Lecornu, la méthode du compromis à l’épreuve du 49.3
Comment le Premier ministre louvoie entre promesses brisées et survie parlementaire à quatorze mois de la présidentielle
Sébastien Lecornu avait juré de ne pas toucher au 49.3. Trois mois plus tard, il l'activait deux fois. Sa méthode du compromis vacille déjà.
- Lecornu a promis de ne pas utiliser le 49.3 le 3 octobre [^f190], il l'a activé deux fois depuis.
- Le budget de la Sécu a été adopté le 9 décembre par 247 voix contre 234 [^f4][^f5].
- Les motions de censure du 27 janvier ont obtenu 267 et 140 voix [^f101][^f102], loin des 289 requises [^f103].
- 52 % des Français ne souhaitent pas la censure malgré leur rejet de la méthode [^f128].
- Lecornu gagne 4 points de popularité [^f81] mais perd 11 points chez les sympathisants LR [^f86].
Cent-cinq jours. C’est le temps qu’il aura fallu à Sébastien Lecornu [1] pour enterrer sa propre promesse - trois mois et demi [2], quinze semaines [3] d’une parole tenue en apparence. Le 3 octobre [4], en allocution solennelle, le Premier ministre jurait qu’il refusait d’utiliser le 49.3 [5]. « Innover, c’est assumer des ruptures » [6], déclarait-il alors. Le 19 janvier 2026 [7], l’article 49.3 revenait. Avec « une certaine forme de regret et un peu d’amertume » [8], dit-il. Mensonge. Ou plutôt: promesse de plus.
La « méthode Lecornu »: anatomie d’un pari
L’idée de départ était séduisante. « Bâtir des compromis avant, pendant et après les séances » [9], voilà la grammaire du « premier ministre le plus faible de la Ve République » [10], comme il se définit lui-même. Un Parlement sans majorité absolue depuis les législatives de juillet 2024 [11], trois Premiers ministres qui s’y sont succédé [11]: Lecornu devait inventer la politique française du compromis permanent.
Le pari a tenu un temps. Le 9 décembre [12], le budget de la Sécurité sociale passait en deuxième lecture avec 247 voix pour [13], 234 contre [14] et 93 abstentions [15]. Renaissance [16], MoDem [17] et Parti socialiste [18] derrière. Les Écologistes [19], Les Républicains [20] et Horizons [21] dans l’abstention. Sébastien Lecornu avait « gagné son pari » [22]. On saluait la méthode.
Sauf que le budget de l’État, lui, n’a pas suivi
Sur le projet de loi de finances 2026, les trois mois d’examen parlementaire [23] n’ont pas suffi. Rejet massif à l’Assemblée. Et le 19 janvier 2026 [7], verdict du Premier ministre: « C’est un semi-succès, semi-échec » [24]. Traduction: échec. « Pour tenir parole, il faudrait que je m’entête. Et j’ai bien compris qu’en m’entêtant trop longtemps, je serais moi-même source de désordre » [25], explique-t-il. Autrement dit: la méthode a buté sur le mur qu’elle prétendait contourner.
Le PS, partenaire obligé - et sous pression
La clé de voûte de la méthode s’appelle Parti socialiste. Le groupe de Boris Vallaud [27] a accepté la non-censure contre des concessions tangibles: surtaxe sur les bénéfices de 300 grandes entreprises [28] rapportant 8 milliards d’euros [29]. Vallaud juge que ces propositions « permettent d’envisager la non-censure » [30]. Un calcul froid, davantage qu’une adhésion.
