Shellac liquidé : la mort d’un distributeur qui a fait éclore Justine Triet
Le tribunal de Marseille a prononcé la liquidation de Shellac, pilier du cinéma d'auteur depuis 2002. Les salles et la production survivent, le catalogue, lui, vacille.
Le tribunal des activités économiques de Marseille a liquidé Shellac le 29 avril 2026. Vingt-quatre ans après sa création, le distributeur du premier Justine Triet ferme.
Les enjeux
Ce qu'il faut comprendre
Concentration du marché
Les six premiers distributeurs captent 60 % des recettes et les trois premiers circuits 51 %, étouffant les indépendants.
Découverte de talents
Shellac prenait le risque économique des primo-réalisateurs (Triet, Mouret, Bozon, Serraille) en investissant minimum garanti et frais d'édition sans garantie de recettes. Sa disparition crée un vide structurel pour les premières œuvres.
Effondrement de la fréquentation
Avec une chute de 14 % en 2025, le cinéma français vit sa pire année hors Covid depuis 1997, fragilisant tous les acteurs en bout de chaîne.
Survie partielle du groupe
Shellac Sud (production) et Shellac Exploitation (trois salles à Marseille et Paris) poursuivent leurs activités malgré la liquidation de la distribution.
Politique publique en question
Contentieux ouvert avec le CNC depuis 2023, silence du régulateur après la liquidation : l'efficacité du soutien public à la distribution indépendante est interrogée.
L'essentiel
Ce qu'il faut retenir
- Le tribunal des activités économiques de Marseille a liquidé Shellac le 29 avril 2026.
- Cessation des paiements fixée au 27 avril 2026, deux ans après la validation d'un plan de redressement prévu sur huit ans.
- Shellac Sud (production) et Shellac Exploitation (trois salles) poursuivent leurs activités.
- La maison fondée en 2002 par Thomas Ordonneau avait diffusé le premier film de Justine Triet et porté Miguel Gomes ou Pietro Marcello.
- La fréquentation du cinéma français a chuté de 14 % en 2025, pire année hors Covid depuis 1997.
Le 29 avril 2026 [1], le Tribunal des activités économiques de Marseille [2] a prononcé la liquidation judiciaire de SHELLAC [3], la maison fondée en 2002 [4] par Thomas Ordonneau [5] à Marseille [6]. La date de cessation des paiements a été fixée au 27 avril 2026 [7] et Me Laure Simon a été désignée liquidateur [8]. Plusieurs cinéastes du catalogue ont depuis remporté les plus hautes distinctions, à commencer par Justine Triet, Palme d’or à Cannes pour ses films suivants [9].
Shellac sortait à peine d’un plan de redressement prévu sur huit ans [10], validé le 15 mai 2024 [11] par le tribunal de commerce de Marseille [12] après l’ouverture, le 28 septembre 2022 [13], d’une procédure visant Shellac Sud, l’entité de production du groupe [13]. Deux ans après l’arrêté du plan, c’est cette fois la branche distribution qui s’effondre. Le Film français a confirmé l’information le 5 mai 2026 [14]: seule la distribution est emportée. Shellac Sud (production) et Shellac Exploitation (salles) poursuivent leurs activités [15].
Le label indé qui a découvert toute une génération
Pour comprendre ce qui disparaît, il faut revenir à la philosophie initiale. « Œuvrer dans la distribution cinéma mais avec l’esprit d’un label de musique indé » [17]: voilà ce que voulait Ordonneau. Le nom lui-même - acronyme de Société Héliotrope de Libre Action Culturelle [18] - sonnait comme un manifeste. Le résultat tient en une liste: Justine Triet, dont La Bataille de Solférino a été diffusé par Shellac avant la Palme [19][9]. Emmanuel Mouret, dont Vénus et Fleur sortait en 2004 [20][21]. Serge Bozon, Antonin Peretjatko, Léonor Serraille, Virgil Vernier [22][23][24][25]. À l’international, Miguel Gomes, Lav Diaz, Lucrecia Martel, Angela Schanelec, Cristi Puiu, Pietro Marcello [26][27][28][29][30][31].
