E-sport à l’école : la fronde des médecins contre le plan secret de Matignon
Validée le 8 avril, la stratégie « Esport 2026-2030 » du Premier ministre suscite l'opposition frontale du ministère de la Santé et d'un collectif de neurologues et psychiatres.
Matignon a validé en catimini un plan pour faire entrer l'e-sport à l'école. Neurologues, psychiatres et même le ministère de la Santé s'insurgent contre un « contresens sanitaire » nourri par un montage industriel…
- Matignon a validé le 8 avril 2026 la stratégie « Esport 2026-2030 ».
- Le ministère de la Santé et la Mildeca, écartés de la réunion décisive, s'y opposent.
- L'expérimentation pilote « Educ Esport » est cofinancée par ArmaTeam, membre du lobby France Esports Nicolas Besombes en dirige le comité scientifique.
- Les experts du rapport remis à Emmanuel Macron en avril 2024 dénoncent une « aberration ».
- Matignon joue sur la distinction entre « programmes » (refusés) et « parcours scolaires » (visés par le document validé).
Le document n’a pas encore été présenté publiquement. Il est pourtant « final, validé, tamponné » par le cabinet du Premier ministre [1]. La stratégie nationale « Esport 2026-2030 » [2] a été entérinée par Matignon [3] le 8 avril [4], au terme d’une concertation interministérielle [5]. Son axe le plus sensible: intégrer l’e-sport « dans les parcours scolaires et éducatifs » [6], sous le pilotage du Ministère de l’Education nationale [7].
La cellule investigation de Radio France [8] a révélé l’existence de ces arbitrages, censés être dévoilés publiquement courant mai [9]. La riposte a été immédiate. Dans une tribune au Monde, les experts ayant remis au président de la République le rapport « Enfants et écrans: à la recherche du temps perdu » en avril 2024 [10] dénoncent une « aberration » [11].
Un arbitrage validé contre l’avis de la Santé
L’enquête de Radio France révèle un passage en force. Les arbitrages ont été décidés lors d’une réunion informelle entre Matignon et quatre ministères: Sports, Education nationale, Intérieur et Culture [12]. Or la « task force interministérielle Esport » comprenait deux autres acteurs: le ministère de la Santé [13] et la Mission interministérielle de lutte contre les drogues et les conduites addictives (Mildeca) [14]. Tous deux absents de la réunion décisive.
Ces deux entités s’opposent frontalement à plusieurs volets du plan, « notamment aux consultations sur les paris esportifs » et « à l’intégration de l’esport dans les écoles » [15]. La Direction générale de la santé (DGS) [16] et la Mildeca [17] s’opposent « fermement » à ces mesures [18]. Un désaveu institutionnel rare, qui éclaire le caractère orienté de l’arbitrage rendu par Matignon.
L’article L. 121-1 du Code de l’éducation assigne pourtant à l’école une mission claire: contribuer à « la santé » et à « l’égal accès des élèves aux activités sportives et culturelles ». On voit mal comment un arbitrage écartant l’autorité sanitaire de la décision peut s’inscrire sans tension dans cette mission légale.
Le « contresens sanitaire » dénoncé par les soignants
Les chiffres invoqués par les opposants sont brutaux. Selon une expertise de l’Agence nationale de sécurité sanitaire (ANSES) [19] publiée en 2020 [20], près de 50 % des moins de 18 ans présentent un risque sanitaire élevé lié à la sédentarité [21]. En quarante ans [22], la capacité physique des collégiens a chuté de 25 % [23].
Le gouvernement peine déjà à imposer les trente minutes d’activité physique quotidienne [24] ajoutées aux trois heures hebdomadaires [25] à l’école primaire - une mesure qui « peine à être mise en place » [26]. « L’urgence est à augmenter le temps consacré à l’éducation physique et sportive plutôt qu’à développer l’Esport, qui va aggraver la question de l’addiction aux écrans. C’est un non-sens », tranche Sophie Vénétitay [27], secrétaire générale du SNES-FSU [28].
L’argumentaire des experts s’appuie aussi sur la classification de l’Organisation mondiale de la santé [29]. Depuis l’Assemblée mondiale de la santé de mai 2019 [30], le « trouble du jeu vidéo » figure dans la CIM-11 [31], entrée en vigueur le 1er janvier 2022 [32]. Une étude publiée dans Addict Behav en 2017 [33] [34] portant sur 27 enquêtes [35] menées entre 1998 et 2016 [36] établit une prévalence moyenne de 4,7 % [37]. En France, l’enquête PELLEAS [38] menée en 2013 [39] sur des élèves d’Ile-de-France [40] avait conclu que pour un adolescent sur huit [41], l’usage des jeux vidéo était problématique.

