Stade Léo-Lagrange, Nevers Plage : ce qu’il faut retenir du conseil municipal du 23 juin
Le conseil municipal de Nevers a validé la phase 2 de rénovation du stade d'athlétisme Léo-Lagrange, les aménagements végétalisés des cours d'écoles et une subvention de 120 000 € pour Nevers Plage, dans une séance marquée par des débats procéduraux.
Mardi 23 juin, le conseil municipal de Nevers s'est réuni à la salle Pierre-Bérégovoy sous la présidence de Denis Thuriot. Au menu rénovation du stade Léo-Lagrange, végétalisation des cours d'écoles, vidéoprotection et subvention pour Nevers Plage.
L’essentiel
- Fait 1 : Le conseil municipal de Nevers a approuvé le lancement de la phase 2 de rénovation du stade Léo-Lagrange, incluant tribunes, vestiaires et club-house.
- Fait 2 : Une enveloppe de 120 000 € a été votée pour les animations estivales de Nevers Plage, du 1er juillet au 31 août.
- Fait 3 : La prolongation de conservation des images de vidéoprotection a été adoptée à l’unanimité.
- Fait 4 : Des aménagements de végétalisation des cours d’écoles ont été validés, de même qu’un changement de statut pour un établissement scolaire.
Une séance sous le signe des infrastructures sportives
Le conseil municipal de Nevers s’est réuni mardi 24 juin à 18h30 à la salle Pierre-Bérégovoy du Palais Ducal, sous la présidence du maire Denis Thuriot. L’ordre du jour, dense, a été marqué par plusieurs décisions structurantes pour la ville, selon les informations du Journal du Centre.
Le point le plus attendu concernait la rénovation du stade Léo-Lagrange, dans le quartier de La Baratte. L’assemblée a approuvé le lancement de la phase 2 des travaux, portant sur la rénovation des tribunes, des vestiaires et du club-house. « L’objectif est d’en faire un équipement 100 % dédié à l’athlétisme, avec une transformation complète de la piste », a détaillé le maire, comme le rapporte le Journal du Centre sur X.
Ce projet s’inscrit dans un plan pluriannuel d’investissement pour les équipements sportifs de la ville. Aucun montant précis n’a été communiqué lors de la séance pour cette phase 2, mais la Ville avait précédemment indiqué un budget global conséquent pour l’ensemble du chantier.
Des écoles en mutation
Le conseil a également voté plusieurs mesures concernant les établissements scolaires de la commune. Un changement de statut pour une école de Nevers a été adopté, sans que le nom de l’établissement ni les détails de ce changement aient été précisés publiquement.
Par ailleurs, la municipalité a validé des aménagements de « cours d’écoles végétalisées ». Ces travaux visent à désimperméabiliser les sols et à introduire de la verdure dans les cours de récréation, une tendance que la Ville de Nevers avait déjà engagée dans plusieurs groupes scolaires.
La rénovation de l’école Jules-Ferry figure aussi parmi les priorités infrastructurelles de 2026. Les marchés publics pour le désamiantage et le curage de l’établissement ont été lancés, comme le précise le compte rendu d’info.fr. Un développement du mécénat pour les projets d’écoles a également été évoqué.
Vidéoprotection et débats procéduraux
Sur le volet sécurité, le conseil a adopté une prolongation de la durée de conservation des images de vidéoprotection jusqu’au maximum légal autorisé. Cette mesure, présentée par la majorité, a été votée à l’unanimité.
La séance a été marquée par des échanges vifs sur la forme. Selon Le Journal du Centre, plusieurs débats ont dérapé « hors cadre procédural », des élus d’opposition reprochant à Denis Thuriot de ne pas avoir respecté le règlement intérieur sur certains points. « Nous avons le droit de poser des questions sans être interrompus », a notamment déclaré un conseiller d’opposition, cité par le quotidien.
Ce type de friction est récurrent dans le paysage politique local, comme on a pu le voir dans d’autres communes de la région. À titre d’exemple, la municipalité de Saint-Pantaléon-de-Larche a récemment innové en consultant ses habitants directement dans la rue pour contourner les blocages.
Contexte dans la Nièvre
Nevers, préfecture de la Nièvre (environ 33 000 habitants), constitue le principal pôle urbain du département. La ville est dirigée depuis mars 2026 par Denis Thuriot (divers centre, allié à la majorité présidentielle), réélu pour un troisième mandat.
Les décisions prises ce 23 juin s’inscrivent dans une dynamique de renouvellement des équipements publics. La rénovation du stade Léo-Lagrange vise à doter le territoire d’une infrastructure d’athlétisme moderne, alors que le département manque d’équipements de ce niveau. Nevers Plage, de son côté, est une animation estivale créée il y a plusieurs années sur les bords de Loire, qui bénéficie chaque été d’une subvention municipale.
Dans un contexte plus large, les collectivités nivernaises doivent composer avec des contraintes budgétaires. À titre de comparaison, d’autres territoires de la région investissent massivement dans des équipements industriels, comme les 350 millions d’euros dédiés à la production de turbines nucléaires à Belfort, mais Nevers concentre ses efforts sur les services de proximité.
Prochaine étape : Nevers Plage
La principale échéance concrète issue de ce conseil est le démarrage de Nevers Plage, prévu le 1er juillet prochain sur les berges de Loire. Les 120 000 € votés financeront les animations et l’installation des infrastructures temporaires. La saison s’achèvera le 31 août.