Sofyane El Belqasmi, ex-directeur de la police municipale de Saint-Denis, rejoint Rueil-Malmaison
L'ancien chef de la police dionysienne a pris ses fonctions le 15 juin dans la commune des Hauts-de-Seine, dans un contexte de crise après l'élection du maire LFI Bally Bagayoko.
Sofyane El Belqasmi, qui dirigeait la police municipale de Saint-Denis depuis 2021, a été recruté par la ville de Rueil-Malmaison. Son départ s'ajoute à une vague de mutations provoquée par la politique de désarmement du nouveau maire.
L’essentiel
- Fait 1 : Sofyane El Belqasmi a pris ses fonctions de directeur de la police municipale de Rueil-Malmaison le 15 juin 2026.
- Fait 2 : Le maire de Saint-Denis Bally Bagayoko a confirmé fin mai 2026 le départ de plus d’une vingtaine de policiers municipaux.
- Fait 3 : Un décompte interne fait état de 90 demandes de mutation au sein de la police dionysienne.
- Fait 4 : Le nouveau maire LFI a ordonné le retrait des lanceurs de balles de défense (LBD) peu après son élection le 26 mars 2026.
Un recrutement salué par Patrick Ollier
Le maire (LR) de Rueil-Malmaison, Patrick Ollier, a annoncé l’arrivée de Sofyane El Belqasmi comme nouveau directeur de la police municipale de la ville. Selon Patrick Ollier, sa candidature était « le meilleur CV reçu ». El Belqasmi a officiellement pris ses fonctions le 15 juin 2026, succédant au précédent directeur parti à la retraite.
Rueil-Malmaison, commune des Hauts-de-Seine, arme ses policiers municipaux depuis 2016, une différence notable avec Saint-Denis où le nouveau maire LFI Bally Bagayoko a engagé une politique de désarmement progressif. « Nous avons fait le choix de protéger nos agents et nos habitants », a rappelé Patrick Ollier, cité par nos confrères d’EchoIDF.fr.
Le départ d’un cadre sous tension à Saint-Denis
Sofyane El Belqasmi dirigeait la police municipale de Saint-Denis depuis 2021, sous la mandature de l’ancien maire socialiste Mathieu Hanotin. Son départ intervient dans un climat de crise interne depuis l’élection de Bally Bagayoko (LFI) le 15 mars 2026.
Dès son arrivée, le nouveau maire a ordonné le retrait des lanceurs de balles de défense (LBD) de la police municipale, une mesure perçue comme un désarmement symbolique. Selon Actu.fr, cette décision a provoqué une fronde chez les agents. Lors du conseil municipal du 29 mai 2026, Bally Bagayoko a reconnu le départ de plus d’une vingtaine de policiers municipaux, tandis qu’un décompte interne transmis au Parisien fait état de 56 demandes de mutation.
Contexte dans le 93
Saint-Denis, commune la plus peuplée de Seine-Saint-Denis (environ 113 000 habitants), est confrontée à des enjeux sécuritaires récurrents. Le 24 mai 2026, une fusillade liée au trafic de drogue a fait deux blessés graves dans le quartier de Gabriel-Péri, accentuant les tensions locales. La politique de désarmement du maire s’inscrit dans une ligne idéologique, mais elle fragilise les effectifs. À Rueil-Malmaison, en revanche, l’armement des agents est perçu comme un gage de fermeté.
Dans le même département, d’autres affaires de sécurité défraient la chronique : une enquête a été ouverte à Nanterre après la découverte d’annonces suspectes sur Vinted, soupçonnées de dissimuler un trafic d’enfants. À lire sur info.fr. Par ailleurs, une intrusion armée au Port a donné lieu à un coup de feu, sans faire de victime (info.fr).
Un symbole de la fracture sécuritaire en Île-de-France
Le recrutement de Sofyane El Belqasmi par la ville de Rueil-Malmaison illustre les divergences profondes entre communes sur la question de l’armement de la police municipale. Alors que la gauche radicale prône le désarmement, la droite et le centre défendent l’équipement des agents. Ce mouvement de personnels qualifiés vers des villes aux politiques sécuritaires plus traditionnelles pourrait s’amplifier si la crise à Saint-Denis perdure.
La prochaine étape pour Saint-Denis sera de pourvoir au remplacement de son directeur de police municipale, alors que les effectifs continuent de fondre. Le maire Bagayoko n’a pas encore communiqué sur un éventuel recrutement.