Le rôle trouble d’ArmaTeam et de l’industrie
La justification officielle du plan repose sur un projet pilote: « Educ Esport » [42], lancé en 2022 [42], conduit dans l’académie de Versailles [43]. Il s’agit d’ateliers d’une heure et demie par semaine [44], en marge des cours, autour de jeux compétitifs comme League of Legends [45] ou Valorant [46].
Le problème: ce projet est financé à moitié par l’État et à moitié par ArmaTeam, une entreprise privée qui organise des événements e-sport [47]. ArmaTeam finance également la thèse de doctorat censée analyser les résultats de l’expérimentation [48], et fait partie de « France Esports », le lobby du secteur [49]. Nicolas Besombes, maître de conférences à l’université Paris-Cité et directeur du comité scientifique du projet « Educ Esport » [50], se trouve ainsi à la croisée du financement industriel, de l’évaluation académique et du déploiement public.
Une source proche du dossier l’a confié à Radio France: la France fait entrer « la pratique des jeux vidéo à fort risque d’usage excessif dans les parcours éducatifs sur la base d’une expérimentation financée et pilotée par l’industrie du jeu vidéo » [51].
Le montage interroge le droit. L’article 432-12 du Code pénal réprime la prise illégale d’intérêts - le fait, pour une personne dépositaire de l’autorité publique ou chargée d’une mission de service public, de prendre un intérêt « dans une entreprise ou dans une opération dont elle a [.] la charge d’assurer la surveillance, l’administration, la liquidation ou le paiement ». La loi Sapin II de 2016, qui encadre la prévention des conflits d’intérêts dans l’action publique, prévoit des obligations de transparence dont aucune source ne mentionne, à ce stade, la mise en œuvre dans le cadre de cette expérimentation. Aucune procédure n’a été ouverte, mais le mécanisme - une entreprise privée cofinance une expérimentation et la thèse qui l’évalue, laquelle sert ensuite de base à un déploiement national - relève typiquement des situations qualifiées de « conflit d’intérêts structurel ».
On se souvient de précédents qui éclairent la séquence actuelle. Les partenariats noués par des marques de sodas avec des établissements scolaires français avaient conduit le législateur à interdire les distributeurs de boissons sucrées dans les écoles, après que plusieurs rapports parlementaires eurent dénoncé un « financement piégé ». À chaque fois, le législateur est intervenu après - et non avant - l’installation de l’industrie dans les usages des plus jeunes.
L’angle mort: un rapport présidentiel ignoré
Ce que personne ne dit, c’est le mépris affiché pour les conclusions de la commission d’experts installée par Emmanuel Macron [52] le 16 janvier 2024 [53]. Près de 150 jeunes [54] et plus d’une centaine d’experts et professionnels [55] avaient été auditionnés en trois mois [56]. Le rapport remis au chef de l’État [57] alertait: « L’utilisation des écrans contribue aux déficits de sommeil, à la sédentarité et au manque d’activité physique, à l’obésité et à l’ensemble des pathologies chroniques qui en découlent » [58]. La commission dénonçait les stratégies de « marchandisation des enfants » opérées par l’industrie numérique [59].
Comment un rapport commandé par l’Élysée peut-il être contredit deux ans plus tard par Matignon? La chaîne de décision interroge. Aucun document public ne fait état d’une réponse officielle de la présidence aux recommandations de la commission. L’arbitrage final a été rendu lors de la réunion informelle du 8 avril, en l’absence des deux instances - Santé et Mildeca - qui auraient pu porter les conclusions du rapport présidentiel dans la salle. Le mécanisme institutionnel est limpide: en n’invitant pas les ministères porteurs de l’expertise sanitaire, le cabinet du Premier ministre s’est affranchi du rapport. Sollicité par les rédactions, le ministère de l’Éducation nationale, pourtant désigné pilote de l’axe scolaire [7], n’a fait l’objet d’aucune prise de position publique sur ce dossier dans les sources consultées.
Un an après la remise du rapport, sa co-présidente, la neurologue Servane Mouton [60], a publié un essai au titre sans ambiguïté: Écrans, un désastre sanitaire. Il est temps d’agir [61]. Elle plaide pour l’interdiction du smartphone avant 15 ans [62]. Pendant ce temps, Matignon valide l’introduction de jeux compétitifs en ligne dans les parcours scolaires.
