E-sport à l’école : la fronde des médecins contre le plan secret de Matignon
Validée le 8 avril, la stratégie « Esport 2026-2030 » du Premier ministre suscite l'opposition frontale du ministère de la Santé et d'un collectif de neurologues et psychiatres.
Matignon a validé en catimini un plan pour faire entrer l'e-sport à l'école. Neurologues, psychiatres et même le ministère de la Santé s'insurgent contre un « contresens sanitaire » nourri par un montage industriel…
Les enjeux
Ce qu'il faut comprendre
Conflit d'intérêts industriel
L'expérimentation justifiant le déploiement national est cofinancée par ArmaTeam, membre du lobby France Esports. L'article 432-12 du Code pénal réprime la prise illégale d'intérêts (5 ans, 500 000 €).
Désaveu sanitaire
La DGS et la Mildeca, écartées de l'arbitrage, s'opposent fermement à l'intégration de l'e-sport à l'école.
Sédentarité juvénile
Près de 50 % des moins de 18 ans présentent un risque sanitaire élevé lié à la sédentarité selon l'ANSES.
Marché de 12 milliards
L'e-sport mondial est estimé à 12 milliards d'euros d'ici 2030 ; l'argent public scolaire alimente une mécanique de captation privée via Ubisoft, ArmaTeam et France Esports.
Rapport présidentiel ignoré
Le rapport sur les écrans remis à Emmanuel Macron en avril 2024 est contredit deux ans plus tard par Matignon, sans qu'aucune réponse officielle de l'Élysée à ses recommandations ne soit documentée.
L'essentiel
Ce qu'il faut retenir
- Matignon a validé le 8 avril 2026 la stratégie « Esport 2026-2030 ».
- Le ministère de la Santé et la Mildeca, écartés de la réunion décisive, s'y opposent.
- L'expérimentation pilote « Educ Esport » est cofinancée par ArmaTeam, membre du lobby France Esports Nicolas Besombes en dirige le comité scientifique.
- Les experts du rapport remis à Emmanuel Macron en avril 2024 dénoncent une « aberration ».
- Matignon joue sur la distinction entre « programmes » (refusés) et « parcours scolaires » (visés par le document validé).
Le document n’a pas encore été présenté publiquement. Il est pourtant « final, validé, tamponné » par le cabinet du Premier ministre [1]. La stratégie nationale « Esport 2026-2030 » [2] a été entérinée par Matignon [3] le 8 avril [4], au terme d’une concertation interministérielle [5]. Son axe le plus sensible: intégrer l’e-sport « dans les parcours scolaires et éducatifs » [6], sous le pilotage du Ministère de l’Education nationale [7].
La cellule investigation de Radio France [8] a révélé l’existence de ces arbitrages, censés être dévoilés publiquement courant mai [9]. La riposte a été immédiate. Dans une tribune au Monde, les experts ayant remis au président de la République le rapport « Enfants et écrans: à la recherche du temps perdu » en avril 2024 [10] dénoncent une « aberration » [11].
Un arbitrage validé contre l’avis de la Santé
L’enquête de Radio France révèle un passage en force. Les arbitrages ont été décidés lors d’une réunion informelle entre Matignon et quatre ministères: Sports, Education nationale, Intérieur et Culture [12]. Or la « task force interministérielle Esport » comprenait deux autres acteurs: le ministère de la Santé [13] et la Mission interministérielle de lutte contre les drogues et les conduites addictives (Mildeca) [14]. Tous deux absents de la réunion décisive.
Ces deux entités s’opposent frontalement à plusieurs volets du plan, « notamment aux consultations sur les paris esportifs » et « à l’intégration de l’esport dans les écoles » [15]. La Direction générale de la santé (DGS) [16] et la Mildeca [17] s’opposent « fermement » à ces mesures [18]. Un désaveu institutionnel rare, qui éclaire le caractère orienté de l’arbitrage rendu par Matignon.
L’article L. 121-1 du Code de l’éducation assigne pourtant à l’école une mission claire: contribuer à « la santé » et à « l’égal accès des élèves aux activités sportives et culturelles ». On voit mal comment un arbitrage écartant l’autorité sanitaire de la décision peut s’inscrire sans tension dans cette mission légale.
