L’État français lâche Windows pour Linux : promesse ou révolution ?
La DINUM enclenche la migration de ses postes sous Linux et demande à chaque ministère son plan de sortie de Microsoft. Mais l'Éducation nationale vient de signer un chèque de 152 millions d'euros à Redmond.
Le 8 avril 2026, la France a officialisé sa rupture avec Microsoft. Derrière les discours volontaristes, un contrat de 152 millions d'euros raconte une toute autre histoire.
Les enjeux
Ce qu'il faut comprendre
Souveraineté numérique face aux GAFAM
L'État cherche à reprendre le contrôle de ses données et infrastructures critiques, actuellement dépendantes de solutions américaines dont il ne maîtrise ni les règles ni les tarifs.
Contradiction budgétaire : 152 M€ pour Microsoft
L'Éducation nationale prolonge son contrat Microsoft jusqu'en 2029 pour 152 millions d'euros, en pleine offensive de désensibilisation. Le contrat « open bar » de la Défense a été reconduit plusieurs fois.
Mur culturel : 75 % de dépendance Microsoft
Trois quarts des grandes organisations publiques sont équipées Microsoft. Seuls 12 % des agents attendent de leur administration qu'elle privilégie la souveraineté numérique.
Précédents réussis : gendarmerie et DGFiP
La gendarmerie fonctionne sous Linux depuis 2008, la DGFiP gère 800 applications sans licence Microsoft depuis plus de 20 ans. La preuve de faisabilité existe.
Dynamique européenne : l'Allemagne accélère
Le Deutschland-Stack impose les formats ouverts d'ici 2028. Le Land de Schleswig-Holstein a déjà basculé. La France risque de se retrouver en retard sur son propre allié.
L'essentiel
Ce qu'il faut retenir
- La DINUM migre 200 à 250 postes sous Linux et demande à chaque ministère un plan de sortie de Microsoft d'ici l'automne 2026.
- L'Éducation nationale a prolongé son contrat Microsoft de 152 millions d'euros jusqu'en 2029, contredisant frontalement le discours souveraineté.
- La DGFiP fonctionne sans licence Microsoft depuis plus de 20 ans avec 800 applications et son propre cloud souverain Nubo.
- 75 % des grandes organisations publiques restent équipées Microsoft, et seuls 12 % des agents demandent la souveraineté numérique.
- L'Allemagne a adopté le Deutschland-Stack le 19 mars 2026, imposant les formats ouverts dans l'administration d'ici 2028.
Dans les bureaux de la DINUM [1], les postes tournent encore sous Windows. Plus pour longtemps. Selon plusieurs sources, un séminaire interministériel inédit aurait réuni autour de la même table la Direction interministérielle du numérique [2], la DGE [3], l’ANSSI [4], la DAE [5], des ministères, des opérateurs publics et des acteurs privés [6]. L’ordre du jour tient en une phrase : sortir de Microsoft.
La première mesure est concrète, presque modeste. La DINUM [7] prévoit de migrer ses propres postes - selon certaines estimations, quelques centaines de machines - de Windows vers Linux [8]. C’est peu. C’est un début. Et ce serait la première fois qu’un organe central de l’État passe à l’acte sur son propre parc.
« Reprendre le contrôle de notre destin numérique »
Les mots sont choisis pour marquer la rupture. David Amiel [9], ministre de l’Action et des Comptes publics, pose le cadre : « L’État ne peut plus se contenter de constater sa dépendance, il doit en sortir. Nous devons nous désensibiliser des outils américains et reprendre le contrôle de notre destin numérique » [10]. À ses côtés, Anne Le Hénanff [11], ministre déléguée chargée de l’Intelligence artificielle et du Numérique [12], enfonce le clou : la souveraineté numérique ne doit plus être « un slogan » ni « une option », mais « une boussole » [13]. « On ne transforme que ce que l’on regarde en face » [14], ajoute-t-elle.
Le calendrier est serré. Chaque ministère, opérateurs inclus, devra formaliser son propre plan de réduction des dépendances d’ici l’automne 2026 [15], portant sur sept axes critiques [16] : poste de travail, outils collaboratifs, antivirus, intelligence artificielle, bases de données, virtualisation, équipements réseau [17]. Le Health Data Hub [18], actuellement hébergé par Microsoft Azure [19], devra migrer vers un hébergement souverain d’ici fin 2026 [20]. Les premières « rencontres industrielles du numérique » sont programmées en juin 2026 [21].