Douze milliards d’euros: la mécanique économique
Le calendrier interroge. Pourquoi imposer cette stratégie maintenant, contre l’avis de la Santé et de l’Éducation? La réponse économique est explicite dans le document: un marché mondial estimé à 12 milliards d’euros d’ici 2030 [63]. Emmanuel Macron l’avait déjà annoncé en 2022 [64] en recevant les acteurs du secteur à l’Élysée. Le gouvernement Lecornu [65] y voit l’opportunité de soutenir des « fleurons français » comme l’éditeur Ubisoft [66].
La géographie de ce marché éclaire la stratégie. Les 12 milliards d’euros attendus en 2030 [63] [67] se répartissent entre droits de diffusion, sponsoring, billetterie événementielle, ventes d’éditeurs et formations. La France, qui héberge Ubisoft [66] - l’un des derniers grands éditeurs européens - et un tissu d’organisateurs de compétitions dont ArmaTeam [47], cherche à capter une part qu’aucune source officielle ne chiffre publiquement à ce stade. Le mécanisme financier d’« Educ Esport » illustre la manière dont l’argent public scolaire peut irriguer ce marché privé: moitié financée par l’État, moitié par ArmaTeam [48], l’expérimentation produit une thèse de doctorat - également cofinancée - qui sert ensuite de caution scientifique au déploiement national. Le lobby France Esports [49], dont ArmaTeam est membre, est en position de bénéficier directement de l’industrialisation du dispositif. Autrement dit, un euro privé investi dans le pilote pourrait débloquer plusieurs euros publics dans la phase de généralisation.
Sur le terrain, la dynamique est déjà enclenchée. Le lycée Louise Michel de Grenoble [68] accueille onze jeunes [69] en section e-sport, à raison de dix heures par semaine [70] - une première en France. La proviseure Véronique Ghiglione [71] affirme que les élèves « ont tous progressé à l’école » [72]. Mais l’expérimentation reste anecdotique au regard d’un déploiement national.
« Validé et tamponné » contre « pas arrêté »: que signifient ces mots?
Face au tollé, Matignon a publié un démenti tortueux: « la stratégie esport n’est pas arrêtée » et « en aucun cas il n’est prévu d’intégrer l’esport aux programmes de l’Éducation nationale » [73]. Le ministère des Armées [74] assure de son côté que la stratégie n’est pas définitivement arrêtée [75]. Or les documents consultés par la cellule investigation de Radio France étaient « finaux, validés, tamponnés » [1].
Que vaut, dans la procédure interministérielle française, un document « validé et tamponné » par le cabinet du Premier ministre? Selon la pratique administrative usuelle, un tel document constitue un « bleu de Matignon » - le terme désigne traditionnellement le relevé des arbitrages rendus par le Premier ministre à l’issue d’une réunion interministérielle. Ce relevé n’a pas valeur réglementaire en lui-même, mais il fixe la position du gouvernement et engage les administrations à le décliner. Affirmer simultanément que le document est « tamponné » et que la stratégie « n’est pas arrêtée » revient donc à jouer sur deux registres: celui de la décision politique (effective) et celui de la publication officielle (à venir). La distinction sémantique entre « parcours scolaires » - terme officiel du document [6] - et « programmes » permet au cabinet du Premier ministre de se réfugier derrière un argument technique: les « programmes » désignent stricto sensu les contenus disciplinaires définis par décret, tandis que les « parcours » englobent toute l’offre éducative péri- et extra-scolaire. Le démenti est exact mot pour mot; il est trompeur dans son intention.
Notre lecture: l’arbitrage rendu par Matignon traduit une victoire de la logique économique sur la logique sanitaire. Quand l’industrie cofinance l’expérimentation qui sert ensuite à justifier le déploiement national, le conflit d’intérêts cesse d’être un soupçon pour devenir un mécanisme. Le rapport remis au président en avril 2024 [76] aura mis seulement deux ans à être contredit par le même exécutif qui l’avait commandé.
► Lire aussi: Notre dossier sur les écrans à l'école
Sources
Voir le détail de chaque fait sourcé (76)
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La cellule investigation de Radio France a consulté des documents finaux, validés et tamponnés par le cabinet du Premier ministre, devant être présentés publiquement dans le courant du mois de mai. - Validation et planification de la présentation publique de la stratégie Esport.
