
lerevenu.com ↗ ↩
« Le ministre des Comptes publics, David Amiel, a évoqué devant les sénateurs »
econostrum.info ↗ ↩
« Bercy prépare 4 milliards d'euros d'économies pour contenir le budget »
econostrum.info ↗ ↩
« Bercy vise toujours les 5% du PIB en 2026 »
lefigaro.fr ↗ ↩
« la hausse des coûts d'emprunt de l'État représenterait environ 3,6 milliards d'euros »
lerevenu.com ↗ ↩
« La crise engendre un renchérissement du service de la dette, estimé aux alentours de 4 milliards d'euros »
lefigaro.fr ↗ ↩
« La Banque de France table elle aussi sur une croissance de 0,9 % en 2026. »
parlons-politique.fr ↗ ↩
« La Commission européenne aboutit au même chiffre. »
parlons-politique.fr ↗ ↩
« L'OFCE voit la croissance française à 0,8 % en 2026 dans son scénario central. »
parlons-politique.fr ↗ ↩
« L'OFCE voit la croissance française à 0,8 % en 2026 dans son scénario central. »
parlons-politique.fr ↗ ↩
« L'OFCE retient aussi un déficit public un peu plus bas que celui de Bercy, à 4,8 % du PIB. »
parlons-politique.fr ↗ ↩
« l'institution internationale a révisé à la hausse sa prévision de déficit pour 2026 et 2027 à 4,9 % et 4,8 % du PIB »
latribune.fr ↗ ↩
« l'institution internationale a révisé à la hausse sa prévision de déficit pour 2026 et 2027 à 4,9 % et 4,8 % du PIB »
latribune.fr ↗ ↩
« À l'automne dernier, le FMI tablait encore sur un déficit à 5,8 % et à 6,2 % pour 2026 et 2027. »
latribune.fr ↗ ↩
« À l'automne dernier, le FMI tablait encore sur un déficit à 5,8 % et à 6,2 % pour 2026 et 2027. »
latribune.fr ↗ ↩
« Le FMI offre un léger répit au gouvernement de Sébastien Lecornu. »
latribune.fr ↗ ↩
« le déficit 2025 qui a atteint les 5,1 % du PIB au lieu des 5,4 % prévus »
lefigaro.fr ↗ ↩
« le déficit 2025 qui a atteint les 5,1 % du PIB au lieu des 5,4 % prévus »
lefigaro.fr ↗ ↩
« À l'époque, le gouvernement de François Bayrou avait réussi à faire adopter un budget 2025 »
latribune.fr ↗ ↩
« de « faire passer notre déficit sous la barre des 3 % en 2029 » »
lefigaro.fr ↗ ↩
« Cela correspondrait à une baisse du déficit de 2 points sur trois ans »
lefigaro.fr ↗ ↩
« soit une baisse de 0,1 point seulement »
lefigaro.fr ↗ ↩
« le détroit d'Ormuz, par lequel transite environ 20 % du pétrole mondial »
lerevenu.com ↗ ↩
« Une augmentation de 10 dollars le baril pourrait conduire à un impact de 0,1 % sur la croissance »
lefigaro.fr ↗ ↩
« Une augmentation de 10 dollars le baril pourrait conduire à un impact de 0,1 % sur la croissance »
lefigaro.fr ↗ ↩
« Un scénario où les cours du pétrole sont portés à 150 dollars le baril pendant les trois prochains mois »
lefigaro.fr ↗ ↩
« puis redescendent lentement jusqu'à atteindre 100 dollars le baril fin 2026 »
lefigaro.fr ↗ ↩
« impliquerait donc une baisse pouvant aller jusqu'à 0, 9 point de PIB en 2026 »
lefigaro.fr ↗ ↩
« Si la crise au Moyen-Orient s'aggrave, la croissance peut tomber bien plus bas, autour de 0,3 % à 0,4 % »
parlons-politique.fr ↗ ↩
« Le pic avait été atteint en février 2023, avec une hausse de l'indice des prix à la consommation de 6,3 % »
publicsenat.fr ↗ ↩
« Le leader français du mobilier extérieur réalise la moitié de son chiffre d'affaires à l'export. »
franceinfo.fr ↗
⚠️ Note INFO.FR: La source franceinfo.fr qualifie Fermob de 'leader français du mobilier extérieur', mais ce superlatif n'est pas corroboré par d'autres sources indépendantes; formulation plus neutre ('acteur français') retenue dans l'article. ↩
« Le leader français du mobilier extérieur réalise la moitié de son chiffre d'affaires à l'export. »
