Sobriété foncière dans le Cantal : élus et partenaires réunis à Giou-de-Mamou
Co-organisée par la préfecture, la DDT, le CAUE et le Théâtre d'Aurillac, la demi-journée du 19 juin visait à outiller les élus face au défi du ZAN.
Une demi-journée d'information sur la sobriété foncière a réuni élus et professionnels à Giou-de-Mamou le 19 juin. Au programme serious game, exposition et pièce de théâtre participative. Le préfet Philippe Loos a conclu les échanges.
L’essentiel
- 19 juin 2026 : demi-journée de sensibilisation « Sobriété foncière : des solutions concrètes pour nos communes » à Giou-de-Mamou.
- Co-organisateurs : préfecture du Cantal, DDT 15, CAUE 15 et Théâtre d’Aurillac.
- Outils ludiques : serious game du CAUE sur la maîtrise foncière et exposition de la DDT.
- Clôture : le préfet Philippe Loos a pris la parole à 17h00, suivi de la pièce « Le procès de Madame Pavillon » par le Collectif X.
Une matinée d’outils concrets pour les élus
La commune de Giou-de-Mamou a accueilli le 19 juin 2026 une demi-journée d’information intitulée « Sobriété foncière : des solutions concrètes pour nos communes ». Destinée aux élus locaux et aux professionnels de l’urbanisme, elle était co-organisée par la direction départementale des territoires (DDT) du Cantal, le Conseil d’architecture, d’urbanisme et de l’environnement (CAUE) présidé par Gilles Combelle, et le Théâtre d’Aurillac.
Les participants ont pu s’initier à la maîtrise foncière via un serious game animé par le CAUE. Une visite guidée d’une exposition montée par la DDT complétait le dispositif. L’objectif : donner des clés opérationnelles pour intégrer le Zéro Artificialisation Nette (ZAN) dans les projets communaux, alors que la pression foncière reste modérée dans le Cantal mais que la loi impose une réduction de moitié du rythme d’artificialisation d’ici 2031.
Le théâtre comme levier de sensibilisation
L’après-midi s’est achevé par la représentation de « Le procès de Madame Pavillon », pièce portée par la compagnie Collectif X, basée à Saint-Étienne. Le spectacle traite de l’étalement urbain et des conséquences de la construction individuelle en zone rurale et périurbaine.
Pour cette édition, des habitants bénévoles de Giou-de-Mamou ont constitué un chœur, après deux séances de répétitions, et ont participé directement à la représentation. Un format participatif qui, selon les organisateurs, vise à ancrer le débat dans le vécu des territoires.
Contexte dans le Cantal
Avec ses 146 000 habitants et une densité de 25 hab./km², le Cantal est l’un des départements les moins artificialisés de France. Mais la loi Climat et Résilience de 2021 impose aux communes de réduire leur consommation d’espaces naturels, agricoles et forestiers de 50 % d’ici 2031 par rapport à la décennie précédente. Dans un département où l’habitat individuel diffus reste la norme, les élus doivent concilier accueil de nouveaux habitants et préservation des terres.
Le préfet Philippe Loos a clôturé les échanges à 17h00, saluant l’appropriation locale des enjeux. « La sobriété foncière est un des enjeux majeurs d’aménagement du territoire », a-t-il rappelé, cité par la préfecture.
Une approche partenariale Appréciée
Frédéric Godbarge, maire de Giou-de-Mamou, a accueilli l’événement dans sa commune. Du côté de l’État, David Crochemore, nommé sous-préfet chargé de mission et secrétaire général adjoint du Cantal le 7 mai 2026, était présent aux côtés du sous-préfet de Saint-Flour, Romain Helard, qui a introduit la pièce de théâtre.
Cette demi-journée illustre la volonté des services de l’État de décliner localement les objectifs nationaux de sobriété foncière, comme ils le font dans d’autres départements pour prévenir les risques climatiques - le préfet du Pas-de-Calais a par exemple rappelé les consignes anti-noyade lors de la canicule rouge. L’approche du Cantal mise sur la pédagogie et l’outillage des élus pour une transition progressive vers le ZAN.