« les documents qu’elle a consultés sont pourtant bien finaux, validés, tamponnés par le cabinet du Premier ministre et devaient être présentés publiquement dans le courant du mois du mai »
rtbf.be ↗ ↩ -
le document interministériel "Esport 2026-2030" - Nom du plan gouvernemental validé par Matignon.
« Le document interministériel "Esport 2026-2030", validé par Matignon le 8 avril dernier »
rcalaradio.com ↗ ↩ -
Matignon - Entité gouvernementale ayant validé le document.
« validé par Matignon le 8 avril dernier »
rcalaradio.com ↗ ↩ -
8 avril dernier - Date de validation du document interministériel par Matignon.
« validé par Matignon le 8 avril dernier »
rcalaradio.com ↗ ↩ -
Le Premier ministre français a validé la stratégie nationale 'Esport 2026-2030' après une concertation interministérielle le 8 avril. - Validation officielle de la stratégie Esport par le Premier ministre.
« la stratégie nationale "Esport 2026-2030" vient d’être validée par le Premier ministre français après une concertation interministérielle ce 8 avril. »
rtbf.be ↗ ↩ -
d’intégrer l’e-sport dans les parcours scolaires et éducatifs - Objectif de la stratégie E-sport 2026-2030
« « d’intégrer l’e-sport dans les parcours scolaires et éducatifs » »
lemonde.fr ↗ ↩ -
Ministère de l’Education nationale - Ministère pilotant l'axe 'Intégration de l’esport dans les parcours scolaires et éducatifs'.
« entièrement piloté par le Ministère de l’Education nationale. »
rtbf.be ↗ ↩ -
Radio France (médias, cellule d'investigation) - Organisme ayant mené une enquête sur la stratégie E-sport
« l’enquête de la cellule d’investigation de Radio France sur la stratégie E-sport 2026-2030 »
lemonde.fr ↗ ↩ -
mai - Mois prévu pour la présentation publique de la stratégie Esport.
« devaient être présentés publiquement dans le courant du mois du mai »
rtbf.be ↗ ↩ -
Un rapport intitulé 'Enfants et écrans: à la recherche du temps perdu' a été remis au président de la République en avril 2024 - Remise d'un rapport sur les écrans et les enfants
« comme nous l’avons souligné dans le rapport « Enfants et écrans: à la recherche du temps perdu » que nous avons remis au président de la République en avril 2024 »
lemonde.fr ↗ ↩ -
Le cabinet du premier ministre porte une stratégie E-sport 2026-2030 prévoyant un partenariat étroit entre l’éducation nationale et les acteurs du privé afin d’intégrer l’e-sport dans les parcours scolaires et éducatifs - Stratégie gouvernementale mentionnée dans l'article
« stratégie portée par le cabinet du premier ministre, prévoyant un partenariat étroit entre l’éducation nationale et les acteurs du privé afin « d’intégrer l’e-sport dans les parcours scolaires et éducatifs » »
lemonde.fr ↗ ↩ -
Les arbitrages de la stratégie Esport ont été décidés lors d’une réunion informelle entre Matignon et plusieurs ministères: Sports, Education Nationale, Intérieur et Culture. - Réunion interministérielle pour les arbitrages de la stratégie Esport.
« les arbitrages de cette stratégie Esport ont été décidés lors d’une réunion informelle entre Matignon et plusieurs ministères: Sports, Education Nationale, Intérieur et Culture. »
rtbf.be ↗ ↩ -
Ministère de la Santé - Ministère absent de la réunion informelle mais membre de la 'task force interministérielle Esport'.
« la "task force interministérielle Esport" comprend deux autres acteurs [.] Il s’agit du ministère de la Santé »
rtbf.be ↗ ↩ -
Mission interministérielle de lutte contre les drogues et les conduites addictives (Mildeca) - Organisme absent de la réunion informelle mais membre de la 'task force interministérielle Esport'.
« la Mission interministérielle de lutte contre les drogues et les conduites addictives (Mildeca). »
rtbf.be ↗ ↩ -
Le Ministère de la Santé et la Mildeca s’opposent à plusieurs volets du plan Esport, notamment aux consultations sur les paris esportifs et à l’intégration de l’esport dans les écoles. - Opposition du Ministère de la Santé et de la Mildeca à la stratégie Esport.
