Somme : la Gendarmerie rappelle les consignes face aux objets suspects
Après un incident à Albert le 8 juin, la Gendarmerie de la Somme publie un rappel officiel ne pas toucher, s'éloigner, composer le 17.
Le 13 juin 2026, la Gendarmerie de la Somme a diffusé sur X un message de prévention avec visuel officiel. Motif cinq jours plus tôt, un particulier avait apporté deux grenades et un obus de la Seconde Guerre mondiale à la brigade d'Albert, paralysant temporairement les locaux.
L’essentiel
- 13 juin 2026 : la Gendarmerie de la Somme (@Gendarmerie_080) publie un rappel de prévention sur X avec visuel officiel.
- 8 juin 2026 : un homme dépose deux grenades et un obus de mortier de la Seconde Guerre mondiale à la gendarmerie d’Albert, paralysant la brigade.
- Consigne unique : ne pas toucher, ne pas déplacer, ne jamais rapporter en brigade - s’éloigner et composer le 17.
- Urgence absolue : la préfecture de la Somme est joignable 24h/24 au 03 22 97 80 80 pour les cas critiques (objet fumant, proximité d’école ou d’hôpital).
Le déclencheur : un habitant paralyse la brigade d’Albert
Le 8 juin 2026, un homme se présente à la gendarmerie d’Albert avec deux grenades et un obus de mortier datant de la Seconde Guerre mondiale, trouvés dans un champ. L’intention est louable. Le résultat, moins : les gendarmes doivent établir un périmètre de sécurité et interrompre l’activité de la brigade, selon le Courrier Picard et Ouest-France. L’incident illustre une erreur fréquente dans un département marqué par un siècle de conflits.
Les consignes officielles, point par point
Cinq jours après l’incident d’Albert, la Gendarmerie de la Somme publie un rappel formel sur X :
Le message est sans ambiguïté. Trois interdictions, une action à faire :
- ❌ Ne pas toucher l’objet
- ❌ Ne pas le déplacer
- ❌ Ne jamais le rapporter en brigade
- ✅ S’éloigner et composer le 17
La préfecture de la Somme détaille ces procédures sur son site dédié au déminage. Pour les situations d’urgence - objet fumant ou situé à proximité immédiate d’une école ou d’un hôpital - elle est accessible 24h/24 au 03 22 97 80 80. Le numéro européen 112 est également valable.
Contexte dans la Somme
Le département est l’un des plus concernés de France par les découvertes d’engins de guerre. Les batailles de la Somme (1916, 1918) ont laissé des dizaines de milliers de munitions non explosées dans les terres agricoles et le littoral. Chaque labour, chaque travaux de voirie peut en faire remonter. Selon la préfecture de la Somme, les demandes de déminage non urgentes sont transmises par les maires au centre de déminage de Laon, compétent pour l’Aisne, l’Oise et la Somme, accompagnées d’un formulaire et de photos.
En juillet 2025, selon ici.fr, des démineurs avaient fait exploser onze obus de la Seconde Guerre mondiale à Fort-Mahon. Ce type d’intervention est récurrent dans la région. La gendarmerie des Hauts-de-France multiplie les rappels de prévention sur les bons réflexes à adopter face aux incidents locaux.
Ce qu’il faut faire, concrètement
La procédure est la même pour un obus découvert dans un jardin, une grenade remontée par un tracteur ou tout objet métallique non identifié sur le littoral :
- Ne pas y toucher, même avec des gants.
- Éloigner les personnes alentour.
- Appeler le 17 (gendarmerie ou police) ou le 112.
- Les forces de l’ordre coordonnent ensuite avec la préfecture et les démineurs.
Pour les découvertes non urgentes sur le domaine public, le maire de la commune peut saisir le centre de déminage de Laon via la préfecture. Les services de sécurité civile du Nord - Pas-de-Calais - Picardie rappellent régulièrement ces circuits administratifs.
La prochaine découverte dans un champ de la Somme ne manquera pas d’arriver. Le réflexe à adopter, lui, doit précéder cet instant.
Sources
- Gendarmerie de la Somme (@Gendarmerie_080) : Message de prévention objets suspects
- Préfecture de la Somme : Déminage — procédures officielles
- Courrier Picard : Albert : il pense bien faire en apportant des engins explosifs et paralyse la gendarmerie
- ici.fr : Somme : il apporte deux grenades et un obus à la gendarmerie d'Albert

