Sinnamary : un jardin partagé au cœur du projet d’aménagement des berges

La mairie prévoit un espace végétal collectif pour renforcer les liens entre habitants, dans un projet global à 2 millions d'euros.

Sinnamary : un jardin partagé au cœur du projet d'aménagement des berges
Illustration Sylvie Tchangou / info.fr

À Sinnamary, le réaménagement des berges du fleuve intègre la création d'un jardin partagé. Objectif : offrir un lieu de rencontre permanent aux résidents. Le budget global du projet atteint 2,06 millions d'euros.

La ville de Sinnamary, en Guyane, prépare une transformation profonde de ses berges du fleuve. Parmi les composantes du projet : un jardin partagé, destiné à favoriser les échanges entre voisins tout au long de l’année. L’information est publiée sur le site officiel de la mairie.

Un budget de 2,06 millions d’euros, plusieurs partenaires

Le projet d’aménagement des berges est estimé à 2 060 000 euros, selon la mairie de Sinnamary. Il regroupe plusieurs porteurs : la mairie elle-même, la Collectivité Territoriale de Guyane (CTG), l’État, le Comité du Tourisme de Guyane, la Communauté de Communes Des Savanes (CCDS), des fonds européens et le CNES.

L’ambition dépasse le seul jardin. Le projet vise à requalifier les berges pour améliorer l’attractivité du secteur, y structurer une offre de restauration et conforter le fleuve comme lieu de vie partagée.

Des berges déjà animées, un potentiel à structurer

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Les berges de Sinnamary accueillent depuis plusieurs années des événements populaires : Ram’dilo, Lafèt poson, marché de Noël. La mairie souhaite capitaliser sur cette fréquentation existante pour développer un usage permanent et structuré du site.

Le jardin partagé s’inscrit dans cette logique. Les parcelles collectives doivent encourager les rencontres régulières entre habitants, au-delà des temps festifs.

Un contexte favorable en Guyane

La démarche s’appuie sur un terrain déjà préparé. En 2017, le GRAB-Guyane avait financé 10 projets de jardins partagés sur 15 candidatures, avec pour objectif de promouvoir l’agriculture vivrière et les échanges communautaires, selon France Guyane. En 2026, la Préfecture a lancé un appel à projets destiné aux associations, incluant des initiatives d’agriculture urbaine et de cohésion sociale.

De son côté, la CCDS a lancé en mars 2025 un appel à projets santé couvrant les territoires de Kourou, Sinnamary, Iracoubo et Saint-Élie. Des initiatives liées aux jardins partagés pourraient y répondre, même si aucun lien formel n’a encore été établi à ce stade.

À noter : les berges du fleuve Sinnamary jouxtent un estuaire classé site RAMSAR depuis 1996, soit une zone humide d’importance internationale couvrant plus de 284 000 km². Ce contexte écologique encadre les possibilités d’aménagement du secteur.

Le calendrier précis de réalisation du jardin partagé n’a pas encore été communiqué par la mairie.

Sources

Sylvie Tchangou

Sylvie Tchangou

Correspondante à Cayenne, elle suit les tensions sur l'orpaillage illégal, les débats sur le spatial, les projets routiers et les restructurations hospitalières. Issue de Sciences Po Aix, elle a grandi en Guyane. Ligne de travail : interroger les gendarmes, les élus, les associations environnementales, croiser les rapports du BRGM avant de publier.

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