Car le PS joue sa crédibilité sur deux tableaux contradictoires. D’un côté, il a besoin de démontrer qu’il peut peser - arracher des milliards aux grandes entreprises, c’est un trophée pour un parti qui cherche à se reconstruire à gauche face à La France insoumise [31]. De l’autre, chaque abstention le rapproche d’un rôle de béquille gouvernementale qu’Éric Coquerel [32], président de la commission des finances (LFI), s’empresse de dénoncer: « Des cailloux autour d’un gigantesque volume de baisses et de coupes budgétaires » [33], raille-t-il, dénonçant 20 milliards de coupes [34] et zéro euro sur les ultrariches. Romain Eskenazi [35], député socialiste, a posé la clause explicite: « ce n’est pas un chèque en blanc » [36]. Traduction diplomatique: le soutien s’arrête à la prochaine concession refusée. À l’approche des sénatoriales de septembre 2026 [37] et de la présidentielle, cette posture d’abstention constructive deviendra intenable: soit le PS bascule dans l’opposition franche, soit il assume une alliance de gouvernement. Pour l’heure, il gagne du temps. Lecornu aussi.
L’autre silence: la Droite républicaine
Le PS n’a pas voté seul la non-censure. La Droite républicaine s’est elle aussi abstenue [38], contribuant autant que les socialistes à la survie du gouvernement. Pourtant, aucune des sources consultées pour cet article ne développe les motivations internes de la DR. On devine un calcul identique à celui du PS côté gauche: ne pas porter la responsabilité d’une crise politique à quatorze mois de la présidentielle, tout en préservant une distance critique. Mais là où le PS négocie publiquement ses contreparties, la DR encaisse en silence. Bruno Retailleau [39], investi candidat LR à la présidentielle, n’a aucun intérêt tactique à faire tomber un gouvernement qu’il pourrait blâmer à loisir jusqu’en 2027.
Le cadre constitutionnel qui coince
L’article 49 alinéa 3 de la Constitution du 4 octobre 1958 dispose que « le Premier ministre peut, après délibération du conseil des ministres, engager la responsabilité du gouvernement devant l’Assemblée nationale sur le vote d’un projet de loi de finances ou de financement de la sécurité sociale. Dans ce cas, ce projet est considéré comme adopté, sauf si une motion de censure, déposée dans les vingt-quatre heures qui suivent, est votée dans les conditions prévues à l’alinéa précédent ». L’alinéa précédent, le 49 al. 2, fixe le seuil: la motion n’est adoptée qu’à la majorité absolue des membres composant l’Assemblée - soit 289 voix [40].
Le 27 janvier 2026 [41], la motion déposée par LFI, les écologistes et les communistes [31] a recueilli 267 voix [42]. Celle du RN [43], 140 [44]. Le seuil n’a pas été franchi, faute du soutien du PS et de la DR [38]. Le gouvernement tient - à 22 voix près. Yaël Braun-Pivet [45], présidente de l’Assemblée, avait suggéré un changement de procédure. Rien n’a bougé.
Ce mécanisme n’a rien d’inédit. On se souvient que sous Élisabeth Borne, entre 2022 et 2024, le 49.3 a été dégainé à une fréquence record - 23 fois selon plusieurs sources, notamment sur la réforme des retraites. Et on se souvient surtout de Michel Barnier, renversé en décembre 2024 par une motion de censure qui avait, elle, franchi le seuil des 289 voix. Lecornu marche sur cette ligne de crête. Il n’a pas encore chuté. Pas encore.
La voix des opposants: une démocratie en « mise en scène »
Christine Arrighi [46], députée du groupe Écologiste et social, a défendu la motion de censure de gauche. Sa phrase résume le procès fait à la méthode: « Ce n’est plus un débat budgétaire normal, c’est une mise en scène où le Parlement et les citoyens qu’il représente sont tenus à distance » [47]. Edwige Diaz [48], qui a conduit la charge au nom du groupe RN [43] contre l’utilisation du 49.3, y voit une « trahison de plus » [49]: « Il s’était engagé, la main sur le cœur, à ne pas avoir recours au 49.3. C’est très grave, parce que cela discrédite encore davantage la parole politique » [50]. Sur les faits, elle n’a pas tort. Lecornu l’a promis. Lecornu l’a brisé.
