Déficit 2026 : les astuces comptables qui masquent le dérapage français
Gels de crédits, excédents d'une caisse de retraite EDF siphonnés, économies gonflées en 48 heures : radiographie d'un budget qui ne tient qu'à un fil.
Deux milliards d'économies surgis onze jours après l'examen du Haut Conseil, une taxe baissée grâce aux excédents d'une caisse de retraite EDF-Engie, des.
Les enjeux
Ce qu'il faut comprendre
Économies gonflées hors contrôle
Le plan est passé de 4 à 6 milliards d'euros en onze jours, sans que le Haut Conseil n'ait pu examiner les derniers 2 milliards — largement constitués de gels de crédits non ventilés par ministère.
Ponction sur une caisse de retraite
540 millions d'euros de baisse de CTA financés via les excédents de la caisse IEG, sans impact sur le déficit affiché mais en tirant sur une ressource extérieure au budget de l'État.
Trajectoire européenne invalidée
Engagement de 4,6 % en 2026 ramené à 5 %, retour sous 3 % repoussé de 2029 à 2032. Ajustement nécessaire : 80 Mds€, prévu : 11 Mds€.
Charge de la dette explosive
Les intérêts passent de 65 à 74 milliards d'euros entre 2025 et 2026, soit +9 milliards qui annulent les économies annoncées.
Hypothèses jugées optimistes
La Cour des comptes pointe une masse salariale surestimée et un scénario conditionné au reflux du pétrole et à la fin du conflit au Moyen-Orient. Aucune condition maîtrisée par Bercy.
L'essentiel
Ce qu'il faut retenir
- 6 milliards d'économies annoncés le 21 avril, contre 4 milliards transmis au HCFP le 10 avril.
- 540 millions de baisse de CTA financés via les excédents de la caisse de retraite EDF-Engie.
- Déficit 2026 fixé à 5 % du PIB au lieu des 4,6 % promis à Bruxelles.
- Retour sous 3 % de déficit repoussé de 2029 à 2032 selon la Cour des comptes.
- La charge de la dette progresse de 9 milliards d'euros en une année, de 65 à 74 milliards.
- Ajustement budgétaire nécessaire pour revenir à 3 % : 80 Mds€. Prévu par le PLF 2026 : 11 Mds€.
Le 10 avril [1], Sébastien Lecornu [2] transmet au Haut Conseil des finances publiques [3] un plan d’économies chiffré à 4 milliards d’euros [4], réparti à parts égales entre l’État et la sphère sociale [5]. Onze jours plus tard, le 21 avril [6], ce n’est plus 4 mais 6 milliards d’euros [7] que le gouvernement dévoile. Deux milliards d’euros [8] surgissent en dernière minute. Carine Camby [9], présidente de la première chambre de la Cour des comptes, tranche d’une phrase: « c’est quand même moitié plus! » [10]. Et regrette que « des informations importantes relatives aux mesures d’économies envisagées et à leur montant pour 2026 n’aient pas été transmises au Haut Conseil » [11].
Traduit en français budgétaire: l’institution censée valider la trajectoire française avant envoi à Bruxelles a travaillé sur un document obsolète. Le rapport annuel d’avancement doit pourtant être transmis avant le 30 avril [12] à la Commission européenne [13]. Le calendrier explique l’improvisation. Il ne l’excuse pas.
Première astuce: la CTA siphonnée
L’exemple le plus troublant se niche dans une ligne fiscale que personne ne lit. À partir du 1er février 2026 [14], la Contribution tarifaire d’attribution [15] baisse de 25 % [16]. Gain pour le ménage: 10 euros par an [17]. Pour un boulanger équipé d’un four électrique: 200 euros par an [18]. Coût total pour les finances publiques: 540 millions d’euros par an [19]. Le communiqué ne le dit pas. La mécanique, elle, parle.