En amont, le Premier ministre Sébastien Lecornu [22] avait publié le 5 février 2026 [23] une circulaire recommandant de « privilégier, lorsque c’est pertinent, le recours à des produits open source » [24]. Emmanuel Macron [25] s’était rendu en novembre [26] au sommet de Berlin [27] sur la souveraineté numérique européenne. Le signal politique est clair.
LaSuite : l’arsenal souverain existe déjà
L’État ne part pas de zéro. LaSuite [28], l’écosystème d’outils collaboratifs souverains, est accessible dans 15 ministères [29] depuis début 2026 [29]. Selon les chiffres avancés par la DINUM [1], LaSuite compterait jusqu’à 1,6 million d’agents potentiels [30] et plusieurs centaines de milliers d’utilisateurs actifs par mois [31]. Tchap [32], la messagerie sécurisée, revendiquerait plusieurs centaines de milliers d’utilisateurs actifs [33] et des millions de messages mensuels [34] en février 2026 [35]. Visio [36], l’alternative à Zoom et Teams, dénombrait selon certaines estimations 100 000 utilisateurs [37] au même moment. France Transfert [38] complète le dispositif pour l’échange de fichiers.
Les premières bascules massives sont lancées. La Caisse nationale d’Assurance maladie [39] a engagé la migration de ses 80 000 agents [40] vers Tchap [41], Visio [42] et FranceTransfert [43]. Le CNRS [44] s’apprête à abandonner Zoom pour ses 34 000 agents et les chercheurs de ses unités mixtes [44]. L’argument budgétaire pèse : un million d’euros d’économies annuelles pour chaque tranche de 100 000 personnes migrées [45] hors des solutions américaines.
Au ministère des Armées, la DINUM [46], l’AMIAD [47] et le CND [48] ont signé une convention pour déployer LaSuite [49]. Budget alloué : 1 million d’euros [50]. Bertrand Rondepierre [51], directeur de l’AMIAD, assure que ces outils sont « sécurisés, performants et adaptés aux enjeux de la Défense » [52].
La gendarmerie et le fisc : la preuve que ça marche
La gendarmerie française [53] fonctionne sous Linux depuis 2008 [54]. Pas un prototype. Pas un pilote. Un système en production depuis dix-huit ans, cité par la DINUM comme modèle.
Mais le cas le plus spectaculaire reste la Direction générale des Finances publiques [55]. Depuis plus de vingt ans [56], la DGFiP construit un modèle fondé sur le logiciel libre. Résultat : 800 applications [57], 5 000 agents IT [58], zéro licence Microsoft. Son DSI, Tomasz Blanc [59], polytechnicien en poste depuis septembre 2022 [60], résume : « Le logiciel libre, chez nous, c’est stratégique » [61].
La DGFiP opère Nubo [62], son propre cloud souverain, en production depuis 2020 [63]. C’est sur Nubo que le Fonds de solidarité Covid a été conçu en quinze jours [64] pendant la crise sanitaire. Aujourd’hui, 22 % [65] du parc applicatif y a migré. La migration vers Linux est activement étudiée pour prolonger la durée de vie du matériel au-delà de six ans [66]. L’IA aussi est maison : LLaMandement [67], un outil basé sur un modèle open source, résume en un quart d’heure [68] les centaines d’amendements du projet de loi de finances.
Un contrat qui contredit tout
Et puis il y a l’Éducation nationale. Le 9 mars [69], on apprenait que le ministère a reconduit pour quatre ans son accord-cadre avec Microsoft, pour une enveloppe pouvant atteindre, selon certaines estimations, environ 150 millions d’euros [70] hors taxes, dont une large part pour les licences [71]. Le contrat courrait jusqu’en 2029 [72]. Il concernerait près d’un million de postes [73] - services centraux, rectorats, établissements scolaires. Ce contrat s’ajoute à un premier accord signé en 2020 [74], déjà prolongé une première fois en 2025 [75].
