Seine-Maritime : l’État finance à 50 % la formation aux compétences psychosociales
La préfecture lance un appel à projets FIPD pour former les professionnels de l'enfance. Dossiers attendus avant le 20 août.
La préfecture de la Seine-Maritime a ouvert un appel à projets au titre du Fonds interministériel de prévention de la délinquance. L'objectif former les professionnels en contact avec les enfants et les jeunes aux compétences psychosociales. L'État cofinance jusqu'à 50 % des formations retenues, dans la limite de 100 000 euros par projet.
L'essentiel
Ce qu'il faut retenir
- La préfecture de la Seine-Maritime a ouvert un appel à projets FIPD pour former les professionnels de l'enfance aux compétences psychosociales.
- L'État finance jusqu'à 50 % du coût des formations retenues, avec un plafond de 100 000 euros par projet.
- La date limite de dépôt des dossiers est fixée au 20 août 2026.
- Seules les collectivités territoriales peuvent candidater.
- Le dispositif s'inscrit dans la mesure 21 de la Stratégie nationale de prévention de la délinquance 2026-2030.
Un dispositif ancré dans la stratégie nationale 2026-2030
La préfecture de la Seine-Maritime a lancé un appel à projets pour renforcer la formation des professionnels de l’enfance et de la jeunesse aux compétences psychosociales (CPS). Ce dispositif, porté par le Fonds interministériel de prévention de la délinquance (FIPD), s’inscrit dans la mesure 21 de la Stratégie nationale de prévention de la délinquance 2026-2030, selon la préfecture.
Les professionnels ciblés incluent les animateurs, éducateurs sportifs, médiateurs sociaux et éducateurs de prévention spécialisée. L’objectif est de doter ces acteurs de terrain d’outils pour accompagner les jeunes dans le développement de leurs capacités relationnelles et émotionnelles.
Un financement plafonné à 100 000 euros par projet
L’État finance les projets retenus à hauteur de 50 % de leur coût total. Le plafond de subvention est fixé à 100 000 euros par projet, avec une limite de 200 euros TTC par jour et par personne formée, selon la préfecture de la Seine-Maritime.
Seules les collectivités territoriales peuvent déposer un dossier de candidature. Les porteurs de projets doivent transmettre leur dossier avant le 20 août 2026.
Contexte dans la Seine-Maritime
La Seine-Maritime, département de 1,26 million d’habitants, concentre une partie significative de la population normande. Rouen, préfecture du département, abrite de nombreux services sociaux et éducatifs. Le département fait face à des enjeux de prévention spécialisée, notamment dans les quartiers prioritaires de la politique de la ville.
Cet appel à projets s’inscrit dans une politique plus large de prévention de la délinquance juvénile, comme celle observée dans d’autres départements confrontés à des problématiques similaires. En Gard, les tensions autour de la sécurité publique ont conduit à des mesures d’urgence ces derniers mois. En Calvados, la préfecture a également multiplié les déplacements terrain pour répondre aux préoccupations locales.
Prochaine étape : instruction des dossiers en septembre
Les dossiers seront instruits par les services de la préfecture à partir de la fin août. Les projets retenus devraient être annoncés en septembre, avec un démarrage des formations prévu avant la fin de l’année.
Les collectivités intéressées peuvent télécharger le cahier des charges et le formulaire de candidature sur le site de la préfecture de la Seine-Maritime.