Souillac mise sur les quais fluviaux pour doper son tourisme estival

Le Lot investit 8,5 millions d'euros en 2026 pour des voies vertes et des aménagements favorisant les croisières fluviales.

Souillac mise sur les quais fluviaux pour doper son tourisme estival
Illustration Marc Delmas / info.fr

À Souillac, l'aménagement des quais sur la rivière Lot s'inscrit dans une dynamique plus large portée par le Département. Objectif : capter un tourisme fluvial en progression et créer des emplois saisonniers.

La rivière Lot reprend du galon. Après des décennies de tourisme terrestre dominant, les acteurs locaux et institutionnels misent sur le fluvial. Le Département du Lot investit 8,5 millions d’euros en 2026 pour des voies vertes longeant la rivière, selon les données publiées sur lot.fr. Plusieurs tronçons sont concernés, dont Cajarc/Larroque-Toirac, dont l’achèvement est prévu au printemps, et Bouziès/Tour de Faure.

Souillac, en amont de ce dispositif, bénéficie d’une position historique sur cet axe. Depuis le XVIIe siècle, les gabares y déchargeaient sel, poisson et vins, selon le site Tourisme Lot. Aujourd’hui, la rivière accueille baignade, pêche et promenades. Les Croisières du Lot proposent des navigations sur 74 km entre Luzech et Larnagol, incluant des escales patrimoniales comme l’Abbatiale Sainte-Marie de Souillac.

Un secteur en croissance nationale

Le contexte national joue en faveur du projet. Le tourisme fluvial français a confirmé sa reprise en 2025, selon Figaro Nautisme. La Garonne, reliée au Lot, a enregistré +11 % de passagers en croisières fluviales en 2024, d’après le site cparici.com. En parallèle, 1 200 bornes de recharge électrique pour bateaux sont désormais disponibles en France, dont 250 gérées par Voies Navigables de France - un facteur d’attractivité pour les croisières éco-responsables.

L’État et le Département ont formalisé un partenariat pour améliorer la qualité du tourisme fluvial autour de la rivière Lot, selon le site officiel du Lot. Des fonds européens, via le CPER Occitanie, complètent ce financement, incluant la formation de demandeurs d’emploi et l’accompagnement à la création d’entreprises liées aux croisières.

Des emplois saisonniers à la clé

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L’enjeu économique est mesurable. Le tourisme représente 6,5 % de l’emploi salarié privé dans le Lot, avec une forte saisonnalité : 2 200 salariés en janvier-février, contre 4 800 en juillet-août, soit plus du double, selon un dossier du Grand Figeac. L’essor des croisières fluviales pourrait accentuer ce pic estival.

Un précédent existe. En 2016, un projet de mise en tourisme d’une péniche sur le Lot avait été lancé, combinant promenades et restauration à bord, selon les archives de la Vallée du Lot. Ce premier jalon avait posé les bases d’un développement structuré, que les investissements actuels cherchent à consolider.

Prochaine étape : l’achèvement du tronçon de voie verte Cajarc/Larroque-Toirac est attendu au printemps 2026, selon le Département du Lot, ce qui ouvrira une liaison intermodale entre cyclistes et navigants sur cet axe de la vallée.

Sources

Marc Delmas

Marc Delmas

Correspondant à Cahors, suit l'agriculture viticole, les tensions sur l'eau, le tourisme et les fermetures de maternités. Diplômé de l'IJBA Bordeaux, il a grandi dans le Quercy. Posture éditoriale : connaître les vignerons, les associations de défense des rivières, les élus locaux, vérifier les budgets départementaux avant de publier.

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