La contradiction est frontale. Le même gouvernement qui annonce la « sortie progressive de Windows » [76] laisse son plus gros ministère s’enfermer chez Microsoft pour trois ans de plus. En 2024 [77], un rapport parlementaire qualifiait déjà le contrat entre Microsoft et la Défense de « piège Microsoft » [78]. Ce contrat dit « open bar » a été reconduit à plusieurs reprises [79].
Comment un État peut-il simultanément proclamer sa souveraineté numérique et signer un chèque de cette ampleur au fournisseur dont il prétend s’émanciper ? La question n’est pas rhétorique. Elle est budgétaire, politique, et personne au séminaire du 8 avril [80] n’y a répondu publiquement.
75 % de dépendance : le mur culturel
L’obstacle n’est pas seulement contractuel. Selon l’étude annuelle 2026 [81] de Lecko [82], 75 % [83] des organisations de plus de 250 collaborateurs sont équipées de solutions Microsoft. Seulement 12 % [84] des agents publics interrogés attendent que leur administration privilégie la souveraineté numérique. Comme le résume Bastien Le Lann [85], associé chez Lecko : « La souveraineté numérique ne se décrète pas : elle se construit » [86].
Francesca Musiani [87], directrice du Centre Internet et société au CNRS, pointe un risque systémique : « Le problème avec les institutions est que leur dépendance engage tout l’. Une fois que l’administration utilise un outil, elle l’impose indirectement à ses partenaires, ses prestataires et aux citoyens » [88]. Sur la décision française, elle tempère : « C’est plus un symbole qu’autre chose » [89].
Autre nuance, rarement mentionnée : la Fondation Linux [90] elle-même est basée à San Francisco [90]. Microsoft figure parmi les principaux contributeurs à l’ Linux, notamment au sein de la Linux Foundation [91]. Selon plusieurs observateurs, quitter Windows pour Linux ne revient donc pas mécaniquement à quitter l’orbite technologique américaine.
Côté éditeurs français, la tension est palpable. En 2024, le CNLL [92], collectif des acteurs du logiciel libre, accusait la DINUM de « concurrence irresponsable » [93] - reprochant à l’État de développer ses propres outils plutôt que d’acheter ceux de l’ français. Il existe déjà une dizaine de solutions françaises [94] de bureautique collaborative. Début 2024 [95], la Cour des comptes pointait une offre LaSuite jugée « peu lisible ».
L’Allemagne, miroir et aiguillon
La France ne bouge pas seule. Le 19 mars 2026 [96], le gouvernement fédéral allemand a adopté le Deutschland-Stack [97], imposant les formats ODF [98] et PDF/UA [99] dans l’administration d’ici 2028 [100]. Le Land de Schleswig-Holstein [101] a déjà basculé des dizaines de milliers de postes vers des solutions libres. En France, des villes comme Grenoble, Lyon [102], Marseille, Chamonix [103] et la Région Occitanie [104] amorcent un abandon progressif de Microsoft.
L’eurodéputée Aurore Lalucq [105] résume l’enjeu continental : « Soit l’Europe s’émancipe, soit elle devient une colonie américaine ». Le contexte géopolitique - retour de Donald Trump [106] à la Maison Blanche, tensions autour du Groenland début 2025 [107] - a rendu l’inaction politiquement coûteuse.
On se souvient de la ville de Munich, qui avait migré l’ensemble de son administration sous Linux dans les années 2000 avant de revenir à Microsoft en 2017 sous la pression des utilisateurs et du lobbying de l’éditeur américain - un précédent qui hante tous les projets de migration européens.
Ce que personne ne dit
Aucune source consultée ne mentionne le coût total estimé de la migration pour l’ensemble de l’administration française. Aucune ne précise le nombre total de postes Windows actuellement en service dans l’État. Aucune ne détaille les pénalités contractuelles en cas de résiliation anticipée des accords Microsoft existants. Le discours sur la souveraineté numérique, comme le notait Francesca Musiani [87], « peinait à se matérialiser jusqu’à présent » [108]. Treize ans et demi [109] après la circulaire Ayrault, 9 ans [110] après la loi République numérique, 5 ans [111] après la circulaire Castex - la France en est encore à annoncer des plans.