Cette taxe alimente la Caisse nationale des retraites des industries électriques et gazières [20], créée en 2005 [21] pour les anciens salariés d’EDF [22] et d’Engie [23]. Fin 2024, les excédents cumulés de CTA atteignaient 1,3 milliard d’euros [24]. L’astuce: ponctionner ces excédents pour financer une baisse d’impôt sans creuser le déficit affiché. La viabilité de la caisse est garantie jusqu’en 2030 [25]. Au-delà, on verra. Dit autrement: on offre un cadeau fiscal de 540 millions d’euros par an [19] en tirant sur une cagnotte qui n’appartient pas à l’État. Le déficit ne bouge pas sur le papier. Dans la réalité, une ressource disparaît.
Ce type de montage n’est pas inédit. On se souvient des rappels répétés d’Eurostat, dans les années 2010, réintégrant certaines reclassifications françaises de dépenses publiques dans le périmètre maastrichtien. On se souvient surtout de la crise grecque de 2009-2010, où les statistiques budgétaires maquillées avaient précipité l’intervention de la Troïka. La ponction sur une caisse de retraite excédentaire pour financer un geste fiscal ne relève pas du maquillage statistique, mais elle en partage la logique: faire disparaître du déficit affiché une dépense bien réelle. Aucune des sources consultées ne mentionne la réaction des organisations syndicales représentant les retraités des IEG, ni celle de la direction de la Caisse, pourtant directement concernées par cette ponction.
Deuxième astuce: l’examen escamoté du HCFP
Le second tour de passe-passe est procédural. Entre le 10 et le 21 avril, Bercy a fait grossir son plan d’économies de 50 %. Mais seule la version à 4 milliards [4] a été soumise à l’examen indépendant du Haut Conseil [26], rattaché à la Cour des comptes [27]. Les 2 milliards [8] ajoutés en dernière minute n’ont été examinés par aucune institution avant leur envoi à la Commission européenne. Le HCFP a pour mission d’évaluer le réalisme des prévisions avant transmission à Bruxelles. Le dispositif n’interdit pas les révisions de dernière minute. Il les prive simplement de toute validation externe.
Et sur le fond des 6 milliards [7]? La composition reste floue: 4 milliards portés par l’État [28], 2 milliards par la Sécurité sociale [29], mais sans ventilation ministérielle détaillée. Le HCFP avait déjà signalé que les mesures initiales présentaient « des risques de fragilité sur les recettes mais aussi sur les mesures d’économies » [30]. Les 2 milliards [8] ajoutés relèvent pour partie de gels de crédits - une technique qui consiste à bloquer des enveloppes sans trancher politiquement les coupes. Une économie tant que les crédits restent gelés. Une dépense si la conjoncture impose de les dégeler.
Des hypothèses « optimistes » validées sous réserve
Le Haut Conseil avalise dans les grandes lignes le scénario de déficit 2026 [37] présenté par Bercy. Mais avec un avertissement lourd: le scénario « ne tient qu’à condition que le conflit en Iran ne s’éternise pas, que le prix du pétrole reflue au second semestre et que les mesures d’économies annoncées mardi soient mises en oeuvre » [38]. Trois conditions. Aucune n’est maîtrisée par le gouvernement.
L’institution rappelle que la loi de finances pour 2026 « reposait déjà sur certaines hypothèses trop favorables, notamment pour la masse salariale » [39]. Et que 2026 « avait démarré sans marge de sécurité budgétaire », « avant même le début du conflit au Moyen-Orient » [40]. Traduit: avant la guerre, le budget était déjà en équilibre instable. La crise géopolitique sert d’alibi commode à un édifice conçu fragile.
L’écart de trajectoire se chiffre. Le gouvernement table sur une réduction de 0,4 point de déficit par an [34] quand son engagement initial auprès de Bruxelles était de 0,8 point [33]. Un facteur deux. Si l’hypothèse de masse salariale se dégrade - ce que le HCFP juge probable - le déficit pourrait déraper au-delà des 5 % [32] affichés, vers le niveau du déficit 2025 (5,1 % [41]) que Sébastien Lecornu a précisément revendiqué avoir amélioré. L’édifice est circulaire: le succès 2025 repose sur une base 2024 dégradée (5,8 % [42]), et le succès 2026 annoncé repose sur des hypothèses que la Cour des comptes elle-même juge fragiles.