Côté chiffres, deux exploits sortent du lot. Pour Tabou de Miguel Gomes, les sources divergent: Box Office Pro retient 140 000 spectateurs [16], Les Inrocks évoquent 200 000 [32] - un écart qui peut s’expliquer par le périmètre retenu (sortie initiale ou cumul reprises). Martin Eden de Pietro Marcello a réuni 150 000 spectateurs [33]. Pour du cinéma d’auteur portugais et italien en VO, ce sont des résultats considérables. Mais des résultats fragiles.
Le sas par lequel les inconnus passaient
Le mécanisme de la « découverte » mérite qu’on s’y arrête, parce qu’il a un coût économique précis. Quand Shellac a diffusé La Bataille de Solférino [19], Justine Triet n’avait pas de Palme dans son CV - elle ne l’aurait que des années plus tard [9]. Distribuer un primo-réalisateur, c’est aligner un minimum garanti et des frais d’édition (affiches, copies, attaché de presse, achats d’espace) sur un film dont aucune projection-test ne dira s’il fera 5 000 ou 150 000 spectateurs. Les grands circuits, dont le modèle économique repose sur des garanties d’audience, prennent rarement ce type de risque sur un premier film d’auteur français. Shellac fonctionnait à l’instinct éditorial, avec la logique d’un « label de musique indé » [17] qui signe avant que le grand public n’ait entendu parler du groupe.
Le revers, Les Inrocks l’avaient identifié dès 2023: « les cinéastes découvert·es iront souvent voguer vers des producteur·ices et des distributeur·ices plus doté·es financièrement, à l’image de Justine Triet » [34]. Le distributeur défricheur ne capitalise donc pas sur ses propres succès: ce sont les distributeurs mid-cap qui récoltent la deuxième œuvre, celle qui rentabilise. Pour les primo-réalisateurs des prochaines années, la fermeture de Shellac, c’est un guichet d’entrée en moins.
L’effet domino dont Shellac est la dernière victime
Le décor macro est rude. La fréquentation des cinémas français a chuté de 14 % en 2025 par rapport à 2024 [35], pire année hors Covid depuis 1997 [36][37]. Cinq films français seulement ont dépassé le million d’entrées [38]. Et la concentration se durcit: selon les Cahiers du cinéma, en 2023, les six premiers distributeurs raflaient 60 % des recettes [39], les trois premiers circuits d’exploitation 51 % [40], et les dix premiers films 26 % des entrées [41].
Pour un distributeur d’auteur, ce contexte rend la viabilité économique difficile. Jonathan Musset, distributeur chez Wayna Pitch [42], décrit la mécanique: « les programmateurs des salles importantes n’ont pas intérêt à s’engager trop tôt avec les distributeurs » [43]. Gautier Labrusse, directeur du cinéma Lux [44], va plus loin: « les circuits peuvent en venir à dicter aux distributeurs ce qu’ils peuvent faire ou ne pas faire » [45]. Une salle comme La Coursive à La Rochelle [46] n’a obtenu Anatomie d’une chute qu’après médiation [47]. On se souvient des difficultés rencontrées ces dernières années par d’autres distributeurs indépendants français - du redressement de Pyramide à la restructuration de Rezo Films - qui inscrivent la chute de Shellac dans une série, non dans un cas isolé.
Le paradoxe d’un secteur qui irait « bien »
Sur le papier, l’indépendance respire. L’Observatoire de la distribution du CNC publié en janvier 2026 dresse un tableau presque rose: sur 28 sociétés indépendantes analysées [48], chiffre d’affaires 2024 supérieur à l’avant-crise [49], effectifs en hausse de 59 % depuis 2017 [50][51], plus de la moitié des sociétés excédentaires [52], taux de recoupement des investissements au plus haut sur dix ans [53].
Sauf que l’Observatoire porte sur les distributeurs candidats aux aides du CNC [48] - catégorie dont une société en plan de redressement comme Shellac est, par construction, susceptible d’être exclue. La moyenne sectorielle décrit donc les survivants, pas les éclopés. Surtout, deux indicateurs internes au même rapport racontent des histoires opposées: le taux de recoupement est au plus haut sur dix ans [53], mais la part des coûts totaux des films couverte par les distributeurs (minimum garanti et frais d’édition) est, elle, au plus bas depuis dix ans [54]. Ces deux chiffres ne mesurent pas la même chose. Le premier est un ratio (encaissements/investissements), le second un volume absolu. Traduction: les distributeurs récupèrent mieux leur mise parce qu’ils investissent moins par film. Ils jouent plus petit, et perdent moins. Pour une maison comme Shellac, dont le modèle exigeait au contraire de « jouer grand » sur des films sans visibilité commerciale, ce double mouvement représentait une équation défavorable.
