Soual : le rond-point du pôle santé toujours contesté malgré les travaux
Un ralentisseur installé récemment, mais des riverains et un retraité maintiennent que la sécurité reste insuffisante route de Castres.
À Soual (Tarn), le rond-point situé au niveau du pôle santé route de Castres continue de susciter l'inquiétude d'habitants malgré des travaux récents. Le maire Jean-Luc Alibert défend le bilan, les riverains, eux, restent sceptiques.
L’essentiel
- Trafic : 7 000 à 8 000 véhicules transitent quotidiennement par ce rond-point, selon le maire Jean-Luc Alibert.
- Travaux : Un ralentisseur a été installé récemment dans le cadre de travaux de sécurisation menés autour du giratoire de la pharmacie.
- Bilan accidentologie : Aucun accident grave signalé selon la mairie - seulement des « tôles froissées ».
- Polémique récurrente : La Dépêche du Midi avait déjà consacré un article au sujet en août 2022, intitulé « le rond-point de la peur ».
- Commune : Soual compte 2 637 habitants (population municipale 2023, INSEE).
Un rond-point qui porte plusieurs surnoms
Route de Castres, à hauteur du pôle santé et de la pharmacie, le rond-point de Soual accumule les étiquettes peu flatteuses. « Rond-point de la peur », « de la mort » : ces expressions circulent parmi les habitants depuis plusieurs années, selon La Dépêche du Midi. La configuration du lieu, fréquenté notamment par les usagers du pôle santé, concentre les critiques sur le comportement de certains automobilistes qui ne marqueraient pas la priorité.
Le sujet n’est pas nouveau. En août 2022, le quotidien régional publiait déjà un article sur ce que des riverains appelaient alors « le rond-point de la peur ». Quatre ans plus tard, le Tarn voit la polémique ressurgir, dans les mêmes termes ou presque.
Des travaux réalisés, mais jugés insuffisants
Des aménagements ont bien eu lieu. Un ralentisseur a été installé, dans le cadre de travaux de sécurisation dont une phase a perturbé la circulation autour du giratoire de la pharmacie entre février et mars 2025, d’après La Dépêche du Midi. Ces interventions devaient, selon la commune, améliorer la fluidité et la sécurité du carrefour.
Mais des riverains et un retraité interrogés par le quotidien affirment que le compte n’y est pas. Les voitures ne ralentiraient pas suffisamment, la priorité ne serait pas respectée, et la traversée du rond-point resterait source d’appréhension. Ces témoignages, publiés le 1er juin 2026, font écho mot pour mot aux plaintes recueillies en 2022.
Le maire Alibert maintient sa position
Jean-Luc Alibert, maire de Soual depuis avril 2014, ne partage pas ce diagnostic. Selon lui, le ralentisseur contraint physiquement les véhicules à réduire leur vitesse. Il fait état de retours « plutôt positifs » et rappelle les chiffres qu’il avançait déjà en 2022 : 7 000 à 8 000 véhicules par jour, aucun accident grave à déplorer - seulement des accrochages mineurs, des « tôles froissées ».
En 2022, il avait également indiqué que le bus avait été déplacé pour des raisons de sécurité et qu’il n’était pas opposé à de futurs aménagements. Son discours actuel, rapporté par La Dépêche du Midi, reste dans la même veine : les infrastructures font leur travail, les données accidentologiques le confirment.
Depuis avril 2026, Jean-Luc Alibert a par ailleurs été élu président de la Communauté de communes Sor et Agout (CCSA), selon le site de la mairie de Soual et La Dépêche du Midi.
Contexte dans le Tarn
Soual est une commune de 2 637 habitants (population municipale 2023, INSEE), située à une quinzaine de kilomètres au nord-est de Castres. Son pôle santé constitue un équipement structurant pour le secteur, ce qui explique en partie le trafic soutenu sur ce carrefour. La route de Castres est un axe de transit important pour les communes environnantes.
Dans le Tarn, la sécurité routière en milieu périurbain reste un sujet sensible, notamment sur les axes qui desservent des équipements médicaux ou commerciaux à forte fréquentation. Les finances communales des petites villes comme Soual laissent souvent peu de marges pour des aménagements lourds, ce qui peut expliquer des réponses progressives face aux demandes de riverains.
Un débat qui dure depuis au moins 2022
La récurrence du sujet dans les colonnes de La Dépêche du Midi - 2022, puis 2026 - dit quelque chose du dialogue difficile entre élus et riverains sur cette question. Les travaux réalisés n’ont pas mis fin aux griefs. Le rond-point est toujours qualifié de « dangereux » par une partie des habitants, tandis que la commune s’appuie sur l’absence d’accidents graves pour relativiser.
Aucune nouvelle étape d’aménagement n’a été annoncée à ce stade par la municipalité, selon les informations disponibles. La question pourrait revenir sur la table si des incidents venaient à changer le bilan officiel - ou si la pression locale s’intensifiait.