La DINUM [1] prévoit de migrer quelques centaines de postes [112]. L’Éducation nationale en verrouille un million [73] chez Microsoft. Entre les deux, il y a l’écart exact entre un discours et une politique.

Sources
Voir le détail de chaque fait sourcé (113)
« qui a réuni la DINUM (Direction interministérielle du numérique) »
01net.com ↗ ↩
« lors d'un séminaire piloté par la Direction interministérielle du numérique (Dinum) »
usine-digitale.fr ↗ ↩
« la DGE (Direction Générale des Entreprises) »
01net.com ↗ ↩
« l'ANSSI (Agence Nationale de la sécurité des systèmes d'information) »
01net.com ↗ ↩
« la DAE (Direction des achats de l'État) »
01net.com ↗ ↩
« Un séminaire interministériel tenu le 8 avril, réunissant ministères, opérateurs publics et acteurs privés »
lesnumeriques.com ↗ ↩
« la DINUM, l'organisme qui pilote la transformation numérique de l'État »
clubic.com ↗ ↩
« La première décision qui a été prise lors de ce séminaire, sans doute la plus importante, c'est la migration des postes de travail fonctionnant actuellement sous Windows, vers Linux. »
01net.com ↗ ↩
« a déclaré David Amiel le ministre de l'Action des comptes publics. »
01net.com ↗ ↩
« L'État ne peut plus se contenter de constater sa dépendance, il doit en sortir. Nous devons nous désensibiliser des outils américains et reprendre le contrôle de notre destin numérique. »
01net.com ↗ ↩
« Pour Anne Le Hénanff »
01net.com ↗ ↩
« Anne Le Hénanff, ministre déléguée chargée de l'Intelligence artificielle et du Numérique »
lesnumeriques.com ↗ ↩
« La souveraineté numérique ne doit plus être "un slogan" ni "une option", mais "une boussole" »
usine-digitale.fr ↗ ↩
« "On ne transforme que ce que l'on regarde en face" »
usine-digitale.fr ↗ ↩
« chaque ministère devra formaliser d'ici l'automne son propre plan de réduction des dépendances »
usine-digitale.fr ↗ ↩
« une feuille de route portant sur sept axes critiques »
01net.com ↗ ↩
« chaque ministère (opérateurs inclus) sera tenu de formaliser son propre plan d'ici l'automne, portant sur les axes suivants : poste de travail, outils collaboratifs, antivirus, intelligence artificielle, bases de données, virtualisation, équipements réseau »
frandroid.com ↗ ↩
« la migration des données de santé du Health Data Hub vers un hébergement souverain »
usine-digitale.fr ↗ ↩
« la plateforme est hébergée par Microsoft Azure »
usine-digitale.fr ↗ ↩
« la migration des données de santé du Health Data Hub vers un hébergement souverain "d'ici fin 2026" »
usine-digitale.fr ↗ ↩
« Les premières « rencontres industrielles du numérique », programmées en juin 2026 »
economiematin.fr ↗ ↩
« Sébastien Lecornu a publié le 5 février une circulaire »
zdnet.fr ↗ ↩
« Cette circulaire du Premier ministre Sébastien Lecornu du 5 février 2026 »
zdnet.fr ↗ ↩
« il est recommandé de privilégier, lorsque c'est , le recours à des produits open source »
zdnet.fr ↗ ↩
« ainsi qu'Emmanuel Macron au sommet de Berlin sur la souveraineté numérique »
zdnet.fr ↗ ↩
« s'être rendue en novembre avec les ministres Roland Lescure (Economie et Finances) et David Amiel (Fonction publique) ainsi qu'Emmanuel Macron au sommet de Berlin »
zdnet.fr ↗ ↩
« le Sommet pour la souveraineté numérique européenne s'est tenu en grande pompe à Berlin »
france24.com ↗ ↩
« LaSuite, l' d'outils collaboratifs souverains de l'État. »
lesnumeriques.com ↗ ↩
« Début 2026, LaSuite est accessible dans 15 ministères. »
clubic.com ↗ ↩
« La DINUM évoque 1,6 million d'agents potentiels et environ 600 000 utilisateurs actifs par mois. »