Le « contresens sanitaire » dénoncé par les soignants
Les chiffres invoqués par les opposants sont brutaux. Selon une expertise de l’Agence nationale de sécurité sanitaire (ANSES) [19] publiée en 2020 [20], près de 50 % des moins de 18 ans présentent un risque sanitaire élevé lié à la sédentarité [21]. En quarante ans [22], la capacité physique des collégiens a chuté de 25 % [23].
Le gouvernement peine déjà à imposer les trente minutes d’activité physique quotidienne [24] ajoutées aux trois heures hebdomadaires [25] à l’école primaire - une mesure qui « peine à être mise en place » [26]. « L’urgence est à augmenter le temps consacré à l’éducation physique et sportive plutôt qu’à développer l’Esport, qui va aggraver la question de l’addiction aux écrans. C’est un non-sens », tranche Sophie Vénétitay [27], secrétaire générale du SNES-FSU [28].
L’argumentaire des experts s’appuie aussi sur la classification de l’Organisation mondiale de la santé [29]. Depuis l’Assemblée mondiale de la santé de mai 2019 [30], le « trouble du jeu vidéo » figure dans la CIM-11 [31], entrée en vigueur le 1er janvier 2022 [32]. Une étude publiée dans Addict Behav en 2017 [33] [34] portant sur 27 enquêtes [35] menées entre 1998 et 2016 [36] établit une prévalence moyenne de 4,7 % [37]. En France, l’enquête PELLEAS [38] menée en 2013 [39] sur des élèves d’Ile-de-France [40] avait conclu que pour un adolescent sur huit [41], l’usage des jeux vidéo était problématique.
Le rôle trouble d’ArmaTeam et de l’industrie
La justification officielle du plan repose sur un projet pilote: « Educ Esport » [42], lancé en 2022 [42], conduit dans l’académie de Versailles [43]. Il s’agit d’ateliers d’une heure et demie par semaine [44], en marge des cours, autour de jeux compétitifs comme League of Legends [45] ou Valorant [46].
Le problème: ce projet est financé à moitié par l’État et à moitié par ArmaTeam, une entreprise privée qui organise des événements e-sport [47]. ArmaTeam finance également la thèse de doctorat censée analyser les résultats de l’expérimentation [48], et fait partie de « France Esports », le lobby du secteur [49]. Nicolas Besombes, maître de conférences à l’université Paris-Cité et directeur du comité scientifique du projet « Educ Esport » [50], se trouve ainsi à la croisée du financement industriel, de l’évaluation académique et du déploiement public.
Une source proche du dossier l’a confié à Radio France: la France fait entrer « la pratique des jeux vidéo à fort risque d’usage excessif dans les parcours éducatifs sur la base d’une expérimentation financée et pilotée par l’industrie du jeu vidéo » [51].
Le montage interroge le droit. L’article 432-12 du Code pénal réprime la prise illégale d’intérêts - le fait, pour une personne dépositaire de l’autorité publique ou chargée d’une mission de service public, de prendre un intérêt « dans une entreprise ou dans une opération dont elle a [.] la charge d’assurer la surveillance, l’administration, la liquidation ou le paiement ». La loi Sapin II de 2016, qui encadre la prévention des conflits d’intérêts dans l’action publique, prévoit des obligations de transparence dont aucune source ne mentionne, à ce stade, la mise en œuvre dans le cadre de cette expérimentation. Aucune procédure n’a été ouverte, mais le mécanisme - une entreprise privée cofinance une expérimentation et la thèse qui l’évalue, laquelle sert ensuite de base à un déploiement national - relève typiquement des situations qualifiées de « conflit d’intérêts structurel ».
On se souvient de précédents qui éclairent la séquence actuelle. Les partenariats noués par des marques de sodas avec des établissements scolaires français avaient conduit le législateur à interdire les distributeurs de boissons sucrées dans les écoles, après que plusieurs rapports parlementaires eurent dénoncé un « financement piégé ». À chaque fois, le législateur est intervenu après - et non avant - l’installation de l’industrie dans les usages des plus jeunes.