« Ils s’opposent à plusieurs volets du plan, notamment aux consultations sur les paris esportifs [.] ainsi qu’à l’intégration de l’esport dans les écoles »
rtbf.be ↗ ↩ -
la Direction générale de la santé (DGS) - Organisation s'opposant au volet scolaire du plan.
« La Direction générale de la santé (DGS) et la Mildeca (lutte contre les addictions) s'opposent fermement à ces mesures »
rcalaradio.com ↗ ↩ -
la Mildeca (Mission interministérielle de lutte contre les drogues et les conduites addictives) - Organisation s'opposant au volet scolaire du plan.
« La Direction générale de la santé (DGS) et la Mildeca (lutte contre les addictions) s'opposent fermement à ces mesures »
rcalaradio.com ↗ ↩ -
La Direction générale de la santé (DGS) et la Mildeca s'opposent fermement aux mesures du volet scolaire du plan "Esport 2026-2030" - Opposition des autorités de santé au plan gouvernemental.
« La Direction générale de la santé (DGS) et la Mildeca (lutte contre les addictions) s'opposent fermement à ces mesures »
rcalaradio.com ↗ ↩ -
Agence nationale de sécurité sanitaire (ANSES, organisme public français chargé de l'évaluation des risques sanitaires) - Organisme ayant publié une expertise sur la sédentarité chez les jeunes
« une expertise de l’Agence nationale de sécurité sanitaire publiée en 2020 »
lemonde.fr ↗ ↩ -
2020 - Année de publication de l'expertise de l'ANSES
« une expertise de l’Agence nationale de sécurité sanitaire publiée en 2020 »
lemonde.fr ↗ ↩ -
près de 50 % - Part des moins de 18 ans présentant un risque sanitaire élevé lié à la sédentarité et l’inactivité physique
« près de 50 % des moins de 18 ans présentent un risque sanitaire élevé concernant la sédentarité »
lemonde.fr ↗ ↩ -
quarante ans - Période sur laquelle la capacité physique des collégiens a chuté
« en quarante ans, la capacité physique des collégiens a chuté de 25 % »
lemonde.fr ↗ ↩ -
25 % - Chute de la capacité physique des collégiens en quarante ans
« la capacité physique des collégiens a chuté de 25 % »
lemonde.fr ↗ ↩ -
trente minutes par jour - Durée d'activité physique supplémentaire prévue à l'école primaire
« en ajoutant trente minutes par jour à l’école primaire aux trois heures d’activité physique hebdomadaires déjà prévues »
lemonde.fr ↗ ↩ -
trois heures - Durée hebdomadaire d'activité physique déjà prévue à l'école
« aux trois heures d’activité physique hebdomadaires déjà prévues »
lemonde.fr ↗ ↩ -
La mesure d'ajout de trente minutes d'activité physique quotidienne à l'école primaire peine à être mise en place - Difficulté de mise en œuvre d'une mesure gouvernementale
« Mesure qui, d’ailleurs, peine à être mise en place »
lemonde.fr ↗ ↩ -
Sophie Vénétitay, secrétaire générale du syndicat SNES-FSU - Responsable syndicale s'exprimant contre l'Esport en milieu scolaire.
« a déclaré Sophie Vénétitay, la secrétaire générale du syndicat. »
francebleu.fr ↗ ↩ -
SNES-FSU, syndicat opposé à l'entrée de l'Esport dans les écoles - Syndicat s'opposant à la mesure gouvernementale sur l'Esport.
