Strasbourg : la course au successeur de Gary O’Neil est lancée
Après six mois seulement, l'entraîneur anglais quitte le Racing pour Ipswich. La direction, menée par Marc Keller, explore des pistes britanniques et espère boucler un remplacement sous dix jours.
Le RC Strasbourg doit rapidement trouver un nouvel entraîneur après le départ surprise de Gary O'Neil pour Ipswich Town, promu en Premier League. Une indemnité de 5 millions d'euros a été perçue. La reprise de l'entraînement est fixée au 8 juillet, laissant une dizaine de jours à la direction pour trancher.
L’essentiel
- Départ : Gary O’Neil a quitté le RC Strasbourg le 23 juin 2026 pour Ipswich Town, contre une indemnité de 5 M€.
- Bilan : En six mois, l’Anglais a mené le Racing à la 8e place de Ligue 1, aux demi-finales de Coupe de France et de Ligue Conférence.
- Délai : La direction strasbourgeoise veut un successeur « dans les dix jours » avant la reprise du 8 juillet.
- Profil : Les pistes privilégient des techniciens étrangers, possiblement britanniques.
- Contexte : Le départ ravive la colère des supporters contre le propriétaire BlueCo.
Un départ express pour l’Angleterre
Le feuilleton aura duré moins de quarante-huit heures. Annoncé sur les réseaux sociaux mardi 23 juin, le départ de Gary O’Neil du RC Strasbourg vers Ipswich Town a été officialisé dans la foulée par les deux clubs. L’entraîneur anglais, arrivé en janvier 2026 pour remplacer Liam Rosenior (parti lui-même à Chelsea), n’aura passé que six mois en Alsace. Il a signé un contrat de trois ans avec le promu en Premier League, jusqu’à l’été 2029.
Selon L’Équipe, le Racing percevra une indemnité de 5 millions d’euros (bonus compris) pour libérer son technicien. Ses adjoints - Tim Jenkins, Neil Critchley et Ed Ames - le suivent outre-Manche. Le club a confirmé l’information sur son site officiel ce mercredi.
Un bilan honorable mais court
Malgré la brièveté de son mandat, O’Neil laisse un bilan sportif solide : 8e place en Ligue 1, demi-finales de la Coupe de France et de la Ligue Conférence. Un parcours qui avait redonné de l’allant à la Meinau après le départ de Rosenior. Le choix d’avoir confié l’équipe à un entraîneur novice en France - mais expérimenté en Premier League - avait été salué par la direction de BlueCo, actionnaire majoritaire du club.
« Il a su apporter une rigueur tactique et une identité de jeu qui ont plu », résume un observateur strasbourgeois. Mais l’appel d’Ipswich, promu dans l’élite anglaise et offrant un projet sportif séduisant, a été trop fort. Un départ qui n’est pas une surprise pour les initiés : le bouillant marché des entraîneurs en Europe n’épargne personne.
Strasbourg à la recherche de son nouveau guide
Dès l’annonce du départ, le président Marc Keller est passé en mode urgence. Selon L’Équipe, des contacts ont déjà été noués avec plusieurs techniciens, majoritairement étrangers. La piste d’un nouveau coach britannique n’est pas exclue, dans la continuité du profil O’Neil. La direction espère boucler le recrutement « dans les dix jours » afin que le nouveau staff puisse prendre les rênes avant la reprise de l’entraînement fixée au 8 juillet.
Le nom de l’ancien entraîneur de Norwich City, David Wagner (sans lien avec Leipzig), circule dans les couloirs de la Meinau, mais rien n’est confirmé. D’autres candidats, notamment allemands et belges, seraient également sur les tablettes de Keller. La cellule de recrutement, pilotée par BlueCo, travaille en lien étroit avec les conseils du board londonien.
Cette effervescence n’est pas isolée : dans l’hexagone, le mercato des entraîneurs bat son plein. Comme le rappelle le récent bilan des changements en Ligue 1, dix clubs sur seize ont modifié leur staff technique cet été. Strasbourg n’échappe pas à la règle, même si la soudaineté du départ d’O’Neil a pris tout le monde de court.
Contexte dans le Bas-Rhin
Le RC Strasbourg est l’un des clubs historiques du Grand Est, ancré dans le département du Bas-Rhin (67). La Meinau, avec ses 26 000 places, reste un stade chaud et exigeant. La saison 2025-2026 a marqué un retour au premier plan après des années de transition post-relégation. Le club a bénéficié des investissements de BlueCo, consortium propriétaire également de Chelsea, ce qui suscite des tensions récurrentes avec une partie des supporters, attachés à l’indépendance du club.
Le départ d’O’Neil, perçu comme une nouvelle preuve de la logique de « club vitrine » de BlueCo, a ravivé la colère des ultras. « On est devenu une variable d’ajustement du groupe », dénonce un collectif sur les réseaux sociaux. Le prochain entraîneur, qu’il soit britannique ou non, devra composer avec cette défiance croissante envers la direction.
À l’échelle du football alsacien, le Racing reste le seul représentant en Ligue 1. Les autres clubs du département (Schiltigheim, Bischheim, Vauban) évoluent en divisions inférieures. La performance du Racing a donc un poids symbolique fort pour le territoire.
Une décision imminente
La direction strasbourgeoise a promis une communication rapide. « Nous travaillons activement pour trouver le meilleur profil possible », a indiqué un porte-parole du club.
En attendant, les supporters scrutent les moindres mouvements. La préparation estivale commence le 8 juillet ; le nouveau technicien devra rapidement connaître son groupe. Le premier match de la saison 2026-2027 est programmé pour la mi-août. Un nom pourrait tomber dès la semaine prochaine.
Parmi les autres mouvements du mercato estival, le Bayer Leverkusen s’intéresse au Toulousain Dayann Méthalie, illustrant l’effervescence du marché des transferts en ce début d’été.