Le calcul que personne ne fait
La trajectoire française dérape de trois ans. La France s’était engagée auprès de l’Union européenne à revenir à 4,6 % de déficit en 2026 [31]. L’objectif est désormais 5 % [32]. Avec une réduction de 0,4 point par an [34] au lieu des 0,8 point initialement prévus [33], Carine Camby [43] est formelle: « on ne repassera sous les 3 % de déficit qu’en 2032, et pas en 2029 » [36]. Revenir aux 3 % fixés par les traités européens [44] nécessitera un ajustement budgétaire de 80 milliards d’euros [45]. Le projet de loi de finances 2026 en prévoit 11 [46]. L’écart est vertigineux.
Le calcul est simple. La charge de la dette à elle seule va progresser de 9 milliards d’euros [47] en un an. Les intérêts payés passent de 65 milliards d’euros en 2025 [48] à 74 milliards d’euros en 2026 [49]. À titre de comparaison, selon plusieurs sources, la dette publique mondiale dépassera 100 % du PIB en 2029 [50]. Et la charge de la dette française atteindra 100 milliards d’euros en 2029 [51] si rien ne change. Les 6 milliards d’économies supplémentaires [52] annoncés pèsent peu face à ces 9 milliards de frais financiers supplémentaires [47]. Les comptes parlent.
Une précision méthodologique s’impose ici: les 65 milliards [48] désignent les intérêts de la dette de l’État, tandis que les 16 milliards d’euros [53] remboursés par la Caisse d’amortissement de la dette sociale (Cades) concernent exclusivement la dette de la Sécurité sociale. Deux périmètres distincts, souvent confondus dans le débat public.
La voix dissonante: le rejet du Sénat
La droite sénatoriale ne cautionne pas la mise en scène. Olivier Paccaud [54], sénateur LR, éreinte: « Tout ça pour ça, Sébastien Lecornu a planté la France » [55]. Mathieu Darnaud [56], président du groupe LR au Sénat, dénonce une surtaxe d’impôt sur les sociétés à plus de 8 milliards d’euros [57] « dans un moment où il y a 70 000 faillites » [58]. Le groupe a acté sa position de rejet en réunion de groupe [59]. Christine Lavarde [60] résume: « Ce n’est pas un budget qui nous convient » [61]. L’unanimisme budgétaire n’existe pas. Il n’y a qu’une majorité fragile qui fait passer un texte que personne ne défend vraiment.
Lecornu: revendiquer sans se réjouir
Sébastien Lecornu [62] cultive une ambivalence communicationnelle qui mérite d’être décodée. Sur X, il assume: « La méthode paie. Mais la stabilité politique aussi. On continue - avec prudence - pour passer sous les 5 % en 2026 » [63]. À Bercy, il relativise le déficit 2025 à 5,1 % [41] - meilleur pourtant que la cible initiale de 5,4 % [64]: « aucune raison de se satisfaire ou de s’auto-congratuler » [65]. La formule est double. À destination des marchés et de Bruxelles, le Premier ministre revendique la méthode, c’est-à-dire le choix de la stabilité politique sur la rigueur budgétaire stricte. À destination de l’opinion et des oppositions, il affiche la modestie de celui qui ne se contente pas d’un résultat encore insuffisant.
Cette double énonciation répond à une contrainte politique précise: Sébastien Lecornu a fait passer le budget 2026 sans être censuré [66], grâce à l’abstention socialiste [67] face aux motions déposées par LFI [68], les communistes [69], les écologistes [70] et le RN [71]. Revendiquer trop fort le succès, c’est prendre le risque de briser l’équilibre parlementaire. Ne rien revendiquer, c’est renoncer au bénéfice politique. Lecornu tient les deux bouts. L’efficacité de cette stratégie se jugera à l’accueil que lui réservera la Commission européenne lors de l’examen du rapport annuel d’avancement.
