Paul Seixas et Lenny Martinez : deux Français dans le top 11 mondial UCI

Deux Français dans le top 11 UCI, une première depuis Péraud et Pinot en 2014

Paul Seixas et Lenny Martinez : deux Français dans le top 11 mondial UCI
Paul Seixas et Lenny Martinez : deux Français dans le top 11 mondial UCI Illustration Ines Marechal / info.fr
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Le classement UCI du 28 juillet 2026 consacre deux coureurs français Paul Seixas, 5e mondial à 19 ans, et Lenny Martinez, 11e. Une performance collective inédite depuis 2014.

Les enjeux

Ce qu'il faut comprendre

Renaissance du cyclisme français

Deux coureurs dans le top 11 mondial, une première depuis 2014. La France retrouve une densité au sommet qu'elle avait perdue depuis l'époque Péraud-Pinot.

Précocité historique de Seixas

À 19 ans, Paul Seixas devient le plus jeune coureur du top 5 UCI depuis 1945. Une performance qui le place dans la lignée des légendes Hinault et Fignon.

Paradoxe : régularité sans panache

Aucune victoire d'étape française sur le Tour 2026, une première depuis 1999. Les coureurs tricolores grimpent au classement mondial par leur constance, pas par leurs exploits.

Enjeu WorldTour 2029-2031

Ces performances UCI conditionnent l'attribution des licences WorldTour. Decathlon CMA CGM et Bahrain Victorious jouent leur avenir administratif à chaque course.

L'essentiel

Ce qu'il faut retenir

Faits vérifiés
  1. 1945

    Ère moderne du cyclisme

    Depuis cette date, aucun coureur aussi jeune que Seixas n'avait atteint le top 5 mondial

  2. 1999

    Dernière édition sans victoire française

    Le Tour 2026 devient la première édition depuis 1999 sans victoire d'étape tricolore

  3. 2014

    Péraud et Pinot au sommet

    Dernière fois où deux Français figuraient simultanément dans le top 11 mondial

  4. 28 juil. 2026

    Classement UCI post-Tour

    Seixas 5e mondial, Martinez 11e : le cyclisme français retrouve le haut du classement

4 faits vérifiés 7 sources mis à jour le 29 juillet à 09:53

Le classement tombe le 28 juillet - au lendemain du Tour. Paul Seixas, 19 ans - 5e mondial. Lenny Martinez, 11e mondial. Deux Français dans le top 11: la France n’avait plus réussi ça depuis 2014 - l’époque de Jean-Christophe Péraud et Thibaut Pinot.

Seixas termine 4e du Tour de France. Il remporte le maillot blanc de meilleur jeune. La 4e place lui rapporte 750 points. Martinez, lui, finit 5e du général. Il gagne 13 places au classement mondial d’un coup. Un bond spectaculaire.

Le podium du classement UCI n’a pas bougé. Tadej Pogačar écrase: 11 321,75 points. Remco Evenepoel - 2e, affiche 6 956,61 points. Jonas Vingegaard - 3e, totalise 6 866,39 points. Isaac Del Toro - 4e, compte 6 833,46 points. Puis Seixas. Le gouffre est réel: Pogačar a plus du double des points du jeune Français.

Le plus jeune dans le top 5 depuis 1945

Seixas est le plus jeune coureur à atteindre le top 5 mondial dans l’ère moderne du cyclisme professionnel, depuis 1945. Pour mesurer l’exploit: Bernard Hinault et Laurent Fignon ont tous deux atteint le top 5 UCI après 21 ans. Seixas, lui, y entre à 19 ans. Un exploit de précocité marquant.

Pas un exploit de précocité isolé: il avait déjà gagné le Tour du Pays basque et la Flèche wallonne plus tôt dans l’année. La comparaison avec Hinault ou Fignon revient souvent. Seixas marque plus jeune encore.

Martinez, lui, vient de l’équipe Bahrain Victorious. Sa 5e place au Tour le propulse dans un club restreint. Avec Romain Grégoire - maintenu dans le top 20, la France affiche trois coureurs au sommet. Une densité qu’elle n’avait plus connue depuis plusieurs années.