L’angle mort: l’opinion ne veut pas la chute
L’opinion désapprouve la méthode mais refuse ses conséquences. Selon Odoxa, 53 % jugent le recours aux ordonnances non justifié [51]. Mais 52 % ne souhaitent pas que les députés votent la censure [52]. 74 % redoutent des conséquences économiques graves [53] en cas de chute du gouvernement. 64 % craignent une crise financière [54]. Gaël Sliman [55], président d’Odoxa, analyse un basculement: en novembre 2024 [56], 54 % approuvaient encore la censure. Plus aujourd’hui. La peur du vide protège Lecornu mieux que sa méthode.
La cote grimpe, le socle s’effrite
Paradoxe: le Premier ministre gagne en popularité. 29 % de satisfaction selon Le Point, +4 points [57][58]. +8 points chez les électeurs LFI [59], +7 chez ceux du RN [60]. Mais il perd 6 points chez les Renaissance-MoDem-Horizons [61] et 11 chez les Républicains [62], dont 55 % lui sont défavorables [63]. Il séduit à la marge, il agace sa base. Un socle qui fuit n’est pas un socle.
Pourquoi maintenant: l’ombre de 2027
Tout se joue sur un calendrier. Présidentielle en mai 2027 [64]. Sénatoriales en septembre 2026 [37]. Bruno Retailleau [39] investi candidat LR. Jordan Bardella [65] à 33 %, Marine Le Pen [66] à 30 % en opinions favorables. Édouard Philippe [67], lui, s’effondre: 18 % d’avis favorables aujourd’hui [68] contre 36 % en mars 2024 [69], -22 points auprès des sympathisants LR [70]. Le couloir central se rétrécit.
Dans ce paysage, la séquence 49.3 est un test présidentiel déguisé pour Lecornu. Deux lectures s’affrontent. La première, celle qu’il promeut: briser sa promesse pour éviter « le désordre » [25] est la preuve d’un pragmatisme d’État - ce qu’Attal n’a pas su faire, ce que Philippe n’a plus l’occasion de démontrer. Les +8 points LFI [59] et +7 RN [60] tendraient à valider cette hypothèse: Lecornu gagne chez les électeurs protestataires précisément parce qu’il assume le désaveu de sa propre parole - un signe, à leurs yeux, qu’il n’est pas tout à fait le Macronien qu’ils exècrent. La seconde lecture, celle de ses adversaires: la promesse brisée disqualifie toute candidature future. Le -11 points chez les LR [62] valide cette hypothèse adverse - ceux qui partageaient son électorat naturel lui reprochent l’inconstance. C’est précisément à cause de cette ambiguïté stratégique que Lecornu répète: « Je ne suis pas candidat, je n’ai pas d’ambition présidentielle » [71], déclarait-il au Parisien le 7 mars [72]. Personne n’y croit vraiment. Personne non plus ne peut, à ce stade, trancher si le 49.3 du 19 janvier a enterré sa candidature ou posé sa première pierre.
Ce qui dérange dans ce récit
Dans son intervention depuis Matignon le 24 novembre [73], Sébastien Lecornu dénonçait le « cynisme de certains partis » [74] et pointait du doigt les candidats à la présidentielle pour qui « le compromis n’est pas compatible avec leur propre stratégie électorale » [75]. Le reproche est recevable: il est vrai qu’une partie des oppositions instrumentalise la procédure parlementaire pour se construire un profil de 2027. Mais la rhétorique se retourne contre celui qui la manie.
Sébastien Lecornu accuse ses adversaires de calculer électoralement tout en utilisant lui-même un outil constitutionnel - le 49.3 - qu’il avait solennellement exclu trois mois plus tôt. L’accusateur et l’accusé se confondent: comment dénoncer le cynisme tactique d’autrui quand on a soi-même transigé avec sa parole la plus publique? La manœuvre rhétorique est classique - détourner l’attention de sa propre contradiction en exhibant celle des autres - mais elle épuise son rendement à mesure que la promesse du 3 octobre [4] s’éloigne. Lecornu ne peut être en même temps le moraliste du compromis et l’ingénieur de son contournement. En l’espèce, il est les deux. Et c’est précisément ce qui nourrit le soupçon d’une parole d’État devenue jetable - celle-là même qu’Edwige Diaz qualifie de discréditée [50]. Le cynisme n’est pas seulement dans l’opposition. Il est aussi dans la promesse faite à l’automne [76] et brisée en hiver. Circulez.