Pourquoi maintenant: la course contre Bruxelles
Le calendrier n’a rien d’anodin. La convocation du troisième comité d’alerte [72] sur les finances publiques le 21 avril [73], piloté par Roland Lescure [74] et David Amiel [75], vise à identifier « suffisamment tôt d’éventuels dérapages » [76]. Traduit: ne pas reproduire les glissements budgétaires de 2023 et 2024 [77], « coûteux financièrement et politiquement ». L’ombre du fiasco 2026 - six mois sans budget [78] - pèse sur le gouvernement qui prépare déjà 2027, « dernier exercice de l’ère Macron » [79]. Un proche de Lecornu confie: « Hors de question de se retrouver empêtré dans des débats sur le remboursement des cures thermales en pleine campagne » [80]. Paris s’est engagé à 4,1 % de déficit en 2027 [81]. Au rythme actuel, la promesse est déjà invalide. Lire aussi notre enquête sur les recompositions politiques à gauche.
L’angle mort: la comparaison européenne
Ce que le gouvernement ne dit pas, c’est que la France fait bande à part. Entre 2021 et 2024 [82], les autres économies du G7 ont toutes réduit le poids de leur dette publique. L’Allemagne s’établit à 62,5 points de PIB [83]. L’écart avec la France dépasse désormais 50 points de PIB [84], contre un même niveau il y a vingt ans [85]. Le Portugal a enregistré un excédent de 0,7 % du PIB [86] en 2024, la Grèce un excédent de 1,3 % [87]. La France a clôturé 2024 avec un déficit de 5,8 % du PIB [42], le plus élevé de la zone euro. La dette française passe de moins de 70 % du PIB en 2007 [88] à 116 % aujourd’hui [89], soit une hausse de plus de 2 000 milliards d’euros en moins de vingt ans [90]. La France n’a pas eu de budget à l’équilibre depuis 1974 [91].
Retraité, le budget 2026 tient sur trois béquilles: une taxe baissée via une cagnotte extérieure au budget de l’État, des économies annoncées 48 heures avant transmission à Bruxelles sans examen indépendant préalable, et des hypothèses macroéconomiques jugées « optimistes » par la Cour des comptes. Ce n’est pas une trajectoire. C’est un pari. À ce rythme, le retour sous 3 % est repoussé à 2032 [36]. Sept ans. Le bilan ne ment pas. Voir aussi les positionnements pour la présidentielle 2027 et l’accord franco-britannique qui illustre l’empilement des engagements budgétaires.
Sources
Voir le détail de chaque fait sourcé (91)
« Le 10 avril, lorsque le premier ministre, Sébastien Lecornu, a demandé au Haut Conseil des finances publiques un avis sur son plan budgétaire à moyen terme »
lemonde.fr ↗ ↩
« le premier ministre, Sébastien Lecornu, a demandé au Haut Conseil des finances publiques »
lemonde.fr ↗ ↩
« le Haut Conseil des finances publiques (HCFP), un organisme indépendant placé auprès de la Cour des comptes »
lesechos.fr ↗ ↩
« le projet prévoyait des mesures d'économies chiffrées à 4 milliards d'euros »
lemonde.fr ↗ ↩
« réparties à moitié entre l'Etat et la sphère sociale »
lemonde.fr ↗ ↩
« le 21 avril, c'est finalement un plan de 6 milliards d'euros qui a été dévoilé »
lemonde.fr ↗ ↩
« le 21 avril, c'est finalement un plan de 6 milliards d'euros qui a été dévoilé »
lemonde.fr ↗ ↩
« Deux milliards d'euros d'économies supplémentaires décidées à la dernière minute »
lemonde.fr ↗ ↩
« Carine Camby, la présidente de la première chambre de la Cour des comptes »
lemonde.fr ↗ ↩
« ces 2 milliards, « c'est quand même moitié plus! », a-t-elle constaté »
lemonde.fr ↗ ↩