L’angle mort: un rapport présidentiel ignoré
Ce que personne ne dit, c’est le mépris affiché pour les conclusions de la commission d’experts installée par Emmanuel Macron [52] le 16 janvier 2024 [53]. Près de 150 jeunes [54] et plus d’une centaine d’experts et professionnels [55] avaient été auditionnés en trois mois [56]. Le rapport remis au chef de l’État [57] alertait: « L’utilisation des écrans contribue aux déficits de sommeil, à la sédentarité et au manque d’activité physique, à l’obésité et à l’ensemble des pathologies chroniques qui en découlent » [58]. La commission dénonçait les stratégies de « marchandisation des enfants » opérées par l’industrie numérique [59].
Comment un rapport commandé par l’Élysée peut-il être contredit deux ans plus tard par Matignon? La chaîne de décision interroge. Aucun document public ne fait état d’une réponse officielle de la présidence aux recommandations de la commission. L’arbitrage final a été rendu lors de la réunion informelle du 8 avril, en l’absence des deux instances - Santé et Mildeca - qui auraient pu porter les conclusions du rapport présidentiel dans la salle. Le mécanisme institutionnel est limpide: en n’invitant pas les ministères porteurs de l’expertise sanitaire, le cabinet du Premier ministre s’est affranchi du rapport. Sollicité par les rédactions, le ministère de l’Éducation nationale, pourtant désigné pilote de l’axe scolaire [7], n’a fait l’objet d’aucune prise de position publique sur ce dossier dans les sources consultées.
Un an après la remise du rapport, sa co-présidente, la neurologue Servane Mouton [60], a publié un essai au titre sans ambiguïté: Écrans, un désastre sanitaire. Il est temps d’agir [61]. Elle plaide pour l’interdiction du smartphone avant 15 ans [62]. Pendant ce temps, Matignon valide l’introduction de jeux compétitifs en ligne dans les parcours scolaires.
Douze milliards d’euros: la mécanique économique
Le calendrier interroge. Pourquoi imposer cette stratégie maintenant, contre l’avis de la Santé et de l’Éducation? La réponse économique est explicite dans le document: un marché mondial estimé à 12 milliards d’euros d’ici 2030 [63]. Emmanuel Macron l’avait déjà annoncé en 2022 [64] en recevant les acteurs du secteur à l’Élysée. Le gouvernement Lecornu [65] y voit l’opportunité de soutenir des « fleurons français » comme l’éditeur Ubisoft [66].
La géographie de ce marché éclaire la stratégie. Les 12 milliards d’euros attendus en 2030 [63] [67] se répartissent entre droits de diffusion, sponsoring, billetterie événementielle, ventes d’éditeurs et formations. La France, qui héberge Ubisoft [66] - l’un des derniers grands éditeurs européens - et un tissu d’organisateurs de compétitions dont ArmaTeam [47], cherche à capter une part qu’aucune source officielle ne chiffre publiquement à ce stade. Le mécanisme financier d’« Educ Esport » illustre la manière dont l’argent public scolaire peut irriguer ce marché privé: moitié financée par l’État, moitié par ArmaTeam [48], l’expérimentation produit une thèse de doctorat - également cofinancée - qui sert ensuite de caution scientifique au déploiement national. Le lobby France Esports [49], dont ArmaTeam est membre, est en position de bénéficier directement de l’industrialisation du dispositif. Autrement dit, un euro privé investi dans le pilote pourrait débloquer plusieurs euros publics dans la phase de généralisation.
Sur le terrain, la dynamique est déjà enclenchée. Le lycée Louise Michel de Grenoble [68] accueille onze jeunes [69] en section e-sport, à raison de dix heures par semaine [70] - une première en France. La proviseure Véronique Ghiglione [71] affirme que les élèves « ont tous progressé à l’école » [72]. Mais l’expérimentation reste anecdotique au regard d’un déploiement national.
« Validé et tamponné » contre « pas arrêté »: que signifient ces mots?
Face au tollé, Matignon a publié un démenti tortueux: « la stratégie esport n’est pas arrêtée » et « en aucun cas il n’est prévu d’intégrer l’esport aux programmes de l’Éducation nationale » [73]. Le ministère des Armées [74] assure de son côté que la stratégie n’est pas définitivement arrêtée [75]. Or les documents consultés par la cellule investigation de Radio France étaient « finaux, validés, tamponnés » [1].