franceinfo.fr ↗ ↩
« Nos transporteurs nous annoncent des hausses tarifaires sur un conteneur qui était livré pour un coût de 2 000 dollars. »
franceinfo.fr ↗ ↩
« Le coût a doublé, on est passé à 4 000 dollars. »
franceinfo.fr ↗ ↩
« Le coût a doublé, on est passé à 4 000 dollars. Ce n'est pas anormal d'avoir des variations de coût sur le fret maritime, c'est très fréquent. Mais là, la hausse est immédiate et vraiment corrélée à la situation »
franceinfo.fr ↗ ↩
« indique Baptiste Reybier, le directeur général de Fermob. »
franceinfo.fr ↗ ↩
« Les navires transitent désormais au large de l'Afrique du Sud, un trajet plus long d'une dizaine de jours. »
franceinfo.fr ↗ ↩
« Hermès a annoncé ce mercredi 15 avril avoir dégagé des revenus de 4,07 milliards d'euros »
tradingsat.com ↗ ↩
« Hermès a annoncé ce mercredi 15 avril avoir dégagé des revenus de 4,07 milliards d'euros »
tradingsat.com ↗ ↩
« en baisse de 1,4% en données publiées, en raison d'importants effets de changes défavorables »
tradingsat.com ↗ ↩
« En données comparables, c'est-à-dire hors effets de changes et de périmètre, la variable la plus scrutée par le marché, Hermès affiche une croissance de 5,6% sur le trimestre. »
tradingsat.com ↗ ↩
« cette croissance de 5,6% traduit la plus faible progression des revenus de la société depuis le deuxième trimestre 2020, période marquée par la pandémie de Covid-19 »
tradingsat.com ↗ ↩
« le consensus (la prévision moyenne des analystes) était logé à 7,1% selon Bernstein »
tradingsat.com ↗ ↩
« À la Bourse de Paris, l'action Hermès s'effondre de 13% vers 10h30 »
tradingsat.com ↗ ↩
« Hermès opère en direct trois magasins dans cette zone aux Émirats arabes unis »
tradingsat.com ↗ ↩
« des pertes de chiffres d'affaires de 20% à 30% suivant les jours dans les magasins opérés en direct »
tradingsat.com ↗ ↩
« Ce qui explique le plongeon de 5,9% en données comparables des revenus de la société dans la région "Autres" »
tradingsat.com ↗ ↩
« Cette région "autres" ne pèse que pour 4,3% du chiffre d'affaires de la société »
tradingsat.com ↗ ↩
« Hermès a vu ses revenus chuter de 2,8% en France »
tradingsat.com ↗ ↩
« où plus de 50% des ventes sont réalisées par des touristes »
tradingsat.com ↗ ↩
« Hermès a accusé un net ralentissement, avec une croissance limitée à 2,2% contre 8% sur le trimestre précédent »
tradingsat.com ↗ ↩
« le directeur financier du groupe, Éric du Halgouët »
tradingsat.com ↗ ↩
« Pour l'instant on ne va pas changer le modèle Hermès »
tradingsat.com ↗ ↩
« les prix à la consommation en France ont augmenté de 1,7 % sur un an en mars »
publicsenat.fr ↗ ↩
« après une hausse limitée de 0,9 % en février »
publicsenat.fr ↗ ↩
« et de 0,3 % en janvier, toujours en rythme annuel »
publicsenat.fr ↗ ↩
« Les prix de l'énergie se sont envolés de 7,3 % en mars, selon une estimation encore provisoire »
publicsenat.fr ↗ ↩
« alors qu'ils s'inscrivaient encore en recul de 2,9 % sur un an en février »
publicsenat.fr ↗ ↩
« l'augmentation provoquée par le conflit en Iran (+4 % environ pour le SP95 depuis le début de la semaine) »
lesechos.fr ↗ ↩
« « On est parti pour deux-trois années probablement avec un niveau d'inflation plus élevée que ce qu'on aurait eu en l'absence de choc » »
publicsenat.fr ↗ ↩
« Ce jeudi, le PDG de Coopérative U, Dominique Schelcher, a relancé le débat au micro de France Info. »
lesechos.fr ↗ ↩
« en rappelant que « plus de 51 % du prix […] à la pompe part directement dans les poches de l'Etat » »