Verdict
La « méthode Lecornu » n’a pas échoué faute de talent. Elle a échoué parce qu’un Parlement sans majorité absolue ne produit pas de compromis durables sur un budget de l’État - seulement des armistices. Les institutions, conçues pour le fait majoritaire, n’ont pas été pensées pour ça. Emmanuel Macron [77] n’a pas su instaurer un mode de fonctionnement adapté depuis 2022 [78]. Lecornu improvise. Jusqu’à la prochaine motion. Jusqu’en mai 2027 [64]. On connaît la chanson.
Sources
Voir le détail de chaque fait sourcé (78)
-
Sébastien Lecornu - Premier ministre qui a réactivé le 49.3
« La position était devenue trop difficile à tenir pour Sébastien Lecornu »
ouest-france.fr ↗ ↩ -
trois mois et demi - Durée écoulée avant le retour du 49.3 sur la scène politique
« Trois mois et demi, soit quinze semaines: c'est le temps qu'il aura fallu attendre avant que l'article 49.3 fasse son retour »
ouest-france.fr ↗ ↩ -
quinze semaines - Durée équivalente avant le retour du 49.3
« Trois mois et demi, soit quinze semaines: c'est le temps qu'il aura fallu attendre »
ouest-france.fr ↗ ↩ -
3 octobre - Date de l'annonce du refus d'utiliser le 49.3
« Le 3 octobre, en pleine crise politique, le Premier ministre annonce »
ouest-france.fr ↗ ↩ -
Sébastien Lecornu annonce le refus d'utiliser le 49.3 - Annonce solennelle du 3 octobre 2025
« Le 3 octobre, en pleine crise politique, le Premier ministre annonce dans une allocution solennelle que son exécutif se refusera à enclencher toute procédure via le 49.3 »
ouest-france.fr ↗ ↩ -
Innover, c'est assumer des ruptures. - Déclaration du Premier ministre le 3 octobre
« « Innover, c'est assumer des ruptures. » »
ouest-france.fr ↗ ↩ -
19 janvier 2026 - Date du retour du 49.3 par Sébastien Lecornu
« ce lundi 19 janvier 2026 »
ouest-france.fr ↗ ↩ -
avec une certaine forme de regret et un peu d'amertume - Sentiment exprimé par Sébastien Lecornu en annonçant le recours au 49.3
« C'est "avec une certaine forme de regret et un peu d'amertume" que Sébastien Lecornu a annoncé qu'il avait opté pour recourir au 49.3 »
lcp.fr ↗ ↩ -
bâtir des compromis avant, pendant et après les séances - Nouvelle méthode annoncée par le gouvernement
« « bâtir des compromis avant, pendant et après les séances » »
ouest-france.fr ↗ ↩ -
premier ministre le plus faible de la Ve République - Autodéfinition de Sébastien Lecornu
« le « premier ministre le plus faible de la Ve République », comme il se définit lui-même »
lemonde.fr ↗ ↩ -
juillet 2024 - Date des législatives après lesquelles trois premiers ministres se sont succédé
« Elle remonte au lendemain des législatives de juillet 2024. Depuis lors, trois premiers ministres se sont succédé »
theconversation.com ↗ ↩ -
mardi 9 décembre - Date du vote du PLFSS en deuxième lecture
« En parvenant à faire adopter son projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS) en deuxième lecture, mardi 9 décembre »
lemonde.fr ↗ ↩ -
247 voix pour - Résultat du vote du budget de la Sécurité sociale
« Avec 247 voix pour, 234 voix contre et 93 abstentions »
lemonde.fr ↗ ↩ -
234 voix contre - Résultat du vote du budget de la Sécurité sociale
« Avec 247 voix pour, 234 voix contre et 93 abstentions »
lemonde.fr ↗ ↩ -
93 abstentions - Résultat du vote du budget de la Sécurité sociale
« Avec 247 voix pour, 234 voix contre et 93 abstentions »
lemonde.fr ↗ ↩ -
Renaissance - Groupe parlementaire ayant voté pour le budget de la Sécurité sociale
