Souillac vote des aides fiscales pour attirer les médecins

Le nouveau conseil municipal du Lot examine un plan d'exonérations pour enrayer le manque de praticiens sur le territoire.

Souillac vote des aides fiscales pour attirer les médecins
Illustration Marc Delmas / info.fr

Installé fin mars 2026, le conseil municipal de Souillac prépare des mesures fiscales pour lutter contre la désertification médicale. Le vote pourrait intervenir lors de la séance du 9 avril. Un enjeu ancien dans ce secteur du Lot.

Frédéric Vergnes vient à peine de prendre ses fonctions. Élu maire de Souillac le 22 mars 2026 avec 50,52 % des voix, selon actu.fr, le nouveau conseil municipal s’est réuni le 29 mars pour son installation. Parmi les priorités affichées : trouver des médecins.

La séance du 9 avril 2026 à 19h à la mairie devait inscrire à l’ordre du jour des aides fiscales destinées aux professionnels de santé souhaitant s’installer sur la commune. L’agenda municipal publié sur le site de la ville le confirme. Les contours précis du dispositif n’ont pas encore été rendus publics à ce stade.

Un arsenal d’aides déjà existant

Souillac est classée en zone France Ruralités Revitalisation (FRR). À ce titre, les médecins qui s’y installent peuvent bénéficier d’une exonération d’impôt sur le revenu pendant cinq ans, selon le site choisirlelot.fr. La CPAM du Lot propose en parallèle un Contrat d’aide à l’installation (CAIM) pouvant atteindre 50 000 € de prime forfaitaire, détaille ameli.fr. Le Département finance également, via son Fonds d’aide pour les solidarités territoriales (FAST), des aménagements de maisons de santé pluriprofessionnelles.

Des aides locales viendraient donc s’ajouter à ces dispositifs existants, sans les remplacer.

Un problème ancien, des réponses progressives

Publicité

Le Lot fait face à une pénurie de médecins depuis les années 2010. En 2022, la communauté de communes Cauvaldor - dont Souillac fait partie - avait déjà mis en place des primes de 50 000 € pour attirer des praticiens. Le besoin était alors estimé à 175 médecins dans le département, pour moins de 100 en exercice, rappelait La Dépêche du Midi. En 2025, Cauvaldor a alloué 59 000 € annuels pour soutenir des étudiants en médecine issus des communes rurales, selon la Banque des Territoires.

Au niveau national, une loi transpartisane régulant les installations en zones sous-denses a été adoptée par l’Assemblée nationale en mai 2025.

L’ARS Nouvelle-Aquitaine accompagne de son côté les installations dans le Lot via son Portail d’Appui aux Professionnels de Santé (PAPS), ciblant les zones sous-denses comme Souillac.

La question reste entière : ces mesures cumulées suffisent-elles à inverser une tendance installée depuis plus de quinze ans ? Le prochain conseil municipal apportera peut-être un début de réponse.

Sources

Marc Delmas

Marc Delmas

Correspondant à Cahors, suit l'agriculture viticole, les tensions sur l'eau, le tourisme et les fermetures de maternités. Diplômé de l'IJBA Bordeaux, il a grandi dans le Quercy. Posture éditoriale : connaître les vignerons, les associations de défense des rivières, les élus locaux, vérifier les budgets départementaux avant de publier.

Publicité
Lien copié !
× Infographie agrandie