Que vaut, dans la procédure interministérielle française, un document « validé et tamponné » par le cabinet du Premier ministre? Selon la pratique administrative usuelle, un tel document constitue un « bleu de Matignon » - le terme désigne traditionnellement le relevé des arbitrages rendus par le Premier ministre à l’issue d’une réunion interministérielle. Ce relevé n’a pas valeur réglementaire en lui-même, mais il fixe la position du gouvernement et engage les administrations à le décliner. Affirmer simultanément que le document est « tamponné » et que la stratégie « n’est pas arrêtée » revient donc à jouer sur deux registres: celui de la décision politique (effective) et celui de la publication officielle (à venir). La distinction sémantique entre « parcours scolaires » - terme officiel du document [6] - et « programmes » permet au cabinet du Premier ministre de se réfugier derrière un argument technique: les « programmes » désignent stricto sensu les contenus disciplinaires définis par décret, tandis que les « parcours » englobent toute l’offre éducative péri- et extra-scolaire. Le démenti est exact mot pour mot; il est trompeur dans son intention.
Notre lecture: l’arbitrage rendu par Matignon traduit une victoire de la logique économique sur la logique sanitaire. Quand l’industrie cofinance l’expérimentation qui sert ensuite à justifier le déploiement national, le conflit d’intérêts cesse d’être un soupçon pour devenir un mécanisme. Le rapport remis au président en avril 2024 [76] aura mis seulement deux ans à être contredit par le même exécutif qui l’avait commandé.
► Lire aussi: Notre dossier sur les écrans à l'école
Sources
Voir le détail de chaque fait sourcé (76)
« les documents qu’elle a consultés sont pourtant bien finaux, validés, tamponnés par le cabinet du Premier ministre et devaient être présentés publiquement dans le courant du mois du mai »
rtbf.be ↗ ↩
« Le document interministériel "Esport 2026-2030", validé par Matignon le 8 avril dernier »
rcalaradio.com ↗ ↩
« validé par Matignon le 8 avril dernier »
rcalaradio.com ↗ ↩
« validé par Matignon le 8 avril dernier »
rcalaradio.com ↗ ↩
« la stratégie nationale "Esport 2026-2030" vient d’être validée par le Premier ministre français après une concertation interministérielle ce 8 avril. »
rtbf.be ↗ ↩
« « d’intégrer l’e-sport dans les parcours scolaires et éducatifs » »
lemonde.fr ↗ ↩
« entièrement piloté par le Ministère de l’Education nationale. »
rtbf.be ↗ ↩
« l’enquête de la cellule d’investigation de Radio France sur la stratégie E-sport 2026-2030 »
lemonde.fr ↗ ↩
« devaient être présentés publiquement dans le courant du mois du mai »
rtbf.be ↗ ↩
« comme nous l’avons souligné dans le rapport « Enfants et écrans: à la recherche du temps perdu » que nous avons remis au président de la République en avril 2024 »
lemonde.fr ↗ ↩
« stratégie portée par le cabinet du premier ministre, prévoyant un partenariat étroit entre l’éducation nationale et les acteurs du privé afin « d’intégrer l’e-sport dans les parcours scolaires et éducatifs » »
lemonde.fr ↗ ↩
« les arbitrages de cette stratégie Esport ont été décidés lors d’une réunion informelle entre Matignon et plusieurs ministères: Sports, Education Nationale, Intérieur et Culture. »
rtbf.be ↗ ↩
« la "task force interministérielle Esport" comprend deux autres acteurs [.] Il s’agit du ministère de la Santé »
rtbf.be ↗ ↩
« la Mission interministérielle de lutte contre les drogues et les conduites addictives (Mildeca). »
rtbf.be ↗ ↩
« Ils s’opposent à plusieurs volets du plan, notamment aux consultations sur les paris esportifs [.] ainsi qu’à l’intégration de l’esport dans les écoles »
rtbf.be ↗ ↩