« Le budget de la « Sécu » du gouvernement Lecornu II parvient à rassembler les voix des groupes de Renaissance »
lemonde.fr ↗ ↩ -
Mouvement démocrate (MoDem) - Groupe parlementaire ayant voté pour le budget de la Sécurité sociale
« les voix des groupes de Renaissance, du Mouvement démocrate (MoDem) »
lemonde.fr ↗ ↩ -
Parti socialiste (PS) - Partenaire du compromis parlementaire pour l'adoption du budget
« sa méthode, fondée sur la recherche d'un compromis parlementaire avec le Parti socialiste (PS) »
lemonde.fr ↗ ↩ -
Les Ecologistes - Groupe parlementaire s'étant abstenu majoritairement
« les abstentions, majoritaires chez Les Ecologistes, Les Républicains (LR) et Horizons »
lemonde.fr ↗ ↩ -
Les Républicains (LR) - Groupe parlementaire s'étant abstenu majoritairement
« les abstentions, majoritaires chez Les Ecologistes, Les Républicains (LR) et Horizons »
lemonde.fr ↗ ↩ -
Horizons - Groupe parlementaire s'étant abstenu majoritairement
« les abstentions, majoritaires chez Les Ecologistes, Les Républicains (LR) et Horizons »
lemonde.fr ↗ ↩ -
Sébastien Lecornu - Premier ministre ayant fait voter le budget de la Sécurité sociale
« Sébastien Lecornu a gagné son pari de faire voter le budget de la « Sécu » dans une Assemblée nationale sans majorité »
lemonde.fr ↗ ↩ -
trois mois - Durée d'examen parlementaire du budget
« les trois mois d'examen parlementaire ne soldent pas un échec de méthode »
theconversation.com ↗ ↩ -
C'est un semi-succès, semi-échec - Jugement du Premier ministre sur sa décision d'utiliser le 49.3
« « C'est un semi-succès, semi-échec », a jugé le Premier ministre »
ouest-france.fr ↗ ↩ -
Mais pour tenir parole, il faudrait que je m'entête. (.) Et j'ai bien compris qu'en m'entêtant trop longtemps, je serais moi-même source de désordre - Explication de Sébastien Lecornu sur sa décision d'utiliser le 49.3
« "Mais pour tenir parole, il faudrait que je m'entête. (.) Et j'ai bien compris qu'en m'entêtant trop longtemps, je serais moi-même source de désordre", a expliqué le locataire de Matignon »
lcp.fr ↗ ↩ -
Sébastien Lecornu a déclenché le 49.3 pour faire passer la partie recette du budget - Action du Premier ministre concernant le budget 2026
« Hier, cette ligne rouge a cédé sous la pression d'un calendrier budgétaire enlisé »
ladepeche.fr ↗ ↩ -
Boris Vallaud - Président du groupe PS à l'Assemblée nationale
« Boris Vallaud, président du groupe PS à l'Assemblée nationale, affirmait ainsi hier »
ladepeche.fr ↗ ↩ -
300 grandes entreprises - Nombre d'entreprises concernées par la surtaxe sur les bénéfices
« la proposition socialiste de surtaxe sur les bénéfices de 300 grandes entreprises »
lcp.fr ↗ ↩ -
huit milliards d'euros - Rendement de la surtaxe sur les bénéfices de 300 grandes entreprises en 2026 et 2025
« pour un rendement de huit milliards d'euros en 2026, comme en 2025 »
lcp.fr ↗ ↩ -
permettent d'envisager la non-censure - Déclaration de Boris Vallaud sur les propositions du Premier ministre
« les propositions du Premier ministre "permettent d'envisager la non-censure" des socialistes »
ladepeche.fr ↗ ↩ -
La France insoumise (LFI), écologistes, communistes - Groupes ayant déposé la première motion de censure
« la première déposée par La France insoumis (LFI) associée aux écologistes et aux communistes »
france24.com ↗ ↩ -
Eric Coquerel - Président de la commission des finances, La France insoumise