« Nous regrettons que des informations importantes relatives aux mesures d'économies envisagées et à leur montant pour 2026 n'aient pas été transmises au Haut Conseil »
lemonde.fr ↗ ↩
« Le rapport annuel d'avancement qui inclut ces perspectives doit être transmis avant le 30 avril à la Commission européenne »
liberation.fr ↗ ↩
« à l'occasion de la transmission à la Commission européenne par la France de son rapport annuel »
lopinion.fr ↗ ↩
« à partir du 1er février 2026 »
lopinion.fr ↗ ↩
« la Contribution tarifaire d'attribution, la CTA, calculée sur la part fixe de la facture »
lopinion.fr ↗ ↩
« via une baisse de 25 % de la Contribution tarifaire d'attribution, la CTA »
lopinion.fr ↗ ↩
« une baisse de 10 euros en moyenne… par an sur la facture des ménages »
lopinion.fr ↗ ↩
« Ce sera un peu plus pour certains professionnels comme les boulangers équipés de four électrique (200 euros par an) »
lopinion.fr ↗ ↩
« Le coût total de ce geste fiscal atteint tout de même 540 millions d'euros par an »
lopinion.fr ↗ ↩
« la Caisse nationale des retraites des industries électriques et gazières (IEG) »
lopinion.fr ↗ ↩
« la caisse de retraite des anciens salariés d'EDF (et d'Engie) créée en 2005 »
lopinion.fr ↗ ↩
« la caisse de retraite des anciens salariés d'EDF (et d'Engie) »
lopinion.fr ↗ ↩
« la caisse de retraite des anciens salariés d'EDF (et d'Engie) »
lopinion.fr ↗ ↩
« Fin 2024, les excédents cumulés de CTA s'élevaient à 1,3 milliard d'euros »
lopinion.fr ↗ ↩
« la viabilité financière de la Caisse nationale des retraites des industries électriques et gazières (IEG) à l'horizon 2030 »
lopinion.fr ↗ ↩
« l'organe indépendant rattaché à la Cour des comptes, rendait ce mercredi 22 avril ses avis »
liberation.fr ↗ ↩
« L'organe indépendant rattaché à la Cour des comptes »
lopinion.fr ↗ ↩
« L'Etat devrait supporter 4 milliards d'euros »
lopinion.fr ↗ ↩
« la Sécurité sociale 2 milliards »
lopinion.fr ↗ ↩
« « On a détecté des risques de fragilité sur les recettes mais aussi sur les mesures d'économies », a exposé ce matin Carine Camby »
publicsenat.fr ↗ ↩
« la France s'était engagée auprès de ses partenaires de l'Union européenne à revenir à un déficit public de 4,6 % en 2026. »
publicsenat.fr ↗ ↩
« pour tenir l'objectif de ramener le déficit à 5 % »
liberation.fr ↗ ↩
« avec une réduction de 0,4 point du déficit public en 2026 - contre 0,8 point prévu dans la trajectoire initiale »
publicsenat.fr ↗ ↩
« avec une réduction de 0,4 point du déficit public en 2026 - contre 0,8 point prévu dans la trajectoire initiale »
publicsenat.fr ↗ ↩
« la perspective d'un retour à un déficit sous les 3 % en 2029 »
publicsenat.fr ↗ ↩
« « Avec une diminution de 0,4 point par an, on ne repassera sous les 3 % de déficit qu'en 2032, et pas en 2029 » »
publicsenat.fr ↗ ↩
« le Haut Conseil des finances publiques (HCFP).avalise dans les grandes lignes le scénario de croissance et de déficit 2026 présenté par Bercy »
lesechos.fr ↗ ↩
« celui-ci ne tient qu'à condition que le conflit en Iran ne s'éternise pas, que le prix du pétrole reflue au second semestre et que les mesures d'économies annoncées mardi soient mises en oeuvre »
lesechos.fr ↗ ↩
« la loi de finances initiale pour 2026 « reposait déjà sur certaines hypothèses trop favorables, notamment pour la masse salariale » »
lopinion.fr ↗ ↩
« que cette année « avait démarré sans marge de sécurité budgétaire », et ce, « avant même le début du conflit au Moyen-Orient » »
