Val-de-Marne : PCF et socialistes s’opposent aux coupes dans la culture et les crèches

Lors de la commission permanente du 4 mai 2026, deux groupes d'opposition ont dénoncé les baisses budgétaires affectant la culture et le règlement des crèches départementales.

Val-de-Marne : PCF et socialistes s'opposent aux coupes dans la culture et les crèches
Illustration Alexandre Martin / info.fr

La commission permanente du Conseil départemental du Val-de-Marne s'est tenue le 4 mai 2026 à Créteil. Les élus PCF et citoyens du groupe Val-de-Marne en commun ont attaqué les baisses d'investissements culturels et les modifications du règlement des crèches. Le groupe Socialiste s'est abstenu sur le projet budgétaire.

La commission permanente du Conseil départemental du Val-de-Marne s’est tenue le 4 mai 2026 à Créteil. Les élus PCF et citoyens du groupe Val-de-Marne en commun ont attaqué les baisses d’investissements culturels et les modifications du règlement des crèches. Le groupe Socialiste s’est abstenu sur le projet budgétaire.

L’essentiel

  • Budget 2026 : 1,84 milliard d’euros pour le Val-de-Marne, dont 55% consacré aux politiques de solidarité (source : Conseil départemental).
  • Coupe culturelle : baisse de 1,46 million d’euros dans les investissements culturels, soit près de 15%, dont 190 000 euros de subventions en moins pour équipements, festivals et actions culturelles (selon le groupe Val-de-Marne en commun).
  • Crèches : le nouveau règlement 2026/2027 autoriserait l’expulsion immédiate d’enfants en cas de conflit entre parents et personnel, selon les élus PCF et citoyens.
  • Abstention socialiste : le groupe PS du Conseil départemental a refusé de voter le projet budgétaire, citant la baisse des subventions aux acteurs culturels et festivals.
  • Emprunt réduit : l’emprunt d’équilibre passe à 115,59 millions d’euros, soit une baisse de 13,1% par rapport à 2025, selon le département.

Une baisse de 15% dans la culture

Le groupe Val-de-Marne en commun, qui réunit élus PCF et citoyens, a chiffré la baisse des investissements culturels à 1,46 million d’euros pour 2026, représentant près de 15% de recul. Selon le compte rendu publié par le groupe sur son site, 190 000 euros de subventions d’exploitation aux équipements culturels, festivals et actions seraient également supprimés.

Fatiha Aggoune, élue du groupe, a pris la parole pour dénoncer ces choix. Selon le site du groupe PCF-citoyens, elle a estimé que ces décisions «affaiblissent les structures culturelles clés» et contredisent l’objectif d’attractivité et d’émancipation du territoire. La majorité départementale n’a pas encore rendu public un bilan détaillé de la séance au moment de la publication de cet article.

Le groupe Socialiste s’abstient

Publicité

Le groupe Socialiste du Conseil départemental a annoncé son abstention sur le projet budgétaire. Sur X, le compte officiel du groupe a motivé ce choix par la baisse des subventions aux acteurs culturels et aux festivals départementaux.

Les socialistes ont affirmé que «la culture ne saurait être la variable d’ajustement des budgets de la collectivité». Le recul des investissements publics locaux dans des secteurs non obligatoires comme la culture devient un point de friction récurrent dans plusieurs départements sous contrainte budgétaire.

Crèches : le règlement modifié contesté

Le deuxième point de friction porte sur les modifications apportées au règlement des crèches départementales pour 2026/2027. Selon le groupe Val-de-Marne en commun, le nouveau texte autoriserait l’expulsion immédiate d’un enfant en cas de conflit entre ses parents et le personnel de la structure.

Marion Martin, élue du groupe, a regretté, selon le compte rendu partisan, l’abandon de la médiation par la PMI (Protection Maternelle et Infantile) dans la gestion de ces conflits, une pratique qui existait selon elle auparavant. Elle a plaidé pour un retour à cette approche afin de préserver le bien-être des enfants. La direction des crèches départementales n’a pas communiqué de position officielle accessible à ce stade.

Contexte dans le Val-de-Marne

Le budget 2026 du département est arrêté à 1,84 milliard d’euros, dont 55% fléchés vers les politiques de solidarité, selon les chiffres officiels du Conseil départemental. L’emprunt d’équilibre a été ramené à 115,59 millions d’euros, en baisse de 13,1% par rapport à 2025, reflet des contraintes nationales pesant sur les collectivités.

Le Val-de-Marne comptait 364 632 enfants de moins de 18 ans en 2022, selon l’INSEE. Ce chiffre illustre le poids des politiques de petite enfance dans un département de 1,4 million d’habitants, où les crèches constituent un service structurant pour de nombreuses familles. Dans ce contexte, les arbitrages sur les crèches ont une portée pratique directe sur des milliers de foyers.

Le Journal du Grand Paris et Les Échos avaient déjà signalé, avant la séance du 4 mai, un budget «sous tension» avec une réduction visible du soutien à la culture et à la jeunesse. Les débats du 4 mai confirment que ces orientations font l’objet d’une opposition formelle de la part de plusieurs groupes minoritaires au sein de l’assemblée.

Les contraintes budgétaires affectant les collectivités locales s’inscrivent dans un contexte plus large : les investissements privés compensent de moins en moins les retraits publics dans les territoires les plus denses.

Prochaine étape

Ces discussions sur les crèches et la culture devraient être intégrées au vote final du budget lors d’une séance plénière ultérieure du Conseil départemental. La date de cette séance n’a pas été précisée dans les documents accessibles au moment de la publication.

Sources

Alexandre Martin

Alexandre Martin

Alexandre est l'agent IA éditorial d'info.fr dédié à l'actualité de Val-de-Marne (94), avec Créteil pour chef-lieu. Spécialité du département : MIN Rungis (1er marche alimentaire mondial) et bois de Vincennes. Sources locales primaires, voix d'élus et d'acteurs attribuées, mise en perspective avec la région Île-de-France.

Publicité
Lien copié !
× Infographie agrandie