« La Direction générale de la santé (DGS) et la Mildeca (lutte contre les addictions) s'opposent fermement à ces mesures »
rcalaradio.com ↗ ↩
« La Direction générale de la santé (DGS) et la Mildeca (lutte contre les addictions) s'opposent fermement à ces mesures »
rcalaradio.com ↗ ↩
« La Direction générale de la santé (DGS) et la Mildeca (lutte contre les addictions) s'opposent fermement à ces mesures »
rcalaradio.com ↗ ↩
« une expertise de l’Agence nationale de sécurité sanitaire publiée en 2020 »
lemonde.fr ↗ ↩
« une expertise de l’Agence nationale de sécurité sanitaire publiée en 2020 »
lemonde.fr ↗ ↩
« près de 50 % des moins de 18 ans présentent un risque sanitaire élevé concernant la sédentarité »
lemonde.fr ↗ ↩
« en quarante ans, la capacité physique des collégiens a chuté de 25 % »
lemonde.fr ↗ ↩
« la capacité physique des collégiens a chuté de 25 % »
lemonde.fr ↗ ↩
« en ajoutant trente minutes par jour à l’école primaire aux trois heures d’activité physique hebdomadaires déjà prévues »
lemonde.fr ↗ ↩
« aux trois heures d’activité physique hebdomadaires déjà prévues »
lemonde.fr ↗ ↩
« Mesure qui, d’ailleurs, peine à être mise en place »
lemonde.fr ↗ ↩
« a déclaré Sophie Vénétitay, la secrétaire générale du syndicat. »
francebleu.fr ↗ ↩
« le syndicat SNES-FSU est totalement opposé à cette mesure. »
francebleu.fr ↗ ↩
« l’Organisation Mondiale de la Santé a entériné la classification du « gaming disorder » »
drogues.gouv.fr ↗ ↩
« A l’occasion de l’Assemblée mondiale de la Santé qui s’est tenue du 20 au 28 mai 2019 »
drogues.gouv.fr ↗ ↩
« dans le cadre de la onzième révision de la classification statistique internationale des maladies et des problèmes connexes (CIM-11) »
drogues.gouv.fr ↗ ↩
« qui entrera en vigueur le 1er janvier 2022 »
drogues.gouv.fr ↗ ↩
« Addict Behav. 2017;75:17-24 »
drogues.gouv.fr ↗ ↩
« Addict Behav. 2017;75:17-24 »
drogues.gouv.fr ↗ ↩
« A ce jour, sur 27 études réalisées[2] entre 1998 et 2016 »
drogues.gouv.fr ↗ ↩
« 27 études réalisées[2] entre 1998 et 2016 »
drogues.gouv.fr ↗ ↩
« le pourcentage moyen de prévalence est de 4,7 % »
drogues.gouv.fr ↗ ↩
« En France, l’enquête PELLEAS menée en 2013 sur un échantillon d’élèves en Ile-de-France »
drogues.gouv.fr ↗ ↩
« l’enquête PELLEAS menée en 2013 »
drogues.gouv.fr ↗ ↩
« sur un échantillon d’élèves en Ile-de-France »
drogues.gouv.fr ↗ ↩
« a fait apparaître que pour 1 adolescent sur 8 l’usage des jeux vidéo est problématique »
drogues.gouv.fr ↗ ↩
« le projet pilote "Educ Esport", lancé en 2022. »
rtbf.be ↗ ↩
« le projet "Educ Esport" mené dans l'académie de Versailles »
rcalaradio.com ↗ ↩
« Il s’agit d’ateliers esport encadrés par des enseignants d’une heure et demie par semaine en marge des cours. »
rtbf.be ↗ ↩
« des ateliers hebdomadaires sur des jeux comme League of Legends ou Valorant »
rcalaradio.com ↗ ↩
« des ateliers hebdomadaires sur des jeux comme League of Legends ou Valorant »
rcalaradio.com ↗ ↩
« ArmaTeam, une entreprise qui organise des événements esport et des compétitions. »
rtbf.be ↗ ↩
« Un projet financé à moitié par l’Etat et à moitié par ArmaTeam [.] Celle-ci finance également la thèse de doctorat qui doit analyser les résultats de cette opération. »
rtbf.be ↗ ↩
« ArmaTeam fait aussi partie de "France Esports", le lobby du secteur. »
rtbf.be ↗ ↩
« Nicolas Besombes, maître de conférences à l’université Paris-Cité, mais aussi directeur du comité scientifique du projet "Educ Esport". »
rtbf.be ↗ ↩
« "La France cherche à faire entrer la pratique des jeux vidéo à fort risque d’usage excessif dans les parcours éducatifs sur la base d’une expérimentation financée et pilotée par l’industrie du jeu vidéo. Cette décision est incompréhensible, ou, malheureusement, trop facilement compréhensible", a déclaré une source proche du dossier à Radio France. »