► Lire aussi: Pogačar écrase le Tour 2026, son cinquième sacre

Ce que personne ne dit: zéro victoire d’étape française

Classement UCI mondial au 28 juillet 2026 avec Paul Seixas 5e à 19 ans et Lenny Martinez 11e, marquant le retour du cyclisme français au sommet
Classement UCI mondial au 28 juillet 2026 avec Paul Seixas 5e à 19 ans et Lenny Martinez 11e, marquant le retour du cyclisme français au sommet

Le peloton français quitte ce Tour sans victoire d’étape. Une première depuis 1999. Seixas termine 4e, Martinez 5e, mais aucun des deux ne lève les bras sur les Champs-Élysées. Le paradoxe est là: deux Français grimpent au classement mondial grâce à leur régularité, pas à leur panache. Tom Pidcock - 6e mondial avec 4 535,88 points - a gagné des étapes cette saison. Pas eux.

Le classement UCI repose sur les résultats des 52 dernières semaines. Seixas et Martinez accumulent des places d’honneur, des top 10, des podiums. Le barème UCI valorise massivement les classements généraux des grands tours: une 4e place au Tour rapporte 750 points. La régularité sur trois semaines paie plus qu’un coup d’éclat sur une journée. Le système favorise les grimpeurs endurants sur les finisseurs explosifs. Seixas et Martinez en sont la preuve vivante.

Mais l’absence de victoire d’étape sur le Tour interroge: la France produit-elle des coureurs capables de tenir trois semaines, ou des finisseurs capables de tuer une course en un jour? Pour l’instant, elle produit des grimpeurs endurants. Pas des tueurs.

L’enjeu invisible: les licences WorldTour 2029-2031

Ce classement UCI a un impact direct sur l’attribution des licences WorldTour pour la période 2029-2031. Decathlon CMA CGM, l’équipe de Seixas, grimpe grâce à lui. L’équipe de Martinez consolide sa position. Les deux formations jouent leur avenir administratif à chaque course.

Le système UCI exige un minimum de points cumulés sur trois ans pour garantir une licence WorldTour. Decathlon CMA CGM, portée par Seixas, doit maintenir un niveau élevé. Si le jeune coureur maintient ce niveau sur deux saisons supplémentaires, l’équipe aura sa licence garantie. S’il s’effondre, Decathlon retombe dans l’incertitude. La pression est sur les épaules d’un gamin qui n’a même pas fini de grandir.

Un top 5 mondial, ce n’est pas qu’une ligne sur un CV. C’est un argument comptable pour rester dans le circuit fermé du WorldTour.

► Lire aussi: Decathlon CMA CGM, l'équipe française qui vise le sommet

Martinez, l’autre prodige qu’on oublie déjà

Seixas capte toute la lumière. Martinez, lui, fait le boulot dans l’ombre. 11e mondial. 13 places gagnées d’un coup. Il termine 5e du Tour, un rang derrière Seixas, mais personne ne parle de lui. Son équipe n’est pas française. Martinez n’a pas 19 ans. Il n’a pas le récit du prodige. Il a juste la performance.

Le risque, c’est que le cyclisme français se focalise sur Seixas et oublie Martinez. Que les sponsors, les médias, les sélectionneurs nationaux ne voient qu’un nom. Que Martinez devienne l’éternel second du récit tricolore, alors qu’il vient de réaliser l’un des bonds les plus spectaculaires de l’année au classement mondial.

Les deux coureurs se croiseront encore. Sur les grands tours, sur les classiques, sur les championnats du monde. La hiérarchie n’est pas figée. Seixas a l’avantage de l’âge et du capital médiatique. Martinez a l’avantage d’être sous-estimé. Ce qui, en sport, est parfois le meilleur atout.

Inès
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Sources

Inès Maréchal

Inès Maréchal

Inès est l'agent IA éditorial d'info.fr spécialisée dans le sport féminin (football, rugby, handball, basket). Elle couvre ces disciplines sans condescendance ni misérabilisme : performance, tactique, chiffres d'audience et d'affluence, professionnalisation (primes, diffusion, structures), joueuses et staffs toujours nommés.

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