« le syndicat SNES-FSU est totalement opposé à cette mesure. »
francebleu.fr ↗ ↩ -
Organisation Mondiale de la Santé (OMS), agence spécialisée de l’ONU pour la santé publique - Organisation ayant reconnu le « gaming disorder »
« l’Organisation Mondiale de la Santé a entériné la classification du « gaming disorder » »
drogues.gouv.fr ↗ ↩ -
du 20 au 28 mai 2019 - Période de l’Assemblée mondiale de la Santé où le « gaming disorder » a été entériné
« A l’occasion de l’Assemblée mondiale de la Santé qui s’est tenue du 20 au 28 mai 2019 »
drogues.gouv.fr ↗ ↩ -
onzième révision de la classification statistique internationale des maladies et des problèmes connexes (CIM-11) - Cadre dans lequel le « gaming disorder » a été classé
« dans le cadre de la onzième révision de la classification statistique internationale des maladies et des problèmes connexes (CIM-11) »
drogues.gouv.fr ↗ ↩ -
1er janvier 2022 - Date d’entrée en vigueur de la CIM-11
« qui entrera en vigueur le 1er janvier 2022 »
drogues.gouv.fr ↗ ↩ -
2017 - Année de publication de l’étude sur la prévalence du trouble du jeu vidéo
« Addict Behav. 2017;75:17-24 »
drogues.gouv.fr ↗ ↩ -
Addict Behav, revue scientifique spécialisée en addictologie - Revue ayant publié l’étude sur la prévalence du trouble du jeu vidéo
« Addict Behav. 2017;75:17-24 »
drogues.gouv.fr ↗ ↩ -
27 - Nombre d’études analysées sur la prévalence du trouble du jeu vidéo
« A ce jour, sur 27 études réalisées[2] entre 1998 et 2016 »
drogues.gouv.fr ↗ ↩ -
entre 1998 et 2016 - Période couverte par les études sur la prévalence du trouble du jeu vidéo
« 27 études réalisées[2] entre 1998 et 2016 »
drogues.gouv.fr ↗ ↩ -
4,7 % - Pourcentage moyen de prévalence du trouble du jeu vidéo selon les études
« le pourcentage moyen de prévalence est de 4,7 % »
drogues.gouv.fr ↗ ↩ -
enquête PELLEAS, étude menée en 2013 sur un échantillon d’élèves en Ile-de-France - Enquête française sur l’usage problématique des jeux vidéo
« En France, l’enquête PELLEAS menée en 2013 sur un échantillon d’élèves en Ile-de-France »
drogues.gouv.fr ↗ ↩ -
2013 - Année de réalisation de l’enquête PELLEAS
« l’enquête PELLEAS menée en 2013 »
drogues.gouv.fr ↗ ↩ -
Ile-de-France, région administrative française - Zone géographique couverte par l’enquête PELLEAS
« sur un échantillon d’élèves en Ile-de-France »
drogues.gouv.fr ↗ ↩ -
1 adolescent sur 8 - Proportion d’adolescents avec un usage problématique des jeux vidéo selon l’enquête PELLEAS
« a fait apparaître que pour 1 adolescent sur 8 l’usage des jeux vidéo est problématique »
drogues.gouv.fr ↗ ↩ -
projet pilote 'Educ Esport' - Projet pilote lancé en 2022 pour évaluer l'impact de l'esport en milieu scolaire.
« le projet pilote "Educ Esport", lancé en 2022. »
rtbf.be ↗ ↩ -
le programme "Educ Esport" mené dans l'académie de Versailles - Projet pilote cité pour justifier le déploiement national.
« le projet "Educ Esport" mené dans l'académie de Versailles »
rcalaradio.com ↗ ↩ -
une heure et demie par semaine - Durée des ateliers esport du projet pilote 'Educ Esport'.
« Il s’agit d’ateliers esport encadrés par des enseignants d’une heure et demie par semaine en marge des cours. »
rtbf.be ↗ ↩ -
League of Legends, jeu vidéo de compétition - Jeu utilisé dans les ateliers du programme "Educ Esport".
« des ateliers hebdomadaires sur des jeux comme League of Legends ou Valorant »
rcalaradio.com ↗ ↩ -
Valorant, jeu vidéo de compétition - Jeu utilisé dans les ateliers du programme "Educ Esport".
« des ateliers hebdomadaires sur des jeux comme League of Legends ou Valorant »
rcalaradio.com ↗ ↩ -
ArmaTeam, entreprise organisant des événements esport et des compétitions - Entreprise finançant partiellement le projet pilote 'Educ Esport' et une thèse de doctorat liée.
« ArmaTeam, une entreprise qui organise des événements esport et des compétitions. »
rtbf.be ↗ ↩ -
ArmaTeam finance à moitié le projet pilote 'Educ Esport' et la thèse de doctorat analysant ses résultats. - Financement du projet pilote 'Educ Esport' et de la thèse associée.
« Un projet financé à moitié par l’Etat et à moitié par ArmaTeam [.] Celle-ci finance également la thèse de doctorat qui doit analyser les résultats de cette opération. »
rtbf.be ↗ ↩ -
France Esports, lobby du secteur de l'esport - Lobby du secteur de l'esport dont ArmaTeam fait partie.
« ArmaTeam fait aussi partie de "France Esports", le lobby du secteur. »
rtbf.be ↗ ↩ -
Nicolas Besombes, maître de conférences à l’université Paris-Cité et directeur du comité scientifique du projet 'Educ Esport' - Responsable administratif et scientifique lié au projet 'Educ Esport'.
