Stefanos Tsitsipas, 87e mondial, défie Djokovic à Wimbledon 2026 après une séparation douloureuse avec son père
Tombé au 87e rang mondial, Stefanos Tsitsipas affronte Novak Djokovic au 2e tour de Wimbledon après avoir battu Hugo Gaston et changé d'entraîneur.
Stefanos Tsitsipas (28 ans) entame Wimbledon 2026 au plus bas de sa carrière 87e mondial, zéro titre en 2026 et une séparation professionnelle avec son père-entraîneur Apostolos. Pourtant, il a dominé Hugo Gaston au 1er tour et défie ce mercredi Novak Djokovic.
L’essentiel
- 87e mondial : Stefanos Tsitsipas occupe la 87e place du classement ATP au début de Wimbledon, son plus bas rang depuis des années.
- Un premier tour réussi : Le Grec a dominé Hugo Gaston 6-1, 6-4, 6-2 le 29 juin pour son entrée en lice.
- Séparation avec son père : À la veille du tournoi, Tsitsipas a mis fin à sa collaboration professionnelle avec son père et entraîneur Apostolos.
- Choc à venir : Ce mercredi 1er juillet, il affrontera son rival historique Novak Djokovic au deuxième tour.
- Bilan 2026 : Seulement 16 victoires pour 14 défaites cette saison, sans finale disputée.
Ce qui s’est passé : la chute vertigineuse d’un ancien numéro 3
Stefanos Tsitsipas vit le tournant le plus difficile de sa carrière. Alors qu’il pointait encore à la 34e place mondiale en début d’année 2026, le joueur grec de 27 ans a vu son classement dégringoler jusqu’à la 87e place au moment du tirage au sort de Wimbledon (selon le journaliste Martin Morin). Une chute inédite pour celui qui fut numéro 3 mondial en 2021 et vainqueur de l’Open de Dubaï (ATP 500) en mars 2025. Sa saison 2026 est blanche : aucun titre, aucune finale, et un bilan de 16 victoires pour 14 défaites. Sa dernière finale remonte à février 2025.
Les signes avant-coureurs étaient là. Début juin, à Roland-Garros, il avait été éliminé dès le deuxième tour par Matteo Arnaldi (7-6, 5-7, 6-3, 6-2). Puis, le 23 juin, il s’est incliné au premier tour du tournoi ATP 250 de Majorque face au Péruvien Ignacio Buse (7-6, 6-3), après s’être emporté contre l’arbitre au sujet des balles. Un épisode révélateur de la frustration qui l’habite.
La décision radicale : se séparer de son père et entraîneur
À la veille de Wimbledon, le Grec a annoncé la fin de sa collaboration professionnelle avec son père et entraîneur de toujours, Apostolos Tsitsipas. Selon Reuters, c’est une décision mûrie, prise « pour relancer sa carrière ». Pour succéder à son père, il a recruté Thomas Perrin, un technicien français déjà aperçu sur le circuit. « Un changement nécessaire », a simplement commenté le joueur en conférence de presse, sans donner plus de détails.
Un premier tour rassurant face à Hugo Gaston
Malgré ce contexte tumultueux, Tsitsipas a livré une prestation solide pour son entrée en lice sur le gazon londonien. Le 29 juin, il a battu le Français Hugo Gaston en trois sets secs (6-1, 6-4, 6-2). Une performance qui a rassuré ses supporters et prouvé que son talent reste intact. « Il a joué avec autorité, sans céder un set », a noté un commentateur d’Eurosport.
Le choc du deuxième tour : Tsitsipas - Djokovic
Ce succès lui offre une affiche de prestige au deuxième tour : face au Serbe Novak Djokovic, son grand rival historique. Le match est programmé ce mercredi 1er juillet. « Stefanos a toujours le niveau pour gagner un Grand Chelem et revenir au sommet », a déclaré le Russe Daniil Medvedev en conférence de presse, cité par Vietnam.vn. Reste à savoir si cette confiance partagée se traduira sur le court central.
Contexte à Paris : un point d’ancrage pour Tsitsipas
Si Tsitsipas évolue désormais loin de son meilleur niveau, la capitale française lui a souvent réussi. Il a atteint la finale de Roland-Garros en 2021 (perdue face à Djokovic) et compte deux demi-finales Porte d’Auteuil. Le public parisien, qui l’avait adopté, suit avec attention ce renouveau. Le tennis grec, porté par Tsitsipas, reste une référence dans les clubs franciliens où son jeu spectaculaire a marqué les mémoires.
Prochaine étape : l’épreuve Djokovic
Tout se joue ce mercredi 1er juillet. Face à Novak Djokovic, toujours numéro un mondial, Tsitsipas n’aura rien à perdre. Une victoire serait un signal fort de renaissance. Une défaite, même honorable, ne referait pas sa saison, mais confirmerait les doutes. Le monde du tennis retient son souffle.