« le président de la commission des finances, Eric Coquerel (La France insoumise) »
lcp.fr ↗ ↩ -
Des cailloux autour d'un gigantesque volume de baisses et de coupes budgétaires - Critique d'Eric Coquerel sur les concessions faites au Parti socialiste
« "Des cailloux autour d'un gigantesque volume de baisses et de coupes budgétaires", a critiqué le président de la commission des finances »
lcp.fr ↗ ↩ -
20 milliards de coupes budgétaires - Montant des coupes budgétaires selon Eric Coquerel
« ce budget, c'est 20 milliards de coupes budgétaires, et c'est zéro euro sur les ultrariches »
lcp.fr ↗ ↩ -
Romain Eskenazi - Député et porte-parole du groupe socialiste
« le député et porte-parole du groupe, Romain Eskenazi »
lcp.fr ↗
⚠️ Note INFO.FR: Le fact_bank qualifie Romain Eskenazi de 'porte-parole du groupe socialiste' cette fonction n'a pas pu être confirmée par une source indépendante au moment de la vérification. ↩ -
ce n'[était] pas un chèque en blanc - Précision de Romain Eskenazi sur le soutien socialiste au gouvernement
« "ce n'[était] pas un chèque en blanc" donné à Sébastien Lecornu "pour les douze mois qui viennent" »
lcp.fr ↗ ↩ -
septembre 2026 - Date des sénatoriales
« les sénatoriales de septembre 2026 »
publicsenat.fr ↗ ↩ -
Parti socialiste (PS) et Droite républicaine (DR) - Groupes ayant décidé de ne pas approuver les motions de censure
« les députés du Parti socialiste (PS) et ceux de la Droite républicaine (DR) ayant décidé de ne pas les approuver »
france24.com ↗ ↩ -
Bruno Retailleau - Président des Républicains, candidat à la présidentielle
« Le président des Républicains a été investi par son parti pour l'élection présidentielle »
publicsenat.fr ↗ ↩ -
289 voix - Nombre minimum de voix nécessaires pour renverser le gouvernement
« L'une ou l'autre devait obtenir au minimum 289 voix pour renverser le gouvernement »
france24.com ↗ ↩ -
27 janvier 2026 - Date du rejet des motions de censure par l'Assemblée nationale
« L'Assemblée nationale a de nouveau repoussé mardi deux motions de censure »
france24.com ↗ ↩ -
267 voix - Nombre de voix obtenues par la motion de censure de La France insoumise, écologistes et communistes
« la première déposée par La France insoumis (LFI) associée aux écologistes et aux communistes - qui a recueilli 267 voix »
france24.com ↗ ↩ -
Rassemblement national (RN) - Groupe ayant déposé la seconde motion de censure
« la seconde défendue par le Rassemblement national (RN) »
france24.com ↗ ↩ -
140 députés - Nombre de voix obtenues par la motion de censure du Rassemblement national
« la seconde défendue par le Rassemblement national (RN) - approuvée par 140 députés »
france24.com ↗ ↩ -
Braun-Pivet - Présidente de l'Assemblée nationale ayant suggéré un changement de procédure
« comme l'a suggéré la présidente de l'Assemblée nationale Braun-Pivet »
theconversation.com ↗ ↩ -
Christine Arrighi - Députée du groupe Écologiste et social ayant défendu la motion de censure de gauche
« la députée du groupe Écologiste et social, Christine Arrighi, a défendu mardi après-midi la motion de censure »
france24.com ↗ ↩ -
Ce n'est plus un débat budgétaire normal, c'est une mise en scène où le Parlement et les citoyens qu'il représente sont tenus à distance - Déclaration de Christine Arrighi sur le processus budgétaire
« Ce n'est plus un débat budgétaire normal, c'est une mise en scène où le Parlement et les citoyens qu'il représente sont tenus à distance »
france24.com ↗ ↩ -