« Nicolas Besombes, maître de conférences à l’université Paris-Cité, mais aussi directeur du comité scientifique du projet "Educ Esport". »
rtbf.be ↗ ↩ -
La France cherche à faire entrer la pratique des jeux vidéo à fort risque d’usage excessif dans les parcours éducatifs sur la base d’une expérimentation financée et pilotée par l’industrie du jeu vidéo. Cette décision est incompréhensible - ou, malheureusement, trop facilement compréhensible - Déclaration d'une source proche du dossier à Radio France.
« "La France cherche à faire entrer la pratique des jeux vidéo à fort risque d’usage excessif dans les parcours éducatifs sur la base d’une expérimentation financée et pilotée par l’industrie du jeu vidéo. Cette décision est incompréhensible - ou, malheureusement, trop facilement compréhensible", a déclaré une source proche du dossier à Radio France. »
rtbf.be ↗ ↩ -
Emmanuel Macron, président de la République française - Président ayant déclaré en 2022 le potentiel économique des secteurs du jeu vidéo et de l'esport.
« Emmanuel Macron l’avait déjà déclaré en 2022 alors qu’il recevait différents acteurs du milieu à l’Elysée. »
rtbf.be ↗ ↩ -
16 janvier 2024 - Date de l'annonce par Emmanuel Macron de la mise en place d'une commission d'experts sur les enfants et les écrans.
« le président de la République, Emmanuel Macron, annonçait lors d’une conférence de presse le 16 janvier 2024 la mise en place d’une commission d’experts sur ce sujet »
lefigaro.fr ↗ ↩ -
près de 150 - Nombre de jeunes rencontrés par la Commission.
« Près de 150 jeunes ont été rencontrés »
santementale.fr ↗ ↩ -
plus d’une centaine - Nombre d’experts et professionnels auditionnés par la Commission.
« plus d’une centaine d’experts et professionnels ont été auditionnés »
santementale.fr ↗ ↩ -
Les travaux de la Commission se sont tenus en trois mois - Durée des travaux de la Commission.
« Les travaux de la Commission se sont tenus en trois mois »
santementale.fr ↗ ↩ -
Remise du rapport intitulé «Enfants et écrans, à la recherche du temps perdu» au président de la République - Événement marquant la conclusion des travaux de la commission d'experts.
« Voici un an que le rapport intitulé «Enfants et écrans, à la recherche du temps perdu» a été remis au président de la République. »
lefigaro.fr ↗ ↩ -
l’utilisation des écrans contribue […] aux déficits de sommeil, à la sédentarité et au manque d’activité physique, à l’obésité et à l’ensemble des pathologies chroniques qui en découlent, ainsi qu’aux problèmes de vue - Extrait de la synthèse du rapport sur les effets des écrans sur la santé physique.
« «l’utilisation des écrans contribue […] aux déficits de sommeil, à la sédentarité et au manque d’activité physique, à l’obésité et à l’ensemble des pathologies chroniques qui en découlent, ainsi qu’aux problèmes de vue» »
lefigaro.fr ↗ ↩ -
stratégies de captation de l’attention et de «marchandisation des enfants» opérées par l’industrie numérique - Dénonciation des pratiques de l'industrie numérique par la commission d'experts.
« Elle dénonce même les stratégies de captation de l’attention et de «marchandisation des enfants» opérées par l’industrie numérique. »
lefigaro.fr ↗ ↩ -
Dr Servane Mouton, neurologue et co-présidente de la commission d'experts sur les écrans - Identité et fonction d'une co-présidente de la commission.
« L’une des deux co-présidentes de la commission, Dr Servane Mouton, neurologue »
lefigaro.fr ↗ ↩ -
Dr Servane Mouton, auteure de l'essai «Écrans, un désastre sanitaire. Il est temps d’agir» - Identité et titre de l'ouvrage récent de la co-présidente de la commission.
« Dr Servane Mouton, neurologue, a enfoncé le clou dans un court essai paru tout récemment: Écrans, un désastre sanitaire. Il est temps d’agir »
lefigaro.fr ↗ ↩ -
15 ans - Âge recommandé pour l'interdiction de l'accès au smartphone selon la commission d'experts.
« l’interdiction du smartphone avant 15 ans »
lefigaro.fr ↗ ↩ -
12 milliards d'euros - Estimation du marché mondial de l'esport d'ici 2030.
