Seine-Maritime : le préfet alerte sur les mégots en pleine canicule
Le département est en vigilance jaune canicule jusqu'au 11 juillet, la préfecture rappelle les consignes pour éviter les feux de forêt
La Seine-Maritime est passée en vigilance jaune canicule le 8 juillet 2026. Le préfet rappelle que neuf feux de forêt sur dix sont d'origine humaine et appelle à ne jamais jeter de mégot en forêt.
L’essentiel
- Vigilance jaune : la Seine-Maritime est placée en vigilance canicule par Météo-France depuis mardi 7 juillet 2026, 12h00.
- Températures : jusqu’à 36°C attendus à Rouen les 10 et 11 juillet, avec des nuits descendant sous 20°C
- Origine humaine : selon la préfecture, 9 incendies de végétation sur 10 sont provoqués par une imprudence humaine.
- 121 interventions : le SDIS 76 a déjà réalisé 121 sorties pour des feux de végétation depuis janvier 2026.
- 113 000 hectares : c’est la surface boisée du département, exposée à un risque accru en période de forte chaleur.
La Seine-Maritime est entrée mardi 7 juillet 2026 en vigilance jaune canicule. Météo-France annonce des températures pouvant grimper jusqu’à 36°C à Rouen les 10 et 11 juillet, avec des nuits qui ne redescendront pas sous 20°C. Dans ce contexte, la préfecture a choisi de mettre l’accent sur un risque souvent sous-estimé : celui des feux de forêt d’origine humaine.
Une vigilance jaune qui dure jusqu’au week-end
L’alerte canicule, déclenchée mercredi à midi, doit se maintenir plusieurs jours selon les prévisions relayées par la mairie de Rouen. La chaleur qui s’installe sur le département accentue la sécheresse des sols et de la végétation, deux facteurs qui favorisent le départ et la propagation des incendies.
« Un mégot, un risque d’incendie »
Sur son compte X, la préfecture de Seine-Maritime a rappelé le message aux fumeurs : jeter un mégot, même éteint, en forêt ou en bordure de route, revient à prendre un risque d’incendie. Le message est clair, il est interdit de fumer en forêt pendant cette période de vigilance.
Le préfet insiste également sur l’interdiction d’allumer tout feu, barbecue compris, à proximité des massifs forestiers. Selon les autorités citées par InfoNormandie, neuf feux de forêt et de végétation sur dix ont une origine humaine : mégot jeté, feu de jardin mal maîtrisé, étincelle liée à des travaux agricoles ou de bricolage.
121 interventions depuis le début de l’année
Le chiffre donne la mesure du phénomène. Depuis janvier 2026, les sapeurs-pompiers de Seine-Maritime ont été mobilisés 121 fois pour des feux de végétation, selon des données rapportées par InfoNormandie. Un volume qui a conduit le SDIS 76 à renforcer ses moyens : le service a réceptionné huit nouveaux véhicules spécialisés dans la lutte contre les feux de forêt, dans le cadre du pacte capacitaire national. Un groupe d’intervention feux de forêt (GIFF) du département est par ailleurs actuellement engagé en renfort dans l’Aude, confronté à des incendies plus importants cet été.
Contexte dans le département
La Seine-Maritime compte 113 000 hectares de surface boisée et 61 % de son territoire est occupé par des terres agricoles, selon InfoNormandie. Cette combinaison de forêts et de grandes cultures rend le département particulièrement exposé lors des épisodes de forte chaleur, quand la végétation sèche devient un combustible facile à enflammer. Le département n’a pas connu, à ce stade de l’été, de feu de grande ampleur comparable à ceux observés dans le sud de la France, mais la préfecture entend agir en amont plutôt que de gérer l’urgence une fois le feu déclaré.
Les autorités rappellent que les comportements individuels restent le premier facteur de risque, bien avant les causes naturelles comme la foudre. C’est ce qui justifie l’insistance sur des gestes simples : écraser sa cigarette dans un cendrier, ne jamais l’abandonner au sol, et renoncer à tout brûlage à l’air libre tant que la vigilance est maintenue.
La préfecture n’a pas précisé à ce stade si des mesures de restriction d’accès aux massifs forestiers seraient prises si la chaleur persistait au-delà du week-end.