Edwige Diaz - Députée ayant critiqué l'utilisation du 49.3
« a pour sa part fustigé Edwige Diaz »
lcp.fr ↗ ↩ -
trahison de plus - Qualification par Edwige Diaz de l'utilisation du 49.3
« L'utilisation du 49.3 par le Premier ministre sera une "trahison de plus", a pour sa part fustigé Edwige Diaz »
lcp.fr ↗ ↩ -
Il s'était engagé, la main sur le cœur, à ne pas avoir recours au 49.3. C'est très grave, parce que cela discrédite encore davantage la parole politique - Critique d'Edwige Diaz sur le manquement à l'engagement du Premier ministre
« "Il s'était engagé, la main sur le cœur, à ne pas avoir recours au 49.3. C'est très grave, parce que cela discrédite encore davantage la parole politique" »
lcp.fr ↗ ↩ -
53 % - Pourcentage de Français jugeant le recours aux ordonnances non justifié
« le recours aux ordonnances était jugé "non justifié" par 53 % des Français »
ladepeche.fr ↗ ↩ -
52 % - Pourcentage de Français ne souhaitant pas que les députés votent la censure en cas d'utilisation du 49.3
« Une courte majorité de Français, 52 % contre 48 %, ne souhaitaient pas que les députés votent la censure »
ladepeche.fr ↗ ↩ -
74 % - Pourcentage de Français redoutant des conséquences économiques graves d'une chute du gouvernement
« 74 % redoutent des conséquences économiques graves »
ladepeche.fr ↗ ↩ -
64 % - Pourcentage de Français craignant une crise financière en cas de chute du gouvernement
« 64 % craignent même une crise financière »
ladepeche.fr ↗ ↩ -
Gaël Sliman - Président d'Odoxa
« analyse Gaël Sliman, président d'Odoxa »
ladepeche.fr ↗ ↩ -
novembre 2024 - Période de la séquence Barnier concernant les sondages sur la censure
« en novembre 2024, ils étaient encore 54 % à approuver une censure »
ladepeche.fr ↗ ↩ -
29 % - Cote de satisfaction actuelle de Sébastien Lecornu
« sa cote de popularité a augmenté de 4 points pour atteindre 29 % de satisfaction »
lepoint.fr ↗ ↩ -
4 points - Augmentation de la cote de popularité de Sébastien Lecornu
« sa cote de popularité a augmenté de 4 points pour atteindre 29 % de satisfaction »
lepoint.fr ↗ ↩ -
8 points - Progression de Lecornu auprès des électeurs de La France insoumise
« il gagne 8 points auprès des électeurs de La France insoumise »
lepoint.fr ↗ ↩ -
7 points - Progression de Lecornu chez les électeurs du Rassemblement national
« 7 points chez ceux du Rassemblement national »
lepoint.fr ↗ ↩ -
6 points - Perte de satisfaction du Premier ministre chez les partisans Renaissance-MoDem-Horizons
« le Premier ministre perd 6 points de satisfaction chez les partisans de Renaissance-MoDem-Horizons »
lepoint.fr ↗ ↩ -
11 points - Perte de satisfaction du Premier ministre chez les partisans des Républicains
« perd 11 points chez ceux des Républicains »
lepoint.fr ↗ ↩ -
55 % - Proportion d'opinions défavorables au Premier ministre chez les partisans des Républicains
« dont 55 % des opinions lui sont défavorables »
lepoint.fr ↗ ↩ -
mai 2027 - Date de fin du quinquennat présidentiel
« probablement jusqu'à la fin du quinquennat, en mai 2027 »
lefigaro.fr ↗ ↩ -
33 % - Opinions favorables actuelles à Jordan Bardella
« Jordan Bardella (33 %, -4 points) »
lepoint.fr ↗
⚠️ Note INFO.FR: La source Le Point indique 33 % d'opinions favorables à Jordan Bardella, mais le baromètre Le Point/Cluster17 de janvier 2026 le crédite en réalité de 38 %. Écart non expliqué dans les sources consultées. ↩ -
30 % - Opinions favorables actuelles à Marine Le Pen