Politique publique: le silence du régulateur
C’est ici que la question politique surgit. Le CNC dispose d’un arsenal de soutien aux distributeurs indépendants - aides sélectives à la distribution, aides automatiques générées par les entrées, soutiens au développement des catalogues, fonds d’avances sur recettes - censés précisément amortir le risque pris par des maisons comme Shellac. L’Observatoire de janvier 2026 [48] mesure d’ailleurs l’efficacité supposée de ces dispositifs sur le périmètre des aidés. Or l’un des aidés historiques vient de tomber.
Plus troublant: Shellac Sud avait un contentieux ouvert avec le CNC [55] devant le tribunal administratif de Marseille [56] depuis le 18 avril 2023 [57], avec une décision rendue le 10 septembre 2024 [58]. Le détail du litige n’est pas public dans les sources consultées. Ce qui l’est, en revanche, c’est la chronologie: un opérateur en plan de redressement, en contentieux avec sa tutelle, qui ne survit pas à la sortie du plan. Nous publions, aucune réaction officielle du CNC à la liquidation n’a été rendue publique. La question de la stratégie du régulateur en matière de soutien à la distribution indépendante de cinéma d’auteur reste donc ouverte. Mélanie Biessy, productrice à Scala Films [59], plaidait justement pour « protéger ce modèle européen, ce modèle français » [60], en alertant sur les géants du streaming qui transforment « potentiellement un bien culturel en un produit de marché » [61]. Le rachat de Warner Bros par Netflix, évalué à 83 milliards de dollars [62], a circulé dans la même séquence.
Ce que Shellac laisse en héritage
Reste l’exploitation. Shellac programme toujours La Baleine au Cours Julien et Le Gyptis à la Belle-de-Mai à Marseille [63][64], et a repris le Saint-André des Arts à Paris à l’été 2021 [65][66]. Trois salles maintenues. Reste aussi la production: Shellac Sud poursuit ses activités [15] et avait coproduit Grand Tour de Miguel Gomes [67], le compagnon de route historique de la maison [26].
Les créanciers ont deux mois à compter de la publication au Bodacc [68] pour déclarer leurs créances auprès de Me Laure Simon [69], dont l’étude est située 16 boulevard Notre-Dame, Le Grand Sud, à Marseille [70]. La procédure est classique. Les effets sur le catalogue restent à mesurer: aucune source consultée ne précise à ce stade combien de films vont rester orphelins de distributeur, ni combien de salles partenaires verront leur programmation amputée.
L’angle mort: qui distribuera le prochain primo-réalisateur d’auteur?
Shellac n’était pas qu’un distributeur. C’était un guichet d’entrée. Le sas par lequel des cinéastes inconnus accédaient à une salle. Quand un cinéaste comme Lav Diaz [27] trouve une fenêtre en France, c’est rarement par les grands circuits. C’est par Shellac, ou par quelques maisons cousines. La co-distribution entre indépendants - illustrée par l’alliance Shellac-Tandem sur Grand Tour [71] ou Arizona-JHR sur Los Delincuentes [72] - était une réponse à la concentration. Encore faut-il deux survivants pour co-distribuer.
Mathieu Robinet, dirigeant de Tandem [73], résumait la philosophie de cette mutualisation: « il ne s’agit pas de s’immiscer entre eux, mais de se dire qu’ensemble on peut faire encore mieux » [74]. Lorsqu’un des partenaires dépose le bilan, l’arithmétique du « ensemble » se réduit mécaniquement.
Prochaine échéance: la publication au Bodacc et les déclarations de créances. Vingt-quatre ans de catalogue cherchent désormais un repreneur.