clubic.com ↗ ↩
« La DINUM évoque 1,6 million d'agents potentiels et environ 600 000 utilisateurs actifs par mois. »
clubic.com ↗ ↩
« la messagerie Tchap »
01net.com ↗ ↩
« En février 2026, les statistiques publiques indiquent environ 400 000 utilisateurs actifs et plus de 11 millions de messages mensuels. »
clubic.com ↗ ↩
« En février 2026, les statistiques publiques indiquent environ 400 000 utilisateurs actifs et plus de 11 millions de messages mensuels. »
clubic.com ↗ ↩
« En février 2026, les statistiques publiques indiquent environ 400 000 utilisateurs actifs et plus de 11 millions de messages mensuels. »
clubic.com ↗ ↩
« le service de visioconférence Visio »
01net.com ↗ ↩
« Visio, l'alternative à Zoom et Teams, en dénombrait 100 000 en février. »
lesnumeriques.com ↗ ↩
« la plate-forme de transfert de fichiers France Transfert »
01net.com ↗ ↩
« la Caisse nationale d'Assurance Maladie a annoncé »
01net.com ↗ ↩
« la migration de ses 80 000 agents vers des outils du socle numérique interministériel »
01net.com ↗ ↩
« avec Tchap pour les messageries internes »
clubic.com ↗ ↩
« Visio pour les réunions en ligne »
clubic.com ↗ ↩
« FranceTransfert pour l'échange sécurisé de documents »
clubic.com ↗ ↩
« Le CNRS s'apprête à abandonner Zoom pour ses 34 000 agents et 120 000 chercheurs rattachés »
lesnumeriques.com ↗ ↩
« À un million d'euros d'économies annuelles pour chaque tranche de 100 000 personnes migrées »
lesnumeriques.com ↗ ↩
« une suite collaborative et bureautique développée par la direction du numérique »
zdnet.fr ↗ ↩
« agence ministérielle pour l'intelligence artificielle de Défense (AMIAD) »
zdnet.fr ↗ ↩
« commissariat au numérique de défense (CND) »
zdnet.fr ↗ ↩
« DINUM, AMIAD et CND ont signé une convention en faveur de La Suite »
zdnet.fr ↗ ↩
« le projet n'est doté que d'un budget d'un million d'euros »
zdnet.fr ↗ ↩
« considère malgré tout le directeur de l'AMIAD, Bertrand Rondepierre »
zdnet.fr ↗ ↩
« "En intégrant LaSuite, nous contribuons à équiper nos agents du ministère des Armées et des Anciens combattants avec des outils sécurisés, performants et adaptés aux enjeux de la Défense" »
zdnet.fr ↗ ↩
« La direction interministérielle du numérique s'inspire donc du travail réalisé par la gendarmerie française »
frandroid.com ↗ ↩
« Cette dernière tourne, en effet, avec succès sous Linux depuis 2008 »
frandroid.com ↗ ↩
« Récemment, c'est la Direction générale des Finances publiques (DGFiP) qui évoquait l'idée d'une transition de Windows à des systèmes sous Linux »
frandroid.com ↗ ↩
« Depuis plus de vingt ans, elle construit patiemment un modèle alternatif, fondé sur le logiciel libre »
lesnumeriques.com ↗ ↩
« près de 800 applications, 5 000 agents IT, l'impôt sur le revenu, le cadastre, la TVA »
lesnumeriques.com ↗ ↩
« près de 800 applications, 5 000 agents IT, l'impôt sur le revenu, le cadastre, la TVA »
lesnumeriques.com ↗ ↩
« Tomasz Blanc, polytechnicien, docteur en informatique de l'Inria et DSI de la DGFiP depuis 2022 »
lesnumeriques.com ↗ ↩
« dirige le service des systèmes d'information de la DGFiP depuis septembre 2022 »
lesnumeriques.com ↗ ↩
« Le logiciel libre, chez nous, c'est un sujet »
lesnumeriques.com ↗ ↩
« un cloud interne baptisé Nubo, qu'elle opère elle-même depuis ses propres data centers en France »
lesnumeriques.com ↗ ↩
« Les premières applications y tournent depuis 2020, dont le Fonds de solidarité conçu en quinze jours pendant la crise Covid »
lesnumeriques.com ↗ ↩
« dont le Fonds de solidarité conçu en quinze jours pendant la crise Covid »