« Marine Le Pen (30 %, -3 points) »
lepoint.fr ↗ ↩ -
Édouard Philippe - Maire du Havre et président d'Horizons
« Édouard Philippe, maire du Havre et président d'Horizons »
lepoint.fr ↗ ↩ -
18 % - Avis favorables actuels à Édouard Philippe
« à seulement 18 % aujourd'hui »
lepoint.fr ↗ ↩ -
36 % - Avis favorables à Édouard Philippe en mars 2024
« passant de 36 % d'avis favorables en mars 2024 »
lepoint.fr ↗ ↩ -
22 points - Perte d'avis favorables à Édouard Philippe auprès des sympathisants de LR
« 22 points auprès de ceux de LR »
lepoint.fr ↗ ↩ -
Je ne suis pas candidat, je n'ai pas d'ambition présidentielle. Et je n'ai pas de double discours là-dessus - Déclaration de Sébastien Lecornu sur sa candidature à la présidentielle 2027
« Je ne suis pas candidat, je n'ai pas d'ambition présidentielle. Et je n'ai pas de double discours là-dessus »
lanouvellerepublique.fr ↗ ↩ -
samedi 7 mars - Date de la déclaration de Lecornu au Parisien
« a déclaré Sébastien Lecornu au Parisien, samedi 7 mars »
lanouvellerepublique.fr ↗ ↩ -
24 novembre - Date de la prise de parole de Lecornu depuis Matignon
« ce lundi 24 novembre »
bfmtv.com ↗ ↩ -
cynisme de certains partis - Dénonciation par Lecornu du comportement de certains partis
« dénonce le "cynisme de certains partis" »
bfmtv.com ↗ ↩ -
Certains candidats à l'élection présidentielle estiment au fond que le compromis n'est pas compatible avec leur propre stratégie électorale - Critique de Lecornu envers les candidats à la présidentielle
« "Certains candidats à l'élection présidentielle estiment au fond que le compromis n'est pas compatible avec leur propre stratégie électorale" »
bfmtv.com ↗ ↩ -
automne - Période à laquelle Sébastien Lecornu avait promis de ne pas recourir au 49.3
« À l'automne, Sébastien Lecornu avait promis de ne pas recourir à l'article 49.3 »
ladepeche.fr ↗ ↩ -
Emmanuel Macron - Président de la République responsable de l'erreur de nomination des premiers ministres
« S'appuyant sur les institutions et le fait majoritaire jusqu'en 2022, Emmanuel Macron n'a pas su, depuis, instaurer un mode de fonctionnement adapté »
theconversation.com ↗ ↩ -
2022 - Année jusqu'à laquelle Emmanuel Macron s'est appuyé sur les institutions et le fait majoritaire
« S'appuyant sur les institutions et le fait majoritaire jusqu'en 2022 »
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Sources
- Budget de la « Sécu » : avec la méthode du compromis, Sébastien Lecornu réussit son pari
- La « méthode Lecornu » a-t
- Rencontres avec les partis, votes thématiques : Lecornu tente une « méthode un peu différente » sur le budget
- "Avec regret", Sébastien Lecornu utilise le 49.3 sur le budget... Quelles réactions à l'Assemblée ? | LCP
- Présidentielle 2027 : Sébastien Lecornu grimpe, Édouard Philippe chute
- Assemblée nationale : Lecornu échappe aux motions de censure, le budget transmis au Sénat
- Retour du 49.3 : Lecornu espère éviter la censure et rester à Matignon malgré la rupture de sa promesse
- Sébastien Lecornu plus populaire qu’Emmanuel Macron, mais jugé trop dépendant du président pour s’imposer en 2027
- Présidentielle 2027 : le premier ministre, Sébastien Lecornu, réaffirme qu’il n’est pas candidat
- Budget 2026 : abandonné il y a trois mois, réactivé aujourd’hui… Comment le 49.3 a fait son retour en force
- Budget: Sébastien Lecornu dénonce le "cynisme de certains partis" mais assure qu'il y a "une majorité à l'Assemblée" pour voter le texte