lopinion.fr ↗ ↩
« Après l'annonce d'un déficit à 5,1% en 2025 par l'Insee ce vendredi matin »
lefigaro.fr ↗ ↩
« la France a clôturé 2024 avec un déficit de 5,8 % du PIB, le plus élevé de la zone euro »
blog.avocats.deloitte.fr ↗ ↩
« a exposé ce matin Carine Camby, présidente de la première chambre de la Cour des comptes. »
publicsenat.fr ↗ ↩
« ce niveau fixé par les traités européens et sous lequel le niveau d'endettement public se stabilise »
publicsenat.fr ↗ ↩
« Revenir à 3 % nécessitera un ajustement budgétaire massif, de 80 milliards d'euros, selon les calculs de la Cour. »
publicsenat.fr ↗ ↩
« Pour 2026, le projet de loi de finances prévoit 11 milliards d'euros d'économies. »
publicsenat.fr ↗ ↩
« la charge de la dette à elle seule va progresser de 9 milliards d'euros »
publicsenat.fr ↗ ↩
« La somme des intérêts à payer sur la dette passera de 65 milliards d'euros en 2025 à 74 milliards d'euros en 2026. »
publicsenat.fr ↗ ↩
« La somme des intérêts à payer sur la dette passera de 65 milliards d'euros en 2025 à 74 milliards d'euros en 2026. »
publicsenat.fr ↗ ↩
« la dette publique mondiale dépassera les 100 % du PIB d'ici 2029, soit son plus haut niveau depuis 1948 »
senat.fr ↗ ↩
« « Si on continue sur la trajectoire actuelle, la charge de la dette atteindra 100 milliards d'euros en 2029 »
publicsenat.fr ↗ ↩
« ils devraient annoncer de l'ordre de 6 milliards d'économies supplémentaires »
lopinion.fr ↗ ↩
« La Caisse d'amortissement de la dette sociale (Cades) a remboursé plus de 16 milliards d'euros de dette en 2025 »
lefigaro.fr ↗ ↩
« éreinte le sénateur Olivier Paccaud »
publicsenat.fr ↗ ↩
« Tout ça pour ça, Sébastien Lecornu a planté la France »
publicsenat.fr ↗ ↩
« résume le président du groupe LR, Mathieu Darnaud »
publicsenat.fr ↗ ↩
« avec une surtaxe d'impôt sur les sociétés à plus de 8 milliards d'euros aujourd'hui »
publicsenat.fr ↗ ↩
« c'est une opération de destruction de l'économie en France et des entreprises, dans un moment où il y a 70 000 faillites »
publicsenat.fr ↗ ↩
« Le groupe LR a acté sa position ce mardi matin, en réunion de groupe. »
publicsenat.fr ↗ ↩
« conclut la sénatrice Christine Lavarde »
publicsenat.fr ↗ ↩
« Ce n'est pas un budget qui nous convient »
publicsenat.fr ↗ ↩
« le premier ministre a affiché un certain optimisme »
lefigaro.fr ↗ ↩
« «La méthode paie. Mais la stabilité politique aussi. On continue - avec prudence - pour passer sous les 5% en 2026», a écrit le Premier ministre »
lefigaro.fr ↗ ↩
« Malgré un déficit meilleur que prévu en 2025, à 5,1 % du PIB contre une cible de 5,4 % »
lopinion.fr ↗ ↩
« «Ce sont des bonnes surprises qu'il faut relativiser quand on est encore à 5,1% de déficit, aucune raison de se satisfaire ou de s'auto-congratuler», a-t-il complété à Bercy »
lefigaro.fr ↗ ↩
« Sébastien Lecornu, qui est parvenu à faire passer le budget pour 2026 sans être censuré, alors qu'il n'a pas de majorité à l'Assemblée nationale »
lefigaro.fr ↗ ↩
« grâce à l'abstention annoncée des socialistes »
lemonde.fr ↗ ↩
« les motions de censure déposées par La France insoumise (LFI), les communistes et les écologistes »
lemonde.fr ↗ ↩
« les motions de censure déposées par La France insoumise (LFI), les communistes et les écologistes »
lemonde.fr ↗ ↩
« les motions de censure déposées par La France insoumise (LFI), les communistes et les écologistes »
lemonde.fr ↗ ↩