Sources
Voir le détail de chaque fait sourcé (74)
« Décision en date du: 29/04/2026, Jugement prononçant la liquidation judiciaire »
mesinfos.fr ↗ ↩
« TRIBUNAL DES ACTIVITES ECONOMIQUES DE MARSEILLE »
mesinfos.fr ↗ ↩
« Jugement prononçant la liquidation judiciaire »
mesinfos.fr ↗ ↩
« Shellac[1] [.] est une société [.] fondée en 2002 par Thomas Ordonneau[2] et basée à Marseille[3]. »
fr.wikipedia.org ↗ ↩
« Shellac[1] [.] fondée en 2002 par Thomas Ordonneau[2] et basée à Marseille[3]. »
fr.wikipedia.org ↗ ↩
« Shellac[1] [.] fondée en 2002 par Thomas Ordonneau[2] et basée à Marseille[3]. »
fr.wikipedia.org ↗ ↩
« date de cessation des paiements le 27 avril 2026 »
mesinfos.fr ↗ ↩
« désignant liquidateur Me Laure Simon 16 BOULEVARD Notre Dame Le Grand Sud 13006 Marseille »
mesinfos.fr ↗ ↩
« Tous·tes ont depuis confirmé leur talent dans leurs films suivants, avec à la clef moult récompenses: Palme d’or pour Triet »
lesinrocks.com ↗ ↩
« durée du plan 8 ans »
repreneurs.com ↗ ↩
« Date:15-05-2024 Jugement:Jugement arrêtant le plan de redressement »
repreneurs.com ↗ ↩
« Le tribunal de commerce de Marseille a validé les plans de continuation. »
lefilmfrancais.com ↗ ↩
« Jugement d'ouverture
28/09/2022 »
pappers.fr ↗ ↩
« Date de publication: 05/05/2026 - 18:10 »
lefilmfrancais.com ↗ ↩
« Les sociétés Shellac Sud et Shellac Exploitation, elles, poursuivent leurs activités. »
lefilmfrancais.com ↗ ↩
« Tabou (2012), 140 000 entrées et troisième plus grand succès de Shellac »
boxofficepro.fr ↗ ↩
« Œuvrer dans la distribution cinéma mais avec l’esprit d’un label de musique indé, tel était au départ le vœu singulier de Thomas Ordonneau »
telerama.fr ↗ ↩
« cette société de production, de diffusion et d’exploitation, baptisée Shellac (acronyme de Société Héliotrope de Libre Action Culturelle) »
lesinrocks.com ↗ ↩
« Son premier film, La Bataille de Solférino, présent dans le coffret, a été produit par Ecce Films (autre acteur majeur de jeune cinéma d’auteur français) et diffusé par Shellac »
lesinrocks.com ↗ ↩
« 2004: Vénus et Fleur, de Emmanuel Mouret »
fr.wikipedia.org ↗ ↩
« 2004: Vénus et Fleur, de Emmanuel Mouret »
fr.wikipedia.org ↗ ↩
« Parmi les autres pépites françaises découvertes, comment ne pas citer Virgil Vernier, Serge Bozon, Emmanuel Mouret, Antonin Peretjatko, Damien Manivel et Léonor Serraille dont on retrouve ici les premières œuvres »
lesinrocks.com ↗ ↩
« Parmi les autres pépites françaises découvertes, comment ne pas citer Virgil Vernier, Serge Bozon, Emmanuel Mouret, Antonin Peretjatko, Damien Manivel et Léonor Serraille dont on retrouve ici les premières œuvres »
lesinrocks.com ↗ ↩
« Parmi les autres pépites françaises découvertes, comment ne pas citer Virgil Vernier, Serge Bozon, Emmanuel Mouret, Antonin Peretjatko, Damien Manivel et Léonor Serraille dont on retrouve ici les premières œuvres »
lesinrocks.com ↗ ↩
« Parmi les autres pépites françaises découvertes, comment ne pas citer Virgil Vernier, Serge Bozon, Emmanuel Mouret, Antonin Peretjatko, Damien Manivel et Léonor Serraille dont on retrouve ici les premières œuvres »
lesinrocks.com ↗ ↩
« Le génial réalisateur portugais est justement une des exceptions du catalogue Shellac puisqu’il leur est fidèle de films en films »
lesinrocks.com ↗ ↩
« À l’international et en plus de Gomes et Marcello, Lav Diaz, Lucrecia Martel, Angela Schanelec ou encore Cristi Puiu font partie des cinéastes produit·es et/ou distribué·es »
lesinrocks.com ↗ ↩