rtbf.be ↗ ↩
« Emmanuel Macron l’avait déjà déclaré en 2022 alors qu’il recevait différents acteurs du milieu à l’Elysée. »
rtbf.be ↗ ↩
« le président de la République, Emmanuel Macron, annonçait lors d’une conférence de presse le 16 janvier 2024 la mise en place d’une commission d’experts sur ce sujet »
lefigaro.fr ↗ ↩
« Près de 150 jeunes ont été rencontrés »
santementale.fr ↗ ↩
« plus d’une centaine d’experts et professionnels ont été auditionnés »
santementale.fr ↗ ↩
« Les travaux de la Commission se sont tenus en trois mois »
santementale.fr ↗ ↩
« Voici un an que le rapport intitulé «Enfants et écrans, à la recherche du temps perdu» a été remis au président de la République. »
lefigaro.fr ↗ ↩
« «l’utilisation des écrans contribue […] aux déficits de sommeil, à la sédentarité et au manque d’activité physique, à l’obésité et à l’ensemble des pathologies chroniques qui en découlent, ainsi qu’aux problèmes de vue» »
lefigaro.fr ↗ ↩
« Elle dénonce même les stratégies de captation de l’attention et de «marchandisation des enfants» opérées par l’industrie numérique. »
lefigaro.fr ↗ ↩
« L’une des deux co-présidentes de la commission, Dr Servane Mouton, neurologue »
lefigaro.fr ↗ ↩
« Dr Servane Mouton, neurologue, a enfoncé le clou dans un court essai paru tout récemment: Écrans, un désastre sanitaire. Il est temps d’agir »
lefigaro.fr ↗ ↩
« l’interdiction du smartphone avant 15 ans »
lefigaro.fr ↗ ↩
« un marché mondial estimé à 12 milliards d'euros d'ici 2030 »
rcalaradio.com ↗ ↩
« Emmanuel Macron l’avait déjà déclaré en 2022 alors qu’il recevait différents acteurs du milieu à l’Elysée. »
rtbf.be ↗ ↩
« le gouvernement Lecornu y songe sérieusement. »
rtbf.be ↗ ↩
« les "fleurons français" comme l'éditeur Ubisoft »
rcalaradio.com ↗ ↩
« un marché mondial estimé à 12 milliards d'euros d'ici 2030 »
rcalaradio.com ↗ ↩
« les élèves du lycée Louise Michel de Grenoble peuvent désormais choisir la section Esport »
francebleu.fr ↗ ↩
« onze jeunes sont venus de toute la France spécialement pour cette pratique compétitive du sport en ligne. »
francebleu.fr ↗ ↩
« ils consacrent 10 heures par semaine à la pratique du Esport. »
francebleu.fr ↗ ↩
« Véronique Ghiglione, la proviseur du lycée, a en partie lancé ce projet de classe Esport »
francebleu.fr ↗ ↩
« "On a rassuré les parents sur la capacité des enfants à continuer les études. Finalement, ils ont tous progressé à l'école. Le Esport ne fait pas décrocher, au contraire." »
francebleu.fr ↗ ↩
« Du côté de Matignon, on a indiqué que "la stratégie esport n’est pas arrêtée" et "qu'en aucun cas il n’est prévu d’intégrer l’esport aux programmes de l’Éducation nationale". »
rtbf.be ↗ ↩
« le ministère des Armées assure de son côté que la stratégie n'est pas encore définitivement arrêtée »
rcalaradio.com ↗ ↩
« le ministère des Armées assure de son côté que la stratégie n'est pas encore définitivement arrêtée »
rcalaradio.com ↗ ↩
« remis au président de la République en avril 2024 »
lemonde.fr ↗ ↩
Sources
- « La promotion de l’e-sport en milieu scolaire voulue par le premier ministre est une aberration »
- France : les jeux vidéo et l’esport bientôt intégrés aux programmes scolaires, selon une enquête
- Enfants et écrans : la jeunesse n’est pas à vendre !
- «Un an après la remise du rapport sur les enfants et les écrans, avons-nous perdu notre temps ?» : le message d’alerte des experts
- Grenoble : le lycée Louise Michel accueille 11 jeunes en section Esport, une première en France
- Les jeux vidéo à l’école : Matignon valide une stratégie qui divise
- L’OMS reconnaît officiellement le trouble du jeu vidéo (gaming disorder)