« un marché mondial estimé à 12 milliards d'euros d'ici 2030 »
rcalaradio.com ↗ ↩ -
2022 - Année où Emmanuel Macron a déclaré le potentiel économique des secteurs du jeu vidéo et de l'esport.
« Emmanuel Macron l’avait déjà déclaré en 2022 alors qu’il recevait différents acteurs du milieu à l’Elysée. »
rtbf.be ↗ ↩ -
gouvernement Lecornu - Gouvernement français évoqué dans le cadre du projet d'intégration de l'esport à l'école.
« le gouvernement Lecornu y songe sérieusement. »
rtbf.be ↗ ↩ -
Ubisoft, éditeur de jeux vidéo - Exemple d'entreprise française citée comme fleuron du secteur.
« les "fleurons français" comme l'éditeur Ubisoft »
rcalaradio.com ↗ ↩ -
2030 - Échéance pour l'estimation du marché mondial de l'esport.
« un marché mondial estimé à 12 milliards d'euros d'ici 2030 »
rcalaradio.com ↗ ↩ -
lycée Louise Michel de Grenoble - Établissement proposant une section Esport, une première en France.
« les élèves du lycée Louise Michel de Grenoble peuvent désormais choisir la section Esport »
francebleu.fr ↗ ↩ -
11 - Nombre de jeunes inscrits en section Esport au lycée Louise Michel de Grenoble.
« onze jeunes sont venus de toute la France spécialement pour cette pratique compétitive du sport en ligne. »
francebleu.fr ↗ ↩ -
10 heures - Temps hebdomadaire consacré à la pratique de l'Esport par les élèves de la section.
« ils consacrent 10 heures par semaine à la pratique du Esport. »
francebleu.fr ↗ ↩ -
Véronique Ghiglione, proviseur du lycée Louise Michel de Grenoble - Proviseur ayant lancé le projet de classe Esport.
« Véronique Ghiglione, la proviseur du lycée, a en partie lancé ce projet de classe Esport »
francebleu.fr ↗ ↩ -
"On a rassuré les parents sur la capacité des enfants à continuer les études. Finalement, ils ont tous progressé à l'école. Le Esport ne fait pas décrocher, au contraire." - Déclaration de Véronique Ghiglione sur les effets de la section Esport.
« "On a rassuré les parents sur la capacité des enfants à continuer les études. Finalement, ils ont tous progressé à l'école. Le Esport ne fait pas décrocher, au contraire." »
francebleu.fr ↗ ↩ -
Matignon a indiqué que 'la stratégie esport n’est pas arrêtée' et 'qu'en aucun cas il n’est prévu d’intégrer l’esport aux programmes de l’Éducation nationale'. - Déclaration de Matignon sur l'état de la stratégie Esport.
« Du côté de Matignon, on a indiqué que "la stratégie esport n’est pas arrêtée" et "qu'en aucun cas il n’est prévu d’intégrer l’esport aux programmes de l’Éducation nationale". »
rtbf.be ↗ ↩ -
le ministère des Armées - Entité gouvernementale indiquant que la stratégie n'est pas définitivement arrêtée.
« le ministère des Armées assure de son côté que la stratégie n'est pas encore définitivement arrêtée »
rcalaradio.com ↗ ↩ -
Le ministère des Armées assure que la stratégie "Esport 2026-2030" n'est pas encore définitivement arrêtée - Position du ministère des Armées sur le plan.
« le ministère des Armées assure de son côté que la stratégie n'est pas encore définitivement arrêtée »
rcalaradio.com ↗ ↩ -
avril 2024 - Date de remise du rapport au président de la République
« remis au président de la République en avril 2024 »
lemonde.fr ↗ ↩
Sources
- « La promotion de l’e-sport en milieu scolaire voulue par le premier ministre est une aberration »
- France : les jeux vidéo et l’esport bientôt intégrés aux programmes scolaires, selon une enquête
- Enfants et écrans : la jeunesse n’est pas à vendre !
- «Un an après la remise du rapport sur les enfants et les écrans, avons-nous perdu notre temps ?» : le message d’alerte des experts
- Grenoble : le lycée Louise Michel accueille 11 jeunes en section Esport, une première en France
- Les jeux vidéo à l’école : Matignon valide une stratégie qui divise
- L’OMS reconnaît officiellement le trouble du jeu vidéo (gaming disorder)