lesechos.fr ↗ ↩
« « Le grand gagnant dans cette affaire, c'est qui? C'est l'Etat », a-t-il déclaré »
lesechos.fr ↗ ↩
« le président du RN, Jordan Bardella, a aussi estimé sur X »
lesechos.fr ↗ ↩
« il « ne serait pas tenable que l'Etat s'enrichisse sur le dos des Français en profitant de la crise internationale » »
lesechos.fr ↗ ↩
« « Un choc pétrolier n'a jamais été une bonne nouvelle pour les finances publiques », tranche Bercy. »
lesechos.fr ↗ ↩
« Au premier trimestre, près de 19 000 procédures ont été enregistrées »
clubpatrimoine.com ↗ ↩
« portant le total à plus de 71 000 sur douze mois glissants »
clubpatrimoine.com ↗ ↩
« Cette progression de plus de 6 % sur un an confirme une une tendance de fond »
clubpatrimoine.com ↗ ↩
« le nombre de défaillances d'entreprises pourrait atteindre 69 000 procédures en 2026 »
clubpatrimoine.com ↗ ↩
« Un chiffre supérieur au record déjà historique de 2025, établi à 68 500 faillites »
clubpatrimoine.com ↗ ↩
« Sur le trimestre, plus de 75 000 postes seraient concernés »
clubpatrimoine.com ↗ ↩
« Les procédures collectives d'entreprises industrielles de plus de 50 salariés ont bondi de 75 % entre 2024 et 2025 »
clubpatrimoine.com ↗ ↩
« 1,7 milliard d'euros ont été versés depuis le début de l'année 2025 pour garantir les salaires »
clubpatrimoine.com ↗ ↩
« soit une hausse de 5,7 % »
clubpatrimoine.com ↗ ↩
« Pour José Bardaji, directeur des études et de la prospective du groupe bancaire »
clubpatrimoine.com ↗ ↩
« La croissance va être mesurée en 2026, proche de son potentiel de 1 %. On arrive sur les derniers mois de remboursement de la dette Covid. Il reste énormément d'aléas liés aux incertitudes géopolitiques. »
clubpatrimoine.com ↗ ↩
« La trajectoire actualisée doit être transmise à la Commission européenne, puis déclinée dans les arbitrages nationaux. »
parlons-politique.fr ↗ ↩
« Le gouvernement a finalement abaissé sa prévision à 0,9 %, contre 1 % auparavant »
lesechos.fr ↗ ↩
« le gouvernement va geler de 4 à 6 milliards de dépenses »
publicsenat.fr ↗ ↩
« le baril de pétrole de Brent retombe, lui, sous le seuil des 100 dollars »
investir.lesechos.fr ↗ ↩
Sources
- Croissance, inflation, déficit... Le gouvernement revoit ses prévisions 2026 et reste prudent face à la guerre au Moyen
- Budget : 4 milliards d’euros d’économies envisagés, des arbitrages sensibles à venir
- Guerre en Iran : pourquoi l'Etat français n'est pas le « grand gagnant » de la hausse du prix de l'essence
- Croissance 2026 France : pourquoi 0,9 % inquiète
- "Le coût a doublé" : ces PME françaises qui accusent déjà le coup du conflit au Moyen
- Le coût de la guerre au Moyen-Orient pour les finances publiques en France, 4 à 6 milliards €
- Hermes intl : Lesté par le lourd impact du conflit au Moyen-Orient, Hermès faillit à sa réputation et livre sa croissance la plus faible depuis la pandémie, l'action s'effondre de 12%
- Défaillances d’entreprises : un niveau record et des fragilités persistantes
- Guerre au Moyen-Orient : le Cac 40 au rebond sur fond d'espoir de reprise des pourparlers entre les Etats-Unis et l'Iran, le Nasdaq 100 sur sa meilleure lancée depuis 2021
- Guerre au Moyen-Orient : un premier impact déjà sensible sur l’inflation en France
- Guerre au Moyen-Orient : le gouvernement revoit à la baisse sa prévision de croissance pour 2026, le déficit toujours prévu à 5 %
- Déficit, dette : la France déjoue les pronostics au FMI en pleine guerre en Iran