lesnumeriques.com ↗ ↩
« Aujourd'hui, 22 % du parc applicatif y a migré, et chaque nouveau projet y est déployé par défaut »
lesnumeriques.com ↗ ↩
« la migration vers Linux est activement étudiée pour prolonger la durée de vie du matériel au-delà de six ans »
lesnumeriques.com ↗ ↩
« un outil baptisé LLaMandement résume et distribue en un quart d'heure les centaines d'amendements »
lesnumeriques.com ↗ ↩
« un outil baptisé LLaMandement résume et distribue en un quart d'heure les centaines d'amendements »
lesnumeriques.com ↗ ↩
« Ce 9 mars, nous révélions que l'Éducation nationale a reconduit pour quatre ans son accord-cadre avec Microsoft »
lesnumeriques.com ↗ ↩
« l'Éducation nationale a reconduit pour quatre ans son accord-cadre avec Microsoft, pour une enveloppe pouvant atteindre 152 millions d'euros »
lesnumeriques.com ↗ ↩
« pour un montant d'environ 152 millions d'euros hors taxes, dont 130 millions pour les licences. »
clubic.com ↗ ↩
« Le contrat court désormais jusqu'en 2029, pour un montant d'environ 152 millions d'euros hors taxes »
clubic.com ↗ ↩
« Il concerne près d'un million de postes, en incluant les services centraux, les rectorats, les établissements scolaires »
clubic.com ↗ ↩
« Ce contrat s'ajoute à un premier accord signé en 2020, lequel avait déjà été prolongé une première fois en 2025. »
clubic.com ↗ ↩
« Ce contrat s'ajoute à un premier accord signé en 2020, lequel avait déjà été prolongé une première fois en 2025. »
clubic.com ↗ ↩
« L'Etat engage ainsi une sortie progressive de Windows au profit de systèmes Linux »
usine-digitale.fr ↗ ↩
« En 2024, un rapport parlementaire parlait de "piège Microsoft" »
zdnet.fr ↗ ↩
« En 2024, un rapport parlementaire parlait de "piège Microsoft" »
zdnet.fr ↗ ↩
« Le contrat dit "open bar" entre Microsoft et la Défense a été reconduit à plusieurs reprises »
zdnet.fr ↗ ↩
« Lors d'un séminaire interministériel qui s'est déroulé ce mercredi 8 avril »
01net.com ↗ ↩
« L'étude annuelle 2026 de Lecko met en évidence »
ladepeche.fr ↗ ↩
« l'étude annuelle 2026 sur la transformation interne des organisations réalisée par Lecko »
ladepeche.fr ↗ ↩
« 75 % des organisations de plus de 250 collaborateurs sont aujourd'hui équipées de solutions de l'éditeur américain »
ladepeche.fr ↗ ↩
« seuls 12 % des agents interrogés attendent explicitement que leur administration privilégie ce critère »
ladepeche.fr ↗ ↩
« Bastien Le Lann, associé chez Lecko »
ladepeche.fr ↗ ↩
« Comme le résume Bastien Le Lann, associé chez Lecko, « la souveraineté numérique ne se décrète pas : elle se construit » »
ladepeche.fr ↗ ↩
« affirme Francesca Musiani, directrice du Centre Internet et société au CNRS »
france24.com ↗ ↩
« Le problème avec les institutions est que leur dépendance engage tout l'. Une fois que l'administration utilise un outil, elle l'impose indirectement à ses partenaires, ses prestataires et aux citoyens »
france24.com ↗ ↩
« C'est plus un symbole qu'autre chose. Cela marque au moins la volonté de réduire l'exposition à l' américain dès qu'une alternative européenne, même imparfaite, existe »
france24.com ↗ ↩
« La Fondation Linux elle-même, qui a pour mission de standardiser Linux est basée à San Francisco, aux États-Unis. »
01net.com ↗ ↩
« Microsoft figure aujourd'hui parmi les principaux contributeurs à l' Linux, notamment au sein de la Linux Foundation »
usine-digitale.fr ↗ ↩
« s'indignait le CNLL »
zdnet.fr ↗ ↩
« accusant la direction interministérielle de "concurrence irresponsable" »