« les motions de censure déposées par La France insoumise (LFI), les communistes et les écologistes d'un côté, le Rassemblement national (RN) de l'autre »
lemonde.fr ↗ ↩
« lors du troisième «comité d'alerte» sur les finances publiques »
liberation.fr ↗ ↩
« ce mardi 21 avril, lors du troisième «comité d'alerte» sur les finances publiques »
liberation.fr ↗ ↩
« le comité d'alerte sur les finances publiques piloté par le ministre de l'Economie, Roland Lescure »
liberation.fr ↗ ↩
« son ministre des Comptes publics, David Amiel »
lopinion.fr ↗ ↩
« «L'objectif est d'identifier suffisamment tôt d'éventuels dérapages et de prendre des mesures correctives rapidement» pour «tenir la trajectoire de déficit» »
liberation.fr ↗ ↩
« les glissements budgétaires de 2023 et 2024, coûteux financièrement et politiquement »
liberation.fr ↗ ↩
« où la France s'était retrouvée sans budget pendant six mois »
europe1.fr ↗ ↩
« l'épineux budget 2027, dernier exercice du genre de l'ère Macron »
liberation.fr ↗ ↩
« "Hors de question de se retrouver empêtré dans des débats sur le remboursement des cures thermales en pleine campagne", confie un proche de Sébastien Lecornu. »
europe1.fr ↗ ↩
« Pour réduire le déficit public à 4,1% du PIB en 2027, comme Paris s'y est engagé auprès de Bruxelles »
europe1.fr ↗ ↩
« les autres économies du G7 ont toutes réduit le poids de leur dette publique dans leur PIB entre 2021 et 2024 »
senat.fr ↗ ↩
« pour s'établir à 62,5 points de PIB »
senat.fr ↗ ↩
« l'écart entre les ratios d'endettement de la France et de l'Allemagne dépasse désormais 50 points de PIB »
senat.fr ↗ ↩
« alors qu'ils étaient au même niveau il y a vingt ans »
senat.fr ↗ ↩
« le Portugal a ainsi enregistré un excédent de 0,7 % du PIB »
blog.avocats.deloitte.fr ↗ ↩
« la Grèce un excédent de 1,3 % (adossé à un fort surplus primaire) »
blog.avocats.deloitte.fr ↗ ↩
« l'endettement public est ainsi passé de moins de 70 % du PIB en 2007 »
blog.avocats.deloitte.fr ↗ ↩
« l'endettement public est ainsi passé de moins de 70 % du PIB en 2007 à 116 % aujourd'hui »
blog.avocats.deloitte.fr ↗ ↩
« soit une augmentation de plus de 2 000 mds€ en moins de 20 ans »
blog.avocats.deloitte.fr ↗ ↩
« la France n'a pas eu de budget à l'équilibre depuis 1974 »
blog.avocats.deloitte.fr ↗ ↩
Sources
- Budget 2026 : la France « sans marge de sécurité » avant même le conflit en Iran
- Budget 2026 : Sébastien Lecornu ajoute 2 milliards d’euros d’économies en dernière minute, la Cour des comptes s’agace
- Déficit 2026 : le tour de passe-passe d’un gouvernement qui navigue à vue
- Budget : 3 milliards de gels de crédits et 1 milliard d'annulations pour l'Etat en 2026
- L'astuce comptable qui permet de baisser une taxe sur l'électricité sans creuser le déficit
- Budget 2026 : la Cour des comptes estime que l’objectif de réduction du déficit est loin d’être garanti
- Budget 2026 : autant d’impôts, davantage de dépenses, de déficit et de dette
- Déficit public : Sébastien Lecornu envisage «avec prudence» de passer «sous les 5%» en 2026
- Budget de l’Etat : le gouvernement veut éviter le dérapage à tout prix
- Budget 2027 : après le fiasco de 2026, Sébastien Lecornu se prépare déjà
- « Tout ça pour ça, Sébastien Lecornu a planté la France ! » : la droite sénatoriale opte pour un rejet rapide du budget 2026
- Budget : pourquoi la crise au Moyen
- Projet de loi de finances pour 2026 : Le budget de 2026 et son contexte économique et financier
- PLF 2026 : le point sur la dette