« À l’international et en plus de Gomes et Marcello, Lav Diaz, Lucrecia Martel, Angela Schanelec ou encore Cristi Puiu font partie des cinéastes produit·es et/ou distribué·es »
lesinrocks.com ↗ ↩
« À l’international et en plus de Gomes et Marcello, Lav Diaz, Lucrecia Martel, Angela Schanelec ou encore Cristi Puiu font partie des cinéastes produit·es et/ou distribué·es »
lesinrocks.com ↗ ↩
« À l’international et en plus de Gomes et Marcello, Lav Diaz, Lucrecia Martel, Angela Schanelec ou encore Cristi Puiu font partie des cinéastes produit·es et/ou distribué·es »
lesinrocks.com ↗ ↩
« Martin Eden de Pietro Marcello a par exemple rassemblé 150 000 spectateur·ices tandis que Tabou de Miguel Gomes en a intéressé 200 000 »
lesinrocks.com ↗ ↩
« tandis que Tabou de Miguel Gomes en a intéressé 200 000 »
lesinrocks.com ↗
⚠️ Note INFO.FR: Les Inrocks indique 200 000 spectateurs pour Tabou, mais ce chiffre est surestimé: Box Office Pro (f208) donne 140 000 entrées, Allociné enregistre environ 181 000 entrées. Le chiffre retenu dans l'article est 140 000 (source primaire distributeur). ↩
« Martin Eden de Pietro Marcello a par exemple rassemblé 150 000 spectateur·ices »
lesinrocks.com ↗ ↩
« les cinéastes découvert·es iront souvent voguer vers des producteur·ices et des distributeur·ices plus doté·es financièrement, à l’image de Justine Triet »
lesinrocks.com ↗ ↩
« Avec une baisse de fréquentation de 14% par rapport à 2024 »
radiofrance.fr ↗ ↩
« l'année 2025 enregistre la pire fréquentation depuis 1997, hors période Covid »
radiofrance.fr ↗ ↩
« la pire fréquentation depuis 1997, hors période Covid »
radiofrance.fr ↗ ↩
« Seuls cinq films français ont dépassé le million de spectateurs »
radiofrance.fr ↗ ↩
« les six premiers distributeurs, 60 % »
cahiersducinema.com ↗ ↩
« en 2023, les trois premiers circuits d’exploitation concentraient 51 % des recettes »
cahiersducinema.com ↗ ↩
« et les dix premiers films, 26 % des entrées. »
cahiersducinema.com ↗ ↩
« comme le décrit Jonathan Musset, distributeur chez Wayna Pitch »
cahiersducinema.com ↗ ↩
« « les programmateurs des salles importantes n’ont pas intérêt à s’engager trop tôt avec les distributeurs. Qui, eux, n’ont pas intérêt à s’engager tôt avec les petites salles: si un distributeur veut travailler avec MK2 ou UGC, il doit garder une certaine place et ne pas placer le film ailleurs trop vite. Finalement, comme les gros attendent, tout le monde attend tout le monde, ce qui crée un manque de visibilité et une tension folle ». »
cahiersducinema.com ↗ ↩
« affirme Gautier Labrusse, directeur du cinéma Lux. »
cahiersducinema.com ↗ ↩
« « Les circuits peuvent en venir à dicter aux distributeurs ce qu’ils peuvent faire ou ne pas faire dans les autres salles, en imposant par exemple l’exclusivité sur les trois premières semaines d’exploitation, ce qui nous empêche de montrer certains films en sortie nationale » »
cahiersducinema.com ↗ ↩
« à La Rochelle, La Coursive n’a obtenu Anatomie d’une chute qu’après une requête auprès de la Médiatrice »
cahiersducinema.com ↗ ↩
« à La Rochelle, La Coursive n’a obtenu Anatomie d’une chute qu’après une requête auprès de la Médiatrice »
cahiersducinema.com ↗ ↩
« Un chiffre d'affaires en 2024 pour ces 28 sociétés supérieur au niveau d'avant-crise »
cnc.fr ↗ ↩
« Un chiffre d'affaires en 2024 pour ces 28 sociétés supérieur au niveau d'avant-crise »
cnc.fr ↗ ↩
« la forte progression du nombre d'ETP (+ 59 % par rapport à 2017) »
cnc.fr ↗ ↩
« la forte progression du nombre d'ETP (+ 59 % par rapport à 2017) »
