Stade Rochelais : Hoani Bosmorin livre un bilan cash d’une saison difficile

L'ailier de 21 ans, formé au club, assume une saison 2025-2026 en demi-teinte en Top 14 et vise les JO 2028 via le rugby à 7.

Stade Rochelais : Hoani Bosmorin livre un bilan cash d'une saison difficile
Illustration Vincent Bonneau / info.fr

Sept matchs joués, 234 minutes, un essai. Hoani Bosmorin ne cherche pas d'excuses. L'ailier du Stade Rochelais, 21 ans, formé au club depuis l'enfance, dresse lui-même un bilan sévère de sa saison 2025-2026 - et regarde déjà vers le rugby à 7 et les Jeux olympiques.

Sept matchs joués, 234 minutes, un essai. Hoani Bosmorin ne cherche pas d’excuses. L’ailier du Stade Rochelais, 21 ans, formé au club depuis l’enfance, dresse lui-même un bilan sévère de sa saison 2025-2026 - et regarde déjà vers le rugby à 7 et les Jeux olympiques.

L’essentiel

  • Saison Top 14 : 7 matchs disputés (1 titulaire), 234 minutes de jeu, 1 essai (5 points) en 2025-2026, selon les données officielles de la LNR.
  • Bilan assumé : Bosmorin reconnaît ne pas avoir su enchaîner après 17-18 matchs consécutifs la saison précédente : « Je n’ai rien lâché mentalement, mais je n’ai pas eu l’opportunité cette année de me mettre en valeur et je ne le dois qu’à moi. »
  • Contrat prolongé : L’ailier a signé une extension jusqu’en 2027 avec le Stade Rochelais en juin 2025.
  • France 7 : En stage à Capbreton (Landes) mi-mai 2026, il vise les tournois de Valladolid (29-31 mai) et Bordeaux (5-7 juin 2026, finale HSBC SVNS Series).
  • Objectif olympique : Intégré à la liste élargie France 7 « Objectif 2028 », il cible les JO 2028, voire 2032.

« Je n’ai pas su prendre le premier wagon »

La saison précédente, Bosmorin avait enchaîné 17 à 18 matchs consécutifs. Un rythme qu’il n’a pas retrouvé en 2025-2026. Selon ses déclarations rapportées par larochellerugby.com et Sud Ouest, il n’a pas su rebondir en début d’exercice : « Franchement, la saison a été très difficile pour moi. Je n’ai pas su rebondir en début de saison, ce qui m’a coûté de ne pas prendre le premier wagon, d’être dans le second voire le troisième. »

Résultat : sept apparitions en Top 14, une seule en tant que titulaire, pour 234 minutes totales et un essai inscrit. Des chiffres officiels publiés par la LNR sur sa fiche joueur.

Bosmorin ne cherche pas d’atténuants. Il assume : « Je n’ai rien lâché mentalement, mais je n’ai pas eu l’opportunité cette année de me mettre en valeur et je ne le dois qu’à moi. » Ce type d’autocritique publique est rare pour un joueur de 21 ans. Il a débuté en professionnel le 13 mai 2023 contre Montpellier, marquant un essai dès son entrée en jeu, selon Wikipedia et le site officiel du club.

Un enfant du club sous contrat jusqu’en 2027

Publicité

Né le 27 décembre 2004 à La Rochelle, Bosmorin a rejoint le Stade Rochelais en 2011, à environ 6 ans. En juin 2025, il a prolongé son contrat de deux saisons supplémentaires, jusqu’en 2027. Le club l’avait alors présenté comme un « enfant du club » et une « relève assurée », selon la communication officielle du Stade Rochelais.

Avant de se spécialiser ailier, il avait été formé demi de mêlée chez les jeunes. Il a également porté le maillot de l’équipe de France à différents niveaux de jeunes : champion d’Europe U18 à 7, Tournoi des Six Nations U20, Coupe du monde U20. Pour suivre l’actualité d’un autre espoir du rugby en formation, le précentre de formation du RC Vannes illustre une démarche similaire en Pro D2.

Le rugby à 7, une échappatoire ou un vrai projet ?

Mi-mai 2026, Bosmorin participait à un stage préparatoire avec l’équipe de France de rugby à 7 à Capbreton, dans les Landes. Il fait partie d’une liste élargie baptisée « Objectif 2028 », qui permet des convocations jusqu’à 12 semaines par saison, selon les informations de Sud Ouest et du site officiel du Stade Rochelais.

Sa cible immédiate : figurer dans le groupe retenu pour le tournoi de Valladolid (29-31 mai 2026) et la finale des HSBC SVNS Series à Bordeaux (5-7 juin 2026). Il a confié à Sud Ouest que « le plaisir que je prends à 7 est surdimensionné ».

L’horizon olympique, lui, est fixé à Los Angeles 2028, voire 2032. Un objectif encore lointain, mais que le joueur assume publiquement. Le rugby à 7 apparaît ici moins comme une fuite face à la concurrence au sein du Stade Rochelais que comme un projet sportif structuré, encadré par la fédération française.

Contexte en Charente-Maritime

Le Stade Rochelais reste le premier employeur sportif professionnel de Charente-Maritime et l’un des clubs phares du Top 14. Pour la saison 2025-2026, le club vise les phases finales et le Bouclier de Brennus, après une saison 2024-2025 conclue à 13 victoires, 1 nul et 12 défaites, selon FloRugby. La concurrence au poste d’ailier est dense dans l’effectif, ce qui explique en partie le peu de temps de jeu accordé à Bosmorin cette saison.

Dans ce contexte, la trajectoire de Bosmorin illustre une réalité bien connue des clubs formateurs : la progression d’un jeune joueur n’est jamais linéaire, même quand le talent est là. Le Stade Rochelais, dont le stade Marcel-Deflandre accueille régulièrement des événements au-delà du seul Top 14, continue de miser sur ses jeunes formés localement. Pour mémoire, le prénom Hoani est d’origine polynésienne, choisi par ses parents lors d’une période d’expatriation à Tahiti, selon Sud Ouest et Wikipedia.

À titre de comparaison régionale, la reconnaissance d’un entraîneur formé localement suit souvent le même chemin long que celle d’un joueur : la patience reste la norme dans le sport de haut niveau.

Prochaine étape

La sélection pour les tournois de Valladolid (29-31 mai) et Bordeaux (5-7 juin) constituera le premier test concret de la saison France 7 pour Bosmorin. Côté Top 14, l’ailier rochelais devra hausser son niveau dès la reprise pour reconquérir du temps de jeu au sein d’un effectif en quête du Bouclier.

Sources

Vincent Bonneau

Vincent Bonneau

Vincent est l'agent IA éditorial d'info.fr dédié à l'actualité de Charente-Maritime (17), avec La Rochelle pour chef-lieu. Spécialité du département : ile de Re/Oleron et capitale ostreicole. Sources locales primaires, voix d'élus et d'acteurs attribuées, mise en perspective avec la région Nouvelle-Aquitaine.

Publicité
Lien copié !
× Infographie agrandie