zdnet.fr ↗ ↩
« il existe déjà une dizaine de solutions françaises de bureautique collaborative »
zdnet.fr ↗ ↩
« Début 2024, la Cour des comptes avait déjà pointé, début 2024, une offre LaSuite jugée "peu lisible" »
clubic.com ↗ ↩
« Le gouvernement fédéral allemand a adopté, en toute discrétion, le jeudi 19 mars, son Deutschland-Stack. »
ouest-france.fr ↗ ↩
« Le gouvernement fédéral allemand a adopté, en toute discrétion, le jeudi 19 mars, son Deutschland-Stack. »
ouest-france.fr ↗ ↩
« l'utilisation de deux formats seulement pour ses documents : ODF (pour Ordonnance for Frontier Delivery) et PDF/UA »
ouest-france.fr ↗ ↩
« l'utilisation de deux formats seulement pour ses documents : ODF (pour Ordonnance for Frontier Delivery) et PDF/UA (Portable Document Format/stands for Universal Accessibility) »
ouest-france.fr ↗ ↩
« Ces règles vont notamment imposer d'ici 2028 l'utilisation de deux formats seulement pour ses documents »
ouest-france.fr ↗ ↩
« Le Land de Schleswig-Holstein a déjà basculé des dizaines de milliers de postes vers des solutions libres, avec OpenDesk et LibreOffice. »
clubic.com ↗ ↩
« Une expérimentation déjà appliquée dans certaines administrations, comme la gendarmerie nationale depuis 2007 ou encore dans des villes telles que Grenoble ou Lyon »
presse-citron.net ↗ ↩
« Des villes comme Marseille, Grenoble, Lyon ou encore Chamonix, ainsi que la Région Occitanie, amorcent un abandon progressif »
ladepeche.fr ↗ ↩
« Des villes comme Marseille, Grenoble, Lyon ou encore Chamonix, ainsi que la Région Occitanie, amorcent un abandon progressif »
ladepeche.fr ↗ ↩
« « Soit l'Europe s'émancipe, soit elle devient une colonie américaine », lance l'eurodéputée Aurore Lalucq »
ouest-france.fr ↗ ↩
« notamment depuis le retour de Donald Trump, défenseur des GAFAM, à la Maison Blanche il y a un an »
ladepeche.fr ↗ ↩
« début 2025, les tensions entre l'UE et les États-Unis autour du Groenland ont révélé l'évidence »
presse-citron.net ↗ ↩
« le discours sur la souveraineté numérique peinait à se matérialiser jusqu'à présent »
france24.com ↗ ↩
« Nous sommes treize ans et demi (c'est long) après la circulaire Ayrault »
zdnet.fr ↗ ↩
« 9 ans après la loi République numérique »
zdnet.fr ↗ ↩
« Cinq ans après la circulaire Castex »
zdnet.fr ↗ ↩
« La DINUM annonce sa propre sortie de Windows au profit de Linux, soit un périmètre estimé à 200 ou 250 postes. »
lesnumeriques.com ↗ ↩
« Dans un communiqué publié le mercredi 8 avril 2026, on apprend que la DINUM va procéder à une migration des postes vers Linux »
frandroid.com ↗ ↩
Sources
- Souveraineté numérique : l'État français veut abandonner Windows pour Linux - 01net
- La direction du numérique de l'État quitte Windows pour Linux - Les Numériques
- L'État jette Microsoft hors de ses systèmes critiques - L'Usine Digitale
- L'État français lâche Windows pour Linux - Clubic
- La France et l'open source : qui sont les moutons noirs - Clubic
- La France annonce une étape cruciale vers sa sortie de Windows - Frandroid
- Le fisc gère vos impôts sans une seule licence Microsoft - Les Numériques
- Microsoft et la Défense : ce plan à 1 million d'euros - ZDNet
- Souveraineté numérique : le réveil des pays européens - France 24
- Pourquoi les alternatives à Microsoft peinent à s'imposer - La Dépêche
- L'Allemagne prend son indépendance vis-à-vis de la tech américaine - Ouest-France
- Souveraineté numérique : la France abandonne Windows pour Linux - Économie Matin
- L'administration étudie un poste de travail sous Linux - ZDNet