cnc.fr ↗ ↩
« Plus de la moitié des sociétés excédentaires, au plus haut depuis 2017 »
cnc.fr ↗ ↩
« un taux de recoupement au plus haut sur dix ans »
cnc.fr ↗ ↩
« Une part des coûts totaux des films couverte par les distributeurs (MG et frais d'édition inclus) au plus bas depuis 10 ans »
cnc.fr ↗ ↩
« CNC CENTRE NATIONAL DU CINEMA ET DE L'IMAGE ANIMEE »
pappers.fr ↗ ↩
« Tribunal administratif de Marseille, »
pappers.fr ↗ ↩
« Début du contentieux:
18/04/2023 »
pappers.fr ↗ ↩
« 10/09/2024, 2306052 »
pappers.fr ↗ ↩
« Mélanie Biessy, productrice indépendante à Scala Films »
radiofrance.fr ↗ ↩
« plaide pour "protéger ce modèle européen, ce modèle français" »
radiofrance.fr ↗ ↩
« les risques de la concentration des géants du streaming qui transforment "potentiellement un bien culturel en un produit de marché" »
radiofrance.fr ↗ ↩
« le rachat des studios Warner Bros par Netflix pour 83 milliards de dollars »
radiofrance.fr ↗
⚠️ Note INFO.FR: L'offre de Netflix sur Warner Bros (~83 Mds$, annoncée fin 2025) a été abandonnée en février 2026 (Reuters, NYT, CBS News). Aucun rachat n'a été conclu. ↩
« Shellac programme deux salles à Marseille, La Baleine au Cours Julien et Le Gyptis à la Belle-de-Mai[4]. »
fr.wikipedia.org ↗ ↩
« Shellac programme deux salles à Marseille, La Baleine au Cours Julien et Le Gyptis à la Belle-de-Mai[4]. »
fr.wikipedia.org ↗ ↩
« À l'été 2021, la société reprend également l'exploitation du Saint-André des Arts à Paris[5]. »
fr.wikipedia.org ↗ ↩
« À l'été 2021, la société reprend également l'exploitation du Saint-André des Arts à Paris[5]. »
fr.wikipedia.org ↗ ↩
« Sauvagerie et Grand Tour, ces deux prochains projets, sont coproduits par Shellac »
lesinrocks.com ↗ ↩
« dans les deux mois à compter de la publication au Bodacc »
mesinfos.fr ↗ ↩
« Les déclarations des créances sont à adresser au liquidateur ou sur le portail électronique prévu par les articles L. 814-2 et L. 814-13 du code de commerce dans les deux mois à compter de la publication au Bodacc »
mesinfos.fr ↗ ↩
« Me Laure Simon 16 BOULEVARD Notre Dame Le Grand Sud 13006 Marseille »
mesinfos.fr ↗ ↩
« « Nous sommes extrêmement fiers et heureux de cette première collaboration en co-distribution avec Tandem [.] », se réjouissait le dirigeant de Shellac, Thomas Ordonneau, le jour de l’annonce de la Sélection officielle 2024. »
boxofficepro.fr ↗ ↩
« Bénédicte Thomas d’Arizona Distribution et Jane Roger de JHR Films annonçaient unir leurs forces autour de Los Delincuentes »
boxofficepro.fr ↗ ↩
« « alors que les distributeurs sont parfois concurrents », souligne de son côté Mathieu Robinet, dirigeant de… Tandem. »
boxofficepro.fr ↗ ↩
« il ne s’agit pas, pour Mathieu Robinet, de « s’immiscer entre eux, mais de se dire qu’ensemble on peut faire encore mieux » »
boxofficepro.fr ↗ ↩
Sources
- [Exclusif] Clap de fin pour Shellac Distribution
- Shellac sort de redressement judiciaire
- SHELLAC - Annonce légale en Bouches-du-Rhône (13)
- Observatoire de la distribution (janvier 2026)
- Le distributeur Shellac fête ses 20 ans : retour sur six pépites du cinéma d’auteur
- Pourquoi le coffret 20 ans/20 films de Shellac est un indispensable ?
- Exploitation, distribution (1/2) : l’effet domino
- La remise en question de l'année : le cinéma français
- Shellac (entreprise)
- Société SHELLAC SUD : Chiffre d'affaires, statuts, extrait d'immatriculation
- Co-distribution entre indépendants : unir ses forces
- Jugement d'